Mercredi 17 mars 2010 3 17 /03 /Mars /2010 10:54

L'Asie après la crise : protection sociale et croissance inclusive

 

Bart W. Édes, Directeur, division de la Réduction de la pauvreté, de l'Égalité des sexes et du Développement social, Banque asiatique de développement

 

Les gouvernements des pays asiatiques ont réagi à la crise mondiale en renforçant leurs politiques sociales. L’économie devrait en bénéficier.

 

Depuis 30 ans, les pays asiatiques en développement ont drastiquement réduit leurs taux de pauvreté. Des centaines de millions de personnes sont ainsi sorties de la misère. Mais ces deux dernières années, la crise mondiale a durement éprouvé l’Asie, amputant considérablement sa croissance. Les pays les plus touchés ont été ceux dont les exportations dépendent beaucoup des pays de l’OCDE. Certes, la croissance est revenue et devrait s’accélérer tout au long de 2010, mais elle sera nettement plus lente que ces dernières années – notamment en 2007, où elle a bondi de 9,5 %.

 

Si le ralentissement mondial n’a pas entraîné toute l’Asie dans la récession, il y a soit freiné soit stoppé la réduction de la pauvreté. Les personnes vivant en-dessous du seuil mondial de pauvreté, c’est-à-dire avec 1,25 dollar par jour ou moins, ont été parmi les plus touchées. Notamment les employés des secteurs exportateurs à forte intensité de main-d’oeuvre, comme l’électronique, le prêtà- porter et le textile. Les jeunes travailleurs urbains et les migrants ruraux travaillant dans les villes ont été excessivement touchés. La baisse des taux de croissance a entraîné des pertes d’emplois, une réduction du nombre d’heures de travail et des pressions à la baisse sur les rémunérations. En Asie, la plupart des chômeurs perçoivent peu de prestations – allocations chômage, assurance-maladie ou indemnités de licenciement.

 

De fait, une analyse de la Banque asiatique de développement (BAsD) montre que ce ralentissement pourrait conduire 80 millions de personnes supplémentaires sous le seuil de 1,25 dollar par jour en 2010. Le tassement de la croissance pourrait également faire basculer dans la pauvreté 108 millions d’individus. L’Académie des sciences sociales de Chine estime que jusqu’à 41 millions de travailleurs ont perdu leur emploi en République populaire de Chine du fait du ralentissement économique, et que le taux de chômage urbain a atteint 9,4 %. Environ 670 000 PME ont fermé, aggravant encore le chômage.

 

Les répercussions sociales de ce ralentissement ont affecté différemment les hommes et les femmes. Certaines femmes ont dû trouver un travail supplémentaire, souvent informel, parfois même dégradant, pour joindre les deux bouts. Au Cambodge, par exemple, 70 000 personnes ont perdu leur emploi dans l’industrie de l’habillement. La plupart étaient des jeunes femmes avec des familles rurales à charge. Beaucoup d’entre elles ont cherché du travail dans le secteur du spectacle, plus exposé que d’autre aux risques d’exploitation ou de violences. Une étude sur les exportateurs de meubles indonésiens a mis en évidence des tendances nettement liées au genre. Les femmes étant généralement employées dans des parties du processus de production jugées moins cruciales, comme l’emballage, elles sont souvent les premières licenciées.

 

La réponse des gouvernements

Comme dans le reste du monde, les gouvernements des pays asiatiques en développement ont lancé des plans de relance budgétaire pour redynamiser leurs économies. Une partie de ces mesures, allant de 8,8 % de l’ensemble du plan de relance en Indonésie à 42,1 % en Géorgie, a porté sur la protection sociale, notamment sous la forme de prestations en espèces et en nature accordées aux personnes les plus affectées et les plus fragiles. Beaucoup de dépenses ainsi engagées ont été ponctuelles ou ont simplement complété des programmes sociaux existants, sans tenir compte de leur efficacité ou de leur impact. Les dépenses récentes n’ont généralement pas permis de remédier aux lacunes les plus fondamentales des dispositifs de protection sociale, telles que les inégalités de couverture et l’insuffisance du ciblage.

 

Cette période économique difficile a conduit les gouvernants à s’interroger sur le financement adéquat des programmes de protection sociale à l’avenir, notamment des pensions de vieillesse, des systèmes d’assurance maladie et des transferts aux plus démunis et aux invalides. De fait, il est de plus en plus largement admis que des mesures de protection sociale peuvent aider rapidement les individus les plus durement touchés par une crise économique, tout en donnant un coup de fouet à l’économie.

 

Ainsi, la Chine, par exemple, a récemment étendu son régime de couverture maladie aux zones rurales, mobilisant à la fois les individus, les collectivités locales et l’administration centrale pour son financement. Mais cela reste insuffisant pour les plus démunis, en particulier en cas de catastrophe sanitaire. Ce régime a donc été complété par un nouveau programme d’assistance médicale. Le pays entend consacrer 124 milliards de dollars à la première phase d’une refonte du système de santé programmée sur 10 ans, et s’est fixé pour objectif une couverture santé universelle de base d’ici à 2020.

 

Renforcer la protection sociale

Dans les pays asiatiques en développement, l’augmentation de la prospérité globale au fil des ans s’est accompagnée d’une accentuation des inégalités, de prestations sociales médiocres, et d’un risque persistant et réel d’appauvrissement en cas de calamité – accident, maladie soudaine, perte d’emploi ou catastrophe naturelle. Les mécanismes informels de protection sociale utilisés traditionnellement dans la région se fragilisent du fait de l’évolution des structures familiales, des habitudes de travail, des valeurs culturelles et de l’urbanisation. Or, les gouvernements des pays asiatiques en développement ne consacrent que 4,3 % environ de leur PIB à la protection sociale.

 

Aujourd’hui, la notion de rééquilibrage est au coeur des débats dans l’Asie en développement – réduire la dépendance à l’égard des exportations vers les pays industrialisés de longue date et stimuler la consommation intérieure et les échanges intrarégionaux. Les systèmes de protection sociale contribuent à limiter la baisse de la demande en cas de repli de l’activité, et peuvent faciliter la réorientation de l’économie. Des systèmes de sécurité sociale plus fiables et plus étendus permettront de transformer en partie l’épargne de précaution accumulée dans la région en surcroît de consommation.

 

En outre, la protection sociale et des dépenses judicieuses d’éducation sont des investissements en termes de capital humain, essentiels à la compétitivité économique et une croissance durable. La protection sociale est aussi un vecteur de cohésion et d’intégration sociale.

 

Ainsi, malgré son impact sur de nombreux pays asiatiques, le ralentissement mondial a aussi, comme les crises précédentes, engendré des idées et des mesures nouvelles. Les années qui viennent verront s’étendre les dispositifs de protection sociale, dans plusieurs pays. Des différences marquées d’orientation des politiques sociales et de priorités financières subsisteront entre pays, mais la tendance est nette, et elle s’accroît.

 

Voir www.adb.org

 

http://www.observateurocde.org/news/fullstory.php/aid/2620

 

La crise a malheureusement un bon côté puisqu’elle oblige les pays asiatiques à améliorer leur système de protection sociale. Ce qui est regrettable est qu’il a fallu la crise pour qu’ils s’intéressent à cette problématique

On notera que l’amélioration des protections sociales est incompatible avec le libre-échange : « Aujourd’hui, la notion de rééquilibrage est au coeur des débats dans l’Asie en développement – réduire la dépendance à l’égard des exportations vers les pays industrialisés de longue date et stimuler la consommation intérieure et les échanges intrarégionaux. »

Je pense que nous pouvons aider ces pays à accélérer le protection sociale de leur population en mettant des droits de douane soit au niveau de l’UE soit pour chaque pays membre de l’UE La moitié des droits serait pour notre protection sociale, l’autre moitié serait reversée à l’exportateur sous condition qu’il l’investisse dans la protection sociale, ou écologique

S’il ne le faisait pas nous garderions la totalité des droits

Par michel baran - Publié dans : POLITIQUE ECONOMIQUE - Communauté : Communauté de l'opposition
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Mardi 16 mars 2010 2 16 /03 /Mars /2010 11:56

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a minimisé dimanche le risque d'une dégradation des relations avec Washington, sans pour autant revenir sur sa politique de colonisation, après le coup de froid lors de la visite du vice-président américain Joe Biden.

 

La presse israélienne s'alarmait dimanche de la "crise ouverte" avec Washington, au vu des vives réactions américaines à l'annonce, durant cette visite, d'un nouveau projet de colonisation à Jérusalem-est, ressentie comme une "humiliation" par le principal allié d'Israël.

 

"A la lecture des journaux, je propose qu'on ne se laisse pas aller (à la panique). Nous savons traiter ce genre de situations avec sang-froid", a rétorqué M. Netanyahu aux journalistes à l'ouverture du Conseil des ministres hebdomadaire à Jérusalem.

 

"Il s'agit d'une erreur regrettable mais non intentionnelle, qui ne doit pas se reproduire. J'ai désigné une commission de directeurs ministériels à cet effet", a-t-il ajouté.

 

Le quotidien Haaretz (gauche) estimait toutefois que "la crise longtemps attendue entre Israël et les Etats-Unis depuis que Benjamin Netanyahu a pris ses fonctions de Premier ministre", en avril 2009, avait "finalement éclaté".

 

Le chef du gouvernement "va devoir choisir entre, d'une part ses convictions idéologiques ainsi que son alliance avec la droite, et de l'autre la nécessité de garder le soutien des Etats-Unis", ajoutait le journal.

 

Pour l'ensemble des médias israéliens, ce soutien est d'autant plus indispensable qu'Israël compte sur Washington pour stopper le programme nucléaire iranien.

 

Selon son entourage, M. Netanyahu a été "surpris" par la vive réaction américaine, et espérait que les explications qu'il avait fournies au vice-président Biden suffiraient.

 

Le 9 mars, en pleine visite du vice-président américain en Israël, le ministère de l'Intérieur a annoncé son feu vert à un projet de construction de 1.600 logements dans un quartier de colonisation à Jérusalem-est annexée.

 

L'annonce a exaspéré les Palestiniens et suscité des condamnations unanimes dans le monde.

 

La secrétaire d'Etat Hillary Clinton a eu un entretien téléphonique de près d'une heure avec M. Netanyahu vendredi, au cours duquel elle a employé des mots très durs pour condamner cette attitude jugée "profondément négative" envers Washington.

 

Pour tenter de calmer le jeu, Benjamin Netanyahu a exprimé ses regrets mais uniquement sur le fait que l'annonce ait été faite durant la visite. Il a assuré n'avoir pas été tenu au courant, arguant qu'il s'agissait d'un projet de longue date dont la mise en oeuvre prendrait encore plusieurs années. Il n'est pas revenu sur sa politique de colonisation.

 

Il a contacté samedi la chancelière allemande Angela Merkel et le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi, les assurant qu'il n'y avait pas "d'accélération de la colonisation" à Jérusalem-est.

 

M. Netanyahu a également souligné que sa politique ne différait pas de celle de ses prédécesseurs. Le "monde comprend que les quartiers juifs (établis à l'est) continueront à faire partie intégrante d'Israël" dans tout accord de paix futur, a-t-il estimé.

 

Sur le terrain, l'armée israélienne a prolongé jusqu'à mardi minuit le bouclage strict de la Cisjordanie occupée. Ce bouclage est imposé depuis jeudi minuit de crainte de "troubles et d'attentats", selon un porte-parole militaire.

 

A Jérusalem, l'accès à l'esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l'islam, a été à nouveau interdit dimanche aux musulmans de moins de 50 ans, la police israélienne redoutant de nouveaux heurts.

 

Le 5 mars, des violences avec des manifestants palestiniens avaient fait plusieurs dizaines de blessés, dont 15 policiers.

 

http://www.lematin.ch/flash-info/monde/colonies-netanyahu-minimise-risque-crise-washington

 

Le seul reproche qu’on puisse faire à Israël est de pure forme : la mauvaise gestion de l’annonce de la construction des logements à Jérusalem-est

Il n’est qu’à lire la bible pour comprendre que depuis le Roi David, environ 3000 ans, Jérusalem est juive et qu’elle a été sacralisée par le Roi Salomon qui a construit le temple de YAHVEH, et jusqu’à plus ample informé Salomon était juif, non musulman !

Jérusalem est donc de plein droit la capitale d’Israël restauré, et à mes yeux toutes les résolutions de l’ONU sont caducs devant la bible

On oublie cependant de rappeler que dans un esprit de conciliation, et à condition qu’elle ne soit plus divisée d’aucune façon, Israël est favorable à la cosouveraineté israélo/palestinienne sur Jérusalem, mais ces derniers la refuse, ce qui donne tous les droit à Israël

 

Ce que je redoutais avec une administration démocrate, moi,s religieuse, moins préparée à la confrontation entre le bien et le mal, donc plus encline aux compromis et trahisons (Shah d’Iran ; Yougoslavie, etc), est arrivée

Obama est un homme dangereux pour Israël parce qu’il n’est pas franchement antisémite, il a des conseillés juifs, tendance J Street (voir article) mais il est, naturellement il le niera, fondamentalement antisioniste, parce qu’il a besoin de s’entendre avec l’Iran sur l’Irak et l’Afghanistan

Par michel baran - Publié dans : POLITIQUE ETRENGERE - Communauté : Communauté de l'opposition
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Lundi 15 mars 2010 1 15 /03 /Mars /2010 16:03

Il est certain que l’abstention est le premier parti de France, mais premièrement il serait étonnant que tous les abstentionnistes soient UMP et deuxièmes il faut avoir le courage de dire que les abstentionnistes ont  tort, quand on peut exprimer son opinion et qu’on ne le fait pas on a naturellement tort

Il y a trois vainqueurs dans cette élection : le PS ? FN et l’extrême gauche au sens large

 

le PS, rien d’étonnant puis qu’il n’a fait que moissonné le mécontentement due à la politique réactionnaire de l’UMP

Le FN trop vite enterré aux présidentielles et européenne doit sa remontée à l’absence d’autorité protectrice de l’Etat qui tente de convaincre les industriels de relocaliser, les banquiers de prêter ais n’ordonne plus rien Présent dans la moitié des régions françaises le FN est un gage de la défaite de l’UMP Il devient in parti de notables comme en son temps le CNIP (centre national des indépendants et paysans de Pinay)

L’extrême gauche, au sens large, Front de gauche, NPA LO fit près de 10% C’est, est restera un précieux appoint et un boite à idées pou le PS tant qu’elle n’aura pas fait son congrès d’Epinay

 

Les écologistes reste dans leur moyenne. Silence radio au MPF S O S au MODEM

Par michel baran - Publié dans : POLITIQUE INTERIEURE - Communauté : Communauté de l'opposition
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Lundi 15 mars 2010 1 15 /03 /Mars /2010 15:58

Commerce: Le Cameroun va interdire l'importation de riz

Afrique centrale - Cameroun

Alimentation - Le gouvernement du Cameroun va interdire "dans les prochains jours" l'importation du riz pour encourager la production locale, a annoncé le ministre camerounais du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana.

 

Selon le ministre du Commerce, le Cameroun importe chaque année 500.000 tonnes de riz des pays d'Asie pour 100 milliards FCFA de dépenses.

 

Il a relevé qu'en plus, 100.000 tonnes de riz importées sont vendues en contrebande dans les pays voisins, ce qui fait perdre des devises importantes au Cameroun.

 

Pour réussir le pari de l'autosuffisance en riz, le ministre a demandé aux opérateurs économiques de devenir des producteurs et transformateurs de riz, "afin de créer par la même occasion des emplois pour résorber le chômage".

 

"L'Etat a engagé un processus de récupération des terres pour développer des projets dans l'agriculture et tous ceux qui voudront produire du riz au Cameroun auront des parcelles de terrain", a-t-il assuré.

 

Yaoundé - Pana 13/03/2010

 

http://www.afriquejet.com/afrique-centrale/cameroun/commerce:-le-cameroun-va-interdire-l%27importation-de-riz-2010031345800.html

 

En contradiction avec la philosophie commerciale mondiale, le Cameroun met en place une politique protectionniste de son agriculture pour sauver son aliment de  base ainsi que les emploies qu’il génère

La décision camerounaise montre assez bien l’aveuglement des libéraux et leur insensibilité au bien-être des populations et des nations

La chute du prix du riz fait peut-être partie d’une stratégie visant à modifier les coutumes

alimentaires dans l’optique d’une fluidité du commerce (voir « la politique alimentaire équivoque de l’OCDE »)

Par michel baran - Publié dans : CRISES ALIMENTAIRES - Communauté : Communauté de l'opposition
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Lundi 15 mars 2010 1 15 /03 /Mars /2010 15:31

Cameroun: Le pain bientôt à base de matières premières locales

Alimentation - Le Cameroun veut introduire des matières premières locales dans la fabrication du pain pour réduire le coût d'importation de la farine de blé, a appris la PANA, à l'issue d'une concertation entre les responsables du ministère du Commerce et les boulangers.

 

Selon le chef de la brigade de contrôles et de la répression, Nnemi Nkollo, le Cameroun a perdu plus de 10 milliards de francs CFA pour l'importation de plus de 60 tonnes de farine.

 

Depuis 2008, le prix du kilogramme de farine de froment est passé de 250 à 375 FCFA.

 

Le manioc, le maïs et la patate douce ont été répertoriés comme pouvant être utilisés dans des proportions variant entre 5 et 15 pour cent avec la farine de froment.

 

L'Association des boulangers avaient déjà expérimenté cette option avec des résultats encourageants en 2000, mais le gouvernement n'avait pas donné son accord, a rappelé son président, Jean-Claude Yepmo.

 

Dans les régions anglophones du Sud-Ouest et du Nord-Ouest, il existe du pain produit avec un mélange de farine de patate et de blé qui est très prisé par les populations francophones.

 

Selon Jean-Claude Yepmo, le problème qui peut se poser à celui de la disponibilité de la matière première.

 

Pour le ministre du Commerce, Luc Magloire, il faut commencer la production de pain avec les matières premières locales d'ici le mois de mai, dans la mouvance des célébrations des cinquantenaires de l'indépendance et de la réunification.

 

Selon lui, le besoin qui va se créer va obliger la recherche des espaces pour produire la matière première.

 

Yaoundé - Pana 11/03/2010

 

http://www.afriquejet.com/afrique-centrale/cameroun/cameroun:-le-pain-bientot-a-base-de-matieres-premieres-locales-2010031145693.html

Par michel baran - Publié dans : DOCUMENT - Communauté : Communauté de l'opposition
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