Lundi 2 juin 2008

Afrique Australe Zimbabwe Zimbabwe: Des archevêques anglicans appellent l'ONU au secours

Zimbabwe: Des archevêques anglicans appellent l'ONU au secours

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Société - Des archevêques anglicans lancent un appel à l'aide au secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon, face à la perturbation de l'office et au passage à tabac des fidèles au Zimbabwe.

 

L'archevêque Thabo Makgoba d'Afrique du Sud, et l'archevêque Rowan Williams, ont parlé au téléphone jeudi avec le patron de l'ONU pour l'appeler à l'aide.

 

Les deux archevêques ont dit dans un communiqué conjoint que le Zimbabwe était touché par "les attaques meurtrières contre les activites politiques légitimes" et enregistre maintenant "des actes de brutalités commis à l'encontre d'hommes, de femmes et d'enfants se réunissant pour pratiquer la religion chrétienne".

 

Ils ont plaidé en faveur d'une "médiation et un contrôle immédiats de haut niveau de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) et de l'ONU pour assurer la tenue d'un second tour libre et juste et la protection de ses [Zimbabwe] citoyens de la violence étatique organisée".

 

"Le 18 mai, il y a eu une escalade de la violence quand la messe du dimanche a été perturbée et les fidèles battus ou empêchés d'y assister suite à une attaque des forces de sécurité de la police contre les églises de la diocèse de Hararé.

 

Le harcèlement et l'intimidation est leur pain quotidien; et on n'arrive pas à faire appliquer les ordonnances du tribunal permettant aux Anglicans de pratiquer leur religion dans la cathédrale de Hararé et les autres paroisses", dénonce le communiqué conjoint.

 

Ceci, estiment ces derniers, est une violation claire de l'Article 18 de la Charte des Nations unies, qui reconnaît expressément le droit de pratiquer sa religion et la liberté de pensée.

 

"Face à ce climat politique de peur et maintenant d'intimidation dans lequel vivent nos frères et soeurs anglicans, particulièrement à Hararé, nous sommes soucieux de savoir ce que le Conseil de sécurité de l'ONU et les dirigeants régionaux de la SADC font pour défendre les rencontres à l'église".

 

Les responsables anglicans ont plaidé pour une médiation et un contrôle immédiat de haut niveau de la SADC et de l'ONU pour assurer un second tour de la présidentielle juste et libre et la protection de ses citoyens contre la violence sociale organisée.

 

Lusaka - 30/05/2008

 

Pana

...

http://www.afriquenligne.fr/afrique-australe/zimbabwe/zimbabwe:-des-archeveques-anglicans-appellent-l%27onu-au-secours-200805305477.html

                   

Bien que l’article ne le dise pas explicitement il est plus que certain que les violences décrites soient dues à la défaite de Mugabe. C’était prévisible ! Je l’avais prévu (on peut vérifier dans les archives). J’avais demandé une action préventive, rien n’a été fait !

Les archevêques en viennent à souhaiter une médiation, ce qui suppose un échange, mais il n’y rien à échanger sauf une retraite luxueuse contre le pouvoir.

Et pour cela nul besoin de médiation

par michel baran publié dans : POLITIQUE ETRENGERE communauté : Communauté de l'opposition
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Lundi 2 juin 2008

Héritier d’un pays ravagé moralement et matériellement par les guerres de Religion, Henri IV consacre son règne à la pacification et au redressement économique du royaume, mais aussi au rétablissement de l’autorité royale, sérieusement ébranlée. Il peut entreprendre cette tâche lorsque les dernières troupes d’occupation espagnoles quittent le royaume, en 1598.

 

Les années de guerre ont prouvé la nécessité d’établir la coexistence du catholicisme et du protestantisme dans le pays. Après de difficiles négociations avec des représentants des deux camps, Henri IV fait adopter en avril 1598 l’édit de Nantes, décret qui fixe le statut des protestants en France. Ces derniers se voient accorder « le droit de ne pas être catholique », une liberté de culte limitée géographiquement à certaines places fortes, l’égalité avec les catholiques devant la loi et l’accès aux fonctions publiques.

 

C’est la première fois en Europe qu’un État établit un régime de tolérance fondé, non pas sur l’arbitraire de princes imposant leur propre religion à leurs sujets, mais sur le respect mutuel des croyances d’autrui.

 

Sachant se montrer populaire mais ferme, Henri IV rétablit son autorité ; pendant son règne, les états généraux ne sont pas convoqués, le droit de remontrance des parlements est limité tout comme les pouvoirs des gouverneurs de province et les libertés des villes. Le duc de Sully, son conseiller aussi peu aimé que le roi est populaire, prend en charge le redressement financier. Grâce à l’augmentation des impôts indirects et à l’institution du revenu régulier de la Paulette (1604), il rembourse une partie de la dette et rééquilibre le budget de l’État. Pour venir en aide à la paysannerie (90 p. 100 de la population), grande victime des pillages et des destructions de la guerre, Henri IV annule les arriérés d’impôt foncier, interdit la saisie de bétail et d’outils par les créditeurs, met en vente des terres publiques à un prix inférieur à celui du marché et restreint les droits de chasse de la noblesse sur les terres cultivées. Pour promouvoir le commerce, il mène une politique de grands travaux (construction de canaux, de ponts, de routes, travaux de drainage). Pour développer de nouvelles industries, il facilite la venue en France d’artisans étrangers. Dès l’année 1610, l’économie est florissante et l’autorité royale fermement rétablie.

 

Encouragé par le pape Clément VIII qui a jugé l’édit de Nantes « maudit », le clergé catholique persiste dans son opposition à la tolérance dont bénéficient les protestants. Ces derniers, retranchés dans leurs places, en sont venus à former un État dans l’État. La grande noblesse a retrouvé le goût de l’autonomie, et la vénalité des offices engendre progressivement une certaine confusion dans l’administration. En mai 1610, François Ravaillac, un fanatique religieux, assassine le roi. Cette mort a-t-elle été commanditée ? Henri IV par son autoritarisme a contrarié les ambitions de plus d’une personne. Mais celui qui a été rejeté comme hérétique en 1589 est pleuré à sa mort par presque tous les Français.

 

Le fanatisme est les pire des maux. Il a toujours joué contre la Patrie. Nos Rois, s’ils ont pu être intolérants à l’égard des minorités étaient trop bons politique, excepté peut-être Louis XIV, pour être fanatiques.

Henri IV en véritable homme d’Etat a crucifié sa conscience afin de sauvé son peuple que ces maudits nobles voulaient faire passer sous domination espagnole par fanatisme religieux (nos nobles contemporains sont les europhiles mais nous n’avons plus de Roi pour protéger la liberté nationale) en se convertissant.

Avec l’Edit de Nantes on peut considérer Henri IV comme un lointain précurseur de l’œcuménisme

Comme après chaque crise les tendances  centripètes réapparaissent sous l’influence d’une noblesse réactionnaire n’ayant jamais accepté les progrès de l’Etat national au détriment de la féodalité. Et comme toujours l’Etat est à reconstruis contre les parlements (cours de justice) contre l’Eglise et le Pape !

Mais Henri IV peut s’appuyer sur un théoricien de géni, un anti Montesquieu qui théorise la pratique royale dans sa « république » (au sens de rex publica » « chose publique », « commune »). Bodin écrit le véritable constitution française

par michel baran communauté : Communauté de l'opposition
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Lundi 2 juin 2008

Bien que cela ne soit pas précisé, il est plus que probable que le sacrifice qui marque le commencement de l’activité sexuelle soit sanglant ; j’y vois une analogie avec les liquides qui sortent des corps (sang et sperme) mais aussi pour marquer le sacrifice de la sensualité féminine à la brutalité masculine (du moins les premières fois comme on le verra), mais aussi dans une moindre mesure celle de l’homme qui doit se plier aux comportements plus ou moins « virils » tenus pour normaux.

L'initiation des fillettes les instruit des jeux sexuels et des tabous. Le but de l'initiation est de soumettre la jeune fille au plaisir de l'homme[1] .

L'initiation a lieu pendant la saison sèche, elles sont isolées dans la savane avec des matrones, il y a des danses, transes, chants, rites initiatiques et des ingestions d'aliments[2] . Le sexe est donc si important pour les africains contemporains vivants en harmonie avec les traditions ancestrales qu’il faut une initiation particulière (j’en suis tout à fait d’accord, les civilisations initient les personnes à des activités nettement plus honteuses comme faire la guerre, être bourreau, ou mentir dans le cas des publicitaires).

Il est à noter que les initiations formelles ne concernent que les filles , parce que les garçons pouvaient se livrer aux premières expériences sexuelles sur les filles[3] et avaient donc le droit implicite d’être maladroits.

 Je n’ai trouvé que dans un seul livre des cas d’initiations masculines, encore est-ce dans un tout autre contexte : dans l’île de Sein (nommée aussi Séna) des magiciennes et prophétesses initiaient les garçons au sexe. Au mont Saint-Michel (Tombelaine) une communauté de druidesses le faisait pour les marins[4] .

L’âge des filles n’est pas précisé, cependant je suppose que les initiations dans les sociétés primitives devaient avoir lieu avant les premières règles pour être utilisables au plus tôt, c’est-à-dire avant douze et quatorze ans. Or nous avions vu que la formation de la personnalité débute entre huit et douze ans. La personnalité s’élabore, la source de la discipline, de la volonté, et l’instrument de coopération se forment (seconde partie) ; c‘est à dire à l’extrême fin de la formation des habitudes, de la volonté et de la discipline ; toutes choses qui contribuent à la soumission de la femme à la volonté sexuelle de l’homme (dans ce cadre la volonté et la coopération sont uniquement dirigés vers la satisfaction de l’homme afin de s’éviter d’éventuelles punitions, n’oublions pas que la liberté des filles cesse à cinq ans, elles ont environ cinq à sept ans pour être éduquées avant l’initiation).

Plusieurs choses sont à remarquer : l'initiation a lieu pendant la saison sèche, c’est-à-dire au moment de la chaleur la plus forte, et cette chaleur détourne du travail et excite la libido. Le but de l'initiation est de soumettre la jeune fille au plaisir de l'homme, et seulement de l’homme, ce qui infirme en partie l’analyse que j’ai tirée du fait qu’il n'y a aucun mot pour "mariage", le mot est "engrosser". On peut déduire de ceci que les femmes sont au service sexuel des hommes (d’autant plus que les filles sont initiées par des matrones).

Essayons de comprendre la formation que ces filles reçoivent pour être  efficaces. Les filles sont isolées dans la savane avec des matrones, il y a des danses, transes, chants, rites initiatiques.

En Zambie septentrionale les filles sont attachées, accrochées acrobatiquement, humiliées, verbalement agressées, on les fait pleurer, elles doivent se présenter le buste nu, parfois totalement nues devant les autres femmes. Ce rituel faisait suite aux premiers travaux sexuels sur la fille par le garçon[5] . Je m’autorise ce rapprochement, bien qu’il s’agisse de régions distinctes, parce que je ne possède pas de descriptions détaillées et qu’il est possible que les mêmes rites soient pratiqués partout avec des degrés d’intensité plus ou moins variables. Je crois que les fonctions des chants et danses sont aisément devinables : les danses doivent mimer les différentes techniques d’accouplements ainsi que les zones érogènes, les chants sont certainement composés de paroles suggestives pour exciter l’ardeur et  l’endurance de la femme ; la transe est peut-être un moyen pour que la fille apprenne à dépasser ses limites physiques et à acquérir des automatismes.

En Zambie septentrionale, est-il écrit, l’éducation sexuelle est nettement plus rude comme je l'ai indiqué ci-dessus ; ces sévices sont infligés par celles-là même dont on serait en droit d’attendre qu’elles s’y opposent avec force. Ceci dénote une adhésion du groupe gagné à l’idéologie dominante.

On peut l’expliquer de plusieurs manières.  Nous avons vu (seconde partie) que ce n’est qu’à partir de sept ans que les règles de jeux sont contractualisées mais que pour les moins de 7 ans la vraie règle est toujours celle d’avant ; je pense qu’on peut transposer en une métaphore de la vie. Les filles sont arrachées au jeu véritable à cinq ans (c’est-à-dire avant l’assimilation naturelle de la contractualisation) pour être mises sous la tutelle des mères afin d’apprendre les règles d’un autre jeu qu’est la vie. Cet apprentissage des règles de ménage, vannerie, poterie etc. ne favorise pas l’initiative ni la réflexion mais la conformité au modèle. D’autant plus que l’éducation n’est pas seulement une affaire familiale, mais nous l’avons  vu, chaque femme est mère de tous les enfants (ce qui doit distendre le lien affectif mère/enfant). La conformité est donc une valeur absolue, et plus on vieillit plus on possède l’autorité, le respect et le pouvoir qui vont de pair. Ainsi donc la femme constate qu’avec l’âge son statut s’améliore ; elle se dit qu’elle a été somme toute bien élevée, les mauvais souvenirs s’estompent, et elle est naturellement prête à reproduire les actes sadiques dont elle a été victime.

J’en viens à l’analyse de l’initiation elle-même,  le fait que les filles  sont attachées, accrochées acrobatiquement suggère qu’elles ne seront plus jamais maîtresses de leur corps (elles doivent ressentir ceci dans chaque membre[6] ). Si elles sont humiliées, verbalement agressées, cela peut être pour les habituer à recevoir des ordres en termes grossiers durant l’action sexuelle. Et enfin on les fait pleurer afin qu’elle sachent que l’amour peut être extrêmement douloureux pour la femme sur le plan physique ; le fait qu’elles doivent se présenter le buste nu peut être pour leur faire perdre toute inhibition et peut-être pour les préparer à des rapports triangulaires (deux femmes et un homme).

La préparation des filles ne s’arrête pas là, il faut encore les préparer de l’intérieur.

Les mutilations sexuelles ont pour but de contrôler la fécondité de la femme.

Il y a plusieurs degrés dans les mutilations sexuelles ; en ordre croissant : ablation du  prépuce du clitoris (c'est l'équivalent de la circoncision, prescrite par Mahomet), ablation du clitoris entier, on peut y ajouter l'ablation des "petites lèvres" et ablation du vagin. L'infibulation ôte la partie interne des grandes lèvres et on les coud pour s'assurer de la virginité [7]. S'il est vrai que la première mutilation équivaut à une circoncision, c’est un problème religieux. L’ablation du clitoris entier, l'ablation des "petites lèvres" et ablation du vagin ont une toute autre dimension, dans laquelle on peut voir la faiblesse et crainte de l’homme, ainsi que la volonté d’humilier la femme au plus profond d’elle-même. En effet l’homme refuse à sa compagne le plaisir qu’elle est en droit de tirer d’une activité sexuelle légitime avec son mari. S’il lui refuse ce droit élémentaire de la sexualité[8] , ce n’est pas par méchanceté mais par crainte d’être trompé, ce qui dénote un manque de confiance en soi et peut-être aussi d’un manque d’individuation des personnalités. [9] C’est dans ce même état d’esprit que s’inscrit l’infibulation (à ce détail près que l’homme a besoin de savoir qu’il est le premier à pénétrer la femme pour la soumettre à sa volonté et ses caprices. Le sexe, on le verra, est rarement synonyme d’harmonie et souvent de domination.

Aussi quand l'homme prend possession de sa femme encore cousue, il doit prouver sa virilité en dramatisant  la soumission de sa femme lors des premiers rapports ; cette soumission est d'autant plus évidente qu'ils sont naturellement douloureux[10] . C’est peut-être cette douleur infligée à la femme méprisée (comme gardienne du logis, potière etc.) et redoutée (comme détentrice des secrets de la nature) qui fait que l’homme se sente pleinement homme, c’est-à-dire supérieur à la femme (comment un homme qui risque sa vie à la chasse ou à la guerre accepterait-il d’être l’égal de la femme qui reste faire de la poterie ?) La déchirer, c’est lui faire prendre conscience de la supériorité de la réalité  extérieure dont il est porteur. Ainsi que je l’ai montré plus haut, la femme peut être perçue (surtout dans les sociétés traditionnelles) comme détentrice de secrets naturels (plantes médicinales). Et cela met l’homme dans une position d’infériorité que la masse musculaire ne peut compenser. Or Adler fait du sentiment d’infériorité la principale motivation d’existence[11] . Et la violence brute, physique est certainement le meilleur moyen pour primitif de se sentir exister ; d’où la violence de la prise de possession du corps féminin qui peut être considérée comme une revanche sur l’intuition et le savoir.

D'autres opérations ont pour but l'accroissement du plaisir de l'homme : l'élongation  du clitoris, celles des "petites lèvres" par la masturbation, agrandissement du vagin par l'introduction d'un bâton [12]. Si ce genre de pratiques a l’air d’être courant en Afrique, il n’en va pas de même en Europe (ce qui ne veut pas dire qu’elles soient illégitimes, on peut considérer que toutes les pratiques qui accroissent le plaisir, si ce n’est pas au détriment du partenaire, sont légitimes). Il y a lieu de noter que l'élongation  du clitoris, celles des "petites lèvres" par la masturbation, l'agrandissement du vagin par l'introduction d'un bâton sont montrés dans nombre de films sadomasochistes dans le but évident d’humilier la femme et  d’accroître le plaisir de quiconque veut en jouir (le bâton est remplacé par le godemiché, voir « histoire d’O ») ce qui montrerait une certaine efficacité de ces pratiques au de-là de la perception subjective. .

Par contre le corps de  l’homme ne se prête pas à de tels aménagements ; il n’a pas de cavités, de parties extensives ni de protubérance malléables (les rares mauvais traitements que j’ai vus sur les hommes ne le transforment pas : fessées, étirement de tétons, des testicules, écoulement de cire de bougies : généralement la femme est infiniment moins cruelle envers un homme qu’envers une femme.

Jusqu’ici je suis resté dans le cadre africain parce que les pratiques sexuelles violentes y sont restées plus ou moins vivantes ; si l’on sort de ce continent on s’aperçoit que l’Asie n’était pas en reste sur ce plan.

A Babylone, par exemple, toutes les femmes devaient se prostituer une fois, seulement à un étranger, dans un temple. Les mariages se faisaient par vente aux enchères[13] . On lit aussi que chez les arméniens les filles de familles distinguées se prostituaient de longues années dans le temple d’Anaitis avant de se marier, [14]   et qu’en Lybie les femmes se prostituaient jusqu’au mariage (et se mariaient à leur gré[15] ). Je crois que je suis en droit de tirer quelques conclusions de ces trois exemples sélectionnés parmi une ou deux dizaines tout aussi significatifs.

Dans tous les cas la prostitution est temporaire, il semble que le délai le plus court soit à Babylone, mais le terme « une fois » peut être trompeur parce qu’il n’implique aucune durée de temps (cela peut durer une heure, une nuit ou année avec le même homme, mais dans la mesure où il n’y a pas mariage cela reste de la prostitution[16] , comme nos actuels concubinages de toutes sortes).



[1] IDEM P 314

[2] IDEM

[3] IDEM P 315

[4] « Histoire des rites sexuels » Auteur :J Marcireau Edition : Laffont Date d’édition : 1971 P 171

[5] "Les Africaines" Auteur: Coquery-Vidrovitch Edition Desjonquières

XVIII Sexualité et émancipation » P 315

[6]  Cette pratique est arrivée dans nos civilisations par l’intermédiaire des cassettes pornographiques qui réserve à ce genre particulier le terme de « bondage ».

Je crois pourtant que les motivations des amateurs de ce spectacle sont très différentes. Dans nos sociétés où les femmes mènent une activité professionnelle très active, où il n’est pas rare qu’elles dirigent des hommes et où enfin elles revendiquent avec plus ou moins d’insistance la possibilité que  les hommes prennent leur part de travaux  domestiques, certains hommes souhaiteraient les voir réduites à l’impuissance sociale, ou pour tout dire à leur merci. Ne pouvant le faire réellement, ils regardent des cassettes qui singent leur aspiration la plus profonde (les plus révoltés par cette évolution vont jusqu’au SM, mais j’y reviendrai dans le corps du texte : les motifs des amateur du SM sont beaucoup plus complexes).

[7]    "Les Africaines" Auteur: Coquery-Vidrovitch Edition Desjonquières

XVIII Sexualité et émancipation »

[8] Ce refus peut être assimilé à une condamnation à mort symbolique dans la mesure où la jouissance fait partie de la vie.

Tout notre corps est fait pour jouir (peu importe comment) et la souffrance librement acceptée (y  compris psychologique ) peut faire jouir. La mort, par définition, est l’absence de sensations ; en un sens plus restreint je définirais la mort comme la privation absolue de plaisirs sensuels et moraux.

[9] si l’individuation n’est pas assez prononcée, la femme peut se dire qu’elle est tentée de faire jouir l’homme en général, et non son homme ; on sait que la famille, hors de l’occident, est plus large et que la notion de propriété n’a pas la même force.

Or dans ces sociétés phallocratiques,  la femme ne peut  être considérée que comme un objet appartenant à un homme qui peut la prêter (même si c’est faux) d’où l’intérêt pour l’homme soit de mutiler les femmes pour qu’elles ne jouissent pas avec un autre, et les empêcher d’être demandeuses de plaisirs extraconjugaux,  soit d’introduire des sentiments, donc du particularisme dans les relations maritales.

[10] "Les Africaines" Auteur: Coquery-Vidrovitch Edition Desjonquières

XVIII Sexualité et émancipation »

[11] Encyclopédie Microsoft ® Encarta ® 2003. © 1993-2002 Microsoft Corporation. Tous droits réservés.

Commentaire à propos de : Adler Alfred (1870-1937) psychologue et psychiatre autrichien.

[12] IDEM P 320

[13] « Histoire des rites sexuels » Auteur :J Marcireau Edition : Laffont Date d’édition : 1971

[14]  IDEM p 119

[15] IDEM P  120)

[16] Je ne réduis pas la prostitution à une question financière, c’est avant tout un état d’esprit. La fille qui a plusieurs partenaires et se refuse à quelqu’un,, celle qui s’exhibe dans les rues à moitié nue sans passer à l’acte, celle qui préfère divorcer au lieu d’être polyandre, sont pires que les vraies prostituées. Mais je sais que ces idées sont choquantes pour nos contemporains qui ne se voient pas ainsi.  

par michel baran publié dans : MES OEUVRES: L communauté : Communauté de l'opposition
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Dimanche 1 juin 2008

Je pars de l’hypothèse presque universellement retenue par les ethnologues selon laquelle le clan apparaît avant la famille ; sa structure est par âge ; toutes les femmes sont mères[1] (réellement ou potentiellement) et sont responsables de tous les enfants. Les australiens primitifs n'ont pas de mot pour désigner le lien biologique mère/enfant[2] . De grandes similitudes existent entre ce texte et celui de Reed (première partie). L’accent mis sur le caractère communautaire des premiers humains (au contraire de Rousseau, et dans une moindre mesure de la Bible, car après tout Dieu a exaucé le voeu d’Adam de ne pas être seul) est important et logique. Important parce qu’il démontre qu’il n’y a pas d’évolution intellectuelle et sociale hors d’un groupe, que pour s’aiguiser, l’intelligence a besoin de quelque chose à quoi se mesurer  (problème physique, contradiction intellectuelle). C’est par ce second terme que l’on peut pleinement comprendre qu’Eve fut une « aide contre Adam » - traduction de la Bible par André Chouraqui - Adam étant le point d'appui contre lequel Eve s'adosse pour résoudre une difficulté.

Il est logique de penser que dès son apparition, l’humanité a été (ou s’est) organisée en communautés et n’est pas apparue à travers quelques spécimens disséminés ça et là. Si cette hypothèse était crédible comment les sentiments humains seraient nés ? Comment aussi la procréation aurait eu lieu ? Qui aurait appris aux humains le bon usage des organes sexuels ? Si, comme le veut Rousseau, les humains s’étaient accouplés au hasard[3] des rencontres [4] pour se quitter un fois soulagés, bien peu de femmes auraient survécu à l’accouchement, et l’humanité, faute de coopération entre ses membres se serait éteinte sans laisser de traces (sans compter la mortalité infantile qui dans une telle hypothèse devrait être proche de  quatre-vingt pour cent).

Selon Krafft-Ebing professeur de psychiatrie,  au début la sexualité se faisait publiquement (aujourd’hui encore certains asiatiques, australiens « primitifs » et malais le font. Cette description date des années 1930.

La femme est soit le bien commun de tous,  soit la proie du plus fort. Selon Jos Muller, la monogamie serait apparue très tôt et la polygamie serait le fruit d’une dégénérescence ; mais Mayer-Lyer croit qu’au début régnait la promiscuité et que la monogamie n’en est sortie que progressivement[5] . Comme rien n’indique dans l’ouvrage cité que Mayer-Lyer ait contesté la publicité de l’acte sexuel, on peut raisonnablement penser que d’une part le sentiment  n’était pas l’élément prédominant dans les relations entre personnes des sexes opposés, et que le sentiment de pudeur[6] (que l’on tient pour allant de soi en occident) était inconnu. D’autre part que la publicité pouvait avoir un rôle éducatif auprès des jeunes gens, de formation permanente auprès des adultes et d’incitation auprès de tous pour avoir des enfants[7] . L’actuelle sensibilité s’offusque hypocritement des ces moeurs, pourtant il n’y a aucune différence fondamentale entre voir ou jouer dans une cassette pornographique,  assister à la vision directe de personnes faisant l’amour ou le faire en public. J’attire aussi l’attention sur le fait que la honte qui devrait s’attacher à la publicité de cet acte n’est, on le voit bien, pas innée ; c’est le résultat d’une malédiction générale jetée sur le corps, et en particulier sur le sexe.

Je crois aussi qu’une certaine condamnation du plaisir est à l’oeuvre dans les sociétés évoluées (du point de vue ethnologique) et surtout du plaisir excessif[8] . Pourtant certains plaisirs (manger, boire, dormir)  se font dans des lieux aménagés à cet effet (restaurants, bars, dortoirs). Il est vrai que ces plaisirs sont également des besoins vitaux, au moins pour le troisième, et dans une moindre mesure le premier besoin[9] (il est à noter cependant qu’au-delà d’un certain seuil qui dépend des goûts de chacun, les deux premiers besoins se transforment en plaisirs, ce qui n’est pas le cas du sommeil parce que nous sommes inconscients). Il me semble que si ces sociétés sont si méfiantes  envers le plaisir extrême (de quelque nature qu’il soit : physique ou intellectuel - ne reprochait-on pas à Socrate de jouer avec les mots en compagnie d’adolescents et de ne pas savoir conduire un débat dans une assemblée démocratique ? ) c’est qu’elles ont besoin de pérenniser leur système social. Le propre du plaisir est d’être transitoire mais de ne pas conduire à la satisfaction totale du désir. En fait le désir est un plaisir dont la destinée est de s’abolir dans la satisfaction ; et c’est pour cela que toutes les civilisations[10] veulent le maintenir dans des limites aussi étroites que possible[11] .

Les civilisations ont besoin pour persévérer dans l’existence des notions de  calcul, long et moyen terme, sacrifice, récompense, punition ; bref tout un vocabulaire totalement étranger au plaisir. Avec le désir (qu’on peut assimiler à l’instrument de travail) lorsqu’on entreprend de le satisfaire, la récompense (salaire) commence déjà à être très concrètement touchée (lorsqu’on mange un bon plat, le plaisir n’est pas seulement lorsqu’on l’a fini, il est dès la première bouchée). C’est déjà une logique antiéconomique ; mais il y a pire (sans compter que si l’on aime faire la cuisine, le plaisir en est d’autant avancé). Le bon plat qu’on mange peut être assimilé à l’instrument de travail (une pelle qui comble le fossé du désir/plaisir, or lorsqu’on a fini de travailler (manger) l’instrument (le plat) est naturellement détruit (mangé). Seconde atteinte aux lois économiques.

Ce processus, bien qu’il n’ait jamais été formulé aussi clairement a été inconsciemment très bien assimilé par toutes les civilisations dès la plus haute antiquité[12] .

Le livre de la genèse nous dit que le premier sentiment négatif après le péché originel a trait à la nudité, au corps : ils virent qu’ils étaient nus et eurent honte. Cependant aucune causalité n’est donnée entre le péché qui est d’avoir goûté de l’arbre du bien et du mal, et le fait d’avoir honte de sa nudité (donc par extension de son corps entier, et en poussant la logique à l’extrême des plaisirs venant du corps). Qu’est-ce que cela cache ?

De toute évidence notre sens de la pudeur est conditionné par l’environnement social ; ainsi  que l’atteste la mauvaise réputation des femmes qui au début du XX° Siècle portaient des robes qui s’arrêtaient au-dessus des chevilles. Les femmes des tribus primitives n’ont pas ce genre d’ennuis et vaquent les seins nus, vêtus seulement d’un pagne comme les hommes.

Bien que le problème des tenues pudiques soit l’apanage des femmes (encore qu’un homme en short me répugne), je crois que ce sentiment a dû être imposé au sortir de l’ère des cueilleurs/chasseurs qui correspond à la fin du matriarcat comme au début de la sédentarisation (donc de l’agriculture et des travaux continus) dans le but de discipliner le travailleur. Celui-ci est naturellement attiré par le corps de la  femme, et inversement, mais seul l’homme par l’érection peut signaler naturellement (et involontairement) le désir qu’il a de la femme regardée ; celle-ci le voyant avait le loisir de répondre à la sollicitation ; il va de soi que dans le contexte d’une société nudiste, sans aucun tabou ni honte, le travail (labourage poterie etc.)  ne se faisait pas, parce que la valeur qui primait à l’aube des civilisations était toujours le plaisir et non le travail, le sacrifice[13] ,  ou la prévoyance etc. Il fallait donc brimer jusqu’à un certain point le plaisir, et surtout le plus abordable d’entre eux (il ne faut rien d’autre que deux corps) le plaisir sexuel. C’est ainsi qu’une poignée d’intellectuels et de commerçants de la préhistoire imposèrent le vêtement et la honte de la nudité corporelle.

Krafft-Ebing put écrire en toute bonne foi sur l'apparition de la pudeur sexuelle sociale qui moralisa l'instinct sexuel[14] , alors qu’en réalité c’était le début de l’immoralité puisque l’essence (au sens de carburant) de la vie venait d’être mise hors la loi et reléguée parmi les « choses sales » et primaires.

Cela a si bien fonctionné que s‘il faut en croire notre bon psychiatre, il y a eu un accroissement de la pudeur au cours de l'humanité malgré des reculs momentanés[15] . Pour Krafft-Ebing c’est naturellement un progrès dans l’évolution, mais est-ce si sûr ? Je ne reviens pas sur l’antagonisme plaisir/civilisation, j’aimerais éclairer le caractère ambigu de la notion de « pudeur ». Etre physiquement pudique c’est avoir honte, donc être moralement et physiquement gêné par la vision directe de certaines parties de son corps (et pas d’autres). C’est adhérer plus ou moins rationnellement à l’idée que certaines parties du corps sont intrinsèquement sales, voir maudites. Une chose a nécessairement son opposé (bien/mal, beau/laid etc.). A partir du moment où est apparue la pudeur, l’impudeur est également apparue.

Le sentiment de pudeur exige que l’on cache ces parties, mais il y a plusieurs degrés de camouflage ; le camouflage intégral à l’afghane a le mérite de la cohérence idéologique qui fait de la femme un non-être, une ombre, esclave strictement asservie par l’homme. Je suppose que dans ces sociétés la femme est d’abord un instrument de plaisir sexuel et de reproduction ; et accessoirement dans ses fonctions de servante domestique et maternelle.

En Europe, jusqu’aux environs de 1950 les femmes portaient de  longues jupes et des voilettes (dans la bourgeoisie), sur les plages elles étaient encore décentes : leur seins étaient intégralement recouverts par le mono pièce.  L’évolution des moeurs a fait que les femmes dans leur volonté d’imiter les pires travers des hommes, voulurent plaire, séduire le sexe opposé tout en refusant de s’engager dans le mariage. Elles mirent en évidence leurs seins, exhibèrent leurs cuisses (cuisses qui peuvent être vues comme des boulevards conduisant au sexe), tout en se révoltant lorsqu’elles se font violer (alors que le violeur ne fait que les « prendre au mot »).

Pourtant  les parties ne sont jamais franchement découvertes, mais c’est en cela que la relative pudeur devient une franche impudeur et est pire que la nudité intégrale.

Lorsqu’une femme ne couvre que le strict minimum de ses parties convoitées[16] , elle excite, qu’elle le veuille ou non,  l’imagination des hommes qu’elle croise. Ceux-ci savent qu’en général les femmes sont plus à l’écoute du corps et ils s’imaginent que la nudité des jambes leur procure une jouissance présexuelle. Cet état de fait réellement explosif est de  la seule responsabilité de la femme, qui montre trop par rapport à ce que la décence permet, et interdit de pousser plus loin l’investigation. Le corps féminin dans ces conditions délivre, à mon avis, un message d’une ambiguïté totale.

Selon moi, il serait préférable que la femme soit vêtue comme au début du XXe siècle ou qu’elle soit intégralement nue. La nudité totale n’a rien d’impudique parce qu’elle offre au public le corps dans sa vérité, il n’y a rien à imaginer de plus que ce qui est visible. Les parties érogènes par leur exposition se fondent dans l’étendue corporelle, et si la femme se conduit normalement (si elle ne se croise et ne se décroise pas sans cesse les jambes,  si elle ne se les gratte pas trop souvent) par leur visibilité ces parties perdent leur sacralité et redeviennent normales [17] .

L’âge des premières impulsions sexuelles est important, surtout depuis une dizaine d’années où l’occident découvre que la pédophilie peut avoir des conséquences psychologiques dramatiques sur l’enfant.  On admet, écrit Krafft-Ebing, que la vie sexuelle se développe vers 14/15 ans mais il faut tenir compte du sexe, du climat, etc. Les désirs de la vie sexuelle s’éveillent par pressentiments, impulsions et sensations. Ces désirs naissent d’organes jusque là non développés et vont de pair avec une puissante activité du sentiment. L'homme a un besoin sexuel plus intense que la femme [18]. L’âge d’apparition de la  sexualité se fait presque  au sortir de l’enfance si l’on considère que cette sortie a lieu vers 12 ans  (âge ou s’achève la formation de la personnalité, seconde partie). La sexualité s’impose plus ou moins brutalement mais impitoyablement, elle n’est jamais cherchée pour elle-même si le désir n’est pas ressenti dans le corps ; son dynamisme dépend certes de la constitution de chacun, mais le milieu physique est moral contribue dans des proportions considérables à son exagération comme à son atténuation : un climat froid, des personnes chaudement habillées, l’absence de publicités impudiques, de conversations plus ou moins douteuses, favorise une sexualité libérée de  grivoiseries et d’obsessions sexuelles (à condition que ne soit pas réprimées outre mesure les manifestations normales qu’elle engendre : masturbation des jeunes lorsqu’ils sont couchés, fréquentation de prostituées pour les célibataires. Les climats chauds peuvent provoquer une exagération du besoin sexuel si la  pudeur est hypocrite (voir plus haut), si les publicités ont des caractéristiques nettement sexuelles et si les conversations sont plus ou moins douteuses. Il faut donc bien comprendre que si l’on veut lutter efficacement  contre la criminalité sexuelle, la simple morale individuelle ne suffit pas, mais qu’il faut mettre sur pied une véritable politique sexuelle qui malheureusement n’existe dans sa plénitude et sa modération nulle part : les états islamiques ne mettant en oeuvre que des mesures répressives touchant principalement les femmes, et les tribus africaines ne les dressant que pour le plaisir sexuel de l’homme.

En Afrique justement, les enfants sont très libres, jusqu'à cinq ans pour les filles, sept ans pour les garçons[19] . Cette différence d’âge dans la liberté accordée aux uns et aux autres est révélatrice de l’infériorité presque universelle qui s’attache aux femmes (j’écris « presque » parce que seule la civilisation occidentale tend à une égalité, sur une mauvaise base comme je l’ai indiqué).

On peut se demander sur quelles bases solides repose cette croyance d'une infériorité attachée aux femmes, mais toutes les hypothèses que l’on pourrait émettre seraient à des degrés divers fragiles. J’en vois au moins trois ! La première serait attachée au fait que durant leur grossesse (et certaines femmes leurs règles) elles seraient plus vulnérables et dépendantes. La seconde se rattache à l’hypothèse de Reed (voir notes de la première partie) selon lequel il y aurait eu un « coup d’état » quasi universel qui a fait passer l’humanité du régime matriarcal au patriarcat ; l’actuel statut des femmes serait une vengeance masculine devenu inconsciente pour les dominer. La troisième est que la femme aurait naturellement développé, grâce à sa faculté de porter la vie, une psychologie plus intériorisée et serait plus en résonance avec les besoins du corps, de l’âme et avec les possibilités qu’offre la nature[20] . Ce n’est pas en vain que Reed fait de la femme primitive le moteur de la convivialité,  ni que le judaïsme donne la majorité religieuse aux filles un an plus tôt qu’aux garçons, que le judaïsme ne se transmet que par les femmes et qu’enfin celles-ci sont dispensées des prières journalières parce la notion du temps est inscrite dans leur corps. Je pense qu’il est très possible que ces trois hypothèses n’en forment qu’une, et que c’est pour cela que l’homme (au sens biologique et vulgaire) en veut tant à la femme : parce qu’inconsciemment il la reconnaît comme supérieure (possédant une sagesse presque innée, mais lorsqu'elle fait le mal, elle est tout aussi supérieure à l’homme). Ceci explique en partie pourquoi le regard masculin sur les femmes est très dur [21] ; surtout pour des africains vivant en brousse, enracinés dans les traditions ancestrales.

Comme je l’ai montré dans la première partie, la sexualité a partie liée avec la religion, et plus largement avec le sacré. Ainsi dans les sociétés primitives,     aux premières règles et éjaculations, le père fait un sacrifice pour marquer l'entrée dans la vie sexuelle[22] . Je ne reprendrai pas ce que j’ai écrit, je note simplement l’importance que prend le début de la vie sexuelle dans ces sociétés ; on peut dire que c’est le passage naturel dans ces sociétés  entre l’enfance et le statut d’adulte : entre le moment où la garçon ne peut donner sa semence et celui où il le peut, idem pour la fille quant à l’acte de porter cette semence. Ce sont des actes capitaux puisqu' en Afrique centrale, il n'y a aucun mot pour "mariage", le mot est "engrosser"[23] (il est à noter que cela rejoint crûment le commandement biblique « croissez et multipliez-vous » ainsi que le commentaire du rabbin cité à la première partie excluant toute notion de plaisir dans la sexualité [24]  ) .



[1]Il n’est peut-être pas impossible que Platon ait entendu parler de quelques tribus lointaines, survivantes de l’ère matriarcale et qu’il se soit inspiré de leur organisation sociale pour préconiser la mise en commun des enfants et des femmes (et par voie de conséquence des maris).

[2] "Les Africaines" Auteur: Coquery-Vidrovitch Edition Desjonquières XVIII Sexualité et émancipation

[3] C’est pourtant presque par hasard que l’enfant trobriandais naît : en effet dans la tête de ces gens, l’enfant ne vient que de la femme, l’homme n’y a aucune part. « Irruption  de la morale sexuelle » Chap II

L’explication peut être multiple : le nombre de partenaires a empêché d’établir une causalité entre l’acte sexuel et  un homme particulier . Dans une société primitivement matriarcale les femmes ne veulent pas se reconnaître tributaires de l’homme pour l’enfant pour en avoir le monopole éducatif entre elle; ainsi inventent-elles le mythe de la femme  autonome pour avoir l’enfant ;  ou bien il y a réellement une ignorance qui aurait été la même dans un régime strictement monogame.

[4]Dans ce contexte, l’hypothèse de Reed ("Féminisme et anthropologie" Edition Denoel/Gonthier) d’humains n’ayant pas l’idée « d’humanité » faute de vis-à-vis et chassant d’autres hommes pour les manger au même titre que les animaux, est plausible, et l’hypothèse d’un cannibalisme généralisé à la préhistoire (combattu par la totémisation d’un animal protecteur d’un groupe empêchant ses membres de s’entre manger) confirme l’absurdité d’humains éparpillés  dans la nature.

[5] « PSYCHOPATHIA  SEXUALIS »  Auteur : Krafft-Ebing profession : professeur de psychiatrie à  Vienne-Traducteur: LOBSTEIN 16 & 17° édition Editeur : PAYOT *P 12

[6] Je citerai à l’appui de ma thèse un extrait de l’article « Histoire de la pudeur » de l’encyclopédie « encarta » : « Dans l’Antiquité grecque et romaine, la pudeur au sens où nous l’entendons aujourd’hui n’existe pas. La nudité masculine et féminine, comme à d’autres époques, a des sens très différents. En Grèce, la nudité masculine, exposée à la vue de tous au stade, n’a rien de honteuse. Inaugurée aux jeux Olympiques au cours du viie siècle av. J.-C., cette nudité devient la norme dans le stade où seuls les hommes ont accès. Plus encore, dans la cité de Sparte, « la nudité des filles [n’a] rien de honteux ; la pudeur [est] là, et nul ne [songe] à l’intempérance », comme le souligne Plutarque dans les Vies parallèles.  Si donc la nudité était normale en Grèce (y compris la nudité des filles spartiates ), combien plus la pudeur devait-elle être ignorée dans la préhistoire ?

[7] Je crois contrairement à la plupart des ethnologues, que le lien entre le fait de pratiquer souvent des activités sexuelles et le fait de se retrouver enceinte a été très vite établi ; peut-être ont-ils fait des  expériences au sein des tribus divisant en groupes hommes et femmes selon les positions préférées pour voir lesquelles étaient les plus fécondes. Par ce procédé, tant que le but était d’enfanter, on pouvait interdire les fellations, masturbations et rapports anaux.

 

[8] On se souvient des fêtes dionysiaques grecques et des bacchanales latines qui à l’origine mêlaient le vin et le sexe, et qui sous cette double emprise pouvaient aller jusqu’à la castration et à l’anthropophagie, peut-être  est-ce la raison inconsciente de l’anathème qui pèse sur ce plaisir.

[9]  J’écris « dans une moindre mesure » parce que l’organisme peut survivre plusieurs semaines  sans s’alimenter, mais au bout de quelques jours sans sommeil (sauf si l’humain vit dans des conditions relevant de la spéléologie) l’homme perd la raison avant de mourir.

[10]  Je fais une distinction entre civilisation et culture : la première est l’ensemble des réalisations intellectuelles et matérielles (pièces de théâtre, musique,  film etc. mais aussi les bâtiment du théâtre, l’opéra et j’en passe, et j’ajoute les institutions politiques, religieuses, juridiques et médicales). Je limite la culture à ce qui est l’âme d’une nation (ou d’une ère linguistique, comme l’anglophone, francophonie etc.) et qui est le premier des termes.

Je crois que la culture exprime l’idéal de vie d’un peuple (ou groupe de peuples, avec ou  sans Etat : celtes, basques etc.) avant qu’il ne se corrompe en tentant de se réaliser à travers les institutions : la culture marxiste par exemple a tenté de se réaliser dans les institutions soviétiques et s’est pervertie.

[11] Selon Reich  chez  les Trobriandais ( société matriarcale étudiée par Malinowski) le lien social est assuré par le lien libidinal qui unit  le groupe.

Reich « irruption de la morale sexuelle » Chap 1 Edition « Petite bibliothèque  Payot »  traductrice : Mary Boyd Huggins

[12] « Les psychosociologues étudient les problèmes liés aux rapports d'influence réciproque entre le groupe et l'individu, entre autres les questions de la fonction, du style et de l'efficacité du leadership. Leurs recherches portent sur les conditions dans lesquelles les individus ou les groupes résolvent leurs conflits par la coopération ou la concurrence, et sur les multiples conséquences de ces modes de résolution des conflits. Les chercheurs tentent également de découvrir par quels moyens les groupes incitent ses membres à la conformité et comment ils traitent les membres récalcitrants ; cette approche permet également de connaître les valeurs spécifiques du groupe » Encyclopédie Microsoft ® Encarta ® 2003. © 1993-2002 Microsoft Corporation. Tous droits réservés.

 Cette citation confirme l’importance  de la structure sociale sur notre attitude et démontre du même coup l’importance capitale de la destruction du matriarcat.

 

[13] Le sacrifice est toujours fait dans l’intérêt de la collectivité ; il y a plusieurs sortes de sacrifices : a) le mystique (Iphigénie, le Christ), militaire (Bayard, bataille de Camerone),  social, et/ou politique (grève syndicale, grève de la faim).

Tous les sacrifices faits pour un groupe plus ou moins vaste ont une seule justification : le mieux-être du groupe, c’est-à-dire sa survie dans des conditions optimisées.

[14]  « PSYCHOPATHIA  SEXUALIS »  Auteur : Krafft-Ebing profession : professeur de psychiatrie

[15]  IDEM

[16] Chez les Trobriandais  les couples sont astreints à une stricte pudeur qui va jusqu’à proscrire les marques d’affection mutuelles en publiques (alors qu’elle sont libres avant le mariage  « l’apparition de la morale sexuelle » CHP II Reich.

Ce qui se comprend assez bien puisque l’amour peut se faire  sans problème avec n’importe qui. Il me semble que dans les pays hypocritement soumis à la « répression sexuelle » (et qui pour nombre de se habitants n’ont qu’une envie : s’en défaire) nous devrions généraliser cette pudeur extrême ou adopter la liberté sexuelle la plus franche au nom de la santé mentale publique.

[17]   Si l’on observe les tribus primitives, on ne voit que des humains qui ne portent qu’un simple pagne, les seins des femmes sont visibles et l’absence de soutien font qu’ils pendent. Ainsi toute connotation sexuelle du corps est-elle naturellement exclue et il y a fort à parier que les obsessions sexuelles de l’homme civilisé n’ont pas cours dans ce contexte.

[18] « PSYCHOPATHIA  SEXUALIS »  Auteur : Krafft-Ebing profession : professeur de psychiatrie.

[19] "Les Africaines" Auteur: Coquery-Vidrovitch Edition Desjonquières

XVIII « Sexualité et émancipation »

[20]  Cette hypothèse se trouve renforcée  par deux choses : si on lit attentivement les contes pour enfants on se rend compte qu’il y a très peu de sorciers et de magiciennes, par contre il y a pléthore  de fées, un peu moins de  sorcières ; cela ne transmet-il pas l’idée que les premières femmes avaient des connaissances qui pouvaient passer pour magiques aux yeux des chasseurs et guerriers qui ne prenaient pas le temps de l’étude et de l’écoute ?

La seconde constatation est qu’au moyen-âge, la population poursuivie pour délit de sorcellerie est en majorité féminine. Or ce qui est reproché  aux sorcières (hormis  le commerce avec le diable) c’est de savoir et pouvoir changer la psychologie d’autrui (et accessoirement leur propre corps) grâce à des philtres fabriqués à partir d’herbes. L’illustration de ceci se trouve dans des romans aussi différents que « Notre-Dame(de-Paris » de Victor Hugo avec le personnage d’Esmeralda, ou dans « Ivanhoé » de Walter Scott avec Rébecca.

Il est également significatif que les métiers les plus féminisés ont un étroit rapport avec la notion de transformation physique ou morale  :infirmières, institutrices, éducatrices, psychologues.

[21]  "Les Africaines" Auteur: Coquery-Vidrovitch Edition Desjonquières

XVIII Sexualité et émancipation »

[22]  IDEM

[23] IDEM

[24] Le filmed’Amos Gitaï « Kadoch » sur une famille religieuse juive montre deux scènes d’amour : la première est la nuit de noce ; le marie a l’initiative, il prie Dieu de l’assister, passe un coussin sous les fesses de sa femme et sans préambule d’aucune sorte la travaille jusqu’à éjaculation. La femme n’a eu aucun plaisir, que la douleur.

La seconde est à l’initiative de la femme (alors qu’elle est répudiée pour stérilité, mais qu’ils s’aiment toujours) elle est plus tendre et sensuelle.

Ceci semble démontrer l’universalité de l’égoïsme et de la brutalité masculine.

par michel baran publié dans : MES OEUVRES: L communauté : Communauté de l'opposition
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Samedi 31 mai 2008

 

Le ventre creux, l’Afrique se tourne vers le G8

 

En plus d’avoir arraché des autorités japonaises l’« engagement ferme » de consacrer un plus gros budget pour le financement des programmes de soutien au développement du continent, ils ont pu convaincre de la pertinence de leur demande consistant à doter la TICAD d’un mécanisme de suivi, une doléance soutenue d’ailleurs par de nombreux pays dont l’Algérie. Voté à l’unanimité, ce nouvel instrument — que les dirigeants africains ont appelé de leurs vœux, il y a cinq ans, — permettra de donner plus de visibilité à l’initiative japonaise et d’apprécier son impact réel sur le terrain. Son rôle sera de veiller, du moins, à la « transparence » et à la « responsabilité » des activités de la TICAD. Le mécanisme de suivi en question présente aussi l’intérêt de maintenir un échange régulier de haut niveau entre les autorités japonaises et les Etats africains. Il est à rappeler que jusque-là, les aides de la TICAD étaient accordées selon la règle peu appréciée du « premier arrivé, premier servi ». La déclaration finale (dite Déclaration de Yokohama) adoptée, hier, à la clôture des travaux de cette quatrième TICAD, par les 51 représentants du continent, dont 40 chefs d’Etat et de gouvernement, constituera, quant à elle, « la feuille de route » des actions qui seront entreprises dans le cadre du TICAD pour soutenir le développement en Afrique durant les cinq prochaines années. Ce texte de 6 pages, structuré en autant de chapitres, met l’accent ainsi, tel que l’avait annoncé le Premier ministre japonais dans son discours d’ouverture de la conférence, sur la nécessité d’accélérer la croissance économique, d’accomplir les objectifs du millénaire pour le développement et de s’attaquer aux problèmes de l’environnement. Si les deux premiers axes définis par la Déclaration de Yokohama ont pu requérir sans grande peine l’assentiment des leaders africains, il est à signaler que les aspects liés à l’environnement ont été trouvés quelque peu « incongrus » par certaines délégations. Celles-ci ont, à cet effet, expliqué simplement qu’« il n’est pas évident de réussir à convaincre, dans un contexte de crise alimentaire aiguë, des populations tiraillées quotidiennement par la faim de se concentrer sur un tel débat ». Les dirigeants africains ont, à l’occasion, tenu à rappeler qu’ils n’étaient pas venus au Japon pour demander la charité, mais plutôt pour attirer l’attention de Tokyo et des autres grandes capitales occidentales sur le fait qu’ils avaient beaucoup plus besoin d’investissement massifs que d’autre chose. « La TICAD est une initiative louable et pertinente. Nous la saluons et nous la soutenons. Cela dit, nos partenaires doivent se mettre à l’idée que nous savons ce que nous devons faire pour sortir du tunnel. Et ce dont nous avons besoin, ce sont des investissements directs », ont fait remarquer de nombreux chefs d’Etat lors des débats en plénières. Des débats tenus loin des regards de la presse en raison, a-t-on dit, d’impératifs liés à la sécurité.

 

Le Japon et la TICAD insistent sur la réforme de l’ONU

 

L’autre « point » pouvant revêtir un caractère important dans la Déclaration de Yokohama est celui relatif à l’appel lancé par les participants pour « l’accélération d’une réforme des principaux organes des Nations unies, y compris celui du Conseil de sécurité au cours de la présente session de l’Assemblée générale de l’ONU ». Une « demande » justifiée, entre autres, par l’idée que « le développement et la paix doivent aller en tandem » et la nécessité d’avoir des nouvelles voix favorables à l’Afrique au sein de l’ONU. Et parmi elles, il y aurait, bien entendu, celle du Japon, un pays dont le Premier ministre a réitéré, hier, l’intention de briguer un poste de membre permanent au Conseil de sécurité. C’est ainsi que durant les plénières, mentionnent des sources proches de la TICAD, les autorités japonaises ont « longuement travaillé au corps » les dirigeants africains pour les persuader de soutenir sa candidature. Fait inévitable, la Déclaration de Yokohama intitulée « L’Afrique qui gagne » n’a pas omis aussi de mettre en exergue les fortes préoccupations de l’Afrique quant aux dangers que fait courir la flambée des produits agricoles sur la sécurité alimentaire déjà très précaire de la majorité des pays du continent. La question a même dominé les débats. Malheureusement, aucun des quatre documents adoptés lors de la TICAD IV (la Déclaration de Yokohama, le Mécanisme de suivi de la TICAD, le Plan d’action de Yokohama et le Résumé du président de la TICAD IV) ne propose de réponses immédiates aux préoccupations de l’Afrique. Cela alors que les responsables de la FAO ont annoncé sur place même que « les prix agricoles vont demeurer à des niveaux très élevés au cours de la prochaine décennie ». Le Japon, qui a tout de même pris la décision d’accorder une aide d’urgence de 100 millions de dollars aux pays les plus en difficulté et promis de contribuer, à l’avenir, à doubler la production de riz de l’Afrique, a préféré laisser le soin à la réunion du prochain sommet du G8 de Hokkaïdo, en juillet prochain, de plancher sur la question. Pour Tokyo, « la réponse qui doit être apportée à la problématique de la flambée des prix des produits alimentaire doit être globale, car dépassant le cadre d’un seul pays ». Le Premier ministre japonais, Yasuo Fukuda, a toutefois assuré qu’il sera le plus fervent défenseur de la cause de l’Afrique à ce sommet. Rencontre de laquelle dépend, comme toujours, le sort des pays les plus pauvres d’Afrique.

 

http://www.elwatan.com/spip.php?page=article&id_article=95450

 

La France devrait signer la déclaration de Yokohama, ou du moins en proposer une.

En effet, si elle est respectée c’est un grand pas en avant dans l’aide à l’Afrique sur le plan économique comme stratégique.

Plus il y aura de pays « démocratique » ou disons ayant une certaine morale politique et raciale, plus nous combattrons la politique cynique chinoise.

En ce qui concerne la réforme de l’ONU la France se doit en premier lieu de structurer politiquement la francophonie et deuxièmement de proposer une réforme de l’ONU

En ce qui concerne le conseil de sécurité je propose que les cinq nations soient remplacées par les cinq langues : anglophone, francophone, hispanophone, lusophone et sinophone.

Chaque langue étant représentée pendant un an par une nation d’un continent différant, les votes étant délibérées et pris à la majorité qualifiée des trois quart. Chaque langue aurait une voix sans droit de veto.

Un Conseil Spirituel Planétaire regroupant des sages de toutes les religions serait crée pour conseiller l’ONU et être le cas échéant médiateur

L’assemblée plénière de l’ONU serait composé des nations élaborant des résolutions qui pourraient être amendées et seront votées au conseil

par michel baran publié dans : POLITIQUE ETRENGERE communauté : Communauté de l'opposition
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Samedi 31 mai 2008

Les élus FFS en conclave à Tizi Ouzou

« La révision de la Constitution ne sert à rien »

 

En vue de préparer la conférence nationale du parti, prévue les 5 et 6 juin, le Front des forces socialistes (FFS) organise ces jours-ci des regroupements régionaux.

 

Hier, lors de la rencontre tenue dans la ville de Tadmaït, à Tizi Ouzou, les élus du FFS se sont attelés à débattre notamment de la situation sociale et politique ainsi que des modalités inhérentes à la restructuration du parti. Cette rencontre a vu la présence de plusieurs membres de la direction nationale du parti. Ces derniers ont, au cours de leurs interventions, mis l’accent sur les développements de l’actualité nationale ces derniers jours, estimant que « la pays est dans une situation intenable ». M. Bahloul, secrétaire national du vieux parti de l’opposition, a mis en exergue les différents mouvements de contestation enclenchés à travers plusieurs régions du pays : « La conférence nationale interviendra au moment où le pays traverse des moments très difficiles sur le plan social et politique. La situation est caractérisée essentiellement par des manifestations pacifiques des citoyens qui revendiquent la sécurité et le logement, entre autres. » « Ces contestations sont suivies par une répression féroce qui se traduit toujours par des arrestations. L’Algérie est dans une contestation permanente. L’Algérie est dans l’immobilisme. On risque l’explosion. Que devons-nous faire ? », s’interroge-t-il, avant d’ajouter : « Le FFS doit se préparer pour accompagner cette contestation et imposer un changement pacifique et sans violence. Il est impératif d’engager des réflexions afin d’aboutir à des solutions fiables. » « Car, insiste-t-il, le changement ne peut se faire sans la population ou contre la population. » Abordant le projet de révision de la Constitution, le même intervenant a laissé entendre que « la révision de la Constitution n