Dimanche 22 juin 2008

Le Directoire, conseil exécutif de cinq membres, dirige le pays aux côtés d’un pouvoir législatif divisé entre deux chambres (Conseil des Cinq-Cents et Conseil des Anciens) élues au suffrage indirect. La crise économique et financière (mauvaises récoltes, inflation, effondrement de l’assignat), ainsi que la poursuite de la guerre (dernière insurrection en Vendée en 1795-1796, formation de la deuxième coalition contre la France en 1798), rendent le régime impopulaire. Sans grande autorité en raison de la division des pouvoirs, il est complètement discrédité en 1799.

 

Un certain nombre de personnalités occupant des postes clés (dont Sieyès et Lucien Bonaparte, président du Conseil des Cinq-Cents), favorables à un gouvernement plus efficace, décident de tenter un coup d’État et de porter au pouvoir le frère de Lucien, le jeune général Napoléon Bonaparte, dont le prestige est lié à de nombreuses victoires militaires, lors de la campagne d’Italie puis de celle d’Égypte. Le 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799), aidé de ses partisans et soldats, le général Bonaparte disperse les députés et, dans l’indifférence générale, met fin au Directoire — et, par là-même, à la période révolutionnaire.

 

 

Le Directoire, régime républicain strict, donc modéré et inefficace, met en pleine lumière dès le début de la République l’ineptie de la théorie de la division du pouvoir chère à Montesquieu

Parce qu’enfin l’efficacité du pouvoir tient à la rapidité d’exécution des décision, donc à l’unité dans une personne entourée de ses conseillés, des pouvoirs exécutif et législatif.

Ce que fera pour le plus grand bien de la France Napoléon Bonaparte, renouant ainsi avec la pratique royale

Napoléon 1° est le précurseur de la Royauté référendaire que j’appelle de mes voeux

par michel baran publié dans : LA POLITIQU ETIREE DE L'HISTOIRE communauté : Communauté de l'opposition
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Dimanche 22 juin 2008
On peut aborder les processus d’individualisation de plusieurs façons : philosophique, ethnologique et psychologique. Je les emploierais toutes à la fois pour essayer de me rapprocher le plus possible de ce qui s’est passé tant sur le plan « historique » que de ce qui se passe sir le plan psychologique. On se souvient qu’au chapitre précédant j’ai émis l'hypothèse que Dieu ait fait apparaître progressivement chez une minorité d’animaux les facultés mentales que tous humains sains d’esprit a aujourd’hui encore. Essayons de faire une sorte de généalogie de ces facultés. Pour que l'humanité survive il a fallu qu’elle s’adapte et que les humains se reconnaissent entre eux (qu’ils ne se confondent avec les grands singes ). L'adaptation au milieu ambiant et la reconnaissance de son alter ego supposennt la faculté observatrice. Celle-ci ne vient pas « ex nihilo » à l'homme, il est donc raisonnable de supposer que Dieu l'a tiré des instincts qui composent l'habitude. Je ne pense pas qu’aucun animal tienne un raisonnement semblable à celui-ci voyant un de ses congénères : « Celui-ci me ressemble donc il est de ma race ». La reconnaissance entre animaux est affaire de sens olfactif et visuel. Il en a du en être ainsi lorsque Dieu à fait émerger les facultés. Mais il y a mêler le sentiment d’impatience qui fait que l'homme veut naturellement court-circuiter les processus établis, et donc l'humain s’est fié plus volontiers à sa vision qu’au renfilage. Qui dit vision d’autrui dit système comparatif donc possibilité de se souvenir en premier lieu des humains vus, en second lieu de sa propre image . La faculté adaptatrice a généré celle du raisonnement, ou du moins l'a considérablement développé (peut-être que ces deux facultés sont apparues simultanément, ou presque). Le raisonnement, en tant que faculté établissant le système comparatif, donc avec les degrés de préférence et de désagrément est certainement à l'origine des sentiments d’empathie et d’antipathie (ancêtres de l'amour et de la haine, qui ne s’en distinguent, selon moi, que par leur intensité). Nous venons d’essayer de décrire l'individualisation collective fondatrice de la subjectivité en tant qu’elle est consciente d’elle-même en tant qu’humanité face à la « conscience animale) faite d’un conglomérat d’instincts reliés les une aux autres, donnant faussement l’impression de conscience, et de ses limites . L'individualisation de l'humanité a été faite une fois pour toute en ce sens que la tribu la plus primitive, au fin fond de sa foret a conscience que le lien de parenté avec les animaux a été irrémédiablement abolie il y a très longtemps (et peut-être cette tribu en souffre encore, sa mémoire étant vierge de toute l'histoire). Mais en ce qui concerne l’humain individuel rien n’est acquis, et le processus d’individualisation se répète avec plus ou moins de bonheur pour chaque bébé à naître (ainsi que le montre « l’enfant sauvage » de l’Aveyron, ou dans une moindre meure l’histoire de Gaspar Hauser). Les principes fondamentaux sont les même que pour l'humanité : à savoir la faculté adaptatrice, l'observatrice ainsi que la faculté d’antipathie mais ces facultés sont soutenues par tout un complexe psychologique. Il est indispensable que l'analyse de la mise en place de l'appareil psychologique commence dès la naissance. Durant deux ou trois ans (le temps du sevrage et d'être propre) les zones qui deviendront érogènes sont intensivement pris en charge par des mains majoritairement féminines (mère, puéricultrices, jardinières d'enfants). La bouche, par le sein ou le biberon est largement sollicitée (par la suite viendra la succion du pouce pour compenser un sevrage trop rapide). Mais plus encore que le sevrage, la toilette et le changement des couches, doit je le pense, contribuer au développement ultérieur plus ou moins harmonieux et normal de la sensibilité et des fantasmes sexuels des futures adultes. Si ce travail est fait avec dégoût, il y a fort à parier que l'adulte aura une sexualité refoulée, s'il est fait normalement, sans répulsion ni insistance verbale à propos de ces parties, l'adulte aura plus de chance d'avoir une sexualité saine . Ce qui n'empêche pas le bébé d'avoir une jouissance pré-sexuelle comme le montre Freud: en effet selon Freud la vie sexuelle infantile "apparaît en étayage sur une des fonctions corporelles importantes pour la vie, elle ne connaît pas encore d'objet sexuel, elle est auto-érotique, son but sexuel est sous la domination d'une zone érogène" cependant Federn pense qu'il y a peut-être des fantaisies inconscientes entre 0 et 2 ans; quand à Isaacs il situe l'origine du fantasme comme inconscient au début de l'existence. Il faut concevoir le processus pulsionnel comme étant à deux faces: purement physiologique, et psychique inconscient. L'étayage, écrivit Freud , est une tentative d'énoncer l'articulation entre deux types de fonctionnements sexuels et deux modes de satisfactions. Entre un fonctionnement qui anticipe une fonction biologique sexuelle et un fonctionnement autoconservatif beaucoup plus fonctionnel mais partiellement déficient chez l’enfant. «Les pulsions sexuelles trouvent leurs premiers objets en étayage sur les valeurs reconnues par les pulsions du moi, tout comme les premières satisfactions sexuelles sont éprouvées en étayage sur les fonctions corporelles nécessaires à la conservation de la vie" et pour en finir avec la vie "sexuelle" du nourrisson, je citerai Piaget pour qui les valeurs (centres d'intérêts) dépendent d'un autre système régulateur qui commande les énergies intérieures sans en dépendre directement, et qui tend à assurer ou rétablir l'équilibre du moi en complétant sans cesse l'activité par l'incorporation de nouvelles forces et éléments extérieures (qui se manifestent pour les mots, le dessein,, images, rythmes, certains exercices physiques etc...). Freud ayant évolué au cours de sa carrière (comme ses confrères) vers la reconnaissance d'une certaine sexualité infantile, je peux penser que celle-ci occupe la majeure partie du temps éveillé du nourrisson. J'aimerai revenir quelque instant sur la notion piagienne d'incorporation de nouvelles forces et éléments extérieurs (qui se manifestent pour les mots, le dessein, images, rythmes, certains exercices physiques etc...). Le terme est très fort et suggère que l'univers entier entre dans l'enfant. Ce n'est évidemment ni tout a fait faux ni tout à fait exact. L'humain (du moins son âme) en s'incarnant a perdu tout ce qu'elle savait et pouvait; elle doit tout se réapproprier à travers des grilles de compréhension factices et déformantes qui réduisent l'information sensitive, intellectuelle et émotionnelle au strict nécessaire. Le plus souvent cette réappropriation du monde se fait plus ou moins dans la douleur (école, punition etc.) alors qu'il serais possible de tout apprendre par des moyens plaisants (tout l'homme est fait pour jouir, la souffrance n'étant qu'une inversion de la jouissance agréable en jouissance désagréable) Piaget confirme implicitement cette opinion par les termes qu'il emploie: le dessein, images, rythmes. Ces mots ont tous une connotation fortement ludique. Il me semble que le processus d’incorporation du monde dans le bébé a comme pendant ce que j'appelle la réintégration en Dieu qui est l'exact contraire du processus d'individuation: au lieu d'acquérir le moi, on s'en défait, au lieu de voir le monde de manière unilatérale on le voit dans sa pluralité, au lieu de devenir ..., on est (au sens où Dieu est, puis que nous sommes dans l’être, l’essence de Dieu, tout en gardant sa conscience propre) J'examinerai maintenant la sexualité infantile jusqu'au stade de l'adolescence (qui est une notion occidentale et dont on ne trouve pas trace dans les communautés traditionnelles). Entre deux et sept ans l'enfant acquière l'affection consciente . Il est tout à fait probable que dans le processus d’individualisation la différence sexuelle est une donnée fondamentale parce qu’elle conditionne l'éducation que reçoivent les membres des deux sexes. Ainsi en Zambie septentrionale, est-il écrit, l’éducation sexuelle est nettement plus rude pour les filles puisqu’elles sont attachées, accrobatiquement, humiliés, verbalement agressées, on les fait pleurer, elles doivent se présenter le buste nu, parfois totalement nues devant les autres femmes ; ces sévices sont infligés par celles-là même dont on serait en droit d’attendre qu’elles s’y opposent avec force. Ceci dénote une adhésion au groupe dominé et à l’idéologie dominante. On peut expliquer premièrement que les filles soient retirées avant sept ans de l'ère de jeux, deuxièmement que ce soit les femmes qui infligent les sévices de plusieurs manières. Ce n’est qu’à partir de sept ans que les règles de jeux sont contractualisées mais que pour les moins de 7 ans la vraie règle est toujours celle d’avant ; je pense qu’on peut transposer en une métaphore du jeu avec la réalité de la vie. Les filles sont arrachées au jeu véritable à cinq ans (c’est-à-dire avant l’assimilation naturelle de la contractualisation ) pour être mise sous la tutelle des mères afin d’apprendre les règles d’un autre jeu qu’est la vie. Cet apprentissage des règles de ménage, vannerie, poterie etc. ne favorise pas l’initiative ni la réflexion abstraite, innovatrice, mais la conformité au modèle. D’autant plus que l’éducation n’est pas seulement une affaire familiale, mais nous l’avons vu, chaque femme est mère de tous les enfants (ce qui doit distendre le lien affectif mère/enfant). La conformité est donc une valeur absolue et plus on vieillit plus on possède l’autorité, le respect et le pouvoir qui vont de paire. Ainsi donc la femme constate qu’avec l’âge son statut s’améliore ; elle se dit qu’elle a été somme toute bien élevée, les mauvais souvenirs s’estompent, et elle est naturellement prête à reproduire les actes sadiques dont elle a été victime. Il n’est donc pas exagéré de dire que l'homme a instrumentaliser la fonction adaptatrice, tout comme il a instrumentalisé les femmes mûres pour perpétuer sa domination sexuelle en pensant que cette domination lui donnerait un maximum de plaisir (donc de bonheur). Nous voyons ici un cas malheureux d’adaptation de la pratique sociale dans son expression sexuelle sur une réalité physique : la plus grande vulnérabilité des femmes aux assauts de la vie que leurs compagnons. Il y a un étroit parallélisme entre développement affectif et intellectuel, ce sont deux aspects indissociables de chaque action . A ce stade de l'évolution il semblerait donc qu’il y ait une étroite subordination des facultés intellectuelles aux facultés sentimentales. Rien n’est encore rationalisable : on aime ou on déteste sur un mode que l'on pourrait presque qualifier d’intuitif (il n’y qu’à voir les brusques changement d’attitudes des enfants basés sur des « presque rien » mais qui pour eux ont une force considérable). Les mobiles le dynamisme relève de l'affectivité mais les techniques et l'ajustement des moyens relèvent de l'aspect cognitif. Les deux sont étroitement imbriquées en chaque action . Le moteur de la vie humaine est donc l'affectif (que ce soit l'amour ou la haine) non que la raison n’y ait rien à voir, mais elle n’est qu’en potentialité (on peut même supposer qu’à ce stade la raison ne sert qu’à légitimer les choix affectifs plus ou moins instinctifs). Plus même, elle n’est qu’instrumentale et ne fait qu’obéir au sentiment pour atteindre l'objectif qu’il lui fixe . Aussi peut-on comparer l'âge prés rationnel au règne animal dans le sens ou l'animal n’est qu’instinct (donc innocence). A la différence de l'animal la structure de la conscience humaine s’étoffe : il y a développement des sentiment individuels liés à la socialisation ; des actions apparaissent des sentiments moraux intuitifs grâce aux rapport entretenu avec les adultes et les régulations d'intérêts et de valeur liées à la pensée intuitive . Ceci nous apprend que contrairement à ce qu’écrivait Kant, la morale n’est pas (avant tout) une loi, mais qu’elle naît du sentiment envers autrui et de la capacité que chacun a de se mettre à la place de celui qui souffre. Si il n’en était pas ainsi, l'enfant ne serait pas un sujet moral, et l'on ne pourrait exiger de lui aucun comportement moral ou immoral ; il faudrait attendre qu’il soit en pleine possession de la raison pour exiger de lui une conduite adaptée à la vie sociale. Le sentiment, implanté naturellement en lui donne prise aux parents et éducateurs de toutes sortes pour obtenir de lui une conduite morale (ainsi que pour l'augmenter). Tout comme dans le règne animal le mimétisme joue un rôle important dans l'éducation, autrement dit il ne suffit pas d’avoir des sentiments positifs, encore faut-il les appliquer correctement. Ceci s’apprend par imitation des parents aux circonstances de l'enfance (ainsi si l'enfant voit son père donner une pièce à un mendiant ou à une quête, il partagera plus naturellement ses bonbons, et inversement). Faut-il préciser que dans la grande majorité des cas le sentiment que reçoivent les bébés (dés le ventre maternel) est l'amour ? Le fait que l'amour physique et moral soient concomitant dés les premières semaines de la vie dit combien cet état corporel et moral est dans l'ordre naturel des choses, et combien tout manquement à cet ordre est une véritable hérésie religieuse (au sens ou la religion est ce qui lie les être). Continuons à suivre le cheminement et les métamorphoses de l'amour psychologique. A 7 ans apparaissent de nouvelles formes d’organisation qui achève ce qui était esquissé. Il est intéressant de noter que pour les petits la justice se confond avec la soumission et qu’ils son enclins à la sévérité et à ne pas admettre de circonstances atténuantes . Ce me semble important parce que dans la plus part des familles l'enfant est aimé ; la soumission (s’il y lieu de donner ce nom) est une soumission d’amour. L'enfant qui n’est plus tout à fait un bébé est encore largement materné et a pleinement conscience (même si cette conscience n’est encore qu’intuitive). L'enfant ne sait pas encore faire la différence entre le bien et le mal mais il sait ce à quoi la mère consent ou ce qu’elle interdit ; ce savoir a une valeur absolu et n’a aucune ambiguïté aussi lorsqu’une désobéissance est punie, et que cette punition est explicitement rattachée à sa cause, l'enfant la trouve juste (justifiée, ce qui n’est pas la même chose que juste). Je crois pouvoir faire l’hypothèse suivant laquelle lorsqu’à cet âge l'enfant est trop souvent (ou trop régulièrement) puni, il confond affection et punition , ce qui fait que se développent en lui des tendances masochistes qui se manifesteront pleinement lors des activités sexuelles. On ne peut pas dire que lorsque les enfants se mettent à plusieurs sur un travail scolaire qu’ils collaborent vraiment : ils se parlent mais ne s’écoutent pas. Après 7 ans l'enfant peut coopérer parce qu’il ne confond plus son point de vu avec celui des autres ; les justifications et raisonnements apparaissent. Le langage égocentrique disparaît presque complètement . Cependant à partir de 7 ou 8 ans l'enfant devient capable de réflexion (avant l'action était simultanée au désir). C’est le début de la construction de la logique. La morale de coopération se substitue à une morale intuitive et d’hétéronomie . De la morale fusionnelle, l'humanité passe à la prise de conscience individuelle de soi, ce qui la conduit à renier pour quelques temps les quatre grands piliers qui la soutienne : Dieu, la religion, la famille et la nation (ces quatre piliers ne la soutiennent qu’après sa sortie de l’ère près historique); tout comme l'enfant se détache progressivement des jupes de sa mère, l'on constate un détachement progressif (dans certaines régions du monde seulement) des personnes d’avec leur patrie et cultures . Le point positif de cette évolution est naturellement la possibilité de coopérer et d’anticiper qu’ont les enfants ; ce qui exige le développement de la faculté d’abstraction. Celle-ci a naturellement de nombreux points positifs mais je crois que cette faculté contribue à tuer les sentiments (bons ou mauvais) qui sont en l'homme. En effet le fait de dépouiller l'homme de ses spécifiés (souvent au profit d’une seule) presque toujours imaginaire (le juif est riche, l'arabe fainéant etc.) favorise la haine envers une catégorie raciale, sociale ou sexuelle. La capacité de réflexion n’est pas faite d’une seule pièce, elle arrive dans l'âme enfantine par « morceaux » ainsi que le montrent certaines expériences psychologiques. Si l'on découpe une matière : avant 7 ans il croit à une différence quantitative et qualitative, mais la permanence des longueurs et surfaces est assimilée (parce qu’on a rien ajouté ni ôter) vers 7/8 ans il n’admet que la permanence de la matière, vers 9 ans la permanence du volume est acquise, vers 11/12 celle du volume . Je crois qu’une conclusion s’impose de ces trois expériences : la psychologie humaine est ainsi faite qu’elle s’arrête spontanément aux apparences ; il va de soit que la plus part des personnes intègrent naturellement ces trois étapes de formation de la rationalité, cependant je crois que certaines personnes n’arrivent pas à intégrer une ou plusieurs de ces étapes ; ce qui donne plusieurs modalités de haine : haine de soi (autodénigrement) haine d’autrui, (xénophobie, racisme, sexisme).Les enfants n’ont ni le sens du temps commun, ni celui de la simultanéité, ni celui de la succession . Il me semble que les personnes qui souffrent de racisme et autres troubles susmentionnés présentent ces symptômes parce qu’aucun fait objectif ne vient conforter les délires ségrégationnistes (or c’est précisément ce à quoi aboutit le fait de ne pas avoir le sentiment partager le sens du temps commun, la simultanéité, la succession parce que cela isole plus solidement qu’aucun mur l'homme qui souffre de ces sentiments). Le fait de ne pas partager le temps et l'espace empêche naturellement le partage des sentiments. Or les sentiments, s’ils sont positifs, créent des liens entrent des personnes appartenants à des races, nations et religions différentes. Il est vraisemblable que c’est cette « appartenance à géomètre variable » qui inquiète les racistes et les xénophobes, qui tout comme les autistes murés dans leur monde ont besoin de points de repère quasiment éternel. Entre 7 et 12 ans le respect naît entre les enfants dans la mesure ou ils s’accordent réciproquement la même valeur (et qu’ils ne valorisent plus seulement des actions). Le respect d’autrui peut aussi naître du respect de soi dans la mesure ou l‘on se sent supérieur sous certains aspects et reconnaît sous d’autres aspects chez autrui une supériorité . Il y a donc une sorte d’objectivation de la valeur humaine en tant que telle, cependant c’est un faux progrès puisque d’une part les religions monothéistes insistent plus que nécessaire sur la nature pécheresse de l'humain et d’autre part, quoi qu’on en dise, l'homme se juge toujours à l'aune de ses actions ; en effet la valeur humaine aux yeux d’un quidam n’est pas la même s’il s’agit de Barbie ou de Mère Thérèsa (et c’est inévitable). Aussi faut-il trouver une garantie objective à la dignité humaine. Ce problème du respect ne concerne pas seulement autrui mais aussi soi-même parce qu’on ne peut attribuer une dignité qui n’est pas objectivée socialement si on ne la ressent pas soi-même Le respect mutuel entraîne la contractualisation des règles qui deviennent vraies par accord générale (par contre pour les moins de 7 ans la vraie règle est toujours celle d’avant, même si la nouvelle règle est universellement adoptée . L'humanité serait donc naturellement autoritaire et n’aurait le sens de la démocratie qu’en vieillissant (la démocratie serait une « seconde nature ») mais en plaquant cette loi enfantine sur la psychologie humaine on n’explique rien et on simplifie à outrance. Parallèlement les conquêtes propres à l’adolescence assurent à la pensée et à l’affectivité un équilibre supérieure à ce qu’il était avant. Les pouvoirs de ces deux attributs sont décuplés et affermis . Dans nos société rien n’est fait pour coordonner ces termes plus ou moins antinomiques que sont la pensée et l’affectivité; on les laisse croître anarchiquement en espérant que la bonne éducation parentale et le bon caractère de l’adolescent suffiront à faire les ajustements adéquates (il est évident que l’affectivité doit être soumise à la raison ). Contrairement à l’enfant l’adolescent construit des systèmes et des théories (chez l’enfant ils sont inconscients ou préconscient, n’étant repérables que par l’observateur). L’adolescent à une grande facilité à anticiper des problèmes (même chimériques) et à théoriser. Le tournant s’effectue vers 11 12 dans d’une manière assez continue : il passe de la pensée concrète de la seconde enfance à la pensée hypotico-déductive. . Cette aptitude à anticiper des états ou des relations inexistantes, ou à peine ébauchées, est certainement incitatrice aux rêveries sentimentales (et autres ambitions professionnelles ) parce que toute rêverie repose sur un système qui se compose à part égales (ou inégales) de la réalité et de l’irréalité. L’éloignement du réel (ou plutôt d’un réel considéré par les adultes comme le réel suprême à exclusion de tout autre, comme si le réel enfantin ou adolescent étaient moins réel, voir le premier chapitre) se fait par la substitution des objets concret, par les idées des ces idées (l'idée de l'idée du vc est une silhouette, celle-ci n’a rien à voir avec les vc ni avec le soulagement qu’il peut apporter),. Les conditions d’une pensée formelle sont : pouvoir penser sur des objets fictifs, pouvoir les remplacer par des propositions « ...la pensée formelle est la représentation d’une représentation d’actions possible ». C’est une logique des propositions par opposition à celles des classes et des relations . Ces dispositions psychologiques conviennent parfaitement dans un monde ou la réalité devient de plus en plus virtuel . C’est aussi le texte fictif sur une feuille fictive dans un ordinateur qui acquerra une réalité (un surplus de réalité)) qu’en étant imprimé sur un vrai papier ou en étant diffusé sur le web, mais de toute façon en sortant de son lieu de conception afin d’être lu, critiqué par plusieurs) mais c’est aussi sur le plan purement physique la substitution de techniques érotiques à l’amour vrai et sain (photos d’actrices collées au mur, vidéos pornographiques, automasturbation, visites aux prostituées ; ces deux dernières pratiques étant les moins artificielles sont également les moins pervers sur le seul critère de la relation à la réalité au monde (si l’on perd cette notion de la relation à la réalité au monde on sacrifie ce qui fait la raison même de ce pourquoi le monde existe : les relation interhumaines). Aussi peut-on penser que si il y a un certain rapport entre la pensée formalisée qui substitue des symboles aux mots et aux actes (silhouette humaine pour signifier les toilettes) il y a tout naturellement des positions, actions et des relations à caractères sexuelles (mariages, concubinages etc.) qui dévoilent une psychologie et font remarquer les tendances et troubles qu’elles indiquent en les dissimulant (comme la silhouette humaine sur la porte). Il y a un égocentrisme intellectuel qui consiste à croire à la toute-puissance de la réflexion, à sa capacité de soumettre le monde réel aux théories (mais il y a en contrepoint une fausse humilité de la pensée qui tient le discours du « trop complexe» pour agir, c’est ce qu’à nommé Rumsfeld sous le vocable « vielle Europe » lors de la crise irakienne de 2003 ; et c’est ce que pensent les gouvernement de droite en renonçant aux services publics au nom de l’Europe). L’équilibre est atteint lorsque l’adolescent, mais pas seulement lui, a compris que la fonction de la réflexion n’est pas de contredire la réalité mais de l’anticiper et de l’interpréter afin de le rendre plus humain Parallèlement s’affirme la personnalité de l’adolescent ainsi que son insertion dans le monde adulte. . La fonction intellectuelle est la seule chose qui distingue radicalement l’homme de l‘animal ; sa fonction est effectivement de faire que le monde soit soumis à la toute-puissance de la réflexion collective (syndicats partis politique) ou individuelle (Marx, Gandhi) car l’homme, mandataire (pour reprendre une expression coranique) et image de Dieu n’a pas à se soumettre à la réalité du monde (sauf de façon provisoire pour éviter une catastrophe) mais doit user de la raison en tout lieu (dans le cadre strict du décalogue ce qui interdit l’avortement, l’euthanasie et les diverses expériences génétiques qui viseraient à produire des clones humains à des fins thérapeutiques) pour se libérer des contraintes imposées par la matérialité afin de se donner plus pleinement aux autres et à Dieu. Dans ce cadre là je ne vois vraiment pas où, et si il y a égocentrisme. Marx a répondu par avance à Piaget (« l’idéologie allemande ») écrivant en substance que le philosophe avait suffisamment interprété le monde et qu’il lui faut le changer. Naturellement Piaget ne parle que de l’adolescent mais il me semble qu’il favorise trop l’insertion sociale au détriment d’une saine (et sainte) révolte qui se concrétiserait dans un projet social alternatif (ou une oeuvre artistique). En définitive Piaget donne l’impression de compter sur l’âge pour brider les visionnaires les plus timorés et perpétuer l’actuelle société. Il convient de distinguer le moi de la personnalité : le moi est le centre de l’action propre et se caractérise par un égocentrisme inconscient et conscient. La personnalité est le résultat de l’autossoumission plus ou moins grande du moi à la discipline . Si j’ai correctement compris Piaget premièrement il réduit le moi à une sorte de volonté toujours en ébullition (un peu comme la lave volcanique) qui attendrait d’être mis en forme par la volonté. Deuxièmement il apparaît que inconscient et conscient ne font pas partie de la personnalité proprement dite. Il y a une personnalité lorsque s’élabore un « plan de vie » qui est source de discipline pour la volonté et instrument de coopération. Tout en se voulant l’égal des adultes l’adolescent (ce qui est loin d’être aisé parce que certains adultes développent des complexes d’infériorité ou de supériorité vis a vis des autres à cause de leur position sociale ou de leurs connaissances culturelles) se sent différent et veut les dépasser et étonner en transformant le monde, d’où altruisme, égocentrisme et mégalomanie. Il tend à s’attribuer un rôle messianique. L’adolescent s’insère donc dans la société par des projets dé réformes. Mais tous les jeunes n’ont pas de volonté réformatrice,, soit par leur tempérament personnel, soit par leur éducation ou par leur sexe. Nous l'avons vu au début du chapitre, les africaines sont configurées aux besoins sexuels et sociaux de leur tribu ; et ont donc une autre psychologie. Mais cette science (européenne par ses promoteurs comme par ses moyens et son objet ; il est peut probable qu’une société traditionnelle, asiatique ou africaine, aurait créé une science centrée sur l'individu), dont l’inévitable abstraction de l'être nie la différence sexuelle, qui pourtant est psychologiquement fondamentale, puisque l'un des sexe est porteur d’un corps étranger qui sera expulsé puis aimé et choyé. Cette expérience fondamentale de la féminité qui se prépare dès l'adolescence est insuffisamment prise en compte dans la formation des personnalités. Les personnalités sont naturellement à la base de la société et lui donnent son orientation politique et idéologique mais la société à son tour s’efforce de façonner les personnalités naissantes afin de se perpétuer. Dès lors on peut se demander qui façonnent l'autre, est-ce la société qui façonne l'individu, la personne qui modifie la société ? Y a-t-il interaction, dans quelle proportion ? Les systèmes politiques ont-ils une signification psychologique ? Ce qui aurait provoqué des relations sexuelles zoophiles totalement stériles ou monstrueuses. Tout être vivant a besoin d’eau, aussi n’est-il pas déraisonnable de penser que le premier point de peuplement fut près d’un lac. Dans ces conditions il est tout à fait probable que c’est en se penchant pour boire l'eau que l'humain a vu sa propre image, par un jeu d’expérience, tel que le font les enfants, il s’est aperçu qu’il ne faisait qu’un avec son reflet et qu’il ressemblait à ses compagnons qui eux-mêmes se ressemblaient entre eux. De ce point de départ il a déduit que toutes créatures qui lui ressemblaient, même si elle n’habitait pas avec lui, avait quelque chose de commun avec lui qui la distinguait radicalement de l’animal. La conscience humaine est comme encadrée par deux autres conscience diamétralement opposées : la première conscience est illimitée, omnisciente et toute-puissante ; c’est celle de Dieu. Et parce qu’elle est telle, elle n’est pas vraiment consciente d’elle-même parce que la conscience de soi exige la conscience et l'acceptation de ses limites (un bébé n’est pas encore conscient de lui parce que certains de ses perceptions sont reçues par un état fusionnel avec la mère). De même, la conscience de Dieu est conscience de soi et des autres, conscience de soi pour et par les autres. C’est cette double médiation qui fait que Dieu ne peut être dit « pure conscience ». A l'opposé, l'animal, en tant qu’il n’est que conscience de soi, sans pouvoir s’élever au-dessus de l’immédiateté n’est justement pas conscience de soi parce qu‘elle n’a pas conscience de ses limites. L'animal n’a ni conscience de ses besoins ni de ses plaisirs, et donc n’est qu’un agrégat ‘distincts. "Les zones érogènes sont donc l'objet de soins inhibés de fantasmes majeurs de l'adultes et les soins que donne la mère (ou sa remplaçante) cernent les zones érogène qui sont aussi celle de l'adulte. "Le fourvoiement biologisant de la sexualité chez Freud" Laplanche Edition "les empêcheurs de penser en rond" Année de parution: 1993 P 77 Il est à noter que chez les «populations « primitives » les soins corporels sont donnés et consentis avec plus de naturel que dans les sociétés policées. Ainsi on allaite en société, ainsi laisse-t-on l'enfant s’amuser avec les seins de sa mère. Dans certaines sociétés pour combattre la constipation la mère introduit avec sa bouche de l'eau dans les fesses du bébé ; la pudeur n’interdit pas de faire la toilette de l'enfant devant tout le village ni d’embrasser le bas-ventre du bébé (« les bébés du monde » montage de reportages diffusé sur Canal+ le 24/12/2000 de 14h 5 à 14h 59) ces femmes primitives nous montrent à l'évidence qu’être mère est un travail à plein temps. Je crois aussi que ces sociétés, par les fais décrits , ne connaissent pas les graves délits sexuelles que connaissent nos sociétés, qui sont des aspects soi-disant libérés sont encore extrêmement pudiques et répressives. On peut donc penser (en mettant plusieurs guillemets pour ne pas légitimer l'inceste ou la pédophilie) que l’inceste" est inévitablement commis par la mère lors des soins (il est hétérosexuel lorsque la mère a un garçon et homosexuel lorsqu'elle a une fille) et dans le même ordre d'idée la pédophilie est naturellement commise par sa remplaçante. Il va de soi que ces deux actes sont non seulement commis en toute innocence par la mètre, mais encore qu'elle ne peut ni ne doit s'y soustraire sans nuire gravement à l'hygiène de l'enfant Je pense que le sevrage au sein devrait être la norme pour au moins deux raisons: la première est que c'est une méthode naturelle et qu'il n'y a pas de problèmes de stérilisation, la seconde est que je pense que la succion de sein pendant un temps suffisant (variable selon les cas) peut contribué à désamorcer, ou du moins à réduire l'intensité de quelques fantasmes sexuels. Selon Reed les femmes de la préhistoire ont pratiqué le sevrage pendant un temps assez long qui pouvait durer jusqu'à neuf ans "Féminisme et anthropologie", Edition: Denoel/Gonthier, chapitre 6 La commune matriarcale Certaines situations particulières peuvent amener les mères ou des professionnelles à faire la toilette des organes sexuelles à de grands enfants (enfants handicapés, enfants accidentés de la routes ayant les bras immobilisés) je crois qu'il faut traiter ces parties comme le reste du corps, ne pas s'amuser avec la raideur du sexe, ni y faire allusion (même sans qu'il y ai d'intentions incestueuses ou pédophile) par contre si l'enfant pose une question précise il faut lui donner une réponse précise, véridique et adaptée à son âge. "Le fourvoiement biologisant de la sexualité chez Freud" Laplanche Edition "les empêcheurs de penser en rond" Année de parution: 1993 in GW V P 83 Idem "développement de la psychanalyse" "nature et fonction du fantasme" PUF 1966) "la vie psychologique de la vie sexuelle" édition PUF P 80 cité dans le fourvoiement biologisant de la sexualité chez Freud" Laplanche Edition "les empêcheurs de penser en rond" Année de parution: 1993 Six études de psychologie de Piaget Edition: Denoel Gonthier bibliothèque médiations Année d'édition: 1964 Je peux inférer de ceci que le bébé (et l'humain en général) est naturellement hédoniste et que le sens du sacrifice est acquis par une éducation platonisante s’efforcent d'atteindre ou réaliser une idée. Je crois que la philosophie la plus propice à l'hédonisme est sans conteste l'épicurienne (entre les deux extrêmes je place la stoïcienne) ce classement est intéressant dans la perspective d'une politique éducative pacifiste. En effet celui qui met au-dessus de tout la valeur de plaisir (sensuelle comme intellectuelle) rechignerait beaucoup plus à partir à la guerre (ou simplement à en subir les conséquences. C'est pour cela qu'on peux placer tous les idéologues (quelque soient leurs doctrines) dans la catégorie des platoniciens (même si l'idée à laquelle ils adhèrent est nuisible). Le stoïcisme, bien qu'entre les extrêmes est plutôt vers le platonisme en ce sens qu'il prêche le contentement de ce que l'on a, or la limite entre le contentement de ce que l'on a et la résignation de ce que l'on subit (esclavage d'Epictète, conscrit etc.) est très ténue. Selon une tradition juive le bébé qui est dans le sein maternel connaît toute la Torah (loi) et avant qu'il ne naisse un ange la lui fait oublié. Une tradition particulière peut et doit s'universaliser comme je le fais dans le corps du texte Si dans sa globalité le corps humain est mieux adapté à l'expression des pensées divines sous toutes leurs formes, nous savons que pris un par un les organes de notre corps n'ont pas été poussés au maximum de ce qu'on trouve chez les animaux. Notre odorat est beaucoup moins développé que celui du chien; et il va de soi que cette différence transforme considérablement l'objectivité du monde tel qu'il nous apparaît. Mais prise en elle cette différence n'est porteuse d'aucune vérité car nous ne savons ni comment Dieu a voulu faire le monde ni comment il le ressent. Sur le plan gustatif on peut par exemple mettre en place sur le binôme plaisir/souffrance sucré/amer; sur celui de l'acoustique harmonie/dysharmonie (bien qu'ici ce soit plus subjectif) etc. 56 J‘oppose l'affection consciente (mais non raisonnée) à l'affection inconsciente naturelle du bébé qui sourit à sa mère qui n’a ni conscience de sa vertu morale ou de son indignité. Celle-ci est donnée à tous les bébés, elle est la base indispensable à un amour moral qui se construit par la fréquentation du monde et par l'éducation au sein d’une famille non seulement aimante mais aussi psychologiquement équilibrée, sachant doser récompenses et punitions Le fait que les filles se voient retirer de l'ère des jeux avant de pouvoir acquérir la notion de contractualisation et de ses pratiques témoignent d’un sens aigu de la part des hommes de l'observation et de l’adaptation. Il ne faut pas, en effet, croire que ces facultés favorisent nécessairement le changement, elles peuvent aussi être au service de la réaction «Six études de psychologie » de Piaget Edition: Denoel Gonthier bibliothèque médiations Année d'édition: 1964 «Six études de psychologie » de Piaget Edition: Denoel Gonthier bibliothèque médiations Année d'édition: 1964 Si par exemple un garçon veut rejoindre une fille et qu’il en est empêché par un obstacle, sa raison lui proposera spontanément les moyens de franchir l'obstacle mais elle ne remettra pas en cause la légitimité du désir de voir la fille. «Six études de psychologie » de Piaget Edition: Denoel Gonthier bibliothèque médiations Année d'édition: 1964 Peut-être est-ce cette douloureuse mais inévitable mutation de la conscience (sauf pour ceux qu’on qualifie « d’innocents ») que le « genèse » illustre par l'expulsion du paradis. La raison n’a en définitive pour fonction que celle de moduler l'altruisme ou l'égoïsme par des artifices rationnels dans le but soit de s’exciter dans l'une ou l'autre de ces dispositions, soit de se justifier devant un public ; mais la raison n’a presque jamais de rôle décisionnel au sens ou elle déciderait souverainement, libre de tout sentimentalisme ou pression. «Six études de psychologie » de Piaget Edition: Denoel Gonthier bibliothèque médiations Année d'édition: 1964 Si l'hypothèse est bonne cela expliquerait pourquoi la plus part des enfants martyres ne dénoncent pas leurs parents bourreaux et pourquoi nombre de parants bourreaux sont d’anciens enfants martyres, il est en effet possible qu’inconsciemment ces parents continuent à identifier ces mauvais traitements à des marques d’attention et même d’amour. «Six études de psychologie » de Piaget Edition: Denoel Gonthier bibliothèque médiations Année d'édition: 1964 «Six études de psychologie » de Piaget Edition: Denoel Gonthier bibliothèque médiations Année d'édition: 1964 Il est bien évident que ces âges ne sont que des points de repères, et que selon les dispositions de chaque enfants, celles du milieu où il évolue, ces stades seront plus ou moins vite franchies C’est surtout vrai pour l'Europe, les Etats-Unis (qui n’ont presque pas de culture autonome dans la mesure ou cette nation n’a pas beaucoup plus de deux siècles d’existence). D’un point de vu sociologique la classe aisée se détache plus volontiers de la mère-patrie par conformisme moral et par esprit capitaliste. Quand aux humbles, ils sont matraqués culturellement par des divertissement américains qui prônent le « chacun pour soi » la mobilité régionale, etc... Politiquement la loi électorale marginalise les mouvement qui prônent un nationalisme respectable (non racistes : MDC RPF MPF) ce qui leur interdit un accès normal aux moyens radiotélévisés pour diffuser leurs visions alternatives de la société Donc les nations à plus grande échelle «Six études de psychologie » de Piaget Edition: Denoel Gonthier bibliothèque médiations Année d'édition: 1964 «Six études de psychologie » de Piaget Edition: Denoel Gonthier bibliothèque médiations Année d'édition: 1964 Idem Idem Celle-ci ne peut être fondée sur la loi (ni par conséquent sur les traités internationaux) parce qu’elle vient des hommes et que leur subjectivité change en fonction des systèmes sociaux (dictature du prolétariat) raciste (nazisme, polpotisme) sexiste (islamiste) démocratique (avortement, eugénisme doux par sélection des embryons). Elle ne peut non plus dépendre de droits politiques parce qu’ils sont contractuels et géographiquement limités (à la nation, à l'union des nations etc). Elle ne peut être lié à une faculté (raison, autonomie de décision et d’action) parce que cela exclurait les trisomiques 21, les personnes qui ont des attaques cérébrales. Je base la dignité de l'homme sur l'affirmation qu’il est fils de Dieu (ce qui est traduisible dans les philosophies orientales par les termes de réceptacle du divin). Cette solution a naturellement la faiblesse de ne s’adresser qu’aux croyants. Cependant elle a deux avantages : le premier est que cette notion remontent presque à des temps immémoriaux, le second est que cette idée est largement consensuelle puis qu’elle est traduisible dans les religions orientales et panthéistes. On connaît la phrase de Staline selon laquelle l'homme est le matériel le plus précieux. On l'a prise pour une preuve d’humanisme en se focalisant sur le terme « précieux ». Peut-être que dans l'esprit de Staline c’était réellement une phrase humaniste, cependant qu’on y songe, Staline pouvait-il vraiment se respecter, et donc respecter autrui en définissant l'homme comme du matériel (dont la particularité est d’être jetable). La même question se pose à l'égard d’Hitler : comment se voyait-il lui-même, lui qui adhérait au prototype de l'aryen grand blond et fort ; lui qui était petit, brun et faible (malgré sa bravoure militaire) ? N’y a-t-il pas à l'évidence une haine de soi qui s’est projetée sur certaines catégories de l'humanité? «Six études de psychologie » de Piaget Edition: Denoel Gonthier bibliothèque médiations Année d'édition: 1964 «Six études de psychologie » de Piaget Edition: Denoel Gonthier bibliothèque médiations Année d'édition: 1964. J’ai critiqué dans une note le fait qu’un rabbin mette la procréation avant la sexualité, mais du moins il y là le mérite d’une tentative de discipline, j’ai également essayer de redorer la notion de mariage arrangé, où là, la raison trouve pleinement sa justification en précèdent et soumettent le sentiment «Six études de psychologie » de Piaget Edition: Denoel Gonthier bibliothèque médiations Année d'édition: 1964. Cela peut donner des artistes (écrivains, philosophes, peintres, sculpteurs) des stratèges de génies (César, Napoléon) des hommes politiques visionnaires (Jean Monnet, De Gaulle) des amants suicidaires (Juliette et Roméo, Gabrielle Russiié) des coureurs de femmes incorrigibles (Don Juan, Casanva), des martyres religieux (Jésus-Christ, saiint-Paul). Ce complexe commende tout le processus de créativité dans tous les domaines de l’existence. L’anecdote rapportée par Piaget corrobore mes propres déductions : selon une enquête d’un professeur de classe de 15 ans les enfants les plus timides et studieux font les rêves les plus fous, se voyant maréchaux ou président. («Six études de psychologie » de Piaget Edition: Denoel Gonthier bibliothèque médiations Année d'édition: 1964.) «Six études de psychologie » de Piaget Edition: Denoel Gonthier bibliothèque médiations Année d'édition: 1964. Le temps et la distance sont presque abolis par le téléphone et l’avion (certaines publicités pour retrouver une adresse par téléphone substituent aux noms propres leur numéro téléphonique). Les symboles indicatifs sont presque exclusivement utilisés pour indiquer un lieu ou une interdiction . Tout ceci fait que la vie est de plus en plus rêvée comme virtuelle (avion, internet) plutôt que comme réelle (nombre de jours pour une lettre afin d’aller d’un point X à un point Y. Mais quel temps peut être pris comme référence ? Celui des diligences, des chemins de fer à vapeur, des avions ou d’internet ?) . «Six études de psychologie » de Piaget Edition: Denoel Gonthier bibliothèque médiations Année d'édition: 1964. Je n’ignore pas le efforts de certains philosophes (par exemple Madame de Fontenay dans « le silence des bêtes ») pour faire admettre par le grand public que les animaux ont : une âme, une conscience, une raison (ces trois termes sont à peu près interchangeables chez les partisans de ces thèses). Même si je souscris au but final qui est d’empêcher tous mauvais traitements aux animaux, je ne saurait admettre qu’on les hisse au niveau de l’homme car ce serait ce que Madame de Fontenay nomme « le propre de l’homme, faute d’une meilleur dénomination et que je nomme sans complexe aucun la supériorité ontologique de l’homme (parce qu’il est à l’image de Dieu) Que l’animal ai une âme, je l’admet, mais seulement au sens épicurien du terme. Je conviens aussi qu’il ai des sentiments primaires (amour, haine, joie, peur) mais je conteste que ces sentiments soient raisonnés, motivés. Je crois plutôt qu’ils sont produits par l’instinct (modifiables par le dressage) ; au cours des trois cent premières pages de son livre, Madame de Fontenay n’utilise qu’une seule fois le terme « instinct » et des centaines celui de « sentiment ». Effacer la différence entre l’animal et l’homme me semble être une grave erreur du point de vu subjectif parce que ce serait lui enlever tout sentiment de supériorité, et avec elle toute notion de responsabilité envers l’homme ‘et accessoirement envers l’animal). Ce serait la victoire posthume de l’idéologie nazie qui ne voyait en l’humanité qu’une matière brute transformable sans tenir conte des personnalités reflétant la gloire de Dieu. Je voudrais enfin attirer l’attention de ces philosophes sur le fait qu’aucun animal n’a créé de civilisation originale (à sa mesure bien entendu). Toutes les fourmilières ont les mêmes règles de fonctionnement parce qu’elle ne sont pas basées sur l’intelligence mais sur l’instinct. Même si on a observé des guenons en captivité ayant appris la langage des sourds-muets le transmettre à son bébé, on a jamais vu l’élaboration d’une civilisation simiesque sous la conduite d’individus maîtrisants ce langage. La civilisation est un ensemble de choses qui peuvent être faite à partir de la nature mais qui s’en distingue du premier coup d’oeil (cabane, menhir, peinture rupestre). «Six études de psychologie » de Piaget Edition: Denoel Gonthier bibliothèque médiations Année d'édition: 1964. On ne doit pas confondre ces deux notions. Tout système idéologique est politique mais l'inverse n’est pas vrai. La république française, comme le monarchie espagnole sont des régimes politiques parce qu’elles ne reposent pas sur un ensemble doctrinal (même si leur orientation fonda mentale est la démocratie) ; elles acceptent que le pouvoir passent alternativement entre les mains de partis qui n’ont pas les mêmes conception de la vie sociale. On ne peut parler (sauf dans une polémique ou dans le cadre d’une dictature, comme dans le Chili de Pinochet) d’idéologie libérale ; ni bien sur d’idéologie socialiste ou social-démocrate. Par contre on peut tout à fait parler des idéologies communiste et nazie en ce sens que ces régimes reposaient sur un corps de doctrines (encore que Marx ‘ai jamais prétendu faire une telle chose) et que toute pluralité institutionnelle d’opinions provoquait la mort du régime idéologique/
par michel baran publié dans : MES OEUVRES: L communauté : Communauté de l'opposition
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Samedi 21 juin 2008

Vendredi 20 juin 2008 (LatinReporters.com) - La double menace d'une suspension des livraisons de pétrole et d'un rejet des investissements a été exprimée le 19 juin à Caracas par le président du Venezuela, Hugo Chavez, à l'égard des pays de l'Union européenne qui appliqueraient aux immigrés la "directive retour".

 

Adoptée mercredi au Parlement européen, cette nouvelle loi communautaire sur l'immigration permet la rétention pendant 18 mois des migrants clandestins et une interdiction de séjour de cinq ans dans l'UE après leur expulsion.

 

Fustigeant "l'indigne directive de la honte", Hugo Chavez  a déclaré lors d'une conférence de presse qu'à "chaque pays européen appliquant cette directive, [...] nous cesserons de lui envoyer notre pétrole". Le président Chavez a également affirmé qu'un terme pourrait être mis aux investissements au Venezuela des pays concernés.

 

Selon la Commission européenne, le pétrole vénézuélien ne représente que 0,9% des importations de pétrole de l'UE.

 

La "directive retour" a soulevé un tollé quasi général en Amérique latine. Outre celles de Hugo Chavez, les critiques les plus vives ont été exprimées par ses homologues et alliés idéologiques de gauche de Bolivie et de l'Equateur, les présidents Evo Morales et Rafael Correa.

 

 http://www.latinreporters.com/cubapol20062008.html

 

Que l’UE apparaisse comme un ramassis d’Etats racistes, xénophobes et affairistes liés par un pacte anti immigration m’est égal, du reste c’est mon opinion

Mais je ne supporte pas que l’on inclut la France dans cette maudite UR, d’autant plus que selon un sondage à paraître ce’ dimanche dans le JDD 53% des français voterait à nouveau ‘non’ à un referendum européen, ce qui montre bien que le « non » de 2005 n’était ,pas antichiraquien mais bien sur le texte du TCE

C’est pourquoi ce blog exige le retrait de la France des institutions européennes

par michel baran
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Samedi 21 juin 2008

Durant la Convention nationale, première assemblée de la Ire République, les armées révolutionnaires remportent de nombreux succès sur le terrain extérieur (bataille de Jemmapes, 6 novembre 1792) et, dès la fin de l’année 1792, peuvent se lancer à la conquête de la Belgique, occuper la rive gauche du Rhin et annexer la Savoie puis Nice. En 1794, le territoire français est libéré et la victoire de Fleurus (26 juin) laisse aux Français les mains libres en Belgique.

 

À l’intérieur, les contre-révolutionnaires sont également réduits, d’abord sous la Convention girondine, puis plus encore lorsque les montagnards s’imposent à l’assemblée (Convention montagnarde). Après le procès et la mort du roi déchu (janvier 1793), la politique répressive de la Terreur entre dans une phase paroxysmique : la loi du 22 prairial an II (10 juin 1794), qui suspend les dernières garanties de la justice et rend les jugements encore plus sommaires, ouvre une période de « Grande Terreur ». En mai-juin 1794, Maximilien de Robespierre tente d’instituer, en remplacement du christianisme, une nouvelle religion politique et nationale, le culte de l’Être suprême (voir culte révolutionnaire). Mais les excès de la Terreur et les dissensions politiques de ses chefs provoquent la chute de Robespierre le 9 thermidor an II (27 juillet 1794). Les révolutionnaires à l’origine de cette journée, appelés les « thermidoriens » (dont Barras et Fouché), cherchent des compromis avec l’Église et les Vendéens, mais se heurtent à la double opposition des Jacobins et des royalistes. L’année suivante, la Convention thermidorienne adopte une nouvelle Constitution qui donne à la République un pouvoir exécutif fort, confié à un Directoire.

 

Chouannerie

Le terme de « chouannerie » a pour origine le nom de guerre de l'un des premiers chefs du mouvement, Jean Cottereau dit Jean Chouan, dont le signe de ralliement était le cri du chat-huant.

 

Les premiers Chouans, des faux-sauniers que la libéralisation du commerce du sel a ruinés, sont bientôt rejoints par des paysans pauvres, mécontents de la politique religieuse de la Révolution, puis par des réfractaires au service national, après le décret sur la levée des 300 000 hommes (24 février 1793).

 

La terre d'élection de la Chouannerie est la Bretagne, le Maine et la Normandie, dans une zone située entre Saint-Brieuc, Lorient, Le Mans et Alençon. Hostile au gouvernement républicain, le mouvement est, comme la rébellion vendéenne, imprégné de ferveur religieuse. Mais, à la différence de cette dernière qui se développe dans des départements voisins durant la même période, la Chouannerie ne dispose pas de véritable armée et ne s'est jamais assurée le contrôle de territoires. Elle se répand de manière diffuse dans les campagnes, alors que les villes et certains bourgs restent républicains. Organisés en petits groupes armés et mobiles, les Chouans sont beaucoup plus difficiles à réduire que les Vendéens et continuent leurs actions jusqu'au début de l'Empire napoléonien.

 

Hormis les frères Cottereau, le mouvement compte de nombreux nobles parmi ses chefs (notamment le comte de Bourmont, le marquis de La Rouërie, le comte de Frotté et le baron de Cormatin) dont le rôle, en tant que chefs militaires, est cependant moindre qu'en Vendée.

 

La rébellion commencée le 10 mars 1793 à Saint-Florentin-le-Vieil, à l'occasion de la levée de 300 000 hommes, a la même origine que la guerre de Vendée. Comme les Vendéens d’ailleurs, les Chouans prennent part à la « Virée de Galerne » (octobre-novembre 1793) qui fait suite à la défaite des blancs à Cholet (17 octobre). Après la paix de La Mabilais, signée le 20 avril 1795 entre Hoche et Scépeaux, le débarquement à Quiberon d'une armée d'émigrés, appuyés par la flotte anglaise (27 juin 1795), ranime le mouvement. Il est soumis par Hoche au printemps 1796, mais des actions sporadiques continuent. Après le coup d'État du 18 fructidor an V (4 septembre 1797) éclate une chouannerie des officiers qui parvient à une certaine coordination.

 

Sur l'initiative de Georges Cadoudal, la Chouannerie connaît un regain de vigueur en août 1799 : occupation du Mans par Bourmont, de Saint-Brieuc par Mercier, de La Roche-Bernard par de Sol et mise en péril de Versailles par Frotté. Mais les victoires extérieures du gouvernement, ainsi que la politique de conciliation menée par Napoléon Bonaparte, permettent de contenir le mouvement. Ainsi, l'assassinat de Frotté le 18 février 1800, ainsi que l'arrestation de Bourmont, décapitent la Chouannerie.

 

Néanmoins, dans la nuit du 5 au 6 juin 1800, Georges Cadoudal tente un dernier débarquement dans la presqu'île de Rhuys avec le soutien anglais, mais la victoire du Consulat à Marengo (14 juin) ruine ses espoirs. Il met fin aux actions sporadiques et isolées, avant d'être exécuté en 1804 pour sa participation à une tentative de coup d'État.

 

 

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Malgré les victoires aux frontières, la Convention, sous la direction de Robespierre et des Montagnards, poursuit sa politique criminelle en exécutant le Roi, en s’immisçant dans la conscience religieuse catholique, en inventant la guerre de masse qui par la désertion des conscrits alimente la chouannerie

par michel baran publié dans : LA POLITIQU ETIREE DE L'HISTOIRE communauté : Communauté de l'opposition
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Samedi 21 juin 2008
Je pars de l’hypothèse presque universellement retenue par les ethnologues selon laquelle le clan apparaît avant la famille ; sa structure est par âge; toutes les femmes sont mères (réellement ou potentiellement) et sont responsables de tous les enfants. Ainsi par exemple les australiens primitifs n'ont pas de mot pour désigner le lien biologique mère/enfant . L’accent mis sur le caractère communautaire des premiers humains (au contraire de Rousseau, et dans une moindre mesure de la bible, car après tout Dieu a exaucé le voeu d’Adam de ne pas être seul) est important et logique. Il ne peut y avoir d’évolution intellectuel moral, affectif et social donc matériel) hors d’un groupe, il faut pour que s’aiguise l’intelligence qu’elle ait un vis à vis à qui se mesurer (problème physique, intellectuel ; contradiction confrontations de solutions intellectuelles à des problèmes matériels) c’est par ce second terme que l’on peut pleinement comprendre qu’Eve fut une « aide contre Adam » , contre parce que le levier (qu’est Adam et inversement) aide à monter un poids mort est contre Eve (qui est le point qui porte le levier et la masse. Il est logique de penser que dès son apparition l’humanité a été (ou s’est) organisé en société et n’est pas apparue à travers quelques spécimens disséminés ça et là (à supposer qu’il y eu plusieurs « couple-premier, » un par continent, il a fallu qu’il y eu tout de même chronologiquement un seul couple premier pour la simple raison que la stricte simultanéité n’existe pas parce qu’il y a toujours un centième de seconde d’antériorité). Si l’hypothèse rousseauiste était crédible comment les sentiments humains seraient nés ? Comment aussi la procréation aurait eu lieu? Qui aurait appris aux humains le bon usage des organes sexuels? Selon Rousseau les humains se seraient accouplés au hasard des rencontres pour se quitter une fois soulagé, bien peu de femmes auraient survécu à l’accouchement et l’humanité faute de coopération entre ses membres se serait éteinte sans laisser de traces (sans compter la mortalité infantile qui dans une telle hypothèse devrait être proche de quatre-vingt pour cent) ; sans même penser aux enfant, et même aux adultes, dévorés par les bêtes sauvages. Les civilisations ont besoin pour persévérer dans l’existence des notions de calcul à, long et moyen terme, de sacrifice, récompense, punition ; bref tout un vocabulaire qui était totalement étranger au départ de l'aventure sociale humaine .Les relations humaines changèrent par l’émergence de ces concepts révolutionnaires ainsi que par l’introduction d’instrument de travail (agraires notamment) et lorsqu’on entreprit de satisfaire le travail par le salaire (quelque soit sa forme, du moment que les notions de valeurs et d’économie apparaissent) la nature même de la société commence déjà à être très concrètement changée . La question qu’on peut légitimement se poser est : selon quel principe intellectuel (ou spirituel) une société peut, non seulement persévérer dans son être, mais aussi se développer ? A cette question aucune réponse ne peut être pleinement satisfaisante, et je crois que nous sommes là devant une énigme psycho-historique . J’avancerai pourtant une hypothèse : il est possible qu’au début de la préhistoire, alors que Dieu faisait progressivement apparaître sur une minorité d’animaux les facultés intellectuelles et morales, que l'homme vivait effectivement dans un cadre paradisiaque ; et que le principe premier était le plaisir. Comme second principe je pense que le plaisir est le moteur de la vie individuelle et collective. Le corollaire de cette proposition et qu’il y a une hiérarchie des plaisirs (qui naturellement dépend étroitement des dispositions ) psychologiques et sensuelles propres à chacun) et qu’au sommet de cette hiérarchie de jouissance physique se trouve l'acte sexuel , il est bien évidant que les premiers hommes n’eurent que des plaisirs physiques ; l'intellect étant trop faible pour des raisonnements. abstraits, l’esprit se bornait alors à la résolution des problèmes concrets (techniques de chasse, pêche, cueillette en hauteur, etc...) Or il n’y a que le plaisir sexuel qui donne une satisfaction si intense et si indispensable à l’harmonie physique et psychologique de l'humain (même si, à cause de cela il a mauvaise réputation). Je fait l'hypothèse qu’aux débuts de l’humanité les jeux sexuels étaient une des seules distractions que nous connaissions (hormis les récits de chasse que nous remémorions à haute voix autour de feu) et nous la pratiquions très volontiers avec tout(e)s les partenaires de la tribu. Or il advint que quelqu’un ayant moins d’attrait pour le plaisir sexuel observa d'avantage la nature et trouva une astuce pratique qui lui servit (ou servit la tribu). Lorsqu'on lui demanda comment il avait fait pour trouver il répondit qu'il observait la nature pendant que les autres faisaient l'amour. Une émulation d'observations s'ensuivit pour que chacun pu se distinguer par une invention. Peu à peu la tribu aménagea un plus grand espace autour d’elle et rencontra d'autres tribus qu'elle asservit grâce à son avance technologique. Mais cette avance fut menacée par l'appétit de jouissance sexuelle inscrite dans l'humanité (alors que dans le même temps les tribus soumises se mirent à l'école de l'abstinence, pour se libérer de l’asservissement où ils étaient ce qui eût évidemment pour effet de remettre en question la domination des premiers, qui réagirent par une répression encore plus intense du plaisir sous toutes ses formes); il fallait donc combattre cet instinct si puissant. Les dignitaires religieux et politiques inventèrent la notion de "chasteté qui plaît à (aux) Dieu(x) Je suppose donc après avoir narré cette fable (qui paraît malgré tout plausible) que le principe d’évolution et de persévérance de sociétés dans leur être est la répression du plaisir, notamment sexuel, parce qu’il est trop intense et improductif . Mais comme l'humain ne peut vivre sans plaisir (il y a déjà beaucoup de suicides en prison, mais si on mettait en place une prison ou la totalité de la peine devait être purgée sans aucun plaisir : pas de lecture, pas de télévision, tous les repas au pain sec et à l'eau, pas de codétenus à qui parler, les mains empêchées de procéder à l'automasturbation,, il y a fort à parier que le taux de suicide avoisinerait les cent pour cent). La société est donc obligée de composer avec le plaisir et de lui aménager des lieux de toutes sortes consacrés aux divers plaisirs (ciné, théâtre, concert, musées, manifestations sportives, restauranst et dans certains pays maisons closes). Mais la société est si pervertie par les concepts de sacrifice et d’argent comme l'écrit sans fard Simmel que ceux-ci sont étroitement impliqués dans les plaisirs peuvent faire que la dureté quotidienne puisse être allégé Ainsi, quelque soit le regard porté sur les jeux du cirque, il n’en est pas moins vrai que l'Etat romain offrait ces spectacles aux citoyens et que le sacrifice lié au paiement de la place était supporté par les finances publiques ; ces jeux devaient avoir un effet cathartique1 indéniable parce que hormis la révolte paysanne conduite par les Gracques sous la République, il y eu très peu de mouvements sociaux . Au moyen âge, à l'occasion de fêtes religieuses étaient donnés, toujours gratuitement, sur les parvis des églises des drames bibliques, ce qui instruisait et distrayait les spectateurs. Seulement tout ceci n’était pas rentable (jour chômés, acteurs mal, ou pas du tout payés). S’il faut en croire Max Weber ce serait la Réforme qui serait à l'origine de la notion de rentabilité. Voici grossièrement résumé l’analyse qu’il, fait: ayant rejeté tous les intermédiaires entre lui et Dieu, le réformé est seul responsable de sa conduite devant Dieu. Ne se confessant à Dieu qu’en son fort intérieur, il ne peut être certain d’être absout qu’en menant une vie conforme à ce qu’il croit que Dieu attend de lui. Pour éviter les péchés il doit s’occuper autrement qu’en prenant du bon temps, donc il doit travailler au maximum de ses capacités. Plus le travail est dur, plus le protestant participe aux souffrances de la croix et par conséquent plus il a la certitude d’être absout. On voit à travers ce raisonnement combien la notion et l'acte sacrificiel est à la racine (et gangrène) la société de consommation présumée athée, mais qui en réalité est d’un redoutable paganisme . Pour qu’un tel système sacrificiel dure il faut des personnes d’un genre tout à fait spéciale : des personnes qui seraient à mi-chemin entre l'individu et la personne. Et pour être plus précis encore dans ma pensée, des gens qui auraient atteint le stade de personne par l'éducation, régresseraient au stade d’individu en se laissant dépouiller de leur sens critique par le conformisme social.

Il n’est peut-être pas impossible que Platon ait entendu parler de quelques tribus lointaines, survivantes de l’ère matriarcales et qu’il se soit inspiré de leur organisation sociale pour préconisé la mise  en commun des enfants et des femmes (et par voie de conséquence des maris).

[1] "Les Africaines" Auteur: Coquery-Vidrovitch Edition Desjonquières XVIII Sexualité et émancipation

[1] Donc sociale, bien qu’à ce stade d’organisation la sociétés plus holiste que conflictuelle ou consciemment contractuelle. A ce stade d’interdépendance extrêmement forte le contrat est inconscient tant il apparaît aux yeux de tous que l'intérêt particulier se confond avec celui du groupe/

[1] « Du contrat social »,  « Discours sur l’origine le fondements parmi les hommes »

[1]Dans ce contexte l’hypothèse de Reed ("Féminisme et anthropologie" Edition Denoel/Gonther) d’humains n’ayant pas l’idée « d’humanité » faute de vis-à-vis et chassant d’autres hommes pour les manger (au même titre que les animaux)est plausible, et l’hypothèse d’un cannibalisme généralisé   à la préhistoire (combattu par la totémisation d’un animal protecteur d’un groupe empêchant ses membres de s’entre manger) confirme l’absurdité d’humains éparpillés  dans la nature.

[1] Une rapide analyse des concepts de salaire et valeur montre que le premier n’a été institué que comme un pis-aller provisoire (qui dure) et que le second n’a aucune réalité objective,

Si l'on prend comme modèle de départ la fable de la famille adamique (dont l'essence significative est  le très petit nombre d’humain à l'origine de l'humanité) on a aucun mal à imaginer que les produits de consommation étaient en surnombre par apport aux consommateurs et que par conséquent ils n’avaient aucune valeur : on chassait, péchait, cueillait  et le tout était mis st la table familiale à la disposition de tous.

De même chacun fabriquait ses propres outils, habilles et le cas échéant se faisait aider par un membre de la famille. Le travail était donc gratuit, et il y en avait très peu.

Il vint un temps ou la famille « adamique » se scinda (exil  de Caïn consécutif au meurtre d’Abel, ou toute autre cause que le lecteur peut imaginer à sa  guise). Autre région, autre climat et autres produits. La branche exilée rend visite à la famille souche, lui apporte des produits inconnus, qui sont aussitôt appréciés, tout comme le sont les produits que les exilés n’ont pas retrouvé chez eux. On veut avoir ces produits plus souvent, on fixe un calendrier, le nombre de paniers de produit échangés et ainsi naît le salaire qui n’est encore qu’au stade du troc.

Par la  suite viendront se greffer d’autres composante de la valeur : rapport offre/demande (lié à la démographie)   difficulté de production, prix de revient du transport, etc...

[1] L'intérêt de la question réside, en ce  qu’il existe en plein  XXI° siècle des tribus amazonienne qui ne connaissent même pas la roue, mais qui par contre  connaissent à fond les vertus médicinales des plantes..

[1] Je crois en effet que les deux problématiques sont étroitement liées. .Je part du principe que tous les hommes ont les mêmes aspirations (bien vivre, laisser des traces collectives ou individuelles dans la mémoire de leurs successeurs) et ont les mêmes facultés intellectuelles. Si ce double présupposé est exacte comment expliquer que certains hommes (les maoris par exemple)  sont rester aux environs de l’âge de pierre avent que les blancs n’arrivent ?

Une hypothèse voudrait que la douceur du climat, l’abondance de la nourriture aient maintenues certaines population dans l'état d’enfance de l'humanité. Cette explication pour séduisante qu’elle puisse  être ne me convainc pas parce que bien d’autre population s (indienne, égyptienne, amérindienne) ont bénéficié des mêmes conditions d’environnement et ont donné au monde de très belles civilisations. On dit aussi  que le fait que l'Australie soit close ait protégé les aborigènes de la concurrence et des guerres d’invasion. C’est,  me semble-t-il faire bon marché de la pluralité tribale maories qui  aurait pu être conflictuelle, et du fait que  les tribus amazoniennes bien que n’étant pas encerclés d’eau, n’ont pas non plus évolué .

[1] Le butoir ultime de la pensée est la différence  des sexes. Le corps est le lieu primaire d'observation des différences mais aussi le corps est le support des systèmes idéologiques; le lieu des rapports identique/différent abstrait/ concret....

La répartition des tâches sont le produits des constructions intellectuelles.

Cette citation est faute pour montrer l’étroite dépendance de l’esprit vis à vis du corps.

Le processus est strictement inverse de celui qui donne naissante à l’univers. Au lieu de densifier l’esprit pour que soit la matière, la matière s’affine elle-même pour rejoindre l’intellect divin.

"Féminisme et anthropologie"AUTEUR: E REED  IONALITE: Américaine Date d'édition: 1975  (79 en France) Traductrice: Mui Edition: Denoel/Gonthier

[1] On retrouve le mythe d’un temps paradisiaque dans « politique » de Platon 272c/74, mais à la différence de la « Genèse » cette époque concerne une humanité déjà nombreuse.

[1] Voir les écrits du Rav Laitman sur le site « la sagesse de la Cabale ». Ces propos confirment indirectement l'analyse que je faisais dans « essaie sur la sexualité et l'amour » et que je reprendrai très largement dans certains chapitres de ce livre.

[1] J’emploie ce terme de « dispositions » pour bien signifier qu’elles sont inhérentes à la nature individuelle et que l’individu n’est pas en position de les extirper de lui, n même de les réprimer radicalement,  (sous peine d’avoir des problèmes psychosomatiques) mais seulement de leurs aménager un certains nombre d’exutoires pour que ces dispositions ne deviennent pas antisociales .

dans cet esprit le délinquant est quelqu’un qui n’a pas su mettre en place des exutoires suffisamment efficaces pur ne pas mettre en péril l'harmonie sociale.

Si on adhère à cette conception globale de la petite et moyenne délinquance, le problème est moins de punir et d’enfermer, mais de choisir avec le délinquant les meilleurs exutoires pour que ces dispositions puissent lui donner un maximum de plaisir en restant pacifique.

Il faut donc « psychologiser » la justice, et ce processus sera une étape fondamentale dans l’humanisation de la société.

[1] De nombreux facteurs peuvent expliquer que ce plaisir soit le plus intense. En premier lieu il n’englobe pas un ou deux sens mais tous les sens parce qu’il s’exerce sur toute la surface de corps (y compris les cavités : bouche, sexe , anus). En second lieu il s’adresse à la partie la plus charnelle du sentiment affectif, mais s’adressant à lui, s’il y a continuité dans le temps avec les mêmes personnes (polygamie ou polyandrie) il put y avoir une épuration du charnel par l'intellect, et ainsi l'amour sexuel peut s’ouvrir sur un amour à connotation intellectuel (qui dans la grande majorité des cas reste tributaire de la bonne  entent physique)

[1] Il est à relever que bien des clergés païens, comme par exemple les clergés égyptiens, grecs ou romains vivaient dans l’abstinence sexuelle. Ce n’est donc pas une innovation du monothéisme, mais celui-ci (dans sa modalité catholique) a certainement contribué à accentuer l'ascétisme religieux et à le propager chez les laïcs.

L'écrit le plus virulent contre le mariage ne vient-il pas de l'orthodoxe (qui n’a fait scission qu’en 1057 d’avec l’église catholique, c’est dire la longue communauté spirituelle) Léon Tolstoï qui dans « la sonate à Kreuzer » prêche l’ascétisme le plus rigoureux qui soit.

[1] En effet tous les plaisirs sont peu ou prou productifs de biens de consommation : au sommet de cette hiérarchie se trouve naturellement le plaisir intellectuel et sportif : en effet aller au musée, au stade revient à mettre en branle tout un processus économique (gardiennage, billetterie, etc...).  Il en  va de même pour le plaisir musical, littéraire ou culinaire qui fait vivre une multitude de personnes.

Seul le plaisir sexuel est anti-économique pour deux raisons: premièrement il ne met en jeu que deux corps nus, deuxièmement contrairement aux  autres travaux le travail  et la récompense sont strictement simultanés.

[1] "L'échange économique au contraire - qu'il concerne des substances ou du travail, ou de la force de travail investies dans des substances - représente toujours le sacrifice d'un bien qui aurait été utilisable ailleurs, même si dans le résulta final c'est l'augmentation du bonheur qui l'emporte » 

« La philosophie de l'argent » P 54 Chap 1 « la valeur et l'argent EDITION: P U F Date de parution en Allemagne: 1977  Auteur : Traducteurs: Corniller et Ivernell

[1] J’exclue naturellement la révolte spartakiste parce qu’étant esclaves de Rome ils n’avaient aucun intérêt à maintenir la paix sociale ni à faire des concessions.

[1] « l'éthique protestante et l'esprit du capitalisme »

[1] Son Dieu est Argent, ses Prêtres sont Publicitaires, ses Temple sont Grandes Surfaces, ses péchés sont Découverts Bancaires ses victimes sacrificielles sont Chômeur Surendettés et enfin SDF


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Vendredi 20 juin 2008

s financiers urgents ; la publication de la Constitution civile du clergé (12 juillet 1790), subordonnant l’Église à l’État ; la mise en place d’un nouveau découpage administratif (83 départements) et d’un système judiciaire qui fait passer le contrôle à des fonctionnaires et à des juges élus localement, inversant le processus de centralisation en vigueur depuis des siècles, sont parmi les mesures les plus importantes. Enfin, la Constitution adoptée en septembre 1791, la première dans l’histoire de France, institue la séparation des pouvoirs, un régime parlementaire dirigé par un monarque héréditaire et une assemblée élue au suffrage indirect par les citoyens actifs, c’est-à-dire payant l’impôt. Ayant achevé son travail — donner au pays une constitution —, l’Assemblée constituante se sépare à la fin de septembre 1791 et laisse la place à l’Assemblée législative (qui se réunit pour la première fois le 1er octobre 1791).

 

 

Avec la Révolution la noblesse a atteint son but : abattre la Royauté en tant que pouvoir progressiste, populaire (pour le peuple, aimé du peuple) et patriote (la noblesse n’est pas patriote, on le verra avec l’émigration, on le voit avec la « noblesse républicaine pro-europénne) au prix d’un suicide politique

Faible et mal conseillé le Roi s’opposa à la Révolution au lieu d’en prendre la tête pour limiter les dégâts constitutionnels que sont la séparation des pouvoirs exécutif et législatif

Si la Révolution a triomphé c’est moins par son idéologie que par les maladreses royales et la crise économique largement due à la météorologie !

 

 

 

par michel baran publié dans : LA POLITIQU ETIREE DE L'HISTOIRE communauté : Communauté de l'opposition
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Vendredi 20 juin 2008

Ce livre a pour ambition de  faire le pendant de « l’essaie sur la sexualité et  l'amour ». A eux deux ils voudraient former une « politique » comparable à la « République » de  Platon ou au « Léviathan » de Hobbes.

Les formes extérieures des choses, ainsi que les moyens d’analyse changent mais la substance des choses reste la même tout comme les motivations et les obstacles qui les empêchent de se réaliser.

De nouvelles aspirations[1] se font jour ; du moins c’est ce qu’une analyse superficielle peut faire croire à d’inattentifs observateurs de la vie sociale[2] mais ces aspirations étaient présent sous une forme ou une autre,  avec des intensités variables (pensée réflexive, critique et estimative [3]).

La quête inachevée (et peut-être ne le sera-t-elle jamais) du bien-être physique et moral (donc spirituelle) par l’intermédiaire de la vie sociale, a  susciter de la part des philosophes, dès la plus haute antiquité de nombreuses recherches et solutions, parfois conciliables, souvent contradictoires.

Très récemment les psychologues ont joint leurs lumières aux philosophes et ont contribué dans une faible proportion à la résolution  du problème social.

Je crois que ce qui fait que nous nous heurtons  aux mêmes problèmes depuis l'apparition de l'humanité tient à un ensemble de faits structurel qui est désignée sous  le terme générique de « réalité « .C’est cet ensemble structurel que j’essaierai d’analyser minutieusement pour peut-être, par la suite, indiquer des grandes lignes de réformes.

A cette fin, j’aurai recours à des historiettes pour expliquer l'origine des choses (de la valeur, de l'invention etc.) on se gardera de chercher une cohésion entre ces histoires qui ne sont que des scénarii hypothétiques et ne peuvent  ni doivent avoir d’autres statuts que celui qu’on accorde aux mythes platoniciens.

La réalité non structurante[4] de l'univers est la société humaine ainsi que son mode de fonctionnement.

La nature de la société se compose des éléments suivants et chaque élément pose de multiples problèmes, que ce soit le problème de son origine ou celui des relations qu’il entretient avec toutes les autres composantes de la réalité sociale. Celle-ci se compose de : la  liberté, la religion et leurs  influences sur la réalité,  tout comme est capital le thème de place du plaisir dans la société.  Et enfin, la prise de conscience que la politique n’est que le bras armé de la  religion.  (elle-même n’est que le stade embryonnaire de la philosophie et de la psychologie [5])



[1] On connaît le mot de Robespierre : « le bonheur est une idée neuve en Europe ». Pourtant elle était déjà présente chez Aristote dans ses éthiques, et l'on sait parfaitement que dans l’antiquité les éthiques n’étaient pas séparables de la politique.

[2]  Dans le sens de vie en commun, et non au sens de structures et luttes de classes ou de sexes.

[3]  Ce que n’ont pas les grands singes, même s’ils ont une vie sociale relativement complexe .

Pour qu’il y ait pensée , il me semble qu’il faut qu’il y ait évolution continue dans le domaine de l'organisation sociale, un sentiment et un besoin de beauté débouchant normalement sur une créations artistique, même primitive.

Or, n’en déplaise aux  pourfendeurs de l’anthropocentrisme (Elisabeth  de Fonteney « les bêtes »)  aucune société simiesque n’a évoluer de manière  continue ni n’a fait le moindre graffiti sur l’écorce des arbres ou prend un tronc d’arbre creux pour jouer du tambour (ce que fait la plus humble de tribu primitive).

On peut donc en conclure que toutes les sociétés animales se sont formées et se maintiennent par la contrainte conjuguée des instincts et des conditions environnementales. 

[4] J’entends par « réalité structurante » ce sur quoi nous n’avons pas, ou difficilement, d’emprise comme par exemple la structure des  atomes, la dérive des continents, mais aussi le fonctionnement  de notre corps (rendre la vue pour le   moment est impossible)

[5] En effet, la religion a une double  fonction sociale (je laisserai de coté les aspects religieux et mystiques des religions pour n’analyser que leurs effets sociaux).

La première fonction de la religion est  une critique du réel ; c’est au nom de cette critique que la « genèse » justifie l'extermination de la première humanité (exceptée la famille de Noé) ; « l'humanité s’était pervertie aux yeux de Dieu », c’est toujours au nom d la critique du réel que Dieu chassa les Cananéens devant Israël ou que les prophètes s’élevèrent  contre le pouvoir politico-religieux.

La seconde fonction de la religion est normative, moralisatrice et s’adresse particulièrement aux individus : ainsi Nathan morigène  David qui a  donner des ordres précis pour qu’Uri ne  puisse réchapper d’un combat, ainsi dans le catholicisme l'appel de Marie fait à Lourdes (comme à fatima) pour la repentance.

par michel baran publié dans : MES OEUVRES: L communauté : Communauté de l'opposition
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Vendredi 20 juin 2008

« Il faut être réaliste ». Cette expression est presque toujours synonyme de défaite personnelle ou collective irrémédiable devant une situation qui ne peut être changé et qui est pérennisée depuis des millénaires (accouchement dans les douleurs, caractère immuable de la matière malgré les efforts  des alchimistes d’antan) ou depuis des siècles (république française). Mais parler d’une réalité est une simplification outrancière due à des habitudes langagières ;  en effet, il y a autant de réalités que de domaines observables et de moyens d’observation[1] et la représentation qu’on se fait de la réalité[2] (des réalités) change avec les moyens d’investigations que nous avons.

Il semble pourtant évident que toutes les réalités sont unies entre elles[3] par une sorte de cohésion interne (que nous avons du mal à appréhender et à définir) et que les agnostiques et les athées nomment lois naturelles et que les croyants nomment Dieu[4] .

Les exemples pris ici sont de deux ordres : les premiers relèvent de l'ordre de la nature (lois biologiques, lois nucléaires) le second relève de la volonté humaine (donc de la subjectivité) et est donc révocable y compris après une très longue période[5]. Mais la réalité humaine a besoin pour se déployer du cadre universel et intangible,  à de rares exceptions [6] ,  pour que l'action volontaire [7] puisse s’y déployer et avoir toutes les conséquences qu’elle porte en elle.

L'homme est créateur (à son niveau) de réalités presque aussi intangibles que les lois scientifiques énumérées ci-dessus. .On peut avoir une petite, très petite, idée d’une réalité intangible matérielle qu’ont fait les hommes dans les pyramides égyptiennes qui ont plus de trois milles ans (et qui donc ont vu naître Moïse, fondateur du premier  monothéisme de masse). Sur le  plan spirituel justement le monothéisme est une réalité intangible, vivante et dynamique qui remonte au moins à Moïse, si on prend en compte la notion de continuité visible à travers l'histoire, voir jusqu'à Akhenaton[8]

L'une des lois de ce qui existe est la synthèse des opposés. Ainsi sur le plan physique le volume apparaît comme  la synthèse entre la longueur (qu’elle soit verticale ou horizontale) et la hauteur. Le volume sous-tend le concept de profon