Mardi 1 juillet 2008
La politique, donc, est l’art de rendre heureux. Idée révolutionnaire s’il en est, Robespierre (ou un autre) ne disait-il pas : « le bonheur est une idée neuve en Europe ». Pourtant à y regarder de plus près l’idée selon la quelle le bonheur est le sujet de la politique est une très vielle idée. Ne lit-on pas : «Fais du bien à ton serviteur, pour que je vive Et que j'observe ta parole! ». Il est à noter que le serviteur ne demande pas à être associé à la prise de décision (il n’en aurait peut-être pas les capacités intellectuelles ni l’envie). Pour ce serviteur seul le résultat compte, être heureux ! Or ne sommes-nous pas en droit de faire l’analogie suivante : Dieu est comparable au Chef d’Etat archétypale qui ne veut que le bien du peuple (qu’on peut figurer sous les traits du serviteur) . Ceci a une déduction (qui a une conséquence extrêmement importante). Plus que la démocratie, le peuple veut le bonheur (il n’est pas naturel au peuple de discuter du budget, du déficit, bref de se mêler des affaires de l’Etat.) Tout irait bien, et ce schéma d’autorité bienveillante et de soumission absolue serait toujours valable si les gouvernements étaient conformes au gouvernent divin, il n’en est malheureusement pas ainsi. Un grand nombre de gouvernements pour se mettre à l’abri de critiques plus ou moins justifiées sur la corruption ou autre scandales en appelle de façon détournée à la foi : « vous n’allez pas croire çà de nous ! Nous des patriotes, des élus du Peuple… » etc. Pour être heureux l’humain doit pouvoir faire confiance, c’est-à-dire croire en l’autre, avoir foi en la parole donnée. Voici une définition qui me parait complète et qui s’applique aussi bien à Dieu qu’à l’homme : « la foi est une ferme assurance des choses qu'on espère, une démonstration de celles qu'on ne voit pas . ». Ce qui en claire signifie qu’ontologiquement l’humain est axé, centré sur l’espérance qu’autrui suscite en nous. Que nous vivions ou mourrions c’est en espérant que la foi que nous avons mise en autrui se réalise . La foi et l’espérance ne font qu’une vertu (au sans philosophique du terme ) « Le mérite de la foi est le moyen nécessaire pour les âmes humaines de parvenir au repos après la mort » disposition La foi est si nécessaire à l’existence individuelle ou collective ce qu’en écrit Saint-Thomas d’Aquin me parait très intéressant à plus d’un titre.,Si nous « laïcisons » la pensée de Thomas nous trouvons ce qui est le moteur de sociétés d’occident sous le nom de Progrès. S’il suffisait de croire en Jésus pour être sauvé au moyen âge, il suffisait de croire que la science réglerait tous nos maux pour être dans le ton de ces deux derniers siècles et aujourd’hui en France, il est de bon ton de croire au « droit international pour régler les conflits (tous se passe comme si la SDN et Hitler n’avaient jamais existé et comme si aucune leçon n’avait été tiré des « chiffons de papier ») comme désignaient les traités Hitler et Ribbentrop, Le pouvoir politique a donc besoin de l’assentiment, au moins passif, de la population aux idées qu’il émet, ou dont il est victime depuis de décennies ou des siècles, pour être le plus efficace possible. Posons cette question toute simple mais qui n’appelle pas la même réponse selon la perspective adoptée : qu’est-ce que l’efficacité politique ? Selon quels critères peut-on dire qu’un gouvernement est efficace ou bon ? A ces questions il existe plusieurs réponses, donc opinions, donc fois. Pour les uns, un bon gouvernement préserve l’intégrité, l’indépendance nationale. Pour d’autres en revanche, ce sont les efforts que fait le gouvernement en faveur de l’intégration européenne qui fait qu’un gouvernement est bon. D’autres insisteront sur le respect et l’extension des droits politiques ou économiques ; pour d’autres enfin c’est la lutte contre la pauvreté qui doit avoir la priorité absolue. Il peut y voir des combinaisons dans un humain ou un groupe entre ces divers objectifs ; mais la question reste posée : quel est le critère de la vérité politique absolu pour une nation déterminée. En vérité, il y a bien longtemps qu’il n’y a plus de tentatives de réflexions dogmatiques sur la politique et Taine, Renn ou Maurras sont des cas bien isolés qui cèdent malheureusement (dans des proportions diverses) au sirène racistes. Je crois que si cette branche de la philosophie s’éteint doucement, sans bruits, la cause fondamentale en revient au XVIII° siècle par l’irruption de la démocratie. En effet la démocratie étant « la force du peuple » celle-ci apparaît lorsqu’une majorité purement arithmétique se dégage. Voici deux citations tirées « du contrat sociale » que je voudrais analyser : « Or le souverain n'étant formé que des particuliers qui le composent n'a ni ne peut avoir d'intérêt contraire au leur; » et « Par la même raison que la souveraineté est inaliénable, elle est indivisible. Car la volonté est générale (Note 6) , ou elle ne l'est pas; elle est celle du corps du peuple ou seulement d'une partie. ». Il y a dans ces citations une contradiction flagrante (peut-être l’était-elle moins au XVIII°). D’une part dans la première citation il y a une description du souverain démocratique (« ... le souverain n'étant formé que des particuliers qui le composent ») D’une par Rousseau affirme que souverain est formé de particuliers, donc ces individus ont des idées, des intérêts différents et même opposés (l’agriculteur veut vendre un bon prix ses produits mais le citadin veut les avoir pour presque rien) d’autre part il renforce ce principe non par une démonstration rationnelle, mais par une pétition de principes contraires à toutes les observations empiriques et à toutes les sociologies existantes puis qu’il écrit « des particuliers qui le composent n'a ni ne peut avoir d'intérêt contraire au leur; » Rousseau veut donc nous faire croire que le souverain (un et multiple) ne subit aucun tiraillement, aucune contradiction intérieure ? Allons donc, qui croirait cela lorsque l’homme qui est une unité organique vivante en est pétrie ? La seconde citation, plus complexe met la charrue avant es bœufs : Rousseau définit la souveraineté ainsi : « …. la souveraineté est inaliénable, elle est indivisible. Car la volonté est générale (Note 6) , ou elle ne l'est pas; elle est celle du corps du peuple ou seulement d'une partie » La souveraineté a-t-elle partie liée avec la volonté ? Spontanément, nous répondrions oui, mais à y regarder de plus prêt, il faut convenir que ce n’est pas le cas La souveraineté est d’abord la maîtrise totale d’en environnement ou d’un corps (nation, esclave, son propre corps). Nulle considération de droit n’est à y adjoindre, c’est ce que nous apprennent les conquêtes militaires. Afin que la souveraineté soit effective il faut la force de l’imposer ‘Sddame Husein ne l’a pas eu pour se maintenir au Koweït ni pour se maintenir au pouvoir face à la coalition anglo-saxonne (mais il en a eu assez pour martyriser son peuple lorsque nous me tolérions). Nous en déduisons donc que la force doit impérativement être proportionnelle à la menace qui plane sur la souveraineté. Mais la force est naturellement dirigé par la volonté, or nul corps ne peut exprimer deux volontés en même ni avoir deux idées contradictoires (s’il y en a, il ne saurait y avoir d’action physique mais seulement réflexive). Reprenons le problème de la souveraineté selon Rousseau « .... la souveraineté est inaliénable, elle est indivisible. Car la volonté est générale (Note 6 (Note 6) Pour qu'une volonté soit générale il n'est pas toujours nécessaire qu'elle soit unanime, mais il est nécessaire que toutes les voix soient comptées; toute exclusion formelle rompt la généralité.) , ou elle ne l'est pas; elle est celle du corps du peuple ou seulement d'une partie « Sa définition repose sur trois terme antagonistes : « Car la volonté est générale » , « ou seulement d'une partie » et en conclusion : «…. la souveraineté est inaliénable, elle est indivisible. ». Alors réfléchissons un peu sur ces trois points Première critique, la volonté générale ; Qu’est-ce c’est que cette notion qui n’est que très imparfaitement défini ? Je peux déjà écrire que dans l’esprit de Rousseau la volonté générale n’est pas tendue à cent pour cent vers un objectif, dans un effort surhumain (Bouvines, Jeanne D’Arc, De Gaulle). Ceci se déduit de la note 6 qui écarte l’unanimité comme critère da la volonté générale Seconde critique, la volonté générale c’est le décompte des voix. C’est naturellement faux ! Prenons l’exemple de la proclamation de la IIII° République en 1875 à une voix de majorité. Peut-on vraiment dire que ce vote exprimait la volonté (c’est-à-dire une conscience clairement définie de soi un moi collectif) avec un projet défini de société ? Je ne le pense pas. Il n’y a pas eu de réaction aussi violente que celle des phalangistes conduits par Franco en 1936 mais la crise boulangiste (1887/89), malgré l’ambiguïté fondamentale de son idéologie et le rassemblement hétéroclite qu’elle suscita apporta un claire démenti à la conception mathématique (démocratique) de la souveraineté, qui pour qu’elle soit réellement souveraine devrait recueillir au moins 70% des suffrages (ce qui rend caduque le résultat de referendum sur le traité de Maastricht. Troisième critique : « «…. la souveraineté est inaliénable, elle est indivisible. ». Les referendums sur l’indépendance algérienne, la décentralisation corse se sont chargés de démentir les définitions de Rousseau. Qu’est donc la souveraineté, y a-t-il une légitimité de la souveraineté et qui la détient ? Ainsi que je l’ai écrit plus haut, la souveraineté est la maîtrise totale sur un corps (le sien ou celui d’un tiers ) ou sur l’environnement/ Il n’y pas de moyen légitime de se rendre souverain d’un pays ou d’esclaves, ni de la maintenir. La plus part du temps c’est par une guerre ou un coup d’Etat qu’on se rend maître d’une possession de ce genre et la force conjuguée au temps ainsi qu’au bien-être du peuple rend le pouvoir légitime . Ainsi se sont succèdes les dynasties françaises : mérovingienne, carolingienne, puis capétienne. Toutes nos républiques sont nées dans et par la violence, elle se sont maintenue grâce à elle (décapitation royale, guerre à outrance contre la chouannerie ); Depuis 1989 on entend de drôles de termes qui ne recouvrirent aucune réalités telles que : « post-modernité »,, « sortie de l’histoire », « nouvel ordre mondial ». Ce sont des absurdités destinées à noud faire croire que la prise de décision au niveau national est caduque. Analysons en détail ces expressions Premièrement la « post-modernité » : Première réflexions sotte, nous somme modernes à nous-même et à notre temps ; les seuls « post-modernes » reposent dans le cimetières. Mais la vérité profonde de cette expression est l’affirmation que le temps des Etats-nations est révolue (cette idée a surtout cours dans l’Union Européenne). En effet, les principales nations se sont constituées entre le XVII° siècle (Hollande XVI° et le XX° Siècle) après le première guerre mondiale La république d’Irlande naquit en deux temps (avec les dramatiques »pâques sanglantes » de 1916) et sa reconnaisse comme domium en 1921 Deuxièmement la « sortie de l’histoire » suggérerait qu’avec la chute de la principale puissance communiste, toutes les tentatives pour organiser une société qui ne soit pas basée sur le salariat, et donc la marchandisation de tout et n’importe quoi, ont avorté. Mais tel n’est pas le cas parce que différents éléments de systèmes peuvent être recomposés (la recomposition d’une éventuelle puissance communiste a une base d’un milliard de chinois, de millions de vietnamien, ,laotiens, etc, aux seules conditions de se débarrasser de la corruption, de ne pas s’intégrer à l’OMS et de retourner les armes capitalistes que sont la rentabilité et la technologie contre lui, c’est-à-dire contre l’argent et pour le développement culturel des masses ²) Troisièmement le « nouvel ordre mondial » voulait faire croire à une paix éternelle sous l’oligarchie onusienne transformée en gouvernement mondial dominé par le nord en général, et par les sections (pays) les plus avancées dans la voie du capitalisme Les gouvernants, au sens large du terme (députés sénateurs, journalistes et intellectuels démocrates) ont donc besoins que nous croyons à ces quatre principes : 1° la démocratie 2° la post-modernité 3° la sortie de l’histoire 4° le nouvel ordre mondial Mais cette foi qu’on veut nous imposer dans les quatre principes (y compris par la mobilisation des clergés : d’abord contre la seule extrême droite, puis en y ajoutant l’extrême gauche) a deux objectifs Le premier objectif est de nous faire adhérer à l’idéologie libéral du pouvoir qui soutient la dissolution entre plusieurs pôles (exécutif, législatif, judiciaire, journalistique). Le grand « malfaiteur » politique est Montesquieu avec son « esprit des lois ». Admirateur du système britannique il voulu, contre toutes les traditions politique françaises, le transposer. Cette division du pouvoir le rend inefficace, et c’est ce que veut la grande majorité de la classe politique depuis Aristide Briand . La thèse que je soutient, et je ne pense pas être très éloigné de Chevènement bien que je grossisse le trait) est que notre classe politique veut se rendre impuissante à gouverner et veut nous persuader qu’elle l’est pour pouvoir transfert les principaux attributs de notre souveraineté à l’échelon européen (aussi n’est-il pas étonnant que les extrêmes montent : à droite 18 à 22% votent FN dans un esprit d’orgueil national blessé, à gauche 13 à 16% voteront trotskyste en se disant que n’ayant plus de monnaie nationale, la BCE décidant de toute façon , la logique allant vers une fédération pure et dure ; hé bien on peut donner la priorité absolue au social et que l’Europe jouera le rôle de filet de sécurité et paiera, les pot cassés)
par michel baran publié dans : MES OEUVRES: L communauté : Communauté de l'opposition
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Lundi 30 juin 2008
La morale dit ce qui est bien et mauvais pour nous-même, notre prochain et la société. En fait cette définition peut se résumé ainsi : la morale est la cohésion sociale en ce sens que moi et mon prochain sommes solidaires (que nous le voulions ou pas, que nous en ayons conscience ou non) dans la société Il est donc certain que bien que la morale s’adresse à l’individu dès le berceau, sa raison d’être ultime est l’harmonie sociale telle que définie au chapitre V. Elle est donc moyen et fin tout à la fois. Il n’y a pas plusieurs morales mais une seule qui peut être bâtie sur deux grandes visions du monde : l’idéalisme (avec ses variantes religieuses et philosophiques, qui va de Parménide à Levinas, et la morale matérialiste (qui a également ses variantes et héros de Démocrite à Sartre et Conte-Sponville). La nature, l’essence, pourrait-on dire de la morale est d’être castratrice du désir, donc du plaisir (pour me faire bien comprendre je prendrai deux désirs que l’agent doit réprouver quel que soit le lieu et l’époque où il vit : la pédophilie et la zoophilie, à moins d’être mentalement malade). Ces deux exemples montrent que contrairement à ce qu’on peut penser ou voir, l’homme est essentiellement un être moral, qu’il a une programmation quasi instinctive de la morale basée sur le sentiment d’empathie. Il est à observé le mépris ou la méconnaissance du principe d’unité de la réalité exposé au premier chapitre dont font preuve tout à la fois ceux qui refusent les saines limites morale au plaisir et ceux qui par leurs écrits théoriques ou romanesques prônent, favorisent, l’adultère oû la prise de drogues. Le choix de la morale a pour but de concilier le devoir social et le plaisir est crucial. Admettons que l’on fonde la morale sociale sur l’idéalisme platonicien, dans ce cas il nous faut admettre un arrière-monde comme en témoigne ce texte « SOCRATE : Qu’est-ce que se propose la peinture ? Imiter ce que chaque chose est en soi, ou imiter son apparence, telle qu’elle apparaît ? S’agit-il d’une imitation de l’apparence ou de la vérité ? GLAUCON : De l’apparence. SOCRATE : L’art d’imiter est donc bien éloigné du vrai, et s’il se charge d’imiter n’importe quoi, c’est que de chaque objet il ne retient que peu de chose : son simulacre. Ainsi le peintre, disons qu’il nous peindra charpentier, menuisier et autres artisans, sans rien connaître de leur art ; cela ne l’empêchera pas, s’il est bon peintre, en montrant de loin le menuisier qu’il a dessiné, de faire illusion sur les enfants et les ignorants grâce à ce qui paraîtra être un vrai menuisier . » On remarquera tout de même que le peintre fait un vrai tableau (idem pou le charpentier) et que ni le peintre ni l’architecte n’ont à savoir la vérité moléculaire de l’objet peint ou construit et que le peintre n’a pas à se soucier des véritables dimensions de l’objet mais seulement de celles de sa toile. Ce monde, inimitable, au dire de Platon, est celui de l’archée, du ommencement comme du commandement. Les notions de transitoire et de fin n‘ont pas leurs places ici parce que ces places ont été annexées par la vérité transcendante et que les notions de désir et de plaisir mondains n’ont pas de vérité,, donc de pérennité en elles-mêmes. Ces sentiments vont et viennent ; ils ne sont pas « sérieux » ils nous détournent du drame de la vie, de l’objectif suprême de la vie qui est de la réussir. Or dans notre société « réussir » c’est être travailleur, consommateur, économe sobre pendant quatre-vingt-quinze pour cent du temps et dépensier pendant cinq pour cent du temps afin de faire fonctionner la société capitaliste. Je crois donc que nous pouvons constater que l’idéalisme platonicien (à vocation religieuse et mystique, ainsi que l’a prouvé saint Augustin dans son œuvre) a été confisqué pour un but mercantile. Poursuivons l‘analyse du plaisir en société par la voie matérialiste, où du moins agnostique d’Aristote : « Tout ce qui est plaisir innocent convient non seulement à la fin ultime mais aussi du délassement … » « Il est arrivé que les hommes fassent de leur jeux une fin, sans doute parce que la fin implique un certain plaisir »La fin, (faut-il comprendre a fin d la vie ?) impliquerait donc un certain plaisir (en ce sens Aristote est en accord avec toutes les religions révélées). Mais la mort est un terme habituellement lointain et les humains quoi qu’ils en disent (ou font comme par exemple les cathares ) veulent et aiment le plaisir et ne sont pas pour la plus part disposés à vivre sans en prendre un minimum (qu’ils se sont reconnus comme légitimes). Bien que l’humanité soit instinctivement morale, celle-ci a presque universellement mauvaise presse : ne dit-on pas avec un brin d’irritation « tu vas pas te mettre à me faire ma morale ! » La raison de cette impopularité est simple. La morale est purement négative et répressive (tu ne voleras pas, sinon…) mais il manque le volet positif : à savoir donner aux personnes le moyens de vivre honnêtement : la société, si elle a le droit d’exiger de ses membres le respect le plus stricte de la morale la plus élémentaire, doit en contre partie lui fournir protection et aide dans les domaines aussi divers et élémentaires que la nourriture, le logement, le travail et la culture. Or aucune société, si loin que nous remontions dans le temps, n’a assuré ces prestations aux habitants de son territoire. L’antiquité fut marquée par l’esclavage et le « métèquat », le Moyen-Âge et la Renaissance eurent leur «coures des miracles ». Actuellement depuis 1946 environ, de grands textes, aussi bien nationaux (droit au travail inscrit dans les constitutions) qu’internationaux (« déclaration universelles de droits de l’homme » et autre chartes de protection de l’enfance, des minorités ethniques, religieuses ou sexuelles) sont votées et pourraient, si elles étaient rigoureusement appliqués,y compris au mépris de la logique économique, devenir le second volet de la morale (mais plus aucun responsable n’a le courage de reprendre à son compte la phrase de De Gaulle : « la politique de la France ne se fait pas à la bourse ». Ces textes ont cependant l’inconvénient de ne pas avoir la garantie divine , religieuse ; il en résulte de ces textes qu’ils sont le fruit de la prise conscience collective est souvent guidée par des personnes d‘exception (tel René Cassin qui fut l’auteur principal de « la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme » adoptée par l’ONU). Mais il faut se rendre compte de deux choses : la conscience collective est composée d’une multitude de consciences individuelle et sectorielle reflets de générosités comme de cupidités, bref d’humeurs collectives momentanées. Jamais l’opinion publique ne mettra sur un pied d’égalité les délits de vol et de location de taudis insalubres (à des nationaux comme à des immigrés), ceci parce que le locataire est censé pouvoir refuser ou prévenir la police ; or d’un point de vu philosophique comme pratique ces délits ont le mêmes résultat qui a pour conséquence une importante diminution de moyens d’être heureux pour autrui. Que devrait être l’essence, la philosophie du droit si on fait abstraction des différentes spécialités (droit criminel, commercial etc…) ? L’ultime but du droit ne devrait pas être la punition du délinquant (à moins de crime da sang, blessure entraînant la paralysie ou la dégradation sanitaire (vente de drogue) mais la restitution du sens moral par un moyen approprié (qui ne peut être l’incarcération, qui n’est qu’une vengeance prolongée ans le temps ). Le vol, même avec effraction, n’est qu’une diminution par une subtilisation de moyens matériels du bonheur, qui demande réparation pécuniaire, ou restitution mais qui ne justifie pas une diminution du bonheur du voleur puisqu’il se juge (peut-être à juste titre) moins favorisé que beaucoup et ce n’est pas en le privant de sa part de bonheur, déjà insuffisante à ses yeux (emprisonnement), qu’on en fera une être respectueux d’autrui.
par michel baran publié dans : MES OEUVRES: L communauté : Communauté de l'opposition
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Lundi 30 juin 2008
LA PLAINE-SAINT-DENIS (AFP) — Un millier de délégués des comités pour un "Nouveau parti anticapitaliste" ont tenu samedi leur première réunion nationale, un "acte fondateur fort" qui doit permettre à la gauche radicale de "changer d'échelle", selon Olivier Besancenot. "Cette première réunion n'est pas un mini-congrès mais c'est un acte fondateur fort", a lancé l'ex-candidat de la LCR à la présidentielle, devant les délégués, en majorité non membres du parti trotskiste, réunis dans une salle austère de la Plaine-Saint-Denis. "On a une responsabilité particulière : la gauche radicale anticapitaliste peut changer d'échelle", assure le jeune postier, qui prend la parole quelques minutes, comme les autres délégués. Son intervention dynamique enthousiasme la salle: "On est révoltés, on veut aller plus loin, on veut fonder une autre société, ce qui nous rassemble c'est une démarche de refondation politique", affirme l'ex-candidat à la présidentielle, dont la popularité va crescendo, selon des derniers sondages. Constitués depuis plusieurs mois sous la houlette de la LCR, les comités regroupent désormais, selon la Ligue, quelque 10.000 personnes et se donnent pour objectif de fonder en janvier 2009 le nouveau parti, dont le nom reste à déterminer. Alain Krivine, fondateur de la LCR en 1968, est ravi: "C'est un gros succès, on est au début du processus et on est déjà 10.000", trois fois plus que les effectifs de la LCR. "Ce sera un grand parti", pronostique-t-il. Le succès, concède M. Krivine, n'est pas sans rapport avec l'espace libéré par le PS: "Olivier Besancenot apparaît comme le meilleur dirigeant contre Sarkozy, alors que le PS est muet ou même complice" du gouvernement, notamment sur la question "des retraites". A l'ouverture de la rencontre, Pierre-François Grond, membre de la direction de la Ligue, donne le ton: "Il y a urgence que, face à une gauche en état de sinistrose, une nouvelle force soit constituée". "Nous n'avons de leçon à recevoir de personne pour ce qui est de la résistance à Nicolas Sarkozy", ajoute-t-il, alors que des voix, notamment au PS, accusent la LCR d'être instrumentalisée par le pouvoir pour fractionner la gauche. A l'issue de la rencontre dimanche, une structure doit être mise en place - intégrant des militants non LCR - pour rédiger d'ici à l'automne un programme et définir des statuts de la nouvelle formation. "Le plus grand défi est d'associer les non membres de la LCR à tous les chantiers", alors que "la moitié d'entre eux n'ont aucune expérience politique", estime M. Grond. La parisienne Leila, du comité "l'Appel à la pioche" qui défend la cause des précaires, pose déjà une condition : "Que nos formes d'action soient prises en compte". "Nous sommes là pour enterrer la faucille et le marteau!" Tout le monde n'est pas de cet avis "le Nouveau parti anticapitaliste doit dire clairement dans son programme et dans son sigle qu'il est révolutionnaire et de classe", souligne un militant de la tendance minoritaire de Lutte ouvrière, l'une des rares formations politiques à être présente. Clémentine Autain, ex-candidate à la candidature antilibérale en 2007, reconnaît que "la LCR est la seule à faire une proposition politique" alors que "le PCF, la gauche du PS ou des Verts n'ont rien fait". Mais pour réussir, elle doit notamment s'adresser aux autres sensibilités" pour ne pas devenir "une LCR un peu plus grande". Mais, cette critique d'une "LCR-bis est désormais derrière nous", estime Rosie, venue des Bouches-du-Rhône. Hébergé par alt= Copyright © 2008 AFP. Tous droits réservés. Plus » http://afp.google.com/article/ALeqM5jyF1oXixvO6vpJ6AaDSaQudVdveQ En un sens le nom du parti est une supercherie parce que même les régimes marxistes ont besoin de capitaux pour faire tourner les usines. C’est faute de capitaux que l’URSS et le bloc de l’est sont tombés. Mais bon, « anticapitaliste » fait bien, alors gardons-le ! Les vrais débats concernent la nature de la révolution et de la société. Dans mon esprit une révolution thermidorienne est radicalement exclue. Gandhi et Luther King nous ont montré que rien ne peut s’opposer à la non violence. Une société non « capitaliste » devra mettre au premier plan la gratuité des aliments de base, du toit, chauffage, mais surtout promouvoir la culture et restreindre la publicité des objets non culturels
par michel baran publié dans : POLITIQUE INTERIEURE communauté : Communauté de l'opposition
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Lundi 30 juin 2008
Un nouveau cap Intervention de Jean-Pierre Chevènement au Congrès du MRC, Le Kremlin-Bicêtre, dimanche 22 juin 2008. Je veux d’abord remercier Jean-Luc Laurent, maire du Kremlin-Bicêtre, et Béatrice Desmartin, Première Secrétaire du Val-de-Marne, pour l’organisation de ce quatrième Congrès du MRC parfaitement réussi. Mes remerciements vont aussi à la petite équipe du Val-de-Marne, Marianne Picard et Bastien Faudot notamment qui ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour nous accueillir tous dans les meilleures conditions. Un vent nouveau s’est levé dont témoigne l’affluence et le rajeunissement de nos délégués. Je veux saluer amicalement nos invités, représentants des partis de gauche, des syndicats et du mouvement associatif. Merci à l’ensemble des militants qui ont bénévolement assuré le fonctionnement et la présence de notre parti depuis le Congrès d’avril 2006. J’ai une pensée particulière pour Georges Sarre qui a tenu bon à la direction du parti pendant ces années difficiles. Je n’oublie rien des services éminents que Georges a rendus et je sais pouvoir compter sur son jugement et son expérience dans les fonctions qu’il exercera demain à mes côtés comme secrétaire national aux relations extérieures. Hommage et honneur à ceux qui nous ont quittés et qui laissent derrière eux une trace qui ne s’effacera pas : Nicole Morichaud, conseillère régionale d’Ile de France, infatigable militante du CERES, de Socialisme et République, du MDC et du MRC, et Jean-Louis Dieux, Conseiller Régional de P.A.C.A, pilier du Mouvement depuis toujours. Un nouveau départ était nécessaire après l’échec de 2007 qui a illustré l’impréparation idéologique et politique de la gauche dans son ensemble, quelque effort que nous ayons fait pour y remédier. A moins de quatre ans de la prochaine élection présidentielle qui est devenue, dans notre système politique, l’élection directrice, celle autour de laquelle toutes les autres s’ordonnent, nous devons porter un regard lucide sur le rapport des forces à l’échelle mondiale afin de créer l’évènement qui permettra d’ouvrir à la France un nouveau chemin de progrès. Trois échecs successifs à l’élection présidentielle depuis 1995 n’ont pas été l’effet du hasard. Ils s‘enracinent dans la distance prise à l’égard de la gauche par l’électorat populaire. Cette distanciation a elle-même des causes anciennes et profondes. Le projet que nous portions dans les années soixante-dix s’est heurté de plein fouet à la victoire du néo-conservatisme libéral, au tournant des années quatre-vingt et à la politique d’ouverture généralisée des marchés, y compris des marchés de capitaux. De cette défaite de la gauche, largement consentie quand s’est ouverte en 1983 la parenthèse libérale, nous subissons encore aujourd’hui les conséquences. Le capitalisme financier a pris progressivement le pas sur le capitalisme industriel. Avec l’effondrement du communisme, les multinationales ont mis en concurrence les territoires et les main-d’œuvre à l’échelle mondiale. Il en est résulté une délocalisation ouverte ou sournoise des activités des pays anciennement industrialisés vers les pays émergents à bas coût salarial, dont certains sont dotés d’immenses « armées de réserve industrielles ». Le développement des fonds spéculatifs et des fonds de pension a abouti à l’instauration d’une véritable « dictature » de l’actionnariat. Mais, la « globalisation » est entrée en crise profonde en son centre même c’est-à-dire aux Etats-Unis : crise bancaire et financière, crise énergétique et crise alimentaire, crise du réchauffement climatique enfin. Absurde est la politique qui prétend adapter la France aux recettes d’une mondialisation libérale qui prend l’eau de toutes parts. I - Il faut d’abord comprendre la nature de cette globalisation aujourd’hui en crise. Cette « globalisation », en effet, est un phénomène à la fois économique et politique. Ce serait rester à la surface des choses que de voir dans les « subprimes » américaines et les dérives du capitalisme financier à l’échelle mondiale la cause essentielle de la crise actuelle. Le surendettement des ménages américains a été encouragé par le gouvernement des Etats-Unis pour sortir de la précédente crise née de l’explosion de la bulle technologique, en septembre 2000. La réalité est que les Etats-Unis, artisans principaux de la globalisation depuis les années quatre-vingt, ont vécu à crédit. Ils ont depuis longtemps un train de vie qui dépasse leurs moyens. Ils ont proclamé imprudemment la fin de l’Histoire (selon l’expression de Francis Fukuyama) après la chute de l’Union Soviétique. L’Histoire les a rattrapés. Les pays émergents se sont autonomisés du FMI depuis 1998 en se désendettant. L’Hyperpuissance américaine a cru pouvoir pratiquer une politique de fuite en avant avec un déficit commercial abyssal. L’Administration Bush a entraîné ses alliés dans l’invasion de l’Irak, provoquant, à des fins principalement pétrolières et au nom de « la guerre contre la terreur », un véritable « clash des civilisations ». Les Etats-Unis se trouvent confrontés aujourd’hui à trois problèmes cumulatifs : la récession économique, la chute du dollar, l’enlisement en Irak et au Moyen-Orient. Ils n’ont plus les moyens de maintenir seuls leur domination mondiale. Avec un budget militaire de 640 Milliards de dollars (plus de la moitié des budgets de défense à l’échelle mondiale), les Etats-Unis cherchent en Europe et en Asie des supplétifs. M. Sarkozy, en réduisant l’armée française à la dimension d’un petit corps expéditionnaire à la disposition de l’OTAN, est prêt à les leur fournir. ² Nous avions dénoncé, en son temps, 1996, les conséquences possibles de l’abandon du service national, à savoir le gonflement des budgets de fonctionnement au détriment de l’équipement de nos forces armées. Aujourd’hui, on coupe dans les effectifs (-60 000) au prétexte de remédier au sous-équipement et à la vétusté des matériels. L’armée française est réduite à une taille de guêpe - 30 000 hommes - essentiellement à des fins de projection lointaine au service de l’OTAN, dans des conflits incertains et forts éloignés de nos intérêts nationaux : Kosovo ou Afghanistan. C’est une politique de gribouille : on réduit l’effort de défense en même temps qu’on appelle à une "défense européenne" tout en rejoignant l’OTAN. Sur 27 pays de l’Union européenne, 20 sont membres de l’OTAN. Aucun, à part la Grande-Bretagne, alliée spéciale des Etats-Unis, et la Grèce face à la Turquie, ne fournit un effort de défense conséquent. La défense européenne est un mythe et restera un mythe. En réalité le Président de la République a choisi pour l’Europe une défense américaine, oubliant qu’un peuple ou des peuples qui abandonnent le souci de leur défense dans des mains étrangères abdiquent par la même la maîtrise de leur destin et l’indépendance de leur politique extérieure. De Gaulle avait choisi l’indépendance. Sarkozy choisit la dépendance. Et cela au plus mauvais moment , quand l’Empire américain touche à sa fin, et risque de nous entraîner, comme en Irak, dans des aventures nuisibles aux intérêts de sécurité de la France. Nous n’avons pas à nous mettre à la remorque d’une politique américaine sur laquelle nous n’exerçons aucun contrôle. C’est seulement en restant indépendants ou en se donnant les moyens de le devenir, que la France et l’Europe se feront respecter et pourront modérer utilement et orienter l’usage de l’Hyperpuissance américaine. En effet, ce sont les règles du jeu à l’échelle mondiale qui doivent être modifiées, dans le cadre d’un monde multipolaire dont l’avènement est rendu d’ailleurs inévitable par la montée des grands pays émergents (Chine - Inde - Brésil, etc.) et le retour de la Russie. Nous voulons que ce monde soit régi par le droit car c’est la condition de la paix. Là sont les rôles de l’Europe et de la France, levier de notre responsabilité au monde. Nous voulons rester les alliés des Etats-Unis mais nous ne voulons pas être leurs vassaux. L’opinion publique européenne est éprise de paix. Elle souhaite que les Etats-Unis redeviennent la grande nation qu’ils sont, en acceptant la réalité d’un monde multipolaire nourri par le dialogue des cultures. La crise de la « globalisation » bat en brèche les postulats libéraux auxquels la gauche française a cédé depuis plus de deux décennies : ainsi le libre-échangisme, car personne n’attend plus d’une nouvelle libéralisation des échanges à l’OMC un rebond de la croissance à l’échelle mondiale. Ainsi encore le refus des politiques industrielles au nom d’une conception idéologique de la concurrence qui a fini par paralyser l’action publique. Jacques Delors en prenant la défense de M. Barroso sert une bien mauvaise cause car la Commission européenne n’est pas l’incarnation de l’intérêt général. Elle est la gardienne de l’orthodoxie libérale et son dogmatisme aussi bien que le rôle existant qui est le sien barrent l’horizon d’une réorientation positive de la construction européenne. Enfin, le refus de l’intervention des Etats dans le capital des entreprises prend l’eau à son tour, car même les pays les plus libéraux renflouent, sur fonds publics, leur système financier et même leurs grands groupes industriels. Tout montre qu’après trois décennies de « globalisation » succédant aux « trente glorieuses » du New Deal, un nouveau cycle historique est près de s’ouvrir. C’est là le rôle du MRC, servir d’aiguillon idéologique pour réveiller la gauche française et la mettre en état de peser sur les équilibres du monde. II - En second lieu, il faut comprendre les potentialités de réorientation qu’offre cette crise. A) C’est d’abord à l’échelle mondiale qu’il faut agir. Les désordres monétaires sont devenus insupportables. Des fourchettes de parités doivent être définies et défendues collectivement. Les Etats-Unis doivent rétablir leur épargne. Ils peuvent être aidés à retrouver l’équilibre de leur balance commerciale par une croissance concertée des autres parties du monde et d’abord de l’Europe. Il faut aussi que les grands pays émergents prennent davantage en compte chez eux les besoins de leur population, ainsi que le respect, au Nord, des équilibres sociaux et, dans le monde, des exigences environnementales. C’est à ce prix seulement que les pays anciennement industrialisés pourront continuer à ouvrir leurs marchés à une concurrence qui repose trop exclusivement sur l’avantage comparatif d’un très bas coût de main d’œuvre. Une régulation concertée des échanges internationaux est nécessaire. Elle devra ménager l’accès libre aux marchés des pays riches des produits des pays les moins avancés, et notamment de l’Afrique. Leurs productions, à l’inverse, doivent être protégées. L’aide publique au développement, scandaleusement négligée, devra être rétablie et accrue. Les institutions financières internationales devraient trouver une nouvelle vocation dans la correction des inégalités croissantes de développement. Cette nouvelle donne ne sera rendue possible que par une mobilisation de l’opinion mondiale et par la réunion de grandes conférences internationales sur le modèle de Bretton-Woods en 1944-45. B) Parallèlement, la réorientation de la construction européenne est nécessaire. L’Europe ne se redressera pas sans la France et sans que la gauche française fasse entendre sa voix. Encore faut-il qu’elles retrouvent confiance en elles. L’Europe ne trouvera sa place dans le monde multipolaire de demain que si elle-même se révèle capable d’organiser un modèle équilibré de développement. Le « non » irlandais révèle encore une fois le rejet par les peuples d’une Europe technocratique et antisociale. À cet égard l’instauration d’un gouvernement économique de la zone euro est un enjeu décisif. Une politique de change moins pénalisante pour l’activité, la mise en œuvre de politiques contracycliques fondées sur l’investissement et la recherche pourraient créer un environnement propice pour l’harmonisation sociale et fiscale et la promotion des services publics. L’Europe ne peut se résumer à la mise en concurrence des systèmes sociaux. Il est temps de lui donner un contenu progressiste. Le rôle de l’Allemagne sera déterminant car la politique de compression des coûts salariaux mise en œuvre depuis 2000 pénalise gravement la croissance européenne. L’excédent commercial allemand se réalise pour l’essentiel au détriment de ses partenaires européens. Le rôle de la France n’est pas moins important comme catalyseur politique pour réorienter la construction européenne dans le nouveau contexte mondial. Les institutions européennes auraient l’impérieux devoir de s’appuyer davantage sur les Etats qui restent les principaux acteurs de l’initiative publique. Malheureusement ce n’est pas le sens du Conseil européen des 19 et 20 juin. Le « non » irlandais rend manifeste le fossé entre les élites dirigeantes européennes et les aspirations des peuples. Vouloir extorquer un « oui » au peuple irlandais en le soumettant à la « question » serait une nouvelle forfaiture. Le peuple irlandais n’est pas un peuple méprisable. Certes il ne compte que 4 millions de citoyens mais c’est un grand peuple, farouchement attaché à son indépendance comme toute son histoire l’a montré, un peuple démocrate qui n’approuve pas les yeux fermés un texte rendu incompréhensible par la volonté de dissimuler aux peuples sa véritable nature : celle d’une Constitution européenne bis. Et qui peut croire que, si on avait consulté les peuples français et néerlandais, ils auraient fait une autre réponse que le peuple irlandais ? M. Gordon Brown est pris la main dans le sac par la justice britannique alors qu’il renie lamentablement l’engagement de Tony Blair de faire approuver la constitution européenne par référendum. L’Europe contre les peuples ne marche pas. La France quant à elle serait aussi fondée que les pays dérogatoires (Grande-Bretagne, Irlande, Danemark, Suède) à réclamer des garanties et des exemptions. C’est ce que nous réclamons depuis longtemps en matière de service public, de fiscalité, d’élargissement des marges de manœuvre budgétaires. L’argument qu’on nous oppose c’est que la France, à l’initiative et au cœur du processus européen, doit montrer l’exemple. Mais tout montre au contraire qu’il s’agit, au prétexte de l’Europe, d’imposer à la France une procédure quasi disciplinaire : il est comme entendu que le peuple français n’est pas mûr pour une démocratie responsable et qu’il n’a donc pas la latitude d’exercer ses droits. Cette politique caporalisatrice est insoutenable. C’est avec cette conception qu’il faut rompre pour aller franchement vers une Europe à géométrie variable s’appuyant sur la démocratie qui vit dans les nations. C) Au niveau national. L’urgence première sera de faire face à la récession qui vient. Aucun moyen ne devra être négligé, y compris l’intervention de l’Etat ou de compagnies publiques dans le capital des entreprises stratégiques, afin de préserver le tissu industriel. A cet égard, nous approuvons la prise de participation de l’Etat de 9% dans le capital des Chantiers de l’Atlantique car nous n’entendons pas nous laisser enfermer dans une opposition aveugle. Nous sommes avant tout des républicains. Nous sommes assez sûrs de notre projet pour ne pas nous enfermer dans une opposition systématique à courte vue. Nous voulons contenir les exigences du capitalisme financier, stabiliser le capital de nos entreprises et fonder de nouvelles relations sociales sur la base d’une « Charte de l’entreprise ». L’éducation, la recherche, seront favorisées. La cohésion sociale, l’activation du sentiment républicain, la solidarité civique face à toutes les formes de communautarisme seront mises à l’ordre du jour. Une véritable écologie, au service de l’humanité tout entière, ne saurait s’enraciner que dans le terreau des Lumières, rejetant toutes les formes d’obscurantisme. Tel est notamment le cas pour ce qui est de la lutte contre le réchauffement climatique et pour un développement durable. La science et la culture doivent, en effet, rester au cœur de notre action. III - Pour toute la gauche un nouveau départ est nécessaire. C’est le sens de l’appel que le MRC lance à ses partenaires. A) Un nouveau départ Pour porter cette ambition de changement, la gauche française doit impérativement dépasser ses tropismes régressifs. Il est urgent pour elle d’organiser « l’évènement » qui, trente-sept ans après Epinay, permettra une nouvelle refondation, comme elle a su le faire à chaque étape de son histoire. Cet évènement ne saurait être que la création d’un grand rassemblement de toute la gauche, ouvert à toutes ses sensibilités, radicales voire utopiques ou au contraire plus gestionnaires. La question n’est pas de savoir jusqu’où ira le rassemblement. L’impératif c’est le rassemblement lui-même qui doit se faire avec l’ensemble des hommes et des femmes de gauche et de progrès, mais en conservant la visée unitaire qui a toujours permis les grandes avancées de la gauche. Beaucoup des clivages hérités du passé ont été tranchés par l’Histoire. D’autres se sont déplacés et doivent être résolus par le débat. La ligne politique du MRC est très volontariste. Elle vise, en créant un grand parti de toute la gauche reposant sur des analyses de principe, à contrarier, dans son intérêt même, le glissement à droite du parti socialiste et l’enfermement sur lui-même du parti communiste. Qui ne voit que la création d’un parti soi disant révolutionnaire à côté d’un parti devenu franchement social libéral offrirait pour longtemps un boulevard à la droite ? Il faut contrarier ces tendances mortifères pour la gauche et pour le pays. A chacun de nos partenaires nous parlerons avec la franchise de l’amitié. 1. S’agissant du Parti socialiste Ségolène Royal a été déséquilibrée pendant sa campagne par les manœuvres de l’aile libérale de son parti (les Gracques d’abord puis les prises de positions de Bernard Kouchner et de Michel Rocard). Il ne sert à rien au PS d’être hégémonique à gauche s’il n’est pas capable de devenir majoritaire dans le pays. Le PS doit tenir compte des autres sensibilités de la gauche pour renouer avec les couches populaires. Or, le PS, après l’échec de mai 2007, a montré son absence de détermination sur le fond en faisant voter majoritairement le traité de Lisbonne. En recherchant des alliances sans principes avec le MODEM, certains, en son sein, ont oublié qu’avant de s’allier, il faut soi-même savoir où on habite. La déclaration de principes du PS, malgré des références républicaines appréciables, ne comporte pas d’analyse de la mondialisation. Elle est enfin marquée par un européisme que bat en brèche la volonté des peuples. L’éloignement de la gauche des couches populaires est un problème déjà ancien. Le risque est grand qu’en 2012 le PS aborde l’échéance décisive avec les mêmes handicaps qu’au cours des trois élections présidentielles précédentes. Il est vital de redresser cette évolution. L’aile gauche du PS le peut-elle ? Il semble qu’elle soit profondément affaiblie et elle est elle-même divisée. Seul un évènement né d’un choc externe pourrait redresser cette évolution. Or le prochain Congrès du PS ne sera vraisemblablement pas décisif. Seul, le PS n’opérera pas le redressement nécessaire. Il lui faut renouer à travers un projet clair avec les couches populaires. Ce projet dynamique, nous pouvons contribuer à l’apporter. Le temps presse. Cet « événement » que le MRC appelle de ses vœux doit être créé au printemps 2011 au plus tard. 2. S’agissant du PCF. Près d’un siècle après le Congrès de Tours les raisons du divorce entre communistes et socialistes se sont estompées. L’URSS et le communisme soviétique se sont effondrés. La théorie léniniste de la conscience révolutionnaire, importée dans une classe ouvrière spontanément réformiste et dominée par l’aristocratie ouvrière, et cela grâce à un parti appuyé sur le « socialisme scientifique », a fait long feu. Non que la théorie et l’analyse des phénomènes sociaux doivent être rejetées. Au contraire ! Mais c’est à travers le débat et la démocratie que les classes populaires doivent se doter d’un parti et d’une conscience politique à la hauteur des défis du monde d’aujourd’hui. Il ne s’agit pas d’en rabattre sur l’ambition transformatrice mais de rompre avec le dogmatisme et la stérilisation de forces militantes précieuses. Le PCF est tiraillé aujourd’hui entre plusieurs tentations : celle de créer une nouvelle formation à gauche du PS, avec ou sans Besancenot, et en association avec des groupes plus ou moins spontanéistes. L’échec du rassemblement autour du « non de gauche » purement anti-libéral et a-républicain a manifesté la vanité d’une telle démarche qui ne peut que dissoudre le PCF dans une idéologie victimaire compassionnelle teintée d’anarchisme. L’autre perspective est le repli sur soi maquillé, soit aux couleurs de l’orthodoxie, soit d’une rénovation superficielle. En réalité, le PCF a atteint un étiage si préoccupant que sa réalité politique et sociologique qui reste estimable peut subir un coup fatal dès lors que le candidat du PCF aux élections risque de rééditer en moins bien les scores de Robert Hue en 2002 et de Marie-George Buffet en 2007. Le PCF dont nous apprécions la valeur de ses militants doit éviter d’aller dans le mur et nous voulons l’y aider. Combien plus efficace en effet serait le potentiel de réflexion et d’action des militants communistes ancrés pour beaucoup encore dans la réalité populaire, s’il trouvait à se déployer à l’intérieur d’un grand parti de toute la gauche ! Ce potentiel aujourd’hui stérilisé trouverait un débouché porteur d’avenir. 3. S’agissant des radicaux et des écologistes, leurs sensibilités ont leur place dans un grand parti de toute la gauche. Les premiers parce que la République est dans leurs gènes, les seconds parce qu’ils peuvent renouveler les approches traditionnelles de la gauche dès lors qu’ils se situeront fermement sur le terreau des Lumières. 4. La situation actuelle - dérive du PS, enfermement du PCF sur lui-même - dispersion des différentes formations de la gauche ex plurielle - offre un espace pour la tentative d’Olivier Besancenot et de la Ligue Communiste Révolutionnaire de créer à la gauche d’un PS définitivement social libéral, une force soi-disant révolutionnaire. Mais qui ne voit que l’antagonisme de ces deux forces dont l’une se voudrait toute la gauche, offrirait pour longtemps un boulevard à la droite ? C’est ce qu’escompte ouvertement Nicolas Sarkozy. B) Une refondation républicaine Plus que jamais s’impose avant 2012 la nécessité d’une refondation républicaine de la gauche. Refondation républicaine parce qu’après l’effondrement du communisme soviétique qui a pendant des décennies barré l’horizon du socialisme démocratique, il est temps de repartir de la synthèse jaurésienne du socialisme et de la République. L’exigence républicaine n’a rien de passéiste. Elle seule permettra de contrarier l’évolution de nos sociétés vers la fragmentation sociale et les replis identitaires, ethniques, intégristes et communautaristes. Seule l’idée exigeante de l’intérêt général dont la nation républicaine reste le lieu d’élection sans que d’autres niveaux d’appartenance doivent être gommés, peut permettre de fournir à une société déboussolée des repères convaincants. La nation républicaine est fermement ancrée dans le terreau des Lumières, celui du rationalisme et de l’humanisme. Sachons nous y maintenir fermement. Oui, notre ligne est volontariste : La refondation républicaine de toute la gauche est une ambition que nous devons faire partager. Elle s’imposera demain sous l’empire des nécessités. Le PS en a besoin. Le PCF n’a pas, selon moi, d’autre perspective valable, mais il n’y viendra que progressivement. Le pays surtout y aspire. Il y a dans la société française des réserves de citoyenneté active, de civisme, de désintéressement que nous devons mobiliser. Les réticences du PCF, l’autosuffisance et la tentation hégémonique du PS sont des obstacles que nous ne nous cachons pas. Mais nous n’entendons pas nous enfermer dans des règlements de comptes anciens qui n’intéressent pas les générations nouvelles. Nous devrons lutter dans les prochaines années pour affirmer notre cap, faire un travail de conviction, nouer des alliances, provoquer la levée des blocages actuels qui réduisent la gauche à l’impuissance. Encore une fois, le problème pour le PS n’est pas de conquérir l’hégémonie à gauche. C’est de faire en sorte que la gauche puisse devenir majoritaire en France. Notre projet d’un grand parti de toute la gauche serait un puissant atout pour la gauche et le serait pour son candidat s’il savait se l’approprier assez tôt, ce qui n’a pas été possible en 2007. Le MRC, pour ce qui le concerne, sera l’inlassable artisan de cette refondation républicaine. Pour créer un cadre politique commun, il faut que nous soyons capables de porter et faire connaître notre projet à travers des forums de l’Unité et des Assises de la gauche qui pourraient se tenir dès 2009. Dans le débat intellectuel contemporain, le MRC a un rôle essentiel à jouer : celui d’aiguillon idéologique et de formation militante. Dans l’immédiat, notre parti doit se fixer quelques objectifs simples d’ici notre Prochain Congrès : 1. la réussite de notre Université d’été à Belfort dont la date est fixée aux 6 et 7 septembre, et dont le thème sera l’état de la gauche et les perspectives de sa refondation ; 2. le doublement de nos effectifs et la mobilisation de nos réseaux de sympathisants ; 3. l’affirmation de notre cohérence politique par l’organisation de manifestations publiques, en liaison ou non avec d’autres organisations ou sociétés de pensée ; 4. la diffusion de « Citoyens militants » et de la ligne républicaine dans les milieux de sympathisants qui un jour pourront rejoindre le grand parti de toute la gauche et en attendant le MRC ; 5. la création d’une Ecole des cadres en vue de former au moins une cinquantaine de « leaders » potentiels, articulés idéologiquement et capables de s’exprimer dans les médias ; 6. financièrement je renouvelle l’appel à une souscription nationale et je demande à tous les élus qui touchent une indemnité d’en consacrer une partie pour assurer la réussite de notre projet. C’est pour remplir ces tâches qu’un secrétariat national renouvelé plus qu’à moitié, issu majoritairement des régions, à la fois expérimenté et rajeuni, vous a été proposé. J’aurai besoin de l’engagement de tous. 7. Enfin, je n’oublie pas que nous devons préparer les prochaines échéances électorales. Les sénatoriales d’abord, en septembre prochain, où je serai candidat pour faire entendre, avec nos deux autres parlementaires, une voix républicaine au sein du Parlement. Ensuite viendront les élections européennes, les élections régionales, puis les cantonales. Nous n’entendons pas, comme certains essayent de le faire croire, rejoindre le PS avec armes et bagages. La refondation républicaine a un contenu idéologique. Elle a une assise politique. Aucune décision ne sera donc prise par le MRC pour participer à quelque recomposition de la gauche que ce soit, en dehors d’un Congrès extraordinaire. Aucune refondation de la gauche en effet ne peut se faire qu’à travers une analyse du monde et précisément une critique de la globalisation libérale et, par ailleurs, à travers un projet comportant des éléments programmatiques réalisables. Avant de se poser le problème des alliances, la gauche doit savoir où elle habite. Elle vise à rassembler le monde du travail sur un projet humaniste. Elle porte l’héritage républicain qui, à partir de la notion d’intérêt général, permet le dépassement des intérêts particuliers, des égoïsmes, des corporatismes et des communautarismes. La pluralité d’appartenances conduit à définir une multiplicité d’intérêts généraux qu’il faudra savoir hiérarchiser à travers un projet nouant ensemble l’intérêt national, l’intérêt européen et les intérêts de l’humanité dans son ensemble. Rien là qui ne soit conforme au patriotisme républicain et à l’internationalisme, dont Jaurès avait su montrer la complémentarité. La valorisation du travail, la recherche de l’égalité et d’un progrès mieux partagé, la solidarité, l’épanouissement individuel prenant tout son sens dans un dessin de réussite collective, la promotion du sens des responsabilités, bref du civisme, la laïcité enfin, constituent un socle de valeurs solides pour l’édification d’une République moderne, démocratique et sociale. A partir de ces orientations, nous proposons que toutes les organisations et toutes les personnalités de gauche et de progrès qui le voudront réunissent dans tous les départements des forums de l’Unité. Ces forums, largement ouverts, auraient à traiter quelques sujets clés : 1. l’analyse de la globalisation et les conséquences à en tirer pour l’action de la gauche au gouvernement ; 2. la valorisation du travail ; 3. la réorientation de la construction européenne ; 4. la forme du nouveau rassemblement de la gauche à créer. Ces forums pourraient déboucher sur des Assises de la gauche en 2009 qui prépareraient, sur la base d’un projet clair, un Congrès de rassemblement de toute la gauche au sein d’un grand parti. C’est à cette occasion que serait élu, au suffrage universel des militants, le candidat de la gauche à l’élection présidentielle de 2012. Ce candidat ne serait pas seul. Il serait porté par un projet collectif et par un élan qu’il nous appartient de faire lever sans attendre dans le pays. Voilà la perspective. Elle demandera du travail, de la persévérance, de l’enthousiasme, mais il n’y en a pas d’autre pour offrir à la France un avenir et les repères républicains qui lui manquent cruellement aujourd’hui. Soyons sûrs de nous, de nos valeurs républicaines, de nos analyses de ce qu’est le capitalisme financier contemporain, de la pertinence de notre projet. Nous sommes la pointe émergée d’un iceberg républicain qui a dans le pays une réalité ancienne et profonde. Toutes les dernières élections nationales l’ont démontré : il y a dans le pays entre deux ou trois millions de citoyens qui ont encore une idée assez haute de l’intérêt national pour en faire dépendre leur vote et qui, en définitive, font pencher la balance. Mais nous ne sommes pas qu’une réserve de voix potentielle. Nous offrons à la gauche des repères et un cadre de références dont elle a besoin pour retrouver la confiance du pays et d’abord celle des couches populaires. Tenez bon ! Camarades, citoyens, les évènements viendront à notre rencontre. Déjà notre appel rencontre de puissants échos à gauche et notamment au sein du parti socialiste. Des convergences s’organisent naturellement. Le pouvoir de M. Sarkozy ne se soutient que par l’absence d’un projet réellement alternatif sur lequel la gauche pourrait se rassembler. La France se réveillera et la gauche se redressera. A une condition : que vous-mêmes vous teniez le cap républicain ! En avant, citoyens camarades pour faire du MRC le levier de cette refondation. Vous ne perdez pas votre temps car ce cap est le bon, non seulement pour la gauche, mais pour la République et la France ! http://www.mrc-france.org/article.php3?id_article=420 Le préambule de l’analyse est bon mais peut-on encore perler de superpuissance américaine après ce qui suit ? La critique de la politique de défense est juste ; je dois ajouter que notre défense ne doit ni être européenne ni atlantique mais doit servir exclusivement la France et la francophonie Peut-être que le » droit » est une pétition de principe incontournable mais la réalité est que le seul « droit » reconnu internationalement est la force. Pourquoi se soumettre à un jugement si on peut imposer sa volonté ? Pour le reste c’est un bon et solide discours !
par michel baran publié dans : POLITIQUE INTERIEURE communauté : Communauté de l'opposition
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Samedi 28 juin 2008
Après le double échec de la campagne de Russie (mai 1812-mars 1813) et de la guerre en Espagne (1808-1813), les armées napoléoniennes sont décimées et très affaiblies. Chassé d’Allemagne après la défaite de Leipzig en octobre 1813, Napoléon perd au printemps 1814 l’ultime campagne susceptible de sauver l’Empire. Il abdique en avril 1814 et se rend aux Alliés qui ont pris possession de Paris. Vaincu, il s’exile à l’île d’Elbe. Les souverains coalisés encouragent alors la restauration des Bourbons sur le trône de France. En mai, le comte de Provence, frère de Louis XVI, entre dans Paris et se fait couronner sous le nom de Louis XVIII. La preuve de la guerre idéologique est là ! Vaincu militairement, Napoléon est politiquement et moralement vainqueur en laissant une marque indélébile dans l’histoire de la France, d l’Europe, la législation et même de l’égyptologie grâce à son expédition de 1797 Par sa volonté il s’est hissé, et a hissé la France au fait de la puissance et de la gloire. Aujourd’hui des hommes de toutes nations communient dans sa gloire en reconstituant ses batailles ! VIVE LA FRANCE VIVE NAPOLEON
par michel baran publié dans : LA POLITIQU ETIREE DE L'HISTOIRE communauté : Communauté de l'opposition
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Samedi 28 juin 2008
Avec le désir (qu’on peut assimiler à l’instrument de travail) lorsqu’on entreprend de le satisfaire, la récompense (salaire) commence déjà à être très concrètement touché (lorsqu’on mange un bon plat, le plaisir n’est pas seulement lorsqu’on l’a fini, il est dès la préparation du plat pour ceux qui aiment cuisiner, ou la première bouchée pour les gourmets et gourmands). C’est déjà une logique antiéconomique ; mais il y a pire. Le bon plat qu’on mange peut être assimilé à l’instrument de travail (une pelle qui comble le fossé du désir/plaisir, or lorsqu’on a fini de travailler (manger) l’instrument (le plat) est naturellement détruit (mangé). Seconde atteinte aux lois économiques. Dans cette perspective de rupture de la logique économique, je ne vois pas en quoi il serait raisonnablement plus scandaleux d’apprendre aux personnes à se servir de leurs corps pour avoir, et donner du plaisir sexuel. Cependant bien que le sexuel soit aussi intense et indispensable à l’humain (ou à cause de cela) a mauvaise réputation. Le fait de le pratiquer très longtemps, très souvent, seul ou en groupe, selon certaines façons marginales, ferait de l'adepte de ce plaisir un vicieux immoral. La plupart part des religions actuelles bornent la sexualité à la production d'enfants, le plaisir est regardé comme un à côté plus ou moins honteux que l'on doit pudiquement taire, comme est tue la place du plaisir dans la société . Mais aucun plaisir s’il est licite n’est condamnable ni honteux ; Il est non seulement l’essence de la vie (même si cette essence est réprimée par la politique et la religion (qu’elle soit ou non dévoyée) : intégrisme, bombes humaines, mais il est indispensable à la persévérance de la vie ainsi que je l’ai montré au chapitre II en imaginant une prison où tous les plaisirs seraient impitoyablement interdits et pourchassés. Je ne reprendrais pas l’analyse faite au second chapitre dans une note ; sa substance ‘est que plus un plaisir est subtil, plus il faut d‘argent pour y aller et en jouir. Cette cherté des places de concerts ou théâtres fait partie inconsciemment et inclusivement de la répression du plaisir en réservant ces spectacles à la bourgeoisie, c’est-à-dire aux détenteur du pouvoir économique et culturel parce que ce sont précisément ceux qui ont le pouvoir économique qui d’une part ont les moyens de donner une bonne éducation qui fait une large place aux choses de l’esprit passées et présentes et d’autre part ont le temps d’aller à ces spectacles. Les raisons de cette situation sont simples : ces personnes ont du temps, soit parce quelles ont un métier peu fatiguant intellectuellement et physiquement, soit qu’ils sont spéculateurs en bourse, qu’ils aient une fortune personnelle. La conséquence de cet état de fait est de diviser la population en deux couches ! L’une extrêmement fine : ceux qui savent (qui peuvent jouir de Sophocle, Lulli et Delacroix) l’autre massive, qui ne connaît rien (ou presque) de l’héritage culturel de l’humanité, et pour qui rien est fait pour qu’elle y accède. L’enjeu de l’accession à la culture est d’une importance capitale. Il maintient hiérarchie sociale fondée sur le pouvoir économique en limitant l’accès aux instruments de critique sociale que sont d’une part la connaissance des philosophies, d’autre part celle des théories sociologiques. L’organisation scolaire porte évidemment une lourde responsabilité parce qu’elle compartimente les savoirs. Pourquoi par exemple ne pas faire des dictées sur la base de textes de Socrate, Spinoza ou Sartre ; de Durkheim, Mauss où Weber ? Il est faux de penser que toutes ces personnes n’emploient que des mots difficiles, et si par hasard il y en a, on les explique. Pour s’assurer de la bonne compréhension de ces textes on peut tout à fait faire les analyses grammaticales sur eux cela ferait vraiment une école élitiste et populaire sans aucun esprit élitiste ni démagogique et ferait de notre peuple l’un des plus cultivé du monde (ceci signifie qu’avant de jouir de la culture il y a une ascèse à subir et que l’école en est le lieu ). Est-il besoin d’insister sur le caractère libérateur de cette ascèse : D’une part parce que elle forme la base de tout raisonnement droit en ce sens qu’elle donne une mémoire, une jurisprudence, une prudence même, applicable dans certaines situations. D’autre part cela impose aux jeunes esprits qui n’ont pas encore pris de mauvaises habitudes mentales, de saines pensées que nous n’aurons pas à redresser une fois qu’ils seront adultes.
par michel baran publié dans : MES OEUVRES: L communauté : Communauté de l'opposition
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Samedi 28 juin 2008
Répéter l'élection présidentielle de 2006... ou anticiper celle de 2010 Colombie: appel aux urnes du président Uribe, visé par la justice BOGOTA, vendredi 27 juin 2008 (LatinReporters.com) - "Je vais convoquer le Congrès de la République [Parlement] pour qu'il élabore dans la plus grande urgence un projet de loi de référendum qui appelle le peuple à ordonner la répétition immédiate de l'élection présidentielle de 2006" a annoncé au soir du 26 juin, dans un message radio-télévisé à la nation, le président conservateur colombien Alvaro Uribe. Sa légitimité avait été mise en doute quelques heures plus tôt par la Cour suprême de justice. Pour répondre aux juges, le président Uribe en appelle donc aux urnes, mais sans pouvoir convoquer immédiatement, deux ans avant l'échéance normale de 2010, une élection présidentielle anticipée ou "répétée" qui revaliderait celle de 2006. Le chef de l'Etat doit d'abord faire approuver par référendum populaire national l'anticipation ou répétition de la présidentielle. Et auparavant, ce référendum préalable devrait lui-même avoir été autorisé par une majorité parlementaire. Aussi l'issue d'une crise institutionnelle peu commune n'est-elle pas pour demain. La dénouer par les urnes favoriserait Alvaro Uribe, qui a conquis deux fois la présidence à la majorité absolue dès le premier tour grâce à sa fermeté contre les guérillas d'extrême gauche. La quasi totalité des sondages effectués en Amérique latine le créditent d'une popularité intérieure de plus de 80%, sans égale sur le continent américain. En quoi la Cour suprême de justice a-t-elle meurtri la légitimité du chef de l'Etat, réélu en 2006 après une réforme constitutionnelle l'autorisant à briguer un second mandat consécutif? En affirmant que "l'approbation de la réforme constitutionnelle fut l'expression d'une claire déviation de pouvoir, dans la mesure où l'appui d'une parlementaire à l'initiative d'amendement constitutionnel a été obtenu par des actions délictueuses". La même instance judiciaire ajoute que les actions délictueuses en question "ne peuvent générer aucune sorte de légitimation constitutionnelle ou légale, raison pour laquelle la Cour ordonne de remettre copie de cette sentence au Tribunal constitutionnel et au parquet général". En clair, les juges de la Cour suprême invitent le Tribunal constitutionnel à déclarer nul l'amendement de la Charte suprême qui a permis au président Uribe de briguer un second mandat consécutif de quatre ans et de succéder à lui-même en 2006. Cela reviendrait à décréter qu'Alvaro Uribe n'est plus le président de la Colombie. Ce boulet rouge est lancé contre le chef de l'Etat en marge de la condamnation de l'ex-parlementaire Yidis Medina à 47 mois de prison pour corruption. Elle a déclaré avoir accepté des prébendes que lui aurait offertes le gouvernement pour transformer en oui son non initial à l'amendement constitutionnel qui a permis la réélection du président. L'amendement divisait le Congrès de la République en deux camps égaux et, selon la Cour suprême, sans le revirement délictueusement rémunéré de Yidis Medina, l'amendement ne serait demeuré "qu'un simple projet". Dans son message radio-télévisé à la nation, le président Uribe a reproché aux juges d'avoir ignoré des preuves présumées qui, selon le chef de l'Etat, démontreraient que le gouvernement n'a pas corrompu Yidis Medina. Dans le même message, Alvaro Uribe a porté jusqu'au paroxysme le conflit entre l'exécutif et un pouvoir judiciaire devenu protagoniste politique, accusant la Cour suprême de "s'être prêtée au piège tendu par le terrorisme agonisant". Il s'agit d'une référence à la guérilla marxiste des FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie). En déroute apparente sur le plan militaire, les guérilleros survivent politiquement grâce à leurs otages, dont Ingrid Betancourt, mais aussi grâce aux accusations, fondées ou non, de corruption et de collusion avec les ex-paramilitaires qui ont mis dans le collimateur de la justice 64 sénateurs et députés, soit le quart des parlementaires nationaux. Parmi eux, 54 appartiennent aux partis de la coalition soutenant le président Uribe et 33 sont en prison. Utilisant ce panorama au profit de son projet révolutionnaire, la guérilla des FARC ou pour le moins son agence officieuse, ANNCOL, proposait le 24 avril dernier sous la plume du sociologue colombien Johnson Bastidas (promoteur en Europe et particulièrement en Suisse de la cause des FARC) que "le président de la Cour suprême puisse être le président intérimaire de la Colombie, avec l'engagement de convoquer une Assemblée constituante" si le mandat présidentiel d'Alvaro Uribe était révoqué. A propos de l'appel aux urnes lancé par le chef de l'Etat pour contrer la Cour suprême, Carlos Gaviria, président du Polo Democratico qui rassemble la gauche parlementaire, a estimé qu'Alvaro Uribe "est en train d'inaugurer une dictature populiste". Les partisans du président recueillent depuis plusieurs semaines des dizaines de milliers de signatures pour forcer un nouvel amendement constitutionnel qui autoriserait le chef de l'Etat à briguer un troisième mandat consécutif. Sur ce point, Alvaro Uribe n'a pas révélé ses intentions, mais la revalidation qu'il souhaite de son élection de 2006 pourrait, si elle aboutissait, déboucher de facto sur ce troisième mandat. http://www.latinreporters.com/colombiepol27062008.html La crise politique colombienne est indissociable de celle de la démocratie. La justice conteste l’élection d’Uribe parce qu’elle est le fruit d’une réforme votée à une voix de majorité achetée. C’est pas très élégant mais çà ne me choque pas parce qu’en politique tous les moyens sont bons pour le bien de la patrie Ce qui me gène, et est inadmissible c’est que la justice invalide le vote du peuple, mais au nom de quoi ? Y a-t-il une « judicrature » ? Y a-t-il une nouvelle définition de la démocratie ?
par michel baran publié dans : POLITIQUE ETRENGERE communauté : Communauté de l'opposition
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Vendredi 27 juin 2008
Après avoir stabilisé la situation intérieure, Napoléon Ier, qui se prépare à la guerre depuis 1803, décide de repartir à la conquête de l’Europe. Déjà présent en Italie et en Allemagne, il inquiète les monarques européens qui se mobilisent à nouveau contre la France au sein de nouvelles coalitions dès l’été 1805. Ulm (14-20 octobre 1805), Austerlitz (2 décembre 1805), Iéna (14 octobre 1806), autant de victoires du début des guerres napoléoniennes au cours desquelles l’Empereur bat l’Autriche, la Prusse et la Russie et se rend maître de la plus grande partie de l’Europe. Seule la Grande-Bretagne, maîtresse des mers après avoir détruit la flotte française au large de Trafalgar en octobre 1805, résiste ; Napoléon entreprend de l’isoler et d’asphyxier son économie en instaurant le Blocus continental. À son apogée en 1811, l’Empire compte 130 départements et s’étend de l’Allemagne du Nord à l’Italie, en passant par la Hollande et la Belgique. Il est à noter que : Premièrement la guerre reprend parce que les ennemis n’acceptent pas leur défaite découlant de leur immixtion dans nos affaires en 1792. Deuxièmement les monarchies ont fait une guerre idéologique pour conserver leur droit divin et la division sociale Dans ces conditions on ne peut pas prétendre que Napoléon faisait des guerres de conquête mais il en profitait pour étendre son empire
par michel baran publié dans : LA POLITIQU ETIREE DE L'HISTOIRE communauté : Communauté de l'opposition
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Vendredi 27 juin 2008
D’un point de vu moral le plaisir est neutre, il y en a de bons, de mauvais et de neutres (discuter avec des amis être pédophile, faire un bon repas). Je crois aussi qu’une certaine condamnation du plaisir, quel qu’il soit, est à l’oeuvre dans les sociétés évoluées (au sens ethnologique du terme), et surtout du plaisir excessif . Pourtant certains plaisirs (du point ethnologique manger, boire, dormir) se font dans des lieux aménagés à cet effet (restaurants, bars, dortoirs). Il est vrai que ces plaisirs sont également des besoins vitaux (au moins pour le troisième, et dans une moindre mesure le premier besoin (il est à noter cependant qu’au-delà d’un certain seuil qui dépend des goûts de chacun les deux premiers besoins se transforment en plaisirs, ce qui n’est pas le cas du sommeil (parce que nous sommes inconscient). Il me semble que si nos sociétés sont si méfiantes envers le plaisir extrême (de quelque nature qu’il soit : physique ou intellectuel : ne reprochait-on pas à Socrate de jouer avec les mots en compagnie d’adolescents et de ne pas savoir conduire un débat dans une assemblée démocratique ?) c’est qu’elles ont besoin de pérenniser leur système social. Le propre du plaisir est d’être transitoire mais de ne pas conduire à la satisfaction totale du désir. En fait le désir est un plaisir dont la destinée est de s’abolir dans la satisfaction ; et c’est pour cela que toutes les civilisations veulent le maintenir dans des limites aussi étroites que possibles. Or les civilisations et les cultures sont mortelles (et le savent parfaitement) d’ou leur lutte obsessionnelle contre tout ce qui peut favoriser, même indirectement le plaisir. C’est à la lumière de cette analyse que je trouve significatif qu’à peine de retour au pouvoir la droite sous l’égide du .Premier Ministre, revienne ipso facto aux trente-neuf heure par une augmentation très substantielle des « heures supplémentaires » légales (on dira que plus les personnes travaillent moins elles ont le temps d’être délinquantes. Cette solution est dans la logique économique dominante puisqu’on privilégie un plaisir factice (l’illusoire volonté de puissance cachée, sous les termes révélateurs de « pouvoir d’achat »). Ce plaisir s’intègre parfaitement au système capitaliste puisque plus les personnes achètent, plus il faut produire de biens de consommations plus ou moins utiles. La publicité est devenue une religion civile dont le culte est si unanimement célébré dans les plus humbles HLM que si Robespierre revenait, il s’en serait satisferait pour remplacer sa « Déesse de la raison », notion trop abstraite pour être populaire (la notion d’incorruptibilité n’est pas incompatible avec le consumérisme). La publicité peut être définie, en apparence, comme le culte du bonheur, tous les clichés du bonheur y sont mis en scène : beaux jeunes hommes, belles jeunes femmes dynamiques qui gèrent parfaitement leur emploie du temps professionnelle et privé (et font les tâches ménagères sans se fatiguer ni se salir), enfants sains, vastes propriétés. Mais derrière ces clichés d’un bonheur « rose-bonbon » se cache l’horrible rictus du dictateur Argent selon une triple modalité sous-entendue. Le premier de ces sous-entendu est que ces images sont la normes (naturellement à ce stade personne n’est dupe) du mensonge. Le second de ces sous-entendu est que tout le monde peut ressembler aux figures emblématiques des historiettes publicitaires (les moyens de ressembler aux héros et héroïnes ne sont jamais clairement indiqués) Et le troisième mensonge prétend qu’il suffit d’acheter tel objet pour être heureux . Pourtant en y réfléchissant bien, en comparant les publicités entre elles, ce mode d’asservissement idéologique et économique contient en lui-même les germes de son autodestruction face à un regard lucide. Qui en effet peut croire que deux ou trois lessives concurrentes vous donnent des résultats réellement différant (idem pour les pneus, les cafés etc.) ? En réalité si la publicité a autant d’adeptes (une émission sur « M6 », « culture pub » lui est même consacrée vers 23 heure le dimanche) c’est qu’elle donnent l’idée que le bonheur et le plaisir, sont indivisibles et matériel ; et en particulier,le bonheur par procuration (donc fictivement : un peu comme si j’étais législateur au palais Bourbon parce que j’ai donné procuration à un homme de me représenter en votant pour lui, alors qu’il ne me représente aucunement car si j’arrivais à l’assemblée nationale muni de ma carte d’électeur, « mon » député ne me céderait pas son droit de vote, même pour une journée) Ces gent prennent leur concitoyens pour des imbéciles (et peut-être le sont-ils dans leur majorité) mais cette « imbécillité » est l'indice que d’une part l'aspiration au bonheur et au plaisir (qu’ils soient intellectuels. ou physiques) sont au coeur même de l'humain et qu’aucune institution (politique, religion, syndicat) ne comble. Il est incontestable que dans l'actuelle société tout se paie, ce dont se félicite Simmel (note 27) et Raymond Barre, qui Maire de Lyon refusa la gratuité d’un tronçon du périphérique lyonnais (question de principe ! bye bye l'humanisme du genre Rafarain, qui bien que n’étant pas encore Premier Ministre au moment des faits appartenait à la même famille idéologique) Tout se paie donc Mais comme je le faisais remarquer au second chapitre la valeur d’une chose ne peut être déterminée avec précision, or la valeur dépend principalement de sa rareté et du travail social qu’il contient. Dans ce même chapitre j’ai analysé la double répression dont était victime le plaisir en tant que tel (il est naturellement licite de réprimer les plaisirs dangereux pour soi et les autres : drogue, vitesse sur route, inceste ; mais je pense que l'un des premier devoir des gouvernements est de favoriser le bonheur des gouvernés, même s’il est vrai que la conception du bonheur est une affaire personnelle (la constitution des Etats-Unis reconnaît le droit à la poursuite de bonheur, et ne fait que reprendre la définition d’Aristote « La communauté née de plusieurs village forme une communauté parfaite... elle existe pour permettre de vivre bien », ce qui pour un grec aisé de son temps signifiait être libre de tous soucis matériels En effet, petit(es) nous jouons à des jeux qui miment la réalité des adultes (jeux de guerre, de « papa-maman », de la maîtresse d’école etc). Adultes, nous ne savons plus jouer gratuitement à des jeux de rôle or le jeu peut être un élément fondamental pour la santé mentale dans le sens où à travers le jeu on pose des actes qui sont tout à la fois concrets et fictifs qui nous sont interdits dans la réalité mais que l’on aimerait faire , peut-être faudrait-il créer des espace de jeux (réels, et non virtuels sur ordinateurs) animés par des psychologues ou on aurait tout loisir d’être César, Napoléon, un tueur à gages ou un raciste, je crois que cela atténuerait bien des tensions sociales qui ne trouvent pour le moment d’autre exutoires que dans la violence raciste ou politique (l’enfant qui joue à la guerre, en tant qu’il agit dans le temps des récréation et de l’espace, courre d’école, pose des actes concrets, mais en tant qu’il tue un copain, qu’il se prend pour un chevalier, pose des actes concret s’inscrivant dans le cadre spatio-temporel, mais pourtant fictifs parce qu’il n’est ni chevalier et qu’il n’a pas tuer son copain). . Mais les civilisations ont besoins pour persévérer dans l’existence des notions de : calcul, à long et moyen terme, sacrifice, récompense, punition ; bref tout un vocabulaire totalement étranger au plaisir se trouve valorisé. Comme si le plaisir, sous toutes ses formes était synonyme de mort individuelle et collective . Cependant dans la mesure ou pendant deux siècles la plus part des nations ont imposé le service militaire universel, qui pour dire les choses comme elles sont, était ni plus ni moins qu’une école de meurtre, au nom de la Patrie , destinée à rendre les personnes vivants en terre ennemie malheureuses en tuant leurs fils, frère, oncles, etc. Je ne vois pas en quoi le bannissement d’un hédonisme raisonnable a rendu monde occidental plus « civilisé ». . Pour reprendre le titre d’un livre du XVIII° siècle, la société, qu’elle l'admette ou pas est constituée par l'homme de désir », et ses désirs peuvent être multiples, contradictoires et simultanée. Depuis l’origine du monde les sociétés ont cru que leur organisation devait avoir comme but principal la répression du désordre social (banditisme) ou idéologique (hérésies, désaccords politique) Or le but principal de la société, Aristote nous l'a enseigné, est de vivre bien, ensemble dans la cité. Dans la vie quotidienne une foule de choses sont qualifiées de bonnes, même si à certains égards certaines de ces choses s'excluent l'une l'autre, (telle la justice et le pardon, l'amour et le châtiment, etc. Ces contradictions ne sont en fait que des graduations vers le Bien intégral cher à Platon et aux mystiques, toutes religions confondues. La modalité d'expression du bien la plus accessible à tous, et peut-être la plus recherchée est « l'agréable", j'y vois plusieurs raisons. En premier lieu ce qui est agréable et facile s'adresse le plus souvent au corps, or ce qui nous est le plus immédiatement perceptible est bien notre corps, nous ne vivons sur terre que parce que notre âme anime notre corps; sans cela notre vie serait sur un autre plan, nous serions morts, ou pas encore nés. Nos sens aspirent à être flattés, nous aimons naturellement un bon repas, de bonnes odeurs, des sons harmonieux de jolies personnes (si en plus l'une d'elles nous aime, dans les deux sens du terme, et que ce soit réciproque, c'est la perfection humaine). Il existe également des choses plus raffinées comme les discussions entre amis, la lecture, Il est certain que plus nous apprécions des choses élevées, plus nous sommes amenés à fréquenter des personnes intéressantes qui peuvent nous faire évoluer sur le plan intellectuel, ainsi que sur celui de la pratique sociale. L'évolution va (doit aller) vers ce qui est parfait, c'est-à-dire ce qui est harmonieux donc vers une plus grande justesse des emboîtements mutuels. Ceci est avantageux (bien qu'empirique, ce terme à une extrême importance dans l'économie, de la réalisation, du bien), car personne ne ferait le bien s'il n'y trouvait pas une gratification matériel ou psychologique, ne serait-ce que d'être fier de soi, de développer des conditions réellement favorables à l'apparition de l‘esprit critique puis rationnel. Mais il est un fait que la société est formée de personnalités extrêmement variés, dotées de dons, de volontés ou d’inertie très diversifiés et autonomes. Aucune « main invisible » n’harmonise la société en mettant en réseau les compétences et les besoins (les gouvernements libéraux feraient même le contraire en organisant la compétition les individus et les entreprises, le pire c’est que ce n’est même pas pour rendre la patrie plus forte mais seulement pour faire plus d’argent).
par michel baran publié dans : MES OEUVRES: L communauté : Communauté de l'opposition
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Jeudi 26 juin 2008
Qui est Asma Jahangir ? * Née en 1952 à Lahore, l'avocate pakistanaise Asma Jahangir s'est faite connaître pour sa défense infatigable des droits de l'homme et de la liberté religieuse dans son pays. Depuis 2004, elle poursuit son combat à l'échelle planétaire : elle est Rapporteur des Nations Unies pour la liberté de religion et de conviction. Relations extérieures - 23-06-2008 - 16:56 update Mme Asma Jahangir dans la salle protocolaire du Parlement européen Sa tâche est vaste : l’avocate pakistanaise Asma Jahangir est aussi Rapporteur spécial de l’ONU sur la liberté de religion et de conviction. La semaine dernière, elle s’est adressée aux députés européens dans le cadre de l’Année européenne du Dialogue Interculturel. Nous l’avons rencontrée à cette occasion, elle qui se dit résolument optimiste. Le terme « dialogue interculturel » sonne très académique. Que signifie-t-il concrètement et pourquoi est-il si important ? « Il ne faut pas avoir une approche académique du terme, mais activiste. Promouvoir le dialogue interculturel, c’est ouvrir l’espace à des voix différentes et des modes de vie alternatifs. Ce n’est pas seulement en parler, mais interagir, créer un environnement où vous interagissez naturellement avec les autres, plutôt que de ghettoïser les gens en fonction de leur race et de leur religion. » En quoi les institutions européennes et l’ONU peuvent-ils promouvoir ce dialogue et améliorer la tolérance religieuse dans le monde ? « Lorsque les gens pressentent qu’ils ne seront pas entendus ou compris, ils s’expriment par la violence. Voilà pourquoi l’interaction est essentielle pour empêcher la violence. L’Europe, comme la communauté internationale, doit clairement envoyer le message que la violence ne sera pas impunie -en particulier aux gouvernements qui offrent cette impunité aux auteurs de violences commises « au nom de la religion ». L’Europe est une région démocratique et elle peut montrer comment il est possible d’approfondir cette démocratie en étant simplement pluraliste. » Quel est le facteur le plus important pour promouvoir cette ouverture : l’éducation et la famille, les organisations internationales, les médias ? « Tous sont importants. Les médias ont rarement joué un rôle négatif. La culture elle aussi permet de valoriser le dialogue : en Inde, les films au cinéma ont fait beaucoup pour l’harmonie interculturelle. A travers l’éducation, les gens se forgent une personnalité : elle aussi est importante, tout comme la famille. Il faut empêcher les familles et les communautés d’imposer des restrictions au-delà desquelles les échanges avec autrui deviennent impossibles. Les mariages arrangés, par exemple, existent encore et sont souvent un tabou, même dans des sociétés soi-disant civilisées. Il faut aussi que les politiciens soient ouverts et discutent ouvertement de tout. La dignité des êtres humains doit résider au cœur de toutes les libertés -que ce soit la liberté religieuse, la liberté d’expression ou la liberté de ne pas être exploité. Vous avez cité Boutros Boutros-Ghali : « Nous sommes, tous et en même temps, les mêmes et différents »… « J’ai travaillé par le passé avec les couches les plus défavorisées de la société : pour elles, leur dignité est aussi importante que celle des plus privilégiés. Lorsqu’on humilie quelqu’un, quelque soit sa couleur de peau ou sa religion, les sentiments en retour sont universels. En ce sens, nous sommes tous les mêmes. Mais nous pouvons être différents dans nos croyances, nos approches de la vie, notre vie spirituelle. Voilà le sens de cette phrase : nous sommes les mêmes sous de nombreux aspects, mais aussi différents. L’Europe est une région du monde très privilégiée et ses citoyens ont beaucoup de compétences : c’est à eux d’être les maîtres des dirigeants politiques, pas le contraire. Les citoyens ordinaires doivent montrer la direction, mettre en avant le bon modèle, même s’il implique des positions impopulaires. Les citoyens européens ont davantage le pouvoir d’agir qu’ailleurs. » Les médias montrent souvent davantage les conflits que l’harmonie : comment les convaincre du contraire ? « Les médias montrent aux gens ce que les gens veulent voir ! S’il y a un conflit dans un dialogue, c’est ce que les médias vont montrer. Si ce dialogue est ennuyant, ils ne le montreront pas. Mais si le travail des gens est créatif, alors les médias, en général, s’en font l’écho. » Etes-vous optimiste quant à l’avenir du dialogue entre les cultures ? « Oui je suis optimiste, parce que partout où je suis allée, j’ai vu que l’immense majorité des gens souhaite vivre dans la diversité. Trop souvent, c’est une petite minorité qui prend les autres en otage. Voilà pourquoi, lorsque les gouvernements et les faiseurs d’opinion publique établissent leurs stratégies, ils doivent donner la parole à l’immense majorité qui s’oppose à la violence, aux discriminations et aux persécutions religieuses. » REF.: 20080623STO32401 http://www.europarl.europa.eu/news/public/story_page/030-32404-189-07-28-903-20080623STO32401-2008-07-07-2008/default_fr.htm Quant à moi je ne le suis pas ! En effet la tendance lourde de la politique internationale est au nivellement et au racisme. L’UE impose sa conception fédératrice contre les nations, pour les profits maximums des capitalistes, elle veut une politique d’immigration commune sans tenir compte des liens historiques tissés par ses membres avec des pays africains ou asiatiques. L’UE n’a aucun programme culturel de fraternisation entre les peuples européens ou extra-européens. L’Afrique veut s’unifier dons se replier sur elle-même
par michel baran publié dans : POLITIQUE ETRENGERE communauté : Communauté de l'opposition
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