Mardi 24 juin 2008

Jusqu'à présent je me suis efforcé de faire un tableau de l'évolution ou tout était en germe dans ce qui le précédait (cette conception est un modèle de déterminisme donc de rationalisme ; il représente le fantasme d’une maîtrise absolue sur l'environnement et sur soi-même).

Plusieurs questions se posent au sujet de la liberté:est-elle un objet de nature ou de raison (par « raison » j’entend une idée forgée par l'homme, une hypothèse)   pourquoi y a-t-il plusieurs définitions de la liberté ? Est-elle même un but  à  atteindre ? Atteindre ce but est-il souhaitable ?

La première chose à constater, c’est une banalité, est que tout dans le  monde, du plus petit [1] au plus grand est régie par un strict déterminisme (un pommier ne donne pas d’oranges et aucun lion n’est herbivore). Pourtant contre toutes attente l'homme, par je ne sais quelle tragique illusion, a le sentiment d’être physiquement et moralement libre. Et malheureusement toutes les religions monothéistes le confortent dans cette illusion. (Pour le priver aussitôt de cette liberté par le péché originel[2] et plus généralement par la morale).

Il me semble que l'illusion de la liberté (ou dans son acception plus restreinte du libre-arbitre [3] a pour fonction de fonder trois choses distinctes mais unies comme les doigts d'une main: la possibilité d'avoir une morale [4] celle d'avoir un sentiment de culpabilité, et enfin la possibilité de châtier"

Je pense que la citation suivante est un résumé et une illustration de ce que j'ai écrit dans l'ensemble du livre sur la sexualité, illustration pertinente de la nocivité de la liberté: "- la souffrance l'incite au repentir.  Et c'est le repentir qui est cause de la délivrance".

La souffrance aurait donc dans l'économie de l'être une place tout à fait spéciale, elle n'est pas l'initiative morale mais c'est à travers la souffrance qu'on peut susciter une libertés'-'' Je ne crois pas qu'on puisse nier dans cette citation le caractère pervers de la morale levinassienne.  La généalogie de la morale (ou de la liberté) prend ses racines dans une double douleur: "- la souffrance l'incite au repentir[5]."Il y a une difficulté à identifier la souffrance originaire qui engendre le repentir, celle-ci n'est pas physique car Levinas ne saurait justifier la torture pour obtenir le repentir, elle  ne peut qu'être morale. Mais que vaut un repentir arraché par la douleur physique ou morale (ne vaudrait-il pas mieux que la repentance soit le fruit d’un raisonnement logique et froid, seul susceptible de la pérenniser à jamais) qu’irraisonné ? A mes yeux il est nul et non avenu (mettez un SS en position de déporté et vous verrez son  repentir, strictement intéressé, sans une ombre d’empathie)

En un sens on peut dire que tous les sentiments qui attristent l'être participent à la repentance (tristesse, regret, honte, colère contre soi-même, volonté de changement, etc) il ne serait peut-être pas absurde de faire du repentir la synthèse de toute ces notions sous une seule étiquette.  Cependant le repentir sans changement est inutile (et nuisible car il fait des déprimés)   mais inversement je soutiens que l'on peut changer sans développer en soi (ou en autrui) un esprit de repentance et de culpabilité en faisant simplement miroiter les avantages d'une plus grande conformité à l'ordre moral (qui ne doit pas être pris ----au sens pétainiste) réalisé dans la société comme reflet de l'ordre d'amour divin.

Qui, en effet, voudrait entamer un processus de changement douloureux "mais c'est à travers la souffrance qu'on peut susciter une liberté." pour n'obtenir qu'une liberté théorique qui se réduit à un mauvais libre-arbitre, à la possibilité d'avoir mauvaise conscience et de ne pouvoir jamais être vraiment consolé?

Pourtant il arrive que Levinas ait de brèves intuitions de la vérité du mal, que son intellect obsédé par la morale  s’empresse de dénaturer, de détruire: "Rien ne peut pénétrer dans un être qui par le mal s'est fermé sur lui-même.  Il faut d'abord qu'il se ressaisisse lui-même pour être guéri de l'extérieur ».  Précisément parce que le mal n'est pas un égarement mais une maladie profonde de l'être, c'est le malade qui est le principal et premier ouvrier de sa guérison (premier dans l'ordre d’importance mais non dans l'ordre chronologique).  Le mot-clé est écrit en toutes lettres: maladie, le mal est une maladie, et la maladie est une perturbation de l'ordre harmonieux du corps, et de l'esprit dans les cas de maladies psychosomatiques.  Le malfaiteur est donc un malade qui s'ignore, et naturellement personne ne souhaite être malade, ni ne s'en vanter (sauf les personnes qui instrumentalisent leur maladie pour attirer sur elles une attention qui sans cela leur est refusée ou dont elles se sentent exclues).

Il me semble qu'il y a une contradiction interne à la citation en ce sens que dans un premier temps le malfaiteur est décrit comme un univers hermétiquement clos "Rien ne peut pénétrer dans un être qui par le mal s'est fermé sur lui-même." et dans un second temps Levinas fait résider la possibilité de Rédemption en lui-même et exclusivement en lui-même (comme si l'être humain avait une force spirituelle insoupçonnée, inépuisable et pure de toutes contaminations dues aux déterminismes socio psychologiques) il faut d'abord qu'il se ressaisisse lui-même pour être guéri de l'extérieur." Or s'il est vrai que l'âme est un fragment de Dieu, il serait abusif de croire qu'elle a la même puissance et liberté que Dieu en lui-même; l'âme est comme alourdie et opprimée dans et par le corps, enchaînée par les habitudes  et ne retrouvera sa pureté originelle qu'à la mort par la dissolution des liens restreignent sa liberté et son intelligence. L’âme est habituée par  la lie populaire au mal par la médiocrité normale. Et par une médiocrité sociale, l'âme ne peut se libérer des déterminations imposées ou acquises, ce qui fait que les mauvaises déterminations deviennent de plus en plus rigoureuses dans leur emprise sur la personnalité et étouffent (mais ne détruisent pas) les bonnes détermination.

Dès lors il est absurde d'attendre du coupable qu'il se libère lui­-même puisque comme le reconnaît Levinas lui-même: "Rien ne peut pénétrer dans un être qui par le mal s'est fermé sur lui-même.". Il faut donc opérer une sorte de "viol" psychologique pour aérer l'espace clos et enténébré de la personnalité criminelle.

Ce viol n'est faisable que par la sympathie et la discussion afin de permettre au criminel de dépasser l'émotivité primaire pour parvenir à identifier la vérité;"' et confirme ce que disait Rabbi Yechoua "pour Rabbi Yechoua la faute, à son tour repose sur l'erreur.  La perversion morale repose sur une insuffisance de culture[6] .

La relation entre le droit et la morale est du même type que celle entre la morale et l'amour en ce sens qu'une grande partie du droit (comme de  la morale) n’énonce que des procédures à suivre pour avoir un droit juridique (même si la morale est offensée). Le droit et la morale sont ontologiquement au mieux des substitutions ou des prothèses, au pire des non existants[7] de l'amour [8].

Servons-nous de notre esprit critique et rationnel pour voir si les concepts de justice, pardon, amour et châtiment sont compatibles les uns avec les autres et s'il y a lieu d'établir une hiérarchie entre eux (tous ces concepts ont naturellement leur utilité, dans leur degré de participation propre au bien). Prenons l'exemple que nous a fournit une triste illustration : en 1998 avec l'exécution de Carla Tuker[9].  La première des choses à faire est de s'interroger sur la définition de la justice, et peut-être de se mettre d'accord sur une définition acceptable par le plus grand nombre.  Il me semble superflu de préciser que j'écarte d'emblée la justice distributive pour ne m'intéresser qu'à la justice judiciaire.  Il me semble qu'on peut soutenir que l'idée de justice est passée, (et passe en chaque homme, selon ses dispositions psychologiques), par trois stades.  La première modalité d'expression de la justice me semble être la vengeance, bête et brutale (toutes les religions l'ont condamné).  Encore que pour qu'il y ait vengeance il faudrait qu'il y ait une perte irréparable; qui s'il a 1000 pommes voudrait se venger du vol d'une ou deux pommes?  Par contre l'assassinat d'un parent, la perte d'un membre du corps humain, sont des choses beaucoup plus graves, pour que la victime puisse penser qu'aucune excuse, aucune punition, ni dédommagement ne pourra assouvir sa douleur et sa colère.  La douleur infinie appelle une vengeance infinie, (quoi que cela dépende de la personnalité de l’offensé), or c'est précisément pour éviter cet état de choses, connue en Corse sous la dénomination de "vendetta", qu'on a dû instituer un barème de châtiments codifié pour chaque délit et crime.  Cette tarification n'a pas que des avantages ni inconvénients; en premier          lieu cela permet une évaluation des risques et avantages d'un gros vol : un milliard volé sans brutalité = X années de détention, moins les remises de peine pour bonne conduite, on prévoit donc la rentabilité d'un méfait, et c'est inacceptable.  Un autre inconvénient est de traiter tous les délinquants selon la "règle de justice"[10] or il serait injuste de punir également celui qui vole pour ne pas payer, celui qui vol par cleptomanie, et celui qui vole par nécessité: avec le premier il faut tenir la balance égale entre la punition et l'éducation, avec le second il faut exclusivement manipuler les moyens thérapeutiques, avec le troisième; il faut lui donner une légère punition plus les moyens de vivre dignement. Il est donc évident par ce qui précède que la loi, qui est la condition de possibilités d'expression de la justice, ne doit pas être trop sévère, ni trop lâche, mais fixer un minimum très bas et un maximum normal pour permettre au juge d'adapter la loi au justiciable.  L'avantage de cette tarification est d'interdire l'arbitraire des juges à l'encontre des justiciables.  J'en viens à la troisième sorte de justice.  Celle-ci, dans la mesure du possible, refuse la condamnation à la détention, comprend les raisons psychologique et leurs implications sociales, agit sur ces ensembles de déterminations socio psychologiques, cherche un moyen de réparation des dommages par le délinquant lui-même (ceci afin qu'il prenne conscience qu'il a lésé)

Mais le grand défaut de la justice est... qu’elle est injuste. Il n’y a qu’à observer un procès ; il n’y a aucune place pour le doute,  la remise en question ; c’est un combat, on  dissimule les éléments favorables à l'adversaire.

Mais ceci n’a rien à voir ni avec la justice ni avec la morale.

Le drame de tous  ces comportements judiciaires  consiste à croire qu’on peut se croire et vouloir libre, or être libre est le plus asocial et même antisocial des actes.  Levinas écrivit pour la réfuter immédiatement: "Ma liberté se découvre comme arbitraire. »

Et de fait la liberté qui s'affirme est toujours arbitraire, elle ne peut que l'être car c'est son essence.  Pour une raison très simple qui est que l'existence s'impose à soi-même et aux autres.  Tant que quelqu'un est en vie, son premier devoir est de se maintenir vivant, donc de s'affirmer, éventuellement contre l'autre.

La brutalité de la vérité ontologique de la liberté effraie à bon droit Levinas, cependant (on ne sait pourquoi) il se refuse à laisser ce principe dans la boite à Pandore (où il faudra pourtant bien se résoudre à l'enfouir) et nous propose cette solution bâtarde: "Ces liens consciemment voulus, ces liens librement consentis - avec tout ce que les libertés comportent de traditions - ne sont-ils pas ceux-là qui constituent des nations modernes, définies par la décision de travailler en commun, beaucoup plus que les voies obscures de l'hérédité » Que de termes contradictoires en eux-mêmes!  "ces liens librement consentis" "les libertés comportent des traditions".

Le problème central de la philosophie occidentale depuis Descartes, malgré Hobbes est celui de la liberté individuelle comme principe d'organisation sociale.

Rien n'a été plus funeste à la société considérée comme une harmonie entre chaque être ou fonction, que ce geste « inaugurale » de la philosophie cartésienne qui est de vouloir se passer de la connaissance antérieure sous prétexte que des erreurs ou des superstitions ont pu s'y glisser.  Bien que bref et théorique ce geste ne servit à rien car les vérités redécouvertes furent exactement les mêmes qu'auparavant.  Mais malheureusement ce geste est le premier de tous les comportements nihilistes donc asociaux

Est-il dès lors possible de prendre au sérieux les concepts de liberté ou même de libre-arbitre si la raison est aussi handicapée pour distinguer le vrai du faux?  Comment ne pas penser que le mythe de la liberté n'est pas maintenu avec l'unique objectif de garder un système pénal répressif plus ou moins cruel'?  Est-ce un hasard si les Etats-­Unis où cette liberté est autant honorée (pour ne pas dire idolâtrée) compte le plus grand nombre de condamnés à mort des démocraties, et a l'un des moins bons systèmes de sécurité sociale?

Il y a donc des choses difficiles à admettre pour un certains nombre de personnes : Dieu, la morale, la liberté.

Certains concepts, pour ces mêmes personnes sont beaucoup plus évidentes : le plaisir, la jouissance, qui est plus intense,  l'exploitation de l’homme par l'homme.

Ces concepts, naturellement, détruisent toute harmonie sociale ; mais fallait-il pour autant faire de la  religion un instrument principalement répressif[11] au détriment de sa fonction consolatrice et critique de la société ?

Dès ses débuts, trahissant le message d’amour et de pardon de son fondateur, l'Eglise chrétienne devient une institution policière. A cette époque il y avait une morale assez rigide. Le baptême venait sanctionner la foi. La conception qu’avaient les gens du baptême était assez magique ; après l'avoir reçu on ne devait plus pécher, et bien que dans le « pasteur d’Hermas » la confession était admise, certains évêques disaient que si on péchait après le baptême on était perdu.

Caliste (vers 217) promulgue un édit selon lequel la confession de l'adultère et fornication sont pardonnés après pénitence (celle-ci consiste en une exclusion de l'Eglise, la communion, donc du salut pendant trois ans).  Pour lui les péchés sont d’abord pardonnés par soi-même. De plus il abolit le péché lié à l'amour que se portent deux personnes de classes sociales différentes.

Il a un adversaire rigoriste : Hypolyte de Rome qui à la tête de sa paroisse se fait évêque de Rome

Tertulien de Carthage,  fortement influencé par le montanisme,  reprochait aussi son laxisme à Caliste (le pape de l'époque).

Tertulien pense que si un chrétien pèche il se converti au diable et le préfère rationnellement au Christ.

Il ne suffit pas de se repentir intérieurement, il faut l'exprimer par des actes.

Si Origène croit à la préexistence des âmes, à la liberté, mais ne croit pas à l'éternité de l'enfer, et le conçoit comme le purgatoire c’est parce qu’il a besoin de la liberté, non seulement pour rendre les personnes morale mais pour justifier l’inacceptable: une longue période en enfer.

Mais cette conception policière de la religion a ses lettres de noblesse dans la torah écrite ou on peut lire en deutéronome[12] 11 29 «  Et voici ce qui devra arriver lorsque Jéhovah ton Dieu te fera entrer dans le pays où tu te rends pour en prendre possession : il faudra alors que tu donnes la bénédiction sur le mont Guerizim et la malédiction sur le mont Éba »l

Le coran n’est pas en reste sur ce registre puisqu’on peut lire sourate 43 74/65 « Les coupables seront livrés pour toujours au châtiment de la géhenne qui sera jamais interrompu pour eux. Ils resteront là, désespérés. »

Arrivés à la fin de ce chapitre, nous pouvons conclure que la liberté est un être de raison imposée d’une main de fer pas la caste des prêtres monothéistes  pour des raisons de moralité  publique et privée. Cette volonté de moraliser par la liberté, fondement de la politique répressive carcérale  (il n’est qu’à constater à quelle point les Etats-Unis sont rongés par le crime) bien que légitime a de tout évidence échouée, mais peut-être que dans les temps anciens il n’y avait pas d’autres moyens de  moraliser les personnes.

Nous devons donc conclure que la liberté  n’est pas souhaitable ni du point de vu sociale (absence d’harmonie, justification de la répression) ni du point de vu moral parce qu’elle refuse de s’assujettir au bien platonicien.



[1]  Je ne crois pas à la théorie d’Heiseinberg selon laquelle on ne peut pas prédire le trajet d’une particule d’atome. Je   pense que nous n’avons tous s(simplement les moyens de calculer la trajectoire de la particule dite « libre »

[2]  Voir la controverse Saint Augustin :Pélage : le premier soutenant que l’homme ne peut plus librement choisir le bien depuis la chute,  le second qu’il le peut toujours.

La position de Saint Augustin présente cette difficulté : si l’homme ne peut faire le bien, il ne peut que faire le mal :  pourquoi donc serait-il puni par l’enfer ?

[3] Je crois qu'on peut définir le libre-arbitre comme n'étant que la possibilité (et l'obligation) de choisir en un nombre restreint de possibilités.  Or parfois la liberté absolue consisterait soit à n’adopter aucune des solutions soit à choisir les deux possibilités (par exemple avoir le choix entre être réveillé par du rock ou de la techno, je n'aime aucun des deux mais formellement je suis libre puisqu’on me laisse choisir; ou bien on m'invite à voir à la même heure un opéra et une pièce de théâtre, j'aimerais ne pas choisir pour la raison inverse mais ne pouvant me dédoubler je suis pour ainsi dire forcé de choisir).  La composition même du mot me donne raison puis qu'il assigne à la liberté le devoir de choisir (même si elle ne veut pas choisir).

[4] En un sens on peut dire que la morale est le substitut et la contre-façon de l'amour.  Lorsque nous étions Dieu, notre essence était naturellement l'amour, nous nous aimions nous-même puisqu'avant l'univers il n'y avait rien hors de Dieu (donc de nous en Dieu).  Lorsque l'âme devient individuelle dans un corps, elle perd le souvenir non seulement de ce qu'elle était à l'origine, mais aussi de l'unité essentielle qui la lie aux autres âmes.  On peut comprendre cette unité grâce au parallèle de la femme enceinte.  Ce serait un non sens de vouloir frapper le bébé sans frapper la mère (de même que de nourrir la mère sans nourrir le bébé ou inversement) A ce stade la mère (normale, qui désire l'enfant) ne se préfère pas à l'enfant qu'elle porte (ni ne préfère l'enfant à elle-même).  Le bébé perçoit le monde à travers les sens de sa mère, il a déjà une certaine individualité sans pour autant être indépendant de sa mère.  Aucun des deux ne se préfèrent, ils sont un par une empathie extrêmement forte et naturellement à ce stade aucun des deux n'a besoin de morale ni pour éviter de se faire du mal ni pour s'obliger à se faire du bien.  Ce n'est que lorsque le bébé devient autonome, qu'il peut de son propre mouvement faire du bien ou du mal à autrui, qu'on lui (réapprend le souci de l'autre par le moyen de la morale en essayant de faire revivre l'empathie primordiale par des phrases telles que: "tu m'as fait beaucoup de peine en étant méchant avec X, si tu veux me faire plaisir vas t'excuser!" La morale ici ne donne ni ne restaure l'amour pour (à peine est-elle une contre-façon d'empathie fondée sur le chantage affectif exercé par la mère pour amener l'enfant àréaliser qu'il y a du bien et du mal.  Ce bien moral est le reflet du bien métaphysique lui-même subordonné à l'amour absolu

[5] Lévinas "Difficile liberté" "Commentaires" "textes messianiques" 2927 Gageons qu'un tel raisonnement n'aurait pas déplu aux bourreaux de la "Sainte Inquisition Catholique"  On peut se repentir d'être cleptomane, drogué, nymphomane, mythomane et ne pas trouver en soi la force de changer. Je crois qu'il faut inverser le lien moral/mal; ce n'est pas parce qu'on est immoral qu'on fait le mal mais par ce qu'on fait trop de mal qu'on devient immoral.

Le policier en état de légitime défense qui tue par accident alors qu'il ne voulait que blesser n'est pas immoral, mais s'il est trop exposé à ce genre d'accidents, qu'il tue en toute légitimité et impunité il peut en venir à considérer qu'ôter la vie dans l'exercice de ses fonctions est normal.

S'il ne prend pas toutes les précautions pour ne pas être tué ni tuer alors il devient effectivement immoral parce qu'il ne tient pas la vie (en tant que potentiel de conversion et de réalisation du bien) comme supérieure au maintien de l'ordre.

Tout le monde fait du mal parce qu’ll est dans la nature des choses de ne pas pouvoir être à tout moment altruiste, parce qu'on ne peut prévoir les conséquences de chaque acte.

[6] Levinas "Difficile liberté" "Commentaires" textes messianiques"

[7] La pire des négation de l'amour par la morale est la  politesse du bourreau disant : « je vous prie de me donner les renseignements » tut en torturant l’interrogé.

[8] 1 COR  13

[9] Exécutée le 4/2/98 à Oh 45.  Il n'est pas question de nier l'extrême gravité des actes que cette femmes a commis.. Je suis moi-même partisan de la peine de mort, mais dans des conditions très strictes que je vais énumérer.            1° Etre certain à cent pour cent de l'identité du criminel 2° qu'il n'ait aucun trouble psychologique 3° que l'exécution ait lieu dans un laps de temps très proche de l'assassinat afin que le lien entre crime et châtiment soit évident 4° qu'il soit récidiviste 5° qu'il reste dans le même état d'esprit qu'au moment du meurtre.

 

[10] « Nouveau traité de rhétorique » de Perleman   LA REGLE DE JUSTICE

La règle de justice consiste à  traiter de la même façon les membres d'une même catégorie.

[11] Voici ce qu’écrivait Maurras dans « mes idées politiques » « liberté et nécessité » : « Le Moyen Age a vécu du contrat d’association étendu à l’édifice entier de la vie. La foi du serment échangé d’homme à homme a présidé aux enchaînements de la multitude des services bilatéraux dont la vaste et profonde efficacité s’est fait sentir durant de long siècles. Maître statut des volontés, l’engagement contractuel naissait à la charrue, s’imposait à l’épée et réglait le sceptre des rois. Mais cette noble mutualité juridique, vivifiée par la religion, était fortement enfoncée et comme entée sur le solide tronc des institutions naturelles : autorité, hiérarchie, propriété, communauté, liens personnels au sol, liens  héréditaires du sang. Au lieu d’opposer l Association à la Société, on les combinait lune à l’autre. Sans quoi, le système eût rapidement dépéri, s’il fût jamais né. »

On voit donc qu ce penseur réactionnaire vide la rligion de toute substence spirituelle pour en faire une simple institution de maintien de l’ordre quel qu’il soit.

[12] Lequel deutéroonome se clôt par deux impressionnées listes : l'une de  bénédictions l'autre de malédictions

par michel baran publié dans : MES OEUVRES: L communauté : Communauté de l'opposition
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Mardi 24 juin 2008

Dans cette élection je n’avais pas de favori. J’ai rencontré le Grand Rabbin Sitruk en 95 avec un groupe d’handicapés, je l’écoute à la radio, il est formidable et ne méritait pas d’être battu, d’ailleurs je n’y croyais pas !

J’écoute aussi le Grand Rabbin Berneim, qui est très intéressant jeune, philosophe et pourra rendre compte de la Thorah par d’autres moyens          . Evidemment il a moins d’humour, personne n’est parfait !

par michel baran publié dans : EDITORIAL communauté : Communauté de l'opposition
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Mardi 24 juin 2008

La conférence mondiale contre le racisme en 2009 cherchera à saper les sociétés libres en invoquant le spectre de l’islamophobie. L’ordre du jour est contrôlé par l’Organisation de la conférence islamique pour qui la liberté d’expression est la cause de l’islamophobie. À moins que l’UE refuse d’y participer, le résultat sera l’introduction en droit international d’une définition d’islamophobie qui englobe toute critique de l’islam radical et des actes posés par des musulmans. Tous les pays devront ensuite harmoniser leur législation interne et créer un délit de blasphème. - Mark Dubowitz, Wall Street Journal

 

La première conférence mondiale contre le racisme tenue à Durban en 2001 a été la manifestation la plus extrême d’antisémitisme depuis l’holocauste et le Haut commissaire pour les droits de l’homme des Nations Unies à l’époque, Mme Mary Robinson, avait rejeté la Déclaration finale et le plan d’action du Forum des ONG.

 

La conférence Durban II qui se tiendra à Genève en 2009 s’annonce une catastrophe pour la liberté d’expression dans le monde. La Libye préside la Conférence préparatoire, assistée de l’Iran et du Pakistan. Le Canada a refusé d’y participer. Le NPD, qui soutient le Congrès islamique canadien dans son djihad juridique contre Maclean’s et Mark Steyn a blâmé le gouvernement Harper pour cette décision, ce qui est une honte pour ce parti prêt à brader nos libertés pour quelques votes.

 

Il y a quelques jours, le président du Conseil des droits de l’Homme a déclaré que tout jugement de valeur sur la charia, le déni de la liberté de conscience, et les pratiques religieuses comme la lapidation des femmes adultères et le mariage des filles dès l’âge de 9 ans était de l’islamophobie.

 

Bienvenue dans un monde où la critique de l’islam militant peut vous faire aboutir devant un tribunal, ou pire. À Vancouver, au Canada, le vénérable magazine Maclean’s attend un verdict de propagande haineuse du Tribunal des droits de la personne pour avoir publié un chapitre du bestseller America Alone du chroniqueur Mark Steyn. Les plaignants accusent l’auteur et l’éditeur d’« islamophobie ».

 

La semaine dernière, Ekmeleddin Ihsanoglu, Secrétaire général de l’Organisation de la conférence islamique (OCI) comprenant 57 membres, a mis en garde les participants à une conférence à Kuala Lumpur que « la simple condamnation ou distanciation des actes d’islamophobie ne saurait suffire ». Il a recommandé que les pays occidentaux restreignent la liberté d’expression et exigé que les médias arrêtent la publication de « matériel haineux » comme les caricatures danoises. « Il est maintenant grand temps de prendre des actions concrètes pour endiguer la gangrène avant qu’elle ne s’aggrave », a-t-il dit.

 

Les pays islamiques ont déjà obtenu une victoire sur ce front en mars. Ils ont fait passer une résolution au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU demandant une interdiction mondiale de la diffamation publique de la religion - lire l’islam.

 

La conférence de Durban

 

Ce sont des exemples d’une campagne de plus en plus intense en vue d’utiliser le pouvoir judiciaire pour faire taire les critiques de l’islam militant. Il semble que l’OCI et ses cohortes ont identifié la plate-forme idéale pour leur ordre du jour dans la Conférence préparatoire d’examen de Durban de l’ONU qui se tiendra à Genève du 20 au 24 avril 2009.

 

Rappelons la première réunion de Durban, la Conférence mondiale des Nations-Unies contre le racisme, qui a eu lieu en 2001 quelques jours seulement avant le 11/9. Ce rassemblement a dégénéré en festival de haine contre les Juifs, l’Amérique et Israël. Dégoûtés par la vile rhétorique et l’affichage de caricatures de Juifs dans le style Stürmer, les délégations des États-Unis et d’Israël ont quitté.

 

Les espoirs que la conférence de Durban II l’année prochaine sera un événement plus éclairé ont déjà été déçus par le fait que certains des pires abuseurs de droits de l’Homme en élaborent l’ordre du jour. À la demande de l’OCI, la Libye a obtenu la présidence du Comité préparatoire. L’Iran et le Pakistan ont chacun remporté un siège au Comité. Et l’Égypte, un autre membre de l’OCI, a représenté le Groupe régional des 53 pays africains durant les débats.

 

Ainsi, au lieu que Durban II corrige les erreurs du passé, ce dernier forum de l’ONU cherchera à saper les sociétés libres en invoquant le spectre de l’islamophobie. L’OCI est le plus puissant bloc de votes à l’ONU. Comme les pays démocratiques à l’ONU l’ont appris à maintes reprises, l’OCI, avec 57 membres, contrôle le bloc des 130 pays en développement, et peut généralement faire passer son ordre du jour sans trop de difficultés.

 

Une définition large d’« islamophobie »

 

Le résultat probable de Durban II sera d’exhorter tous les États membres à adopter des lois limitant les libertés fondamentales d’expression et d’action - le tout dans l’intérêt de prévenir l’« islamophobie ». La discrimination ou la diffamation des musulmans, ou de tout autre groupe, est évidemment répréhensible. Mais l’« islamophobie » telle que définie par la Libye, l’Iran et les autres organisateurs de Durban II couvre toute critique de l’islam, des musulmans ou de leurs actions.

 

Si les dirigeants de ces pays réussissent, la rédaction d’opinions critiquant le radicalisme islamique, ou parler contre les terroristes musulmans ou, bien entendu, la publication de caricatures de Mahomet, vont bientôt être considérés comme des exemples de racisme criminel.

 

Liberté d’expression et islamophobie

 

Au cours des plus récentes réunions préparatoires de Durban II en avril et mai, les membres de l’OCI, de l’Iran à l’Indonésie, ont tous insisté que la liberté d’expression est la cause de l’islamophobie. « Le plus inquiétant est le phénomène intellectuel et idéologique de validation de l’islamophobie », a souligné le représentant pakistanais à l’ONU, Marghoob Saleem Butt, au nom de l’OCI. « Bien qu’il soit exprimé sous la forme de diffamation de la religion, il se cache derrière la liberté d’expression et d’opinion ». Exprimant les exigences du bloc musulman et de ses nombreux dirigeants autoritaires, M. Butt a demandé que le processus de Durban « élabore des normes qui offrent des garanties suffisantes contre l’intolérance à l’égard des musulmans promue par ces libertés ».

 

Les défenseurs des droits humains inquiets de cette menace pour les libertés civiles ont exprimé leurs préoccupations avec peu de succès. Juliette De Rivero, par exemple, directrice du advocacy pour l’organisation Human Rights Watch à Genève, a sonné l’alarme à la fin avril : « Les préoccupations justifiées sur la relation complexe de l’intolérance raciale et religieuse et de la haine ne devraient pas être le prétexte pour saper les libertés clés, y compris la liberté d’expression », a-t-elle dit aux organisateurs de la conférence à Genève.

 

Les dangers du processus de Durban

 

Le danger du processus de Durban, c’est qu’il cherche à façonner le cadre normatif international et les législations nationales. Si l’OCI réussit, une définition large de l’« islamophobie » sera intégrée au document final de Durban II. Par la suite, attendez-vous que des organes de l’ONU, tels que le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale, rappellent les pays à l’ordre s’ils ne parviennent pas à appliquer ces recommandations. D’autres organes du système international adopteront aussi la définition large d’islamophobie, jusqu’à ce que cette définition et ses effets pervers aient migré dans tout le système international.

 

Les recommandations de Durban II, toutefois, ne s’arrêteront pas à la déformation des normes internationales sur ce qui constitue l’islamophobie - l’OCI vise à exporter son langage dans la législation nationale de chaque pays. Le premier point dans un projet de document final de la conférence oblige les pays à s’efforcer de « promulguer une législation appropriée en conformité avec ces normes internationales ». Il en va de même du projet de document identifiant la liberté d’expression comme un « défi majeur et un obstacle » à la lutte contre les formes contemporaines de racisme.

 

Faire échec au processus insidieux de Durban

 

Seule l’Union européenne peut maintenant mettre fin à ce processus insidieux. Le Canada a déjà annoncé qu’il allait boycotter la conférence, et les États-Unis ont également indiqué qu’ils ne participeraient pas à Durban II à moins d’être convaincus que ce ne sera pas un autre fiasco. Mais seule la menace d’un retrait européen porterait un véritable coup à la crédibilité du processus et priverait les partisans de l’« islamophobie » de l’imprimatur de l’ONU qu’ils recherchent.

 

Le mois prochain, la France assumera la présidence de l’UE. Il reviendra à Paris de prendre le leadership de la lutte pour les libertés occidentales et, pour une fois, de mettre l’Iran, la Libye, et d’autres États autoritaires sur la défensive. Espérons que le Président français Nicolas Sarkozy comprend ce qui est en cause.

 

http://pointdebasculecanada.ca/spip.php?article474

 

Il est temps de mettre un terme à la liberté d’expression illimité qui règne en occident oû plus rien n’est sacré !

Le délit de blasphème doit voir le jour et doit englober toutes les religions comme le racisme englobe toutes les races

Il va de soi que la définition de la notion de blasphème devra permettre’ les débats théologiques entre religions comme à l’intérieur de chaque religion et qu’il ne concerne pas la critique des actes que la morale commune réprouve (attentats, lapidations amputations)

par michel baran publié dans : POLITIQUE ETRENGERE communauté : Communauté de l'opposition
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Mardi 24 juin 2008

Napoléon Bonaparte se présente comme un homme de paix. Il s’attache à pacifier le pays en réconciliant les Français et en instaurant un gouvernement stable et centralisé : la Révolution est terminée. Ainsi, il favorise le ralliement des Vendéens et le retour des émigrés auxquels il offre des postes dans l’administration et dans l’armée ; il négocie avec le pape Pie VII le Concordat de 1801, qui rétablit l’Église catholique romaine en tant qu’Église d’État. Il s’attèle à l’unification des lois du pays en faisant promulguer en 1804 un Code civil (Code Napoléon), compromis entre les acquis de la Révolution (liberté de conscience, liberté du travail, égalité civile, abolition des privilèges féodaux) et les principes d’une société globalement conservatrice. Une administration centralisée (mise en place de préfets nommés par le ministère de l’Intérieur à la tête des départements), de nouvelles institutions monétaires (une banque centrale, la Banque de France, en février 1800 et une nouvelle unité monétaire, le franc germinal) et une organisation scolaire rénovée (création des lycées, 1802 ; d’une université impériale chargée de diriger et de contrôler le corps enseignant, 1808) renforcent le pouvoir et jettent les bases de la France d’aujourd’hui.

 

Confisquant progressivement le pouvoir à son profit (plébiscite d’août 1802 le déclarant consul à vie), Napoléon Bonaparte, au cœur d’une agitation royaliste, décide d’affermir sans appel son autorité : le 18 mai 1804, le Sénat le proclame empereur des Français. Une nouvelle Constitution (Constitution de l’an XII) et le plébiscite qui approuve massivement l’établissement de l’Empire et le sacre de Napoléon Ier par le pape (2 décembre 1804) entérinent les faits : le premier Empire est né.

 

La politique bonapartiste est typiquement royaliste puis qu’elle cherche avant tout l’unité patriotique en dépassant les clivages, synthétisable le meilleur de chaque parti, Napoléon  recrée l’E4tat royal et devance « l’Etat impartial » de Beyrou

Napoléon était-il centriste ? Question provocante puisque René Rémond met le bonapartisme dans « les droites ». Mais à y réfléchir le centrisme, le vrai, pas le républicain qui est de tous les gouvernements sans avoir de projet complet et audible, n’est-il pas ‘être au centre de la vie nationale, de synthétiser les aspirations contraires sans les afadires et d’y donner un réponse forte et claire ?

Qu cela plaise ou pas, pendant 15 ans Napoléon fut central, unissant royalistes et républicains.

Ses méthodes dictatoriales étaient requises par les circonstances, faisaient-elles pour autant de Napoléon un dictateur ?

Je n’en suis pas certain !

par michel baran publié dans : LA POLITIQU ETIREE DE L'HISTOIRE communauté : Communauté de l'opposition
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Mardi 24 juin 2008

Ce qui ne veut pas dire que pour acheter des objets un peu plus élaborer que la production spartiate, ils n’utilisèrent pas une monnaie agréée  par plusieurs cités (ainsi qu’aujourd’hui certains Etats utilisent le dollar ou l'euro).

De cet état de choses il résultait que la vie intellectuelle était terne (aucun sophiste, aucune troupe de théâtre étrangère ne voulant travailler gratuitement) et qu'un certain communisme était à l'oeuvre (on réquisitionnait un esclave, prenait un cheval à une porte pour le ramener après usage).

Produite par l'argent, la culture reflète nécessairement les idées de la classe dominante, même lorsque l'artiste conteste la société ou  il vit, (ainsi en était-il avec Victor Hugo ou Boris Pasternak). Mais quelle conception artistique pouvait avoir une société basée sur la force et l'égalité entre un petit nombre de personnes ? Je ne pense pas que les pièces  de théâtres telles celles de Sophocle pouvaient les passionner ; mais plutôt des récits de combats légendaires (comme ceux de « l’Iliade » et « l'Odyssée » [1]). Il ne  pouvait pas non plus s’agir de peintures conservées par le temps, si elles existaient elles devaient être sur des bâtiments publics et   avoir un caractère pédagogique civique, (on peut se faire une idée de l'art politique en pensant au « réalisme soviétique »).

Sur le plan politique l'assemblée ne pouvait que donner des avis sur les lois, élire par acclamations le Conseil des Anciens ainsi que les éphores.  Le Conseil des Anciens était le tribunal suprême et participait à la préparation des séances des assemblées du peuple et pouvaient y prendre la parole,  assistait les éphores.  Ceux-ci présidaient les assemblées, nommaient les fonctionnaires, prenaient les décisions les plus importantes et surveillaient la vie publique et privée des citoyens, comme l'éducation des enfants.

L'analyse des institutions spartiates confirme ce que j’écrivais plus haut sur le rôle de la gérontocratie comme ancêtre de la démocratie.

Il n’était (et il n’est toujours pas dans de nombreux pays, ou dans des circonstances [2] exceptionnelles)) vraiment admis que toutes les opinions se valaient. La pluralité des opinions devait être légitimé par la personnalité de celui qui l'émet ; c’est-à-dire que l'opinion divergente du consensus se devait d’être portée par une personnalité exceptionnelle. Or il n’y  avait que deux façons à cette époque de l'être : soit en étant un guerrier exceptionnel, soit en  étant très âgé (pour l'époque). Ces deux mérites, qui se lisent sur le corps des personnes, concordaient dans la gérontocratie.

Le passage de la gérontocratie à l’aristocratie a dû se faire en douceur par le simple manque de personnes pour les conseil ; comme tous (ou presque tous) les gérontes devaient être nobles, l'âge d’admission au conseil dû être abaissé et les exploits de guerre et de chasse durent progressivement prendre le pas sur l'âge.

Déjà, on peut lire dans les institutions spartiates les germes de la démocratie athénienne (et moderne).

Ainsi il y avait une assemblée et un « sénat » (le conseil des Anciens) ; à Athènes, comme à Sparte le pouvoir exécutif, donc réel, appartenait à une assemblée minoritaire (conseil des Anciens) à Sparte, bouleutes à Athènes) et tout naturellement[3], mais cela a pu s’accompagner de violences, le conseil des Anciens s’est  transformé  en assemblée démocratique.

Athènes qui a pour héritières les démocraties occidentales convient à une mentalité individualiste, qui aime débattre, qui laisserait volontiers périr le monde et ses citoyens les plus pauvres si cela lui assurait une relative tranquillité[4]

Les héritiers de Sparte ont une psychologie où prédomine l'attachement au groupe[5] ainsi qu'une liberté individuelle moindre par contre il me semble qu'ils attachent plus d'importance à la culture et à la religion ce qui les enracinent dans le passé et fait naître en eux le sentiment de solidarité avec les morts comme avec les générations futures.  Je compte parmi les héritiers de Sparte des nations aussi différentes que l'Iran, la Chine, le Japon et le Maroc (il va de soi que l'Urss et les Etats satellites étaient des héritiers de Sparte) il est à noter que bien que se démocratisant sous l’action de Mohamed VI, le Maroc reste dans une certaine mesure, de la lignée de Sparte ; ce qui affranchit la descendance de Sparte de l accusation d’être nécessairement dictatoriale.  Ceci ne contredit pas la note parce que le communisme a pour but ultime l'établissement d'une société d'abondance dans laquelle pourraient s'épanouir les individualités).

On vient de voire que toute les formes de gouvernement découlent, ou du moins peuvent découler les unes des autres, et que la forme de gouvernement la plus naturelle est la monarchie. En outre nous avons vu que la force a été, et sera toujours le principe moteur de tout gouvernement. Cependant il existe une forme de gouvernement qui n’a pas été analysé et dont je vais m’efforcer  de dégager l'essence : la théocratie. Celle-ci n’a rien à voir avec les formes classiques de gouvernement  et peut s’accommoder de régimes autoritaires (Iran, Arabie Saoudite)  ou démocratique (Israël[6]).

J’ai décrit plus haut comment les facultés mentales se sont engendrées les unes les autres sous la direction divine chez une minorité de singe ; il me faut maintenant selon le principe de généalogie expliquer l'apparition du gouvernement par,  et au nom de Dieu (mais non pour Dieu [7])

La crainte de la nature, avant même sa beauté, dû être la compagne des premiers hommes, les orages, tonnerres, éclaires  ainsi que les feux spontanés, les inondations, les grondements des volcans aussi  est-il plus que certain que l'homme chercha à être rassuré, et à vouloir comprendre pour prévoir et se protéger des catastrophes naturelles.

L'homme a vu que ses actions transformaient  son environnement mais il s’est aussi aperçu que des forces incorporelles, tel le vent, pouvait avoir une influence encore plus grande. Grâce à ces observations quelques-uns dotés de dispositions pour la réflexion et la médiation en conclurent que l'homme n’était pas la seul intelligence au monde et qu’il y avait des êtres surnaturels.

Il est difficile de décider rationnellement si les premiers humains étaient monothéistes, polythéistes ou si (conformément aux conclusions du premier chapitre) les deux réalités coexistaient. S’il faut en croire le livre de la « genèse » les premiers hommes étaient monothéistes mais cette vérité s’est très vite perdu  pour la plus part des humains et n’est resté l'apanage d’une élite (Enoch, Noé). L'ennuie c’est que la bible n’explique ni comment la vérité monothéistes s’est perdu pour la majorité, ni comment elle a été préservé chez certains. Il est possible que ces deux religiosités aient coexisté dès le début selon  les dispositions psychologiques des personnes.

Je crois en effet qu’il existe deux grands types de psychologie qui ont chacun leurs avantages et leurs inconvénients. Le premier type de psychologie est analytique ; il donne la priorité à la pluralité des phénomènes et aime faire de minutieuses distinctions. A chaque phénomène il subodore une cause propre, ce qui explique le foisonnement des dieux (de la pluie, du tonnerre etc.). L’avantage de ce type de psychologie est que logiquement il est réfractaire   à toute uniformisation idéologique et n’essaiera pas d’imposer ses idées aux autres (il n’y, a jamais eu de « sainte inquisition » païenne, ce qui aurait été un non sens, hors mis pour des raisons strictement politiques[8] ). Je crois que ce type psychologique est favorable à la vie démocratique mais qu’il peut se révéler dangereux lorsqu’il a peur. En effet, il y a, de tous temps, plus de choses à craindre dans la vie (orage, mort, maladie etc.) que de choses bénéfiques à célébrer ou à espérer et je pense que dans tous les panthéons, les Dieux protecteurs d’un danger quelconque étaient de beaucoup supérieurs aux Dieux que je qualifierais de « jouissifs » (Vénus, déesse de  l'amour ; Bacchus, du vin ; Athéna de l'intelligence). Or beaucoup de Dieux protecteurs étaient eux-mêmes dangereux parce que bien souvent  ils demandaient des sacrifices pour la protection qu’ils accordaient Il peut paraître contradictoire de préférer  une perte certaine (le sacrifice d’un fils) à  une perte incertaine (la victoire de l'ennemi) mais l'homme a ces deux vertus[9] (ou tares dans le cadre païens) la foi et l’espérances  qui le contraignent à se surpasser soit pour durer lui-même le plus longtemps possible, soit pour que la patrie survive le plus longtemps possible. Le païen de la rue n’aimait pas les Dieux, il les craignait et s’en servait à ses fins personnelles et collectives. Si le Dieu était inefficace il en changeait pour poursuivre ses objectifs. C’est peut-être ce qui explique la particulière cruauté des carthaginois et des romains qui n’avaient pas, ou peu, la notion de se soumettre à la volonté de Dieu et pouvaient punir un bon général qui n’avait pas le bonheur de rentrer victorieux[10]. Peut-être n’est-il pas exagéré de voir dans le polythéisme l'affirmation de la volonté   de vivre, et même de la volonté de puissance, sans se poser la question du but de la vie.

Il est bien évident que dans un contexte polythéiste la théocratie[11] n’a aucun sens puisque les Dieux,  non seulement  ne réclamaient pas d’allégeance exclusive, mais encore que dans une grande partie des panthéons les Dieux formaient une famille (avec les querelles inhérentes à toutes grandes familles)) mais encore qu’ils se partageaient l’humanité en féodalités (qui pouvaient être l'objet de conflits, de gains et pertes entre Dieux).

La  psychologie du monothéiste est toute autre : il veut un monde rationnel, obéissant à une logique, des lois, une volonté. Le monothéiste est mécontent du monde  et de lui-même[12] en ce que précisément ni le monde, ni  lui-même n’obéissent strictement à la logique[13] conçue par l'esprit humain et arbitrairement plaquée sur la personnalité divine.

Ce mécontentement est la meilleure et le pire des choses en ce qu’elle aiguise l'esprit critique qui cherche à orienter l'évolution historique vers l'âge messianique (âge d’or, parousie du Christ, retour du douzième Imam, etc, peut importe le nom et la forme de l'attente) cependant il  est aussi  naturellement éminemment positif. Mais lorsque l'humain porte un regard critique sur  lui-même ou sur son prochain, sans que ce regard ne soit empreint  d’indulgence, cela donne l'autodénigrement, la « Saint inquisition » et tous les avatars qu’on lui connaît actuellement en islam.

C’est par un profond mécontentement de l’ordre du monde qu’Abram a dû pouvoir redécouvrir la vérité monothéiste En ce qui concerne l'unité de Dieu je crois effectivement que n’importe quel homme doué de la faculté d’abstraction pouvait arriver à cette conclusion. Il suffisait d’observer que l'homme a plusieurs qualités simultanément ou alternativement pour juger combien il est ridicule d’enfermer un dieu ou une déesse dans une fonction (dieu de la chasse, déesse de la fertilité etc.) De même il suffisait d’observer la cohésion du monde pour comprendre qu’elle n’aurait jamais  été possible s’il y avait eu plusieurs créateurs. Or si un dieu est assez puissant pour créer l'univers et tout ce qu’il contient, qu’avons-nous à faire avec les dieux subalternes qui dépendent de lui ? Autant avoir à faire au Dieu suprême !

On peut donc supposer que c’est la conjonction du mécontentement devant l'ordre amoral du monde et de la capacité de l'humain  a abstraire et a formaliser les idées en vu de les appliquer systématiquement pour arriver à un objectif qui a  permis l’invention du régime  théocratique (je ne veux pas sous-entendre que les autres régimes politiques n’ont pas besoin d’intellectuels, mais leur rôle est amoindri par le seul fait qu’ils ne sont tenus par aucune norme morale intangibles et qu’ils peuvent et doivent composer avec la réalité politique). Les théocrates sont en fait les premiers intellectuelles dogmatiques de l'histoire en ce sens qu’ils devaient toujours garder à l'esprit les directives divines et y soumettre leur action politique.

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La  vie sociale et politique est depuis l'origine de l'humanité le lieu d’affirmation de l’individualisme, c’est-à-dire de la volonté de puissance ; en d’autres termes de l’égoïsme. Cet égoïsme est innocent parce qu’il obéit aux règles sociales et économiques qui ont cours dans le monde occidental[14] et qui malgré leur nocivité[15] sont le moteur de toute l'évolution historique et technique et ont été peu à peu imposées par une minorité bien décidée  à la majorité de la planète.

Ainsi que je l'ai écrit au second chapitre, les objets en eux-mêmes n’ont aucune valeur économique (la poire n’égale pas  la pomme ou  la groseille, la table n’est pas objectivement plus chère que la chaise ou l'armoire) ce n’est que par l'échange, la valeur d’usage [16] et le travail social[17] qui y sont mis que la valeur de l’objet est constituée.

Mais dès la plus haute antiquité  la logique capitaliste dans ses plus simples expressions [18] était à l'œuvre. La propriété privée est ce sur quoi est bâtie la société occidentale, et tout  spécialement la famille patriarcale monogame.

Si  nous analysons un peu plus finement la notion de famille en faisant abstraction de tout le coté sentimental, nous nous apercevons que c’est la première unité combattante, non que le combat soit nécessairement violant, mais dans la mesure ou le mariage se fit souvent par rapt (enlèvement des Sabines par les romains) par achat (dot) ou dans une perspective d’alliance et territoriale (domaine royal ou paysan) le fondement premier de la famille [19] fut la violence et la peur d’autrui[20] (en tant que la famille est une unité combattante liée par  le sang elle est en guerre contre toutes les autres familles et que cela a pu  inspirer l'utopie platonicienne, non explicitée par Alcibiade[21], d’une armée  qui ne serait composée que d’amants et serait pour cela invincible parce qu’unis par l'affection)..

En tant que base de la société, la famille permet une double prise de conscience : l'individualisation personnelle en se confrontant  aux parents frères et soeurs dont on peut prévoir relativement bien les réactions psychologiques dans des situation plus ou moins stéréotypées. Cette famille occidentale (si elle est harmonieuse) sert de cocon protecteur pour  se détendre, refaire ses forces et pour repartir dans la société faire la guerre contre tous pour accroître  l'espace  vitale, donc la volonté  de puissance, familiale[22].

La seconde prise de conscience est collective est transcendante ; elle forme non pas un cocon relativement  plastique oû les rapports ne sont plus relativement fluide mais une carapace protectrice et emprisonnant au sein  de laquelle les relations parentales sont strictement hiérarchisées (première et seconde épouse, concubines etc.). Cette  modalité familiale inscrit l'homme  dans la durée et dans l'espace. Dans la durée parce les chinois[23] et hindous (moins les  bouddhistes) ont des autels pour  honorer les ancêtres (et ont donc une mémoire historique). Dans l'espace parce qu’ils n’oublient pas les branches collatérales et que lorsqu’il y a une visite l'hospitalité peut atteindre des durées insoupçonnées en occident allant jusqu'à plusieurs mois. 

Il est évident que dans une saine  psychologie ces deux prises de conscience doivent être simultanées pour former des personnalité équilibrées mais pendant que l'orient se laissait engourdir dans ses traditions, superstitions, fastes ou pauvretés : l'occident se laissait entraîner par  le progrès techniques et scientifique qui allait de plus en plus vite et ne prenait plus le temps de regarder autre part que devant soi.

Ainsi donc la perception du temps ainsi que le comportement devant lui donna naissance à deux psychologies  différentes et il était  inévitable que  l'occident domine la planète parce que l'observation nous enseigne que la force motrice l’emporte toujours sur la force d’inertie.



[1] Peut-être que ces deux épopées épiques ont éclipsé d’autres récits guerriers venant de ce genre d’Etats.

[2] Ainsi en 1939 après le pacte Molotov/Ribbentrop le parti communiste* français a été dissout et ses députés ont été exclut du parlement. En 200,, après le 11 septembre  le présidant Bucsh a dû intervenir sur les pour enrayer u sentiment anti-musulman

[3] Le processus auquel je pense se calque sur celui de 1789 : insurrection populaire entraînant une concession politique : les Etats généraux se proclament assemblée nationale.

Ainsi dut-il se passer dans le cité paradigmatique : sous la pression populaire le conseil des anciens se proclame assemblée du peuple et élargit son mode de recrutement.

[4] Les exemples de démissions politiques de démocraties (justement parce qu’elles sont ce qu’elles sont) ne manquent pas. Sans aller jusque’ Munich 38, qui fut la reine des lâchetés, on peut cité pèle mêle le manque de volonté d’action politiques dans les problèmes écologiques, c’est l’incapacité d’abattre le dictature irakien dès la première guerre du Golf au nom de je ne sais quel principe de non ingérence dans les affaires intérieures d’un Etat. C’est enfin l'extrême tolérance du régime des talibans jusqu’au jour ou ils refusent de livrer un  chef terroristes ; mais nous savions tous la nature exacte du régime taliban ;seulement, comme l'extrême—droite ne voulait pas « mourir pour Danntzig » en 39, nous ne voulions pas mourir pour les principes démocratiques àà Kaboul, et il a fallu que Kaboul nous force à y aller.

[5] Et donc  un attachement moindre à la démocratie ; en effet, la démocratie ne peut exister que  s’il y a des subjectivité, et des égoïsmes, bien marqués parce que l’essence même de la démocratie est la compétition et la rivalité au détriment des notions de bien commun et de solidarité.

[6] Je vais brièvement expliquer pourquoi je qualifie Israël d’Etat théocratique, bien qu’il ne le soit pas complètement mais que ce soit dans l'ordre des choses qu’il  le devienne.

En premier lieu le peuple juif s’est constitué, non pas autour d’une terre, mais autour d’une  notion :  Dieu (l’absolu). Lorsque Abram  quitte Ur il ne le fait pas pour s’enrichir mais pour cesser de vivre dans le mensonge polythéiste. Dès lors sa seule  règle de conduite sera l’obéissance à  Dieu  (ou à sa conscience pour employer un terme laïque).

Depuis la rupture d’Abram avec le contexte social, toute une famille a repris l'idéal de vivre selon des lois plus strictes que les lois morales du monde. Mais cette famille ne deviendra un peuple nombreux qu’en Egypte, après la mort de Joseph.

S’il faut en croire  la tradition talmudique, ce pays était la première puissance mondiale dans tous les domaines. Pour vivre là-bas sans perdre son idéal, il fallait accroître la natalité ainsi que la cohésion sociale (ces deux mesures  de survie servirent de prétexte au pharaon pour persécuter Israël).

On  connaît le récit de la  libération nationale faite par Dieu, mais une chose échappe généralement aux lecteurs de la bible : Dieu n’a pas sauvé , Israël pour le rendre libre ni parce que l’esclavage est intrinsèque pervers, mais pour qu’il le serve : « laisse aller mon peuple pour qu’il me fête au désert » (EX 5 2 version Mardessous)et l'on sait que le sens religieux de « fêter » Dieu est servir.

Au mont Sinaï, avant même de prendre possession de la terre, Israël  reçoit la loi écrite et  orale, celle-ci étant une sorte  de jurisprudence. Ce fait est capital parce qu’un peuple entier renonce à sa liberté morale pour devenir l’instrument d’une moralité plus haute : celle de Dieu.

En acceptant d’être le peuple théophore, Israël accepte deux autres choses désagréable : être puni par Dieu pour ses fautes et être détesté par les autres peuples lorsqu’il rempli les critères moraux divins (l’éternel haine du chouchou de la maîtresse). Aussi les autres nations essaient-elles de le discréditer à leurs propres yeux (hier accusation d’être déicide, d’aimer l’argent ; aujourd’hui  du massacre à Djénine).

Pris entre deux impératifs : Dieu et le monde, Israël n’a d’autres solution pour vivre en paix et en harmonie que de faire la volonté de Dieu en toutes choses. Ceci se traduis par l’immixtion de la religion dans la politique et par la  constitution de  partis religieux aux côtés de partis laïcs (il est a noter que s’il y eut des partis « démocrate-chrétien «  en Europe, premièrement ils n’appuyèrent jamais leur action politique sur des critères théologiques ou évangéliques, comme par exemple le refus de la peine de mort, de l'ouverture des grandes surfaces  le dimanche, ou la  droit au logement pour tous ; ; toutes choses qui sont des revendications évangéliques directs au même titre que le refus de lapider la femme adultère, ou indirect respect du sabbat si aucun impératif médical  n’est en jeu)  en général les démocrates-chrétiennes n’étaient que des parti conservateurs bon teint ainsi que les sont les derniers grands partis du monde germaniques ; ceux du monde latin, excepté l'italien n’ont jamais tenu.

[7] La théocratie ne pet être le gouvernement pour Dieu parce qu’il n’a aucun intérêt ni besoin à faire valoir. Ce mode de gouvernement devrait (mais ce n’est pas toujours le cas) prendre en compte de façon privilégiée les aspirations des personnes.

En effet, si Dieu a créé l'humain, ce n’est pas pour lui faire du mal ni pour s’en détourner mais pour s’en faire des amis (Abraham était l'ami de Dieu, des fils (Jésus est dit Fils de Dieu)  pour les aider à réaliser pleinement leu  potentialité donné par Dieu.

[8] Persécution du Pharaon contre Israël, d’Anthhiochus Epiphane voulant unifier son royaume, ce qui aboutit à la révolte des Machabéss. Persécution des romains en 70. Pour  se venger de la révolte juive et enfin persécution des chrétiens par les romains pour un malentendu puisque les romains craignait que les chrétiens veuillent remplacer l'Empire romain par l’empire messianique du Christ.

[9] On peut avoir une petite idée de leur nocivité dans un contexte païen en lisant le roman de Flaubert « Salembô »

[10] On retrouve ce comportement barbare et totalitaire pendant la révolution jusqu'à la chute de Robespierre ou de nombreux généraux vaincus par l'Europe coalisée furent accusés de trahison et exécutés. Ceci  tient au caractère antichrétien et au mythe de la toute-puissance de la volonté

[11] Les monarchies apparemment théocratiques, comme la monarchie pharaonique ne peuvent pas être considérées comme telle.

En effet, si le monarque est Dieu, fils de Dieu, il sais dans son fort intérieur qu’il n’en est rien et que ce n’est que pour se faire craindre du peuple et des courtisants ; mais plus essentiel  il n’est  porteur d’aucune révélation, d’aucune vérité transcendante destiné à améliorer l'homme dans ses relations sociales ainsi que , font la thora et l’évangile.

La théocratie polythéiste a pour seul but de se concilier les forces et événements de la nature pour le bien national sans se soucier de la moralité publique

[12] C’est me semble-t-il  le sens ultime de la critique nietzschéenne lorsqu’il décrit le ressentiment qu’on les faibles (donc les croyants) contre la vie porteuse d’injustice.

[13] Cette « logique » s’appuie sur un fort sentiment anthropocentrique légitimé par les deux premiers chapitres de la « genèse » qui dise que l'humain est le couronnement de la création divine et que par conséquent la nature doit se soumettre à l'homme.

Bien que j’admette ces idées, j’y mets cependant une réserve : la « genèse » ne parle que de la terre, l'homme n’est le couronnement que de la création terrestre. La bible ne nous dit pas si nous formons la seule humanité de l’univers ni s’il y ne a d’autres et comment elles évoluent. Le zohar (commentaire ésotérique du pantateuque) fait allusion a plusieurs planètes habitées part d’autres humanités. Si  cela se révèle exacte, alors la logique divine dépasse notre planète et nous pourrons être amenés à les rencontrer soit pour les aider,  soit pour être aidés.

Ceci m’amène au mécontentement du monothéiste envers lui-même. La logique voudrait que le monothéiste obéisse strictement à l'une des trois lois promulguées par Dieu (thora,  évangile , Coran)  parce qu’il sait que ces lois ont été établies  pour son bénéfice, pourtant il ne le fait pas et s’en veut à lui--même comme  aux autres monothéistes, ; mais la logique humaine ne prend en compte que les éléments qu’elle connaît, en l'occurrence l'humanité enclose sur la terre.

Il est possible que la logique divine englobe une plus large perspective, ou il n’y a pas une mais deux, dix humanités évoluant séparément selon des modalités différentes et qu’à plus ou moins long terme ces humanité soient appelées à se rencontrées pour se féconder les unes les autres.

Dans cette perspective, nous ne savons absolument pas si nous seront l'humanité la plus immorale ou la plus morale (j’opterai pour une place honorable dans la hiérarchie) mais je pense que les plus honteux et glorieux (massacre des arméniens, de juif, non violence de Gandhi, Luter King) auront un éclairage dont nous n’avons aucune idée et qui servira au progrès spirituel de toutes les humanités (ou de toutes autres formes d’intelligences)

[14] Le terme occidental, dans mon esprit englobe l'Europe, le Moyen-Orient et l'Amérique, dans ces pages le terme asiatique englobe la Chine, l'Inde, et leur sphère d’influence ;  le Japon présente un cas à  part parce qu’il  a été  fortement occidentalisé » au XIX° siècle.

L'occident se caractérise pas une exagération de la volonté de puissance, que ce soit sur le plan individuelle collectif. Il trouve normal au nom de la loi  du plus fort d’empiéter sur les terres d’autres ères de civilisations. Ainsi  a-t-il envahit l'Amérique et détruit les civilisations précolombiennes, l'Inde et la Chine.

L'orient n’a jamais eu de politique de conquête hors de sa sphère de civilisation  (l’orient extrême : Chine, Inde, Japon ; tout ce  qui n’intègre pas un islame majoritaire qui a conquis la moitiée de l’Espagne et est venu jusqu’à Poitier) en cela l’islam est le digne successeur de l’ocident gréco-romain. Si l'on analyse l'histoire de la Chine et de l'Inde on se rend compte que le peuple chinois a subit de multiples invasions et que bon nombre de dynasties chinoise (la dernière étant la dynastie Mandchoue) étaient d’origine étrangère ; du reste l’érection de  la grande muraille  de Chine témoigne davantage d’un esprit casanier  que guerrier.

Inde a également subi des invasions musulmanes, anglaises et françaises. Malgré leur immense potentiel démographique, ni  la Chine ni l'Inde n’ont fait de conquête hors du cadre national  pour s’unifier politiquement. Je crois que ce phénomène tient essentiellement à la nature des religions philosophiques. L’hindouisme par exemple est strictement familiale, ritualiste ; l ne pratique aucun prosélytisme et ses sujets de réflexions sont le monde, l'âme et ses réincarnations. Il en est ainsi à quelques détails prêts du bouddhisme, jaïnisme. Le taoïsme prêche la voie de juste milieu, le lâcher prise. Le confucianisme est un « religion » de la piété filiale, du respect des autorités. Toutes ces religions ont en commun de n’avoir aucune perspective historique.

[15] La nocivité des  lois économiques  occidentales  tien en ce qu’elles exagèrent au-delà de tout l’égoïsme naturelle jusqu’à mettre en péril le lien social et national. Il rend caduc le troisième terme de la devise républicaine : la fraternité. Les sociétés traditionnelles asiatique comme africaine, malgré ou grâce à leur relative pauvreté, auraient des choses à nous enseigner.

[16] Marx « oeuvres économiques » édition « a pléiade « T1  P 302 « Le troc direct, qui est la forme primitive de l'échange représente plutôt le début de la transformation des valeurs d'usage en marchandises que celle des marchandises en argent. »

[17]Marx « oeuvres économiques » édition « a pléiade « T1  P 297-98 « Le temps de travail social n'existe pour ainsi dire qu'à l'état latent dans ces marchandises et il ne se révèle que dans leur procès   d'échange. Le point de départ n'est pas le travail des individus en tant que travail commun, mais au contraire les travaux particuliers d'individus privés, travaux qui ne revêtent le caractère  de travail social général que dans le procès d'échange en se dépouillant de leur caractère primitif. Le travail social en général n'est pas une donnée, mais un résultat en voie de devenir. »

[18] Je soutiens qu’il y a deux modalités du capitalisme : l'une morale, l'autre économique.

L'expression morale consiste dans le besoin qu’à l’humain de posséder les objets dont il a besoin : maison, livres, meubles etc. La possession le rassure, le stabilise, lui donne l'illusion de sa pérennité que lu dénie le savoir de  sa nature mortelle. La propriété  privée peut donc être considérée comme un placebo contre la mort  (d’autant plus qu’elle peut être léguée aux descendants, et  par la mémoire peut être porteuse d’une pseudo-immmortalité. 

L'expression économique du capitalisme, quand à elle, consiste à vouloir toujours plus de marchandises, matières premières, d’ouvriers en dépensant le moins possible. Cette logique a toujours existé, quelque soit le régime de production, (esclavagisme, féodalité, artisanat) mais à une intensité variable selon la technologie

[19] Le statut de la femme fut tour à tour : proie à conquérir, terre à ensemencer  et à récolter, intendante et organisatrice du logis.

Les filles furent des valeurs ou des pertes potentielles selon que la dot devait être acquittée par le fiancé (ou sa famille) ou par la           famille de la fiancée.

Les garçons furent naturellement les soldats et l'aîné le général et héritier  du  père-roi. 

[20] La peur d’autrui, qu’on le veuille ou non, est un élément constitutif de chaque humain. Elle peut être plus ou moins grande selon les dispositions psychologiques mises en nous par Dieu et selon  l'éducation reçue.

Cette peur, plus ou moins consciente a pour cause la rareté des produits désirés et le sentiment qu’autrui est un concurrent potentiel.

[21]  « Le banquet » 221a 221e

[22] Clausewitz définit ainsi le combat : « Un duel qui se produit à grande échelle. Le but de cette manœuvre est d’abattre son adversaire c’est à dire de l’empêcher de combattre à nouveau. L’arrêt de toute résistance laisse donc la possibilité d’imposer à l’adversaire sa propre volonté. » « De la guerre) par Julien Duval, dir-adjoint@departmentofintelligence.com

Il me semble que dans un certaine mesure cette définition puisse s’appliquer à un certain nombre de domaines dans la société civile. Comment définir autrement la convoitise d’un poste mieux rémunéré La vente aux enchères, ou même le rué au premier jour des soldes ? Alors bien sûr les moyens sont généralement pacifiques, mais l’état d’esprit st  le même ; on passe de « pour ma patrie d’abord » à « pour m famille d’abord » (ou pour moi))

[23] Pearl Buck, une romancière américano-indienne (ou chinoise) décrit très bien la famille orientale

par michel baran publié dans : MES OEUVRES: L communauté : Communauté de l'opposition
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Lundi 23 juin 2008

L’ordre est enfin restauré dans les relations franco-israélienne, je l’avais prédit dans « les paradoxes du judaïsme que’ je viens de mettre en ligne

Il ne pouvait en être autrement puisque l’amitié israél