Je pars de l’hypothèse presque universellement retenue par les ethnologues selon laquelle le clan apparaît avant la famille ; sa structure est par âge ; toutes
les femmes sont mères[1]
(réellement ou potentiellement) et sont responsables de tous les enfants. Les australiens primitifs n'ont pas de mot pour désigner le lien biologique
mère/enfant[2]
. De grandes similitudes existent entre ce texte et celui de Reed (première partie). L’accent mis sur le caractère communautaire des premiers humains (au contraire
de Rousseau, et dans une moindre mesure de la Bible, car après tout Dieu a exaucé le voeu d’Adam de ne pas être seul) est important et logique. Important parce qu’il démontre qu’il n’y a pas
d’évolution intellectuelle et sociale hors d’un groupe, que pour s’aiguiser, l’intelligence a besoin de quelque chose à quoi se mesurer (problème physique, contradiction
intellectuelle). C’est par ce second terme que l’on peut pleinement comprendre qu’Eve fut une « aide contre Adam » - traduction de la Bible par André Chouraqui - Adam étant le point
d'appui contre lequel Eve s'adosse pour résoudre une difficulté.
Il est logique de penser que dès son apparition, l’humanité a été (ou s’est) organisée en communautés et n’est pas apparue à travers quelques spécimens disséminés ça
et là. Si cette hypothèse était crédible comment les sentiments humains seraient nés ? Comment aussi la procréation aurait eu lieu ? Qui aurait appris aux humains le bon usage des organes
sexuels ? Si, comme le veut Rousseau, les humains s’étaient accouplés au hasard[3]
des rencontres
[4] pour se quitter un fois soulagés, bien peu de femmes auraient
survécu à l’accouchement, et l’humanité, faute de coopération entre ses membres se serait éteinte sans laisser de traces (sans compter la mortalité infantile qui dans une telle hypothèse devrait
être proche de quatre-vingt pour cent).
Selon Krafft-Ebing professeur de psychiatrie, au début la sexualité se faisait publiquement (aujourd’hui encore certains asiatiques, australiens
« primitifs » et malais le font. Cette description date des années 1930.
La femme est soit le bien commun de tous, soit la proie du plus fort. Selon Jos Muller, la monogamie serait apparue très tôt et la polygamie serait
le fruit d’une dégénérescence ; mais Mayer-Lyer croit qu’au début régnait la promiscuité et que la monogamie n’en est sortie que progressivement[5]
. Comme rien n’indique dans l’ouvrage cité que Mayer-Lyer ait contesté la publicité de l’acte sexuel, on peut raisonnablement penser que d’une part le
sentiment n’était pas l’élément prédominant dans les relations entre personnes des sexes opposés, et que le sentiment de pudeur[6]
(que l’on tient pour allant de soi en occident) était inconnu. D’autre part que la publicité pouvait avoir un rôle éducatif auprès des jeunes gens, de formation
permanente auprès des adultes et d’incitation auprès de tous pour avoir des enfants[7]
. L’actuelle sensibilité s’offusque hypocritement des ces moeurs, pourtant il n’y a aucune différence fondamentale entre voir ou jouer dans une cassette
pornographique, assister à la vision directe de personnes faisant l’amour ou le faire en public. J’attire aussi l’attention sur le fait que la honte qui devrait s’attacher à la
publicité de cet acte n’est, on le voit bien, pas innée ; c’est le résultat d’une malédiction générale jetée sur le corps, et en particulier sur le sexe.
Je crois aussi qu’une certaine condamnation du plaisir est à l’oeuvre dans les sociétés évoluées (du point de vue ethnologique) et surtout du plaisir excessif[8]
. Pourtant certains plaisirs (manger, boire, dormir) se font dans des lieux aménagés à cet effet (restaurants, bars, dortoirs). Il est vrai que
ces plaisirs sont également des besoins vitaux, au moins pour le troisième, et dans une moindre mesure le premier besoin[9]
(il est à noter cependant qu’au-delà d’un certain seuil qui dépend des goûts de chacun, les deux premiers besoins se transforment en plaisirs, ce qui n’est pas le
cas du sommeil parce que nous sommes inconscients). Il me semble que si ces sociétés sont si méfiantes envers le plaisir extrême (de quelque nature qu’il soit : physique
ou intellectuel - ne reprochait-on pas à Socrate de jouer avec les mots en compagnie d’adolescents et de ne pas savoir conduire un débat dans une assemblée démocratique ? ) c’est
qu’elles ont besoin de pérenniser leur système social. Le propre du plaisir est d’être transitoire mais de ne pas conduire à la satisfaction totale du désir. En fait le désir est un plaisir dont
la destinée est de s’abolir dans la satisfaction ; et c’est pour cela que toutes les civilisations[10]
veulent le maintenir dans des limites aussi étroites que possible[11]
.
Les civilisations ont besoin pour persévérer dans l’existence des notions de calcul, long et moyen terme, sacrifice, récompense, punition ; bref tout un
vocabulaire totalement étranger au plaisir. Avec le désir (qu’on peut assimiler à l’instrument de travail) lorsqu’on entreprend de le satisfaire, la récompense (salaire) commence déjà à être très
concrètement touchée (lorsqu’on mange un bon plat, le plaisir n’est pas seulement lorsqu’on l’a fini, il est dès la première bouchée). C’est déjà une logique antiéconomique ; mais il y a
pire (sans compter que si l’on aime faire la cuisine, le plaisir en est d’autant avancé). Le bon plat qu’on mange peut être assimilé à l’instrument de travail (une pelle qui comble le fossé du
désir/plaisir, or lorsqu’on a fini de travailler (manger) l’instrument (le plat) est naturellement détruit (mangé). Seconde atteinte aux lois économiques.
Ce processus, bien qu’il n’ait jamais été formulé aussi clairement a été inconsciemment très bien assimilé par toutes les civilisations dès la plus haute
antiquité[12]
.
Le livre de la genèse nous dit que le premier sentiment négatif après le péché originel a trait à la nudité, au corps : ils virent qu’ils étaient nus et eurent
honte. Cependant aucune causalité n’est donnée entre le péché qui est d’avoir goûté de l’arbre du bien et du mal, et le fait d’avoir honte de sa nudité (donc par extension de son corps entier, et
en poussant la logique à l’extrême des plaisirs venant du corps). Qu’est-ce que cela cache ?
De toute évidence notre sens de la pudeur est conditionné par l’environnement social ; ainsi que l’atteste la mauvaise réputation des femmes qui au début
du XX° Siècle portaient des robes qui s’arrêtaient au-dessus des chevilles. Les femmes des tribus primitives n’ont pas ce genre d’ennuis et vaquent les seins nus, vêtus seulement d’un pagne comme
les hommes.
Bien que le problème des tenues pudiques soit l’apanage des femmes (encore qu’un homme en short me répugne), je crois que ce sentiment a dû être imposé au sortir de
l’ère des cueilleurs/chasseurs qui correspond à la fin du matriarcat comme au début de la sédentarisation (donc de l’agriculture et des travaux continus) dans le but de discipliner le
travailleur. Celui-ci est naturellement attiré par le corps de la femme, et inversement, mais seul l’homme par l’érection peut signaler naturellement (et involontairement) le
désir qu’il a de la femme regardée ; celle-ci le voyant avait le loisir de répondre à la sollicitation ; il va de soi que dans le contexte d’une société nudiste, sans aucun tabou ni honte,
le travail (labourage poterie etc.) ne se faisait pas, parce que la valeur qui primait à l’aube des civilisations était toujours le plaisir et non le travail, le
sacrifice[13]
, ou la prévoyance etc. Il fallait donc brimer jusqu’à un certain point le plaisir, et surtout le plus abordable d’entre eux (il ne faut rien
d’autre que deux corps) le plaisir sexuel. C’est ainsi qu’une poignée d’intellectuels et de commerçants de la préhistoire imposèrent le vêtement et la honte de la nudité corporelle.
Krafft-Ebing put écrire en toute bonne foi sur l'apparition de la pudeur sexuelle sociale qui moralisa l'instinct sexuel[14]
, alors qu’en réalité c’était le début de l’immoralité puisque l’essence (au sens de carburant) de la vie venait d’être mise hors la loi et reléguée parmi les
« choses sales » et primaires.
Cela a si bien fonctionné que s‘il faut en croire notre bon psychiatre, il y a eu un accroissement de la pudeur au cours de l'humanité malgré des reculs
momentanés[15]
. Pour Krafft-Ebing c’est naturellement un progrès dans l’évolution, mais est-ce si sûr ? Je ne reviens pas sur l’antagonisme plaisir/civilisation, j’aimerais
éclairer le caractère ambigu de la notion de « pudeur ». Etre physiquement pudique c’est avoir honte, donc être moralement et physiquement gêné par la vision directe de certaines
parties de son corps (et pas d’autres). C’est adhérer plus ou moins rationnellement à l’idée que certaines parties du corps sont intrinsèquement sales, voir maudites. Une chose a nécessairement
son opposé (bien/mal, beau/laid etc.). A partir du moment où est apparue la pudeur, l’impudeur est également apparue.
Le sentiment de pudeur exige que l’on cache ces parties, mais il y a plusieurs degrés de camouflage ; le camouflage intégral à l’afghane a le mérite de la
cohérence idéologique qui fait de la femme un non-être, une ombre, esclave strictement asservie par l’homme. Je suppose que dans ces sociétés la femme est d’abord un instrument de plaisir
sexuel et de reproduction ; et accessoirement dans ses fonctions de servante domestique et maternelle.
En Europe, jusqu’aux environs de 1950 les femmes portaient de longues jupes et des voilettes (dans la bourgeoisie), sur les plages elles étaient
encore décentes : leur seins étaient intégralement recouverts par le mono pièce. L’évolution des moeurs a fait que les femmes dans leur volonté d’imiter les pires travers
des hommes, voulurent plaire, séduire le sexe opposé tout en refusant de s’engager dans le mariage. Elles mirent en évidence leurs seins, exhibèrent leurs cuisses (cuisses qui peuvent être vues
comme des boulevards conduisant au sexe), tout en se révoltant lorsqu’elles se font violer (alors que le violeur ne fait que les « prendre au mot »).
Pourtant les parties ne sont jamais franchement découvertes, mais c’est en cela que la relative pudeur devient une franche impudeur et est pire que
la nudité intégrale.
Lorsqu’une femme ne couvre que le strict minimum de ses parties convoitées[16]
, elle excite, qu’elle le veuille ou non, l’imagination des hommes qu’elle croise. Ceux-ci savent qu’en général les femmes sont plus à l’écoute
du corps et ils s’imaginent que la nudité des jambes leur procure une jouissance présexuelle. Cet état de fait réellement explosif est de la seule responsabilité de la femme,
qui montre trop par rapport à ce que la décence permet, et interdit de pousser plus loin l’investigation. Le corps féminin dans ces conditions délivre, à mon avis, un message d’une ambiguïté
totale.
Selon moi, il serait préférable que la femme soit vêtue comme au début du XXe siècle ou qu’elle soit intégralement nue. La nudité totale n’a rien d’impudique parce
qu’elle offre au public le corps dans sa vérité, il n’y a rien à imaginer de plus que ce qui est visible. Les parties érogènes par leur exposition se fondent dans l’étendue corporelle, et si la
femme se conduit normalement (si elle ne se croise et ne se décroise pas sans cesse les jambes, si elle ne se les gratte pas trop souvent) par leur visibilité ces parties
perdent leur sacralité et redeviennent normales
[17] .
L’âge des premières impulsions sexuelles est important, surtout depuis une dizaine d’années où l’occident découvre que la pédophilie peut avoir des conséquences
psychologiques dramatiques sur l’enfant. On admet, écrit Krafft-Ebing, que la vie sexuelle se développe vers 14/15 ans mais il faut tenir compte du sexe, du climat, etc. Les
désirs de la vie sexuelle s’éveillent par pressentiments, impulsions et sensations. Ces désirs naissent d’organes jusque là non développés et vont de pair avec une puissante activité du
sentiment. L'homme a un besoin sexuel plus intense que la femme
[18]. L’âge d’apparition de la sexualité se fait
presque au sortir de l’enfance si l’on considère que cette sortie a lieu vers 12 ans (âge ou s’achève la formation de la personnalité, seconde partie). La
sexualité s’impose plus ou moins brutalement mais impitoyablement, elle n’est jamais cherchée pour elle-même si le désir n’est pas ressenti dans le corps ; son dynamisme dépend certes de la
constitution de chacun, mais le milieu physique est moral contribue dans des proportions considérables à son exagération comme à son atténuation : un climat froid, des personnes chaudement
habillées, l’absence de publicités impudiques, de conversations plus ou moins douteuses, favorise une sexualité libérée de grivoiseries et d’obsessions sexuelles (à condition
que ne soit pas réprimées outre mesure les manifestations normales qu’elle engendre : masturbation des jeunes lorsqu’ils sont couchés, fréquentation de prostituées pour les célibataires. Les
climats chauds peuvent provoquer une exagération du besoin sexuel si la pudeur est hypocrite (voir plus haut), si les publicités ont des caractéristiques nettement sexuelles et
si les conversations sont plus ou moins douteuses. Il faut donc bien comprendre que si l’on veut lutter efficacement contre la criminalité sexuelle, la simple morale
individuelle ne suffit pas, mais qu’il faut mettre sur pied une véritable politique sexuelle qui malheureusement n’existe dans sa plénitude et sa modération nulle part : les états islamiques
ne mettant en oeuvre que des mesures répressives touchant principalement les femmes, et les tribus africaines ne les dressant que pour le plaisir sexuel de l’homme.
En Afrique justement, les enfants sont très libres, jusqu'à cinq ans pour les filles, sept ans pour les garçons[19]
. Cette différence d’âge dans la liberté accordée aux uns et aux autres est révélatrice de l’infériorité presque universelle qui s’attache aux femmes (j’écris
« presque » parce que seule la civilisation occidentale tend à une égalité, sur une mauvaise base comme je l’ai indiqué).
On peut se demander sur quelles bases solides repose cette croyance d'une infériorité attachée aux femmes, mais toutes les hypothèses que l’on pourrait émettre
seraient à des degrés divers fragiles. J’en vois au moins trois ! La première serait attachée au fait que durant leur grossesse (et certaines femmes leurs règles) elles seraient plus
vulnérables et dépendantes. La seconde se rattache à l’hypothèse de Reed (voir notes de la première partie) selon lequel il y aurait eu un « coup d’état » quasi universel qui a fait
passer l’humanité du régime matriarcal au patriarcat ; l’actuel statut des femmes serait une vengeance masculine devenu inconsciente pour les dominer. La troisième est que la femme aurait
naturellement développé, grâce à sa faculté de porter la vie, une psychologie plus intériorisée et serait plus en résonance avec les besoins du corps, de l’âme et avec les possibilités qu’offre
la nature[20]
. Ce n’est pas en vain que Reed fait de la femme primitive le moteur de la convivialité, ni que le judaïsme donne la majorité religieuse aux
filles un an plus tôt qu’aux garçons, que le judaïsme ne se transmet que par les femmes et qu’enfin celles-ci sont dispensées des prières journalières parce la notion du temps est inscrite dans
leur corps. Je pense qu’il est très possible que ces trois hypothèses n’en forment qu’une, et que c’est pour cela que l’homme (au sens biologique et vulgaire) en veut tant à la femme : parce
qu’inconsciemment il la reconnaît comme supérieure (possédant une sagesse presque innée, mais lorsqu'elle fait le mal, elle est tout aussi supérieure à l’homme). Ceci explique en partie pourquoi
le regard masculin sur les femmes est très dur
[21] ; surtout pour des africains vivant en brousse, enracinés dans
les traditions ancestrales.
Comme je l’ai montré dans la première partie, la sexualité a partie liée avec la religion, et plus largement avec le sacré. Ainsi dans les sociétés
primitives, aux premières règles et éjaculations, le père fait un sacrifice pour marquer l'entrée dans la vie sexuelle[22]
. Je ne reprendrai pas ce que j’ai écrit, je note simplement l’importance que prend le début de la vie sexuelle dans ces sociétés ; on peut dire que c’est le
passage naturel dans ces sociétés entre l’enfance et le statut d’adulte : entre le moment où la garçon ne peut donner sa semence et celui où il le peut, idem pour la fille quant à
l’acte de porter cette semence. Ce sont des actes capitaux puisqu' en Afrique centrale, il n'y a aucun mot pour "mariage", le mot est "engrosser"[23]
(il est à noter que cela rejoint crûment le commandement biblique « croissez et multipliez-vous » ainsi que le commentaire du rabbin cité à la première
partie excluant toute notion de plaisir dans la sexualité
[24] ) .
[2] "Les Africaines" Auteur:
Coquery-Vidrovitch Edition Desjonquières XVIII Sexualité et émancipation
[5] « PSYCHOPATHIA SEXUALIS » Auteur : Krafft-Ebing profession : professeur de psychiatrie
à Vienne-Traducteur: LOBSTEIN 16 & 17° édition Editeur : PAYOT *P 12
[6] Je citerai à l’appui de ma thèse un extrait de
l’article « Histoire de la pudeur » de l’encyclopédie « encarta » : « Dans l’Antiquité grecque et romaine, la pudeur au sens où nous l’entendons
aujourd’hui n’existe pas. La nudité masculine et féminine, comme à d’autres époques, a des sens très différents. En Grèce, la nudité masculine, exposée à la vue de tous au stade, n’a rien de
honteuse. Inaugurée aux jeux Olympiques au cours du viie siècle av. J.-C., cette nudité devient la norme dans le stade où
seuls les hommes ont accès. Plus encore, dans la cité de Sparte, « la nudité des filles [n’a] rien de honteux ; la pudeur [est] là, et nul ne [songe] à
l’intempérance », comme le souligne Plutarque dans les Vies parallèles. Si donc la nudité était normale en Grèce (y compris la nudité des
filles spartiates ), combien plus la pudeur devait-elle être ignorée dans la préhistoire ?
[12] « Les psychosociologues
étudient les problèmes liés aux rapports d'influence réciproque entre le groupe et l'individu, entre autres les questions de la fonction, du style et de l'efficacité du leadership. Leurs
recherches portent sur les conditions dans lesquelles les individus ou les groupes résolvent leurs conflits par la coopération ou la concurrence, et sur les multiples conséquences de ces
modes de résolution des conflits. Les chercheurs tentent également de découvrir par quels moyens les groupes incitent ses membres à la conformité et comment ils traitent les membres
récalcitrants ; cette approche permet également de connaître les valeurs spécifiques du groupe » Encyclopédie Microsoft ® Encarta ® 2003. © 1993-2002 Microsoft Corporation. Tous droits réservés.
Cette citation confirme l’importance
de la structure sociale sur notre attitude et démontre du même coup l’importance capitale de la destruction du matriarcat.
[19] "Les Africaines" Auteur:
Coquery-Vidrovitch Edition Desjonquières
XVIII « Sexualité et émancipation »
[21] "Les Africaines" Auteur: Coquery-Vidrovitch Edition Desjonquières