On peut aborder les processus d’individualisation de plusieurs façons : philosophique, ethnologique et psychologique. Je les emploierais toutes à la fois pour essayer de me rapprocher le plus
possible de ce qui s’est passé tant sur le plan « historique » que de ce qui se passe sir le plan psychologique. On se souvient qu’au chapitre précédant j’ai émis l'hypothèse que Dieu ait fait
apparaître progressivement chez une minorité d’animaux les facultés mentales que tous humains sains d’esprit a aujourd’hui encore. Essayons de faire une sorte de généalogie de ces facultés. Pour
que l'humanité survive il a fallu qu’elle s’adapte et que les humains se reconnaissent entre eux (qu’ils ne se confondent avec les grands singes ). L'adaptation au milieu ambiant et la
reconnaissance de son alter ego supposennt la faculté observatrice. Celle-ci ne vient pas « ex nihilo » à l'homme, il est donc raisonnable de supposer que Dieu l'a tiré des instincts qui composent
l'habitude. Je ne pense pas qu’aucun animal tienne un raisonnement semblable à celui-ci voyant un de ses congénères : « Celui-ci me ressemble donc il est de ma race ». La reconnaissance entre
animaux est affaire de sens olfactif et visuel. Il en a du en être ainsi lorsque Dieu à fait émerger les facultés. Mais il y a mêler le sentiment d’impatience qui fait que l'homme veut
naturellement court-circuiter les processus établis, et donc l'humain s’est fié plus volontiers à sa vision qu’au renfilage. Qui dit vision d’autrui dit système comparatif donc possibilité de se
souvenir en premier lieu des humains vus, en second lieu de sa propre image . La faculté adaptatrice a généré celle du raisonnement, ou du moins l'a considérablement développé (peut-être que ces
deux facultés sont apparues simultanément, ou presque). Le raisonnement, en tant que faculté établissant le système comparatif, donc avec les degrés de préférence et de désagrément est certainement
à l'origine des sentiments d’empathie et d’antipathie (ancêtres de l'amour et de la haine, qui ne s’en distinguent, selon moi, que par leur intensité). Nous venons d’essayer de décrire
l'individualisation collective fondatrice de la subjectivité en tant qu’elle est consciente d’elle-même en tant qu’humanité face à la « conscience animale) faite d’un conglomérat d’instincts reliés
les une aux autres, donnant faussement l’impression de conscience, et de ses limites . L'individualisation de l'humanité a été faite une fois pour toute en ce sens que la tribu la plus primitive,
au fin fond de sa foret a conscience que le lien de parenté avec les animaux a été irrémédiablement abolie il y a très longtemps (et peut-être cette tribu en souffre encore, sa mémoire étant vierge
de toute l'histoire). Mais en ce qui concerne l’humain individuel rien n’est acquis, et le processus d’individualisation se répète avec plus ou moins de bonheur pour chaque bébé à naître (ainsi que
le montre « l’enfant sauvage » de l’Aveyron, ou dans une moindre meure l’histoire de Gaspar Hauser). Les principes fondamentaux sont les même que pour l'humanité : à savoir la faculté adaptatrice,
l'observatrice ainsi que la faculté d’antipathie mais ces facultés sont soutenues par tout un complexe psychologique. Il est indispensable que l'analyse de la mise en place de l'appareil
psychologique commence dès la naissance. Durant deux ou trois ans (le temps du sevrage et d'être propre) les zones qui deviendront érogènes sont intensivement pris en charge par des mains
majoritairement féminines (mère, puéricultrices, jardinières d'enfants). La bouche, par le sein ou le biberon est largement sollicitée (par la suite viendra la succion du pouce pour compenser un
sevrage trop rapide). Mais plus encore que le sevrage, la toilette et le changement des couches, doit je le pense, contribuer au développement ultérieur plus ou moins harmonieux et normal de la
sensibilité et des fantasmes sexuels des futures adultes. Si ce travail est fait avec dégoût, il y a fort à parier que l'adulte aura une sexualité refoulée, s'il est fait normalement, sans
répulsion ni insistance verbale à propos de ces parties, l'adulte aura plus de chance d'avoir une sexualité saine . Ce qui n'empêche pas le bébé d'avoir une jouissance pré-sexuelle comme le montre
Freud: en effet selon Freud la vie sexuelle infantile "apparaît en étayage sur une des fonctions corporelles importantes pour la vie, elle ne connaît pas encore d'objet sexuel, elle est
auto-érotique, son but sexuel est sous la domination d'une zone érogène" cependant Federn pense qu'il y a peut-être des fantaisies inconscientes entre 0 et 2 ans; quand à Isaacs il situe l'origine
du fantasme comme inconscient au début de l'existence. Il faut concevoir le processus pulsionnel comme étant à deux faces: purement physiologique, et psychique inconscient. L'étayage, écrivit Freud
, est une tentative d'énoncer l'articulation entre deux types de fonctionnements sexuels et deux modes de satisfactions. Entre un fonctionnement qui anticipe une fonction biologique sexuelle et un
fonctionnement autoconservatif beaucoup plus fonctionnel mais partiellement déficient chez l’enfant. «Les pulsions sexuelles trouvent leurs premiers objets en étayage sur les valeurs reconnues par
les pulsions du moi, tout comme les premières satisfactions sexuelles sont éprouvées en étayage sur les fonctions corporelles nécessaires à la conservation de la vie" et pour en finir avec la vie
"sexuelle" du nourrisson, je citerai Piaget pour qui les valeurs (centres d'intérêts) dépendent d'un autre système régulateur qui commande les énergies intérieures sans en dépendre directement, et
qui tend à assurer ou rétablir l'équilibre du moi en complétant sans cesse l'activité par l'incorporation de nouvelles forces et éléments extérieures (qui se manifestent pour les mots, le dessein,,
images, rythmes, certains exercices physiques etc...). Freud ayant évolué au cours de sa carrière (comme ses confrères) vers la reconnaissance d'une certaine sexualité infantile, je peux penser que
celle-ci occupe la majeure partie du temps éveillé du nourrisson. J'aimerai revenir quelque instant sur la notion piagienne d'incorporation de nouvelles forces et éléments extérieurs (qui se
manifestent pour les mots, le dessein, images, rythmes, certains exercices physiques etc...). Le terme est très fort et suggère que l'univers entier entre dans l'enfant. Ce n'est évidemment ni tout
a fait faux ni tout à fait exact. L'humain (du moins son âme) en s'incarnant a perdu tout ce qu'elle savait et pouvait; elle doit tout se réapproprier à travers des grilles de compréhension
factices et déformantes qui réduisent l'information sensitive, intellectuelle et émotionnelle au strict nécessaire. Le plus souvent cette réappropriation du monde se fait plus ou moins dans la
douleur (école, punition etc.) alors qu'il serais possible de tout apprendre par des moyens plaisants (tout l'homme est fait pour jouir, la souffrance n'étant qu'une inversion de la jouissance
agréable en jouissance désagréable) Piaget confirme implicitement cette opinion par les termes qu'il emploie: le dessein, images, rythmes. Ces mots ont tous une connotation fortement ludique. Il me
semble que le processus d’incorporation du monde dans le bébé a comme pendant ce que j'appelle la réintégration en Dieu qui est l'exact contraire du processus d'individuation: au lieu d'acquérir le
moi, on s'en défait, au lieu de voir le monde de manière unilatérale on le voit dans sa pluralité, au lieu de devenir ..., on est (au sens où Dieu est, puis que nous sommes dans l’être, l’essence
de Dieu, tout en gardant sa conscience propre) J'examinerai maintenant la sexualité infantile jusqu'au stade de l'adolescence (qui est une notion occidentale et dont on ne trouve pas trace dans les
communautés traditionnelles). Entre deux et sept ans l'enfant acquière l'affection consciente . Il est tout à fait probable que dans le processus d’individualisation la différence sexuelle est une
donnée fondamentale parce qu’elle conditionne l'éducation que reçoivent les membres des deux sexes. Ainsi en Zambie septentrionale, est-il écrit, l’éducation sexuelle est nettement plus rude pour
les filles puisqu’elles sont attachées, accrobatiquement, humiliés, verbalement agressées, on les fait pleurer, elles doivent se présenter le buste nu, parfois totalement nues devant les autres
femmes ; ces sévices sont infligés par celles-là même dont on serait en droit d’attendre qu’elles s’y opposent avec force. Ceci dénote une adhésion au groupe dominé et à l’idéologie dominante. On
peut expliquer premièrement que les filles soient retirées avant sept ans de l'ère de jeux, deuxièmement que ce soit les femmes qui infligent les sévices de plusieurs manières. Ce n’est qu’à partir
de sept ans que les règles de jeux sont contractualisées mais que pour les moins de 7 ans la vraie règle est toujours celle d’avant ; je pense qu’on peut transposer en une métaphore du jeu avec la
réalité de la vie. Les filles sont arrachées au jeu véritable à cinq ans (c’est-à-dire avant l’assimilation naturelle de la contractualisation ) pour être mise sous la tutelle des mères afin
d’apprendre les règles d’un autre jeu qu’est la vie. Cet apprentissage des règles de ménage, vannerie, poterie etc. ne favorise pas l’initiative ni la réflexion abstraite, innovatrice, mais la
conformité au modèle. D’autant plus que l’éducation n’est pas seulement une affaire familiale, mais nous l’avons vu, chaque femme est mère de tous les enfants (ce qui doit distendre le lien
affectif mère/enfant). La conformité est donc une valeur absolue et plus on vieillit plus on possède l’autorité, le respect et le pouvoir qui vont de paire. Ainsi donc la femme constate qu’avec
l’âge son statut s’améliore ; elle se dit qu’elle a été somme toute bien élevée, les mauvais souvenirs s’estompent, et elle est naturellement prête à reproduire les actes sadiques dont elle a été
victime. Il n’est donc pas exagéré de dire que l'homme a instrumentaliser la fonction adaptatrice, tout comme il a instrumentalisé les femmes mûres pour perpétuer sa domination sexuelle en pensant
que cette domination lui donnerait un maximum de plaisir (donc de bonheur). Nous voyons ici un cas malheureux d’adaptation de la pratique sociale dans son expression sexuelle sur une réalité
physique : la plus grande vulnérabilité des femmes aux assauts de la vie que leurs compagnons. Il y a un étroit parallélisme entre développement affectif et intellectuel, ce sont deux aspects
indissociables de chaque action . A ce stade de l'évolution il semblerait donc qu’il y ait une étroite subordination des facultés intellectuelles aux facultés sentimentales. Rien n’est encore
rationalisable : on aime ou on déteste sur un mode que l'on pourrait presque qualifier d’intuitif (il n’y qu’à voir les brusques changement d’attitudes des enfants basés sur des « presque rien »
mais qui pour eux ont une force considérable). Les mobiles le dynamisme relève de l'affectivité mais les techniques et l'ajustement des moyens relèvent de l'aspect cognitif. Les deux sont
étroitement imbriquées en chaque action . Le moteur de la vie humaine est donc l'affectif (que ce soit l'amour ou la haine) non que la raison n’y ait rien à voir, mais elle n’est qu’en potentialité
(on peut même supposer qu’à ce stade la raison ne sert qu’à légitimer les choix affectifs plus ou moins instinctifs). Plus même, elle n’est qu’instrumentale et ne fait qu’obéir au sentiment pour
atteindre l'objectif qu’il lui fixe . Aussi peut-on comparer l'âge prés rationnel au règne animal dans le sens ou l'animal n’est qu’instinct (donc innocence). A la différence de l'animal la
structure de la conscience humaine s’étoffe : il y a développement des sentiment individuels liés à la socialisation ; des actions apparaissent des sentiments moraux intuitifs grâce aux rapport
entretenu avec les adultes et les régulations d'intérêts et de valeur liées à la pensée intuitive . Ceci nous apprend que contrairement à ce qu’écrivait Kant, la morale n’est pas (avant tout) une
loi, mais qu’elle naît du sentiment envers autrui et de la capacité que chacun a de se mettre à la place de celui qui souffre. Si il n’en était pas ainsi, l'enfant ne serait pas un sujet moral, et
l'on ne pourrait exiger de lui aucun comportement moral ou immoral ; il faudrait attendre qu’il soit en pleine possession de la raison pour exiger de lui une conduite adaptée à la vie sociale. Le
sentiment, implanté naturellement en lui donne prise aux parents et éducateurs de toutes sortes pour obtenir de lui une conduite morale (ainsi que pour l'augmenter). Tout comme dans le règne animal
le mimétisme joue un rôle important dans l'éducation, autrement dit il ne suffit pas d’avoir des sentiments positifs, encore faut-il les appliquer correctement. Ceci s’apprend par imitation des
parents aux circonstances de l'enfance (ainsi si l'enfant voit son père donner une pièce à un mendiant ou à une quête, il partagera plus naturellement ses bonbons, et inversement). Faut-il préciser
que dans la grande majorité des cas le sentiment que reçoivent les bébés (dés le ventre maternel) est l'amour ? Le fait que l'amour physique et moral soient concomitant dés les premières semaines
de la vie dit combien cet état corporel et moral est dans l'ordre naturel des choses, et combien tout manquement à cet ordre est une véritable hérésie religieuse (au sens ou la religion est ce qui
lie les être). Continuons à suivre le cheminement et les métamorphoses de l'amour psychologique. A 7 ans apparaissent de nouvelles formes d’organisation qui achève ce qui était esquissé. Il est
intéressant de noter que pour les petits la justice se confond avec la soumission et qu’ils son enclins à la sévérité et à ne pas admettre de circonstances atténuantes . Ce me semble important
parce que dans la plus part des familles l'enfant est aimé ; la soumission (s’il y lieu de donner ce nom) est une soumission d’amour. L'enfant qui n’est plus tout à fait un bébé est encore
largement materné et a pleinement conscience (même si cette conscience n’est encore qu’intuitive). L'enfant ne sait pas encore faire la différence entre le bien et le mal mais il sait ce à quoi la
mère consent ou ce qu’elle interdit ; ce savoir a une valeur absolu et n’a aucune ambiguïté aussi lorsqu’une désobéissance est punie, et que cette punition est explicitement rattachée à sa cause,
l'enfant la trouve juste (justifiée, ce qui n’est pas la même chose que juste). Je crois pouvoir faire l’hypothèse suivant laquelle lorsqu’à cet âge l'enfant est trop souvent (ou trop
régulièrement) puni, il confond affection et punition , ce qui fait que se développent en lui des tendances masochistes qui se manifesteront pleinement lors des activités sexuelles. On ne peut pas
dire que lorsque les enfants se mettent à plusieurs sur un travail scolaire qu’ils collaborent vraiment : ils se parlent mais ne s’écoutent pas. Après 7 ans l'enfant peut coopérer parce qu’il ne
confond plus son point de vu avec celui des autres ; les justifications et raisonnements apparaissent. Le langage égocentrique disparaît presque complètement . Cependant à partir de 7 ou 8 ans
l'enfant devient capable de réflexion (avant l'action était simultanée au désir). C’est le début de la construction de la logique. La morale de coopération se substitue à une morale intuitive et
d’hétéronomie . De la morale fusionnelle, l'humanité passe à la prise de conscience individuelle de soi, ce qui la conduit à renier pour quelques temps les quatre grands piliers qui la soutienne :
Dieu, la religion, la famille et la nation (ces quatre piliers ne la soutiennent qu’après sa sortie de l’ère près historique); tout comme l'enfant se détache progressivement des jupes de sa mère,
l'on constate un détachement progressif (dans certaines régions du monde seulement) des personnes d’avec leur patrie et cultures . Le point positif de cette évolution est naturellement la
possibilité de coopérer et d’anticiper qu’ont les enfants ; ce qui exige le développement de la faculté d’abstraction. Celle-ci a naturellement de nombreux points positifs mais je crois que cette
faculté contribue à tuer les sentiments (bons ou mauvais) qui sont en l'homme. En effet le fait de dépouiller l'homme de ses spécifiés (souvent au profit d’une seule) presque toujours imaginaire
(le juif est riche, l'arabe fainéant etc.) favorise la haine envers une catégorie raciale, sociale ou sexuelle. La capacité de réflexion n’est pas faite d’une seule pièce, elle arrive dans l'âme
enfantine par « morceaux » ainsi que le montrent certaines expériences psychologiques. Si l'on découpe une matière : avant 7 ans il croit à une différence quantitative et qualitative, mais la
permanence des longueurs et surfaces est assimilée (parce qu’on a rien ajouté ni ôter) vers 7/8 ans il n’admet que la permanence de la matière, vers 9 ans la permanence du volume est acquise, vers
11/12 celle du volume . Je crois qu’une conclusion s’impose de ces trois expériences : la psychologie humaine est ainsi faite qu’elle s’arrête spontanément aux apparences ; il va de soit que la
plus part des personnes intègrent naturellement ces trois étapes de formation de la rationalité, cependant je crois que certaines personnes n’arrivent pas à intégrer une ou plusieurs de ces étapes
; ce qui donne plusieurs modalités de haine : haine de soi (autodénigrement) haine d’autrui, (xénophobie, racisme, sexisme).Les enfants n’ont ni le sens du temps commun, ni celui de la
simultanéité, ni celui de la succession . Il me semble que les personnes qui souffrent de racisme et autres troubles susmentionnés présentent ces symptômes parce qu’aucun fait objectif ne vient
conforter les délires ségrégationnistes (or c’est précisément ce à quoi aboutit le fait de ne pas avoir le sentiment partager le sens du temps commun, la simultanéité, la succession parce que cela
isole plus solidement qu’aucun mur l'homme qui souffre de ces sentiments). Le fait de ne pas partager le temps et l'espace empêche naturellement le partage des sentiments. Or les sentiments, s’ils
sont positifs, créent des liens entrent des personnes appartenants à des races, nations et religions différentes. Il est vraisemblable que c’est cette « appartenance à géomètre variable » qui
inquiète les racistes et les xénophobes, qui tout comme les autistes murés dans leur monde ont besoin de points de repère quasiment éternel. Entre 7 et 12 ans le respect naît entre les enfants dans
la mesure ou ils s’accordent réciproquement la même valeur (et qu’ils ne valorisent plus seulement des actions). Le respect d’autrui peut aussi naître du respect de soi dans la mesure ou l‘on se
sent supérieur sous certains aspects et reconnaît sous d’autres aspects chez autrui une supériorité . Il y a donc une sorte d’objectivation de la valeur humaine en tant que telle, cependant c’est
un faux progrès puisque d’une part les religions monothéistes insistent plus que nécessaire sur la nature pécheresse de l'humain et d’autre part, quoi qu’on en dise, l'homme se juge toujours à
l'aune de ses actions ; en effet la valeur humaine aux yeux d’un quidam n’est pas la même s’il s’agit de Barbie ou de Mère Thérèsa (et c’est inévitable). Aussi faut-il trouver une garantie
objective à la dignité humaine. Ce problème du respect ne concerne pas seulement autrui mais aussi soi-même parce qu’on ne peut attribuer une dignité qui n’est pas objectivée socialement si on ne
la ressent pas soi-même Le respect mutuel entraîne la contractualisation des règles qui deviennent vraies par accord générale (par contre pour les moins de 7 ans la vraie règle est toujours celle
d’avant, même si la nouvelle règle est universellement adoptée . L'humanité serait donc naturellement autoritaire et n’aurait le sens de la démocratie qu’en vieillissant (la démocratie serait une «
seconde nature ») mais en plaquant cette loi enfantine sur la psychologie humaine on n’explique rien et on simplifie à outrance. Parallèlement les conquêtes propres à l’adolescence assurent à la
pensée et à l’affectivité un équilibre supérieure à ce qu’il était avant. Les pouvoirs de ces deux attributs sont décuplés et affermis . Dans nos société rien n’est fait pour coordonner ces termes
plus ou moins antinomiques que sont la pensée et l’affectivité; on les laisse croître anarchiquement en espérant que la bonne éducation parentale et le bon caractère de l’adolescent suffiront à
faire les ajustements adéquates (il est évident que l’affectivité doit être soumise à la raison ). Contrairement à l’enfant l’adolescent construit des systèmes et des théories (chez l’enfant ils
sont inconscients ou préconscient, n’étant repérables que par l’observateur). L’adolescent à une grande facilité à anticiper des problèmes (même chimériques) et à théoriser. Le tournant s’effectue
vers 11 12 dans d’une manière assez continue : il passe de la pensée concrète de la seconde enfance à la pensée hypotico-déductive. . Cette aptitude à anticiper des états ou des relations
inexistantes, ou à peine ébauchées, est certainement incitatrice aux rêveries sentimentales (et autres ambitions professionnelles ) parce que toute rêverie repose sur un système qui se compose à
part égales (ou inégales) de la réalité et de l’irréalité. L’éloignement du réel (ou plutôt d’un réel considéré par les adultes comme le réel suprême à exclusion de tout autre, comme si le réel
enfantin ou adolescent étaient moins réel, voir le premier chapitre) se fait par la substitution des objets concret, par les idées des ces idées (l'idée de l'idée du vc est une silhouette, celle-ci
n’a rien à voir avec les vc ni avec le soulagement qu’il peut apporter),. Les conditions d’une pensée formelle sont : pouvoir penser sur des objets fictifs, pouvoir les remplacer par des
propositions « ...la pensée formelle est la représentation d’une représentation d’actions possible ». C’est une logique des propositions par opposition à celles des classes et des relations . Ces
dispositions psychologiques conviennent parfaitement dans un monde ou la réalité devient de plus en plus virtuel . C’est aussi le texte fictif sur une feuille fictive dans un ordinateur qui
acquerra une réalité (un surplus de réalité)) qu’en étant imprimé sur un vrai papier ou en étant diffusé sur le web, mais de toute façon en sortant de son lieu de conception afin d’être lu,
critiqué par plusieurs) mais c’est aussi sur le plan purement physique la substitution de techniques érotiques à l’amour vrai et sain (photos d’actrices collées au mur, vidéos pornographiques,
automasturbation, visites aux prostituées ; ces deux dernières pratiques étant les moins artificielles sont également les moins pervers sur le seul critère de la relation à la réalité au monde (si
l’on perd cette notion de la relation à la réalité au monde on sacrifie ce qui fait la raison même de ce pourquoi le monde existe : les relation interhumaines). Aussi peut-on penser que si il y a
un certain rapport entre la pensée formalisée qui substitue des symboles aux mots et aux actes (silhouette humaine pour signifier les toilettes) il y a tout naturellement des positions, actions et
des relations à caractères sexuelles (mariages, concubinages etc.) qui dévoilent une psychologie et font remarquer les tendances et troubles qu’elles indiquent en les dissimulant (comme la
silhouette humaine sur la porte). Il y a un égocentrisme intellectuel qui consiste à croire à la toute-puissance de la réflexion, à sa capacité de soumettre le monde réel aux théories (mais il y a
en contrepoint une fausse humilité de la pensée qui tient le discours du « trop complexe» pour agir, c’est ce qu’à nommé Rumsfeld sous le vocable « vielle Europe » lors de la crise irakienne de
2003 ; et c’est ce que pensent les gouvernement de droite en renonçant aux services publics au nom de l’Europe). L’équilibre est atteint lorsque l’adolescent, mais pas seulement lui, a compris que
la fonction de la réflexion n’est pas de contredire la réalité mais de l’anticiper et de l’interpréter afin de le rendre plus humain Parallèlement s’affirme la personnalité de l’adolescent ainsi
que son insertion dans le monde adulte. . La fonction intellectuelle est la seule chose qui distingue radicalement l’homme de l‘animal ; sa fonction est effectivement de faire que le monde soit
soumis à la toute-puissance de la réflexion collective (syndicats partis politique) ou individuelle (Marx, Gandhi) car l’homme, mandataire (pour reprendre une expression coranique) et image de Dieu
n’a pas à se soumettre à la réalité du monde (sauf de façon provisoire pour éviter une catastrophe) mais doit user de la raison en tout lieu (dans le cadre strict du décalogue ce qui interdit
l’avortement, l’euthanasie et les diverses expériences génétiques qui viseraient à produire des clones humains à des fins thérapeutiques) pour se libérer des contraintes imposées par la matérialité
afin de se donner plus pleinement aux autres et à Dieu. Dans ce cadre là je ne vois vraiment pas où, et si il y a égocentrisme. Marx a répondu par avance à Piaget (« l’idéologie allemande »)
écrivant en substance que le philosophe avait suffisamment interprété le monde et qu’il lui faut le changer. Naturellement Piaget ne parle que de l’adolescent mais il me semble qu’il favorise trop
l’insertion sociale au détriment d’une saine (et sainte) révolte qui se concrétiserait dans un projet social alternatif (ou une oeuvre artistique). En définitive Piaget donne l’impression de
compter sur l’âge pour brider les visionnaires les plus timorés et perpétuer l’actuelle société. Il convient de distinguer le moi de la personnalité : le moi est le centre de l’action propre et se
caractérise par un égocentrisme inconscient et conscient. La personnalité est le résultat de l’autossoumission plus ou moins grande du moi à la discipline . Si j’ai correctement compris Piaget
premièrement il réduit le moi à une sorte de volonté toujours en ébullition (un peu comme la lave volcanique) qui attendrait d’être mis en forme par la volonté. Deuxièmement il apparaît que
inconscient et conscient ne font pas partie de la personnalité proprement dite. Il y a une personnalité lorsque s’élabore un « plan de vie » qui est source de discipline pour la volonté et
instrument de coopération. Tout en se voulant l’égal des adultes l’adolescent (ce qui est loin d’être aisé parce que certains adultes développent des complexes d’infériorité ou de supériorité vis a
vis des autres à cause de leur position sociale ou de leurs connaissances culturelles) se sent différent et veut les dépasser et étonner en transformant le monde, d’où altruisme, égocentrisme et
mégalomanie. Il tend à s’attribuer un rôle messianique. L’adolescent s’insère donc dans la société par des projets dé réformes. Mais tous les jeunes n’ont pas de volonté réformatrice,, soit par
leur tempérament personnel, soit par leur éducation ou par leur sexe. Nous l'avons vu au début du chapitre, les africaines sont configurées aux besoins sexuels et sociaux de leur tribu ; et ont
donc une autre psychologie. Mais cette science (européenne par ses promoteurs comme par ses moyens et son objet ; il est peut probable qu’une société traditionnelle, asiatique ou africaine, aurait
créé une science centrée sur l'individu), dont l’inévitable abstraction de l'être nie la différence sexuelle, qui pourtant est psychologiquement fondamentale, puisque l'un des sexe est porteur d’un
corps étranger qui sera expulsé puis aimé et choyé. Cette expérience fondamentale de la féminité qui se prépare dès l'adolescence est insuffisamment prise en compte dans la formation des
personnalités. Les personnalités sont naturellement à la base de la société et lui donnent son orientation politique et idéologique mais la société à son tour s’efforce de façonner les
personnalités naissantes afin de se perpétuer. Dès lors on peut se demander qui façonnent l'autre, est-ce la société qui façonne l'individu, la personne qui modifie la société ? Y a-t-il
interaction, dans quelle proportion ? Les systèmes politiques ont-ils une signification psychologique ? Ce qui aurait provoqué des relations sexuelles zoophiles totalement stériles ou monstrueuses.
Tout être vivant a besoin d’eau, aussi n’est-il pas déraisonnable de penser que le premier point de peuplement fut près d’un lac. Dans ces conditions il est tout à fait probable que c’est en se
penchant pour boire l'eau que l'humain a vu sa propre image, par un jeu d’expérience, tel que le font les enfants, il s’est aperçu qu’il ne faisait qu’un avec son reflet et qu’il ressemblait à ses
compagnons qui eux-mêmes se ressemblaient entre eux. De ce point de départ il a déduit que toutes créatures qui lui ressemblaient, même si elle n’habitait pas avec lui, avait quelque chose de
commun avec lui qui la distinguait radicalement de l’animal. La conscience humaine est comme encadrée par deux autres conscience diamétralement opposées : la première conscience est illimitée,
omnisciente et toute-puissante ; c’est celle de Dieu. Et parce qu’elle est telle, elle n’est pas vraiment consciente d’elle-même parce que la conscience de soi exige la conscience et l'acceptation
de ses limites (un bébé n’est pas encore conscient de lui parce que certains de ses perceptions sont reçues par un état fusionnel avec la mère). De même, la conscience de Dieu est conscience de soi
et des autres, conscience de soi pour et par les autres. C’est cette double médiation qui fait que Dieu ne peut être dit « pure conscience ». A l'opposé, l'animal, en tant qu’il n’est que
conscience de soi, sans pouvoir s’élever au-dessus de l’immédiateté n’est justement pas conscience de soi parce qu‘elle n’a pas conscience de ses limites. L'animal n’a ni conscience de ses besoins
ni de ses plaisirs, et donc n’est qu’un agrégat ‘distincts. "Les zones érogènes sont donc l'objet de soins inhibés de fantasmes majeurs de l'adultes et les soins que donne la mère (ou sa
remplaçante) cernent les zones érogène qui sont aussi celle de l'adulte. "Le fourvoiement biologisant de la sexualité chez Freud" Laplanche Edition "les empêcheurs de penser en rond" Année de
parution: 1993 P 77 Il est à noter que chez les «populations « primitives » les soins corporels sont donnés et consentis avec plus de naturel que dans les sociétés policées. Ainsi on allaite en
société, ainsi laisse-t-on l'enfant s’amuser avec les seins de sa mère. Dans certaines sociétés pour combattre la constipation la mère introduit avec sa bouche de l'eau dans les fesses du bébé ; la
pudeur n’interdit pas de faire la toilette de l'enfant devant tout le village ni d’embrasser le bas-ventre du bébé (« les bébés du monde » montage de reportages diffusé sur Canal+ le 24/12/2000 de
14h 5 à 14h 59) ces femmes primitives nous montrent à l'évidence qu’être mère est un travail à plein temps. Je crois aussi que ces sociétés, par les fais décrits , ne connaissent pas les graves
délits sexuelles que connaissent nos sociétés, qui sont des aspects soi-disant libérés sont encore extrêmement pudiques et répressives. On peut donc penser (en mettant plusieurs guillemets pour ne
pas légitimer l'inceste ou la pédophilie) que l’inceste" est inévitablement commis par la mère lors des soins (il est hétérosexuel lorsque la mère a un garçon et homosexuel lorsqu'elle a une fille)
et dans le même ordre d'idée la pédophilie est naturellement commise par sa remplaçante. Il va de soi que ces deux actes sont non seulement commis en toute innocence par la mètre, mais encore
qu'elle ne peut ni ne doit s'y soustraire sans nuire gravement à l'hygiène de l'enfant Je pense que le sevrage au sein devrait être la norme pour au moins deux raisons: la première est que c'est
une méthode naturelle et qu'il n'y a pas de problèmes de stérilisation, la seconde est que je pense que la succion de sein pendant un temps suffisant (variable selon les cas) peut contribué à
désamorcer, ou du moins à réduire l'intensité de quelques fantasmes sexuels. Selon Reed les femmes de la préhistoire ont pratiqué le sevrage pendant un temps assez long qui pouvait durer jusqu'à
neuf ans "Féminisme et anthropologie", Edition: Denoel/Gonthier, chapitre 6 La commune matriarcale Certaines situations particulières peuvent amener les mères ou des professionnelles à faire la
toilette des organes sexuelles à de grands enfants (enfants handicapés, enfants accidentés de la routes ayant les bras immobilisés) je crois qu'il faut traiter ces parties comme le reste du corps,
ne pas s'amuser avec la raideur du sexe, ni y faire allusion (même sans qu'il y ai d'intentions incestueuses ou pédophile) par contre si l'enfant pose une question précise il faut lui donner une
réponse précise, véridique et adaptée à son âge. "Le fourvoiement biologisant de la sexualité chez Freud" Laplanche Edition "les empêcheurs de penser en rond" Année de parution: 1993 in GW V P 83
Idem "développement de la psychanalyse" "nature et fonction du fantasme" PUF 1966) "la vie psychologique de la vie sexuelle" édition PUF P 80 cité dans le fourvoiement biologisant de la sexualité
chez Freud" Laplanche Edition "les empêcheurs de penser en rond" Année de parution: 1993 Six études de psychologie de Piaget Edition: Denoel Gonthier bibliothèque médiations Année d'édition: 1964
Je peux inférer de ceci que le bébé (et l'humain en général) est naturellement hédoniste et que le sens du sacrifice est acquis par une éducation platonisante s’efforcent d'atteindre ou réaliser
une idée. Je crois que la philosophie la plus propice à l'hédonisme est sans conteste l'épicurienne (entre les deux extrêmes je place la stoïcienne) ce classement est intéressant dans la
perspective d'une politique éducative pacifiste. En effet celui qui met au-dessus de tout la valeur de plaisir (sensuelle comme intellectuelle) rechignerait beaucoup plus à partir à la guerre (ou
simplement à en subir les conséquences. C'est pour cela qu'on peux placer tous les idéologues (quelque soient leurs doctrines) dans la catégorie des platoniciens (même si l'idée à laquelle ils
adhèrent est nuisible). Le stoïcisme, bien qu'entre les extrêmes est plutôt vers le platonisme en ce sens qu'il prêche le contentement de ce que l'on a, or la limite entre le contentement de ce que
l'on a et la résignation de ce que l'on subit (esclavage d'Epictète, conscrit etc.) est très ténue. Selon une tradition juive le bébé qui est dans le sein maternel connaît toute la Torah (loi) et
avant qu'il ne naisse un ange la lui fait oublié. Une tradition particulière peut et doit s'universaliser comme je le fais dans le corps du texte Si dans sa globalité le corps humain est mieux
adapté à l'expression des pensées divines sous toutes leurs formes, nous savons que pris un par un les organes de notre corps n'ont pas été poussés au maximum de ce qu'on trouve chez les animaux.
Notre odorat est beaucoup moins développé que celui du chien; et il va de soi que cette différence transforme considérablement l'objectivité du monde tel qu'il nous apparaît. Mais prise en elle
cette différence n'est porteuse d'aucune vérité car nous ne savons ni comment Dieu a voulu faire le monde ni comment il le ressent. Sur le plan gustatif on peut par exemple mettre en place sur le
binôme plaisir/souffrance sucré/amer; sur celui de l'acoustique harmonie/dysharmonie (bien qu'ici ce soit plus subjectif) etc. 56 J‘oppose l'affection consciente (mais non raisonnée) à l'affection
inconsciente naturelle du bébé qui sourit à sa mère qui n’a ni conscience de sa vertu morale ou de son indignité. Celle-ci est donnée à tous les bébés, elle est la base indispensable à un amour
moral qui se construit par la fréquentation du monde et par l'éducation au sein d’une famille non seulement aimante mais aussi psychologiquement équilibrée, sachant doser récompenses et punitions
Le fait que les filles se voient retirer de l'ère des jeux avant de pouvoir acquérir la notion de contractualisation et de ses pratiques témoignent d’un sens aigu de la part des hommes de
l'observation et de l’adaptation. Il ne faut pas, en effet, croire que ces facultés favorisent nécessairement le changement, elles peuvent aussi être au service de la réaction «Six études de
psychologie » de Piaget Edition: Denoel Gonthier bibliothèque médiations Année d'édition: 1964 «Six études de psychologie » de Piaget Edition: Denoel Gonthier bibliothèque médiations Année
d'édition: 1964 Si par exemple un garçon veut rejoindre une fille et qu’il en est empêché par un obstacle, sa raison lui proposera spontanément les moyens de franchir l'obstacle mais elle ne
remettra pas en cause la légitimité du désir de voir la fille. «Six études de psychologie » de Piaget Edition: Denoel Gonthier bibliothèque médiations Année d'édition: 1964 Peut-être est-ce cette
douloureuse mais inévitable mutation de la conscience (sauf pour ceux qu’on qualifie « d’innocents ») que le « genèse » illustre par l'expulsion du paradis. La raison n’a en définitive pour
fonction que celle de moduler l'altruisme ou l'égoïsme par des artifices rationnels dans le but soit de s’exciter dans l'une ou l'autre de ces dispositions, soit de se justifier devant un public ;
mais la raison n’a presque jamais de rôle décisionnel au sens ou elle déciderait souverainement, libre de tout sentimentalisme ou pression. «Six études de psychologie » de Piaget Edition: Denoel
Gonthier bibliothèque médiations Année d'édition: 1964 Si l'hypothèse est bonne cela expliquerait pourquoi la plus part des enfants martyres ne dénoncent pas leurs parents bourreaux et pourquoi
nombre de parants bourreaux sont d’anciens enfants martyres, il est en effet possible qu’inconsciemment ces parents continuent à identifier ces mauvais traitements à des marques d’attention et même
d’amour. «Six études de psychologie » de Piaget Edition: Denoel Gonthier bibliothèque médiations Année d'édition: 1964 «Six études de psychologie » de Piaget Edition: Denoel Gonthier bibliothèque
médiations Année d'édition: 1964 Il est bien évident que ces âges ne sont que des points de repères, et que selon les dispositions de chaque enfants, celles du milieu où il évolue, ces stades
seront plus ou moins vite franchies C’est surtout vrai pour l'Europe, les Etats-Unis (qui n’ont presque pas de culture autonome dans la mesure ou cette nation n’a pas beaucoup plus de deux siècles
d’existence). D’un point de vu sociologique la classe aisée se détache plus volontiers de la mère-patrie par conformisme moral et par esprit capitaliste. Quand aux humbles, ils sont matraqués
culturellement par des divertissement américains qui prônent le « chacun pour soi » la mobilité régionale, etc... Politiquement la loi électorale marginalise les mouvement qui prônent un
nationalisme respectable (non racistes : MDC RPF MPF) ce qui leur interdit un accès normal aux moyens radiotélévisés pour diffuser leurs visions alternatives de la société Donc les nations à plus
grande échelle «Six études de psychologie » de Piaget Edition: Denoel Gonthier bibliothèque médiations Année d'édition: 1964 «Six études de psychologie » de Piaget Edition: Denoel Gonthier
bibliothèque médiations Année d'édition: 1964 Idem Idem Celle-ci ne peut être fondée sur la loi (ni par conséquent sur les traités internationaux) parce qu’elle vient des hommes et que leur
subjectivité change en fonction des systèmes sociaux (dictature du prolétariat) raciste (nazisme, polpotisme) sexiste (islamiste) démocratique (avortement, eugénisme doux par sélection des
embryons). Elle ne peut non plus dépendre de droits politiques parce qu’ils sont contractuels et géographiquement limités (à la nation, à l'union des nations etc). Elle ne peut être lié à une
faculté (raison, autonomie de décision et d’action) parce que cela exclurait les trisomiques 21, les personnes qui ont des attaques cérébrales. Je base la dignité de l'homme sur l'affirmation qu’il
est fils de Dieu (ce qui est traduisible dans les philosophies orientales par les termes de réceptacle du divin). Cette solution a naturellement la faiblesse de ne s’adresser qu’aux croyants.
Cependant elle a deux avantages : le premier est que cette notion remontent presque à des temps immémoriaux, le second est que cette idée est largement consensuelle puis qu’elle est traduisible
dans les religions orientales et panthéistes. On connaît la phrase de Staline selon laquelle l'homme est le matériel le plus précieux. On l'a prise pour une preuve d’humanisme en se focalisant sur
le terme « précieux ». Peut-être que dans l'esprit de Staline c’était réellement une phrase humaniste, cependant qu’on y songe, Staline pouvait-il vraiment se respecter, et donc respecter autrui en
définissant l'homme comme du matériel (dont la particularité est d’être jetable). La même question se pose à l'égard d’Hitler : comment se voyait-il lui-même, lui qui adhérait au prototype de
l'aryen grand blond et fort ; lui qui était petit, brun et faible (malgré sa bravoure militaire) ? N’y a-t-il pas à l'évidence une haine de soi qui s’est projetée sur certaines catégories de
l'humanité? «Six études de psychologie » de Piaget Edition: Denoel Gonthier bibliothèque médiations Année d'édition: 1964 «Six études de psychologie » de Piaget Edition: Denoel Gonthier
bibliothèque médiations Année d'édition: 1964. J’ai critiqué dans une note le fait qu’un rabbin mette la procréation avant la sexualité, mais du moins il y là le mérite d’une tentative de
discipline, j’ai également essayer de redorer la notion de mariage arrangé, où là, la raison trouve pleinement sa justification en précèdent et soumettent le sentiment «Six études de psychologie »
de Piaget Edition: Denoel Gonthier bibliothèque médiations Année d'édition: 1964. Cela peut donner des artistes (écrivains, philosophes, peintres, sculpteurs) des stratèges de génies (César,
Napoléon) des hommes politiques visionnaires (Jean Monnet, De Gaulle) des amants suicidaires (Juliette et Roméo, Gabrielle Russiié) des coureurs de femmes incorrigibles (Don Juan, Casanva), des
martyres religieux (Jésus-Christ, saiint-Paul). Ce complexe commende tout le processus de créativité dans tous les domaines de l’existence. L’anecdote rapportée par Piaget corrobore mes propres
déductions : selon une enquête d’un professeur de classe de 15 ans les enfants les plus timides et studieux font les rêves les plus fous, se voyant maréchaux ou président. («Six études de
psychologie » de Piaget Edition: Denoel Gonthier bibliothèque médiations Année d'édition: 1964.) «Six études de psychologie » de Piaget Edition: Denoel Gonthier bibliothèque médiations Année
d'édition: 1964. Le temps et la distance sont presque abolis par le téléphone et l’avion (certaines publicités pour retrouver une adresse par téléphone substituent aux noms propres leur numéro
téléphonique). Les symboles indicatifs sont presque exclusivement utilisés pour indiquer un lieu ou une interdiction . Tout ceci fait que la vie est de plus en plus rêvée comme virtuelle (avion,
internet) plutôt que comme réelle (nombre de jours pour une lettre afin d’aller d’un point X à un point Y. Mais quel temps peut être pris comme référence ? Celui des diligences, des chemins de fer
à vapeur, des avions ou d’internet ?) . «Six études de psychologie » de Piaget Edition: Denoel Gonthier bibliothèque médiations Année d'édition: 1964. Je n’ignore pas le efforts de certains
philosophes (par exemple Madame de Fontenay dans « le silence des bêtes ») pour faire admettre par le grand public que les animaux ont : une âme, une conscience, une raison (ces trois termes sont à
peu près interchangeables chez les partisans de ces thèses). Même si je souscris au but final qui est d’empêcher tous mauvais traitements aux animaux, je ne saurait admettre qu’on les hisse au
niveau de l’homme car ce serait ce que Madame de Fontenay nomme « le propre de l’homme, faute d’une meilleur dénomination et que je nomme sans complexe aucun la supériorité ontologique de l’homme
(parce qu’il est à l’image de Dieu) Que l’animal ai une âme, je l’admet, mais seulement au sens épicurien du terme. Je conviens aussi qu’il ai des sentiments primaires (amour, haine, joie, peur)
mais je conteste que ces sentiments soient raisonnés, motivés. Je crois plutôt qu’ils sont produits par l’instinct (modifiables par le dressage) ; au cours des trois cent premières pages de son
livre, Madame de Fontenay n’utilise qu’une seule fois le terme « instinct » et des centaines celui de « sentiment ». Effacer la différence entre l’animal et l’homme me semble être une grave erreur
du point de vu subjectif parce que ce serait lui enlever tout sentiment de supériorité, et avec elle toute notion de responsabilité envers l’homme ‘et accessoirement envers l’animal). Ce serait la
victoire posthume de l’idéologie nazie qui ne voyait en l’humanité qu’une matière brute transformable sans tenir conte des personnalités reflétant la gloire de Dieu. Je voudrais enfin attirer
l’attention de ces philosophes sur le fait qu’aucun animal n’a créé de civilisation originale (à sa mesure bien entendu). Toutes les fourmilières ont les mêmes règles de fonctionnement parce
qu’elle ne sont pas basées sur l’intelligence mais sur l’instinct. Même si on a observé des guenons en captivité ayant appris la langage des sourds-muets le transmettre à son bébé, on a jamais vu
l’élaboration d’une civilisation simiesque sous la conduite d’individus maîtrisants ce langage. La civilisation est un ensemble de choses qui peuvent être faite à partir de la nature mais qui s’en
distingue du premier coup d’oeil (cabane, menhir, peinture rupestre). «Six études de psychologie » de Piaget Edition: Denoel Gonthier bibliothèque médiations Année d'édition: 1964. On ne doit pas
confondre ces deux notions. Tout système idéologique est politique mais l'inverse n’est pas vrai. La république française, comme le monarchie espagnole sont des régimes politiques parce qu’elles ne
reposent pas sur un ensemble doctrinal (même si leur orientation fonda mentale est la démocratie) ; elles acceptent que le pouvoir passent alternativement entre les mains de partis qui n’ont pas
les mêmes conception de la vie sociale. On ne peut parler (sauf dans une polémique ou dans le cadre d’une dictature, comme dans le Chili de Pinochet) d’idéologie libérale ; ni bien sur d’idéologie
socialiste ou social-démocrate. Par contre on peut tout à fait parler des idéologies communiste et nazie en ce sens que ces régimes reposaient sur un corps de doctrines (encore que Marx ‘ai jamais
prétendu faire une telle chose) et que toute pluralité institutionnelle d’opinions provoquait la mort du régime idéologique/