Mardi 17 juin 2008

LA Loi,

 

qui nous broit, nous supposant libres,

et voue le vivre secrètement à l'arbitraire des textes !

 

Circonstances insoumises à la réflexion et volonté,

constance n'est pas soumise à notre attention !

 

Prison et amendes sont tes bras où tu prétends réinsérer le condamné,

qui tend à résister à l'humanité enfermée sans lavande !

 

Frissons que tu donnes à l'honnête homme en effraction,

tu n'ornes plus le front du malhonnête de la crainte salutaire !

 

Tu ne redresses ni l'intérieur ni l'extérieur,

et dresses l'emmuré contre société et vérité !

 

Avec raison Platon* te critique pour généralisation des peines, et l'irréalisation de l'être aimé par Justice !

 

*lire le "sophiste"

      30/12/93

 

                    Rire

 

Rire quand plus rien ne fait sourire,

quand vient le fleuve de larmes

où s'abreuve le coeur !

 

Rire, faute de pouvoir pleurer,

ne pas ouvrir la hotte, vouloir la dignité au mépris du bien-être !

 

Le prix est exorbitant,

les couteaux tranchants à vif !

 

Rire avec les autres pour ne pas mourir !

 

Sur les coteaux de l'âme la serpe biffe les traces du bonheur passé !

 

Les faces tournent en ce jour de fête,

O Dieu, il y a dix ans j'étais sur la crête du bonheur,

aimé et aimant !

 

Ce ne devait durer que huit ans !

Toi qui est amour délègues un four qui me dorera dans ses bras !

 

Ne sois pas sadique, rends-moi la possibilité d'être un Tsadik*!

 

Fends en moi le malheur,

rends-moi la liberté d'être heureux ! Amen !

*Tsadik: juste dans la religion juive, c'est presque l'équivalant d'un Saint.

 


 

      31/12/93

Lutter,

Lutter,

pour ne pas sombrer dans le suicide désapprouvé !

 

seul contre tout,livré au désespoir le plus noir,

après l'espoir le plus fou !

 

Se contraindre à ne pas abuser du téléphone,

pour ne pas geindre !

 

Se suicider pour attirer l'attention,

est-ce la solution?

 

Un suicide raté n'est pas assuré,

jouer avec sa vie pour ne pas finir dans la lie.

 

Tout faire pour ne pas mourir solitaire,

et voir que rien ne fonctionne !

 

Vivre, n'est pas un absolu,

si on est moulu par la roue !

 

Se vider de la boue,

éteindre le feu intérieure qui boue !

 

N'être que révolte,

vouloir faire demie volte,

N'être qu'occasionnellement  aider par les amies !

Carole, comme je te voudrais,

Mhéva est enviée d'être choisie*

 

*Carole: psychologue au foyer ; Mahéva: fille adoptive de Carole

 

      4/1/94

Carole,

 

Carole porteuse de parole,

accoucheuse d'âme,

quand reviendras-tu essuyer nos larmes?

 

Forgeuse d'armes;, nous t'attendons,

 

pour ne plus tourner en rond,

et faire front !

 

Déesse brune nous sortant de la brume de nos détresses !

 

Ecoutent tout, insultant le temps qui passe à la face des autres qui le révèrent comme Moloch*!

 

Prêtresse athée, plus religieuse que nombre de prêtres,

tu envoies paître les ombres de nos vies dans les régions fangeuses des fantasmes inassouvies d'où ils n'auraient jamais du sortir !

 

Reviens-nous vite pour que le bien ressuucites en ce lavement hebdomadaire autrement plus efficace que le ver rongeur du remord,

qui fait de nous des morts vivants !

 

*Moloch: dieu cananéen à qui on sacrifiait des enfants par le feu

      5/1/94

par michel baran publié dans : LE JARDIN DES VERS communauté : Communauté de l'opposition
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Lundi 16 juin 2008

« La justice sociale va de pair avec l’efficacité économique

La déclaration de principes du Parti socialiste, qui avait été déjà approuvée par les militants, a été adoptée par les délégués de la convention le 14 juin par 518 voix, avec trois contre et 17 abstentions.

 

Le Parti socialiste plonge ses racines dans la tradition de l’humanisme et dans la philosophie des Lumières. Il fait siennes les valeurs de Liberté, d’Egalité, de Fraternité, proclamées par la Révolution Française. Il est né de la rencontre entre une pensée critique, riche et diverse, et l’action du mouvement ouvrier qui, pendant deux siècles, ont porté une contestation de l’organisation sociale façonnée par le capitalisme et ont défendu le projet d’une société solidaire dont tous les membres jouissent des mêmes libertés et des mêmes droits. Il revendique le souvenir de 1848, avec l’abolition de l’esclavage, de la Commune, l’héritage de la République, de son œuvre démocratique, et de son combat pour la laïcité, les grandes conquêtes sociales du Front Populaire, de la Libération, de mai 68, de mai 81 et des gouvernements de gauche qui se sont succédé depuis. Il participe des grandes batailles politiques et intellectuelles pour la liberté et la justice, de l’Affaire Dreyfus à l’abolition de la peine de mort. Il fait sienne la Déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1948.

 

Ces ambitions sont plus que jamais d’actualité. Pour les socialistes, l’être humain est un être doué de raison, libre, un être social qui grandit de sa relation aux autres, ouvert à toutes les potentialités. C’est pour cela que les conditions dans lesquelles il vit sont essentielles. Bâtir un monde nouveau et meilleur, respectant la dignité de la personne humaine et assurant la sauvegarde de la planète est la tâche première des socialistes, celle qui motive un engagement renouvelé pour le progrès au fil des générations, par-delà les moyens mis en œuvre, qui, eux, se formulent différemment  dans le temps selon les enjeux et les problèmes.

 

Le socialisme démocratique veut être explication du monde, une pédagogie de l’action, une promesse d’avenir pour l’humanité. Sa nature est «d’aller à l’idéal et de comprendre le réel », d’inventer le futur et de travailler dans le présent, d’assumer les tensions et les contradictions qui en résultent et font la vie humaine.

 

I - NOS FINALITES  FONDAMENTALES

 

Art 1

 

Être socialiste, c’est ne pas se satisfaire du monde tel qu’il est, c’est vouloir changer la société. L’idée socialiste relève, à la fois, d’une révolte contre les injustices et du combat pour une vie meilleure. Le but de l’action socialiste est l’émancipation complète de la personne humaine.

 

Art. 2

 

L’égalité est au cœur de notre idéal. Cette volonté n’a de sens que par et pour les libertés. Egalité et liberté sont indissociables. Aux injustices et aux violences du monde, l’idée socialiste oppose un engagement pour une humanité libre, juste, solidaire, fraternelle. Elle porte un message universel, dès lors qu’il s’agit de défendre les droits fondamentaux de chacun et de tous. Pour les socialistes, ces objectifs ne peuvent être atteints à partir du fonctionnement spontané de l’économie et de la société. La redistribution permanente des ressources et des richesses est nécessaire pour donner une réalité à l’égalité des droits, offrir à chacun les chances de conduire sa vie, réduire les écarts de condition et combattre la pauvreté.

 

Art 3

 

Le développement durable doit permettre de répondre aux besoins du présent, sans compromettre l’avenir des générations nouvelles. Les finalités du socialisme démocratique portent pleinement la volonté de préserver notre planète aujourd’hui menacée particulièrement par les risques de changement climatique et la perte de la biodiversité, de protéger et de renouveler les ressources naturelles, de promouvoir la qualité de l’environnement. Cette nécessité demande des réponses qui ne privilégient pas la rentabilité immédiate, mais concilient l’intérêt général et les intérêts particuliers. Conscients de l’étroite interaction des activités humaines et des écosystèmes, les socialistes inscrivent la prise en compte de la planète au même rang de leurs finalités fondamentales que la promotion du progrès et la satisfaction équitable des besoins.

 

Art 4

 

Le progrès, synonyme d’amélioration des conditions de la vie humaine, est une valeur fondamentale pour les socialistes. Ils pensent que l’exercice de la raison doit être accessible à tous, acceptable par tous, applicable à tout. Ils promeuvent la connaissance, la recherche, la culture.

 

Ils veulent mettre les avancées scientifiques et technologiques au service des hommes et de la planète. Celles-ci posent des questions essentielles pour l’avenir de l’humanité. Les socialistes défendent le principe de précaution qui permet d’effectuer des choix collectifs par l’arbitrage démocratique et subordonne l’acceptabilité des risques, inséparables du développement de la science, à l’utilité des innovations et à la légitimité de leurs utilisations.

 

 

Art 5

 

La démocratie représente, à la fois, une fin et un moyen. Elle incarne une valeur et un combat universels. Elle conditionne la nature même de l’action socialiste. Elle ne se résume pas à une méthode. Être socialiste, c’est penser que les femmes et les hommes décidés à agir ensemble peuvent influer sur l’évolution de leur vie, de leur société et du monde. Notre socialisme est une conception et une pratique de la citoyenneté dans tous les domaines et sous toutes ses formes. Démocratie politique et démocratie sociale, démocratie représentative et démocratie participative forment un tout pour permettre la délibération et la décision collectives.

 

http://actus.parti-socialiste.fr/2008/06/14/declaration-de-principes/

 

Le préambule est un vaste fourre-tout sans analyse des concepts.

Un seul exemple vous en convaincra : la devise rpublicaine à elle seule mériterait une analyse soutenue. Doit-on mettre sur le même plan les trois principes ou en privilégier un ?

La première hypothèse la rend contradictoire.

De quelle fraternité parle-t-on : l’horizontale égalitaire, abêtissante, ou la verticale (celle des ordres comme le temple ou l’on progresse par ses mérites et par l’aide fraternelle) ?

Art 1 : « Le but de l’action socialiste est l’émancipation complète de la personne humaine ».

 

Donc pas de fraternité ni d’égalité car l’émancipation rend libre à l’égard de tout et de tous. J’aurais rédigé la phrase ainsi :

« Le but de l’action socialiste est de permettre la complète réalisation de la personne humaine dans le cadre et au profit de la société»

 

L’article 2 répond à la critique que j’ai fais au préambule. Cependant je persiste à penser qu’égalité et libertés sont incompatible. Les conflits du travail en font la preuve chaque jour, tout comme l’existence de la « haute autorité de lutte contre les discriminations ».

Le libertés politiques et économiques doivent être subordonnée à l’égalité dans la fraternité  chevaleresque (concrètement interdiction d’émettre des idées racistes, réduction  de la hiérarchie salariale)

 

Articles 4 et 5 « Le progrès, synonyme d’amélioration des conditions de la vie humaine, est une valeur fondamentale pour les socialistes. »

« La démocratie représente, à la fois, une fin et un moyen. Elle incarne une valeur et un combat universels. » Ces phrases posent un problème de philosophie politique : Quel est le but de l’action politique ?

A lire la seconde phrase le but est la démocratie, ce qui contredit la première phrase, qui elle, est le véritable but de ka politique. L’amélioration des conditions de vie.

Rien ne peut être en même temps moyen et but. Prenons la pensée. C’est une noble activité, mais que serait-elle si elle ne débouchait pas sur une réalisation ?

De même à quoi servirait la démocratie si elle n’améliore pas la vie ? Voyez oû conduit la démocratie dans de nombreux pays d’Afrique.

Pour avoir la démocratie il faut mettre le sentiment de concitoyenneté au-dessus des sentiments partisans et ethniques.

Pour cela il faut atteindre un certain niveau de confort et de réflexion que seul un régime autoritaire peut mettre en place

par michel baran publié dans : POLITIQUE INTERIEURE communauté : Communauté de l'opposition
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Lundi 16 juin 2008

La tâche de résoudre la crise financière incombe au jeune Louis XVI, peu préparé à assumer le pouvoir. Investi en 1774 des espoirs d’un pays encore très attaché à la dynastie des Bourbons, il se révèle être un souverain indécis. Surnommée « l’Autrichienne » (puis « l’Autruchienne »), son épouse Marie-Antoinette, fille de l’impératrice Marie-Thérèse, est particulièrement impopulaire ; celle à qui l’on reproche d’être dépensière et frivole est profondément discréditée après avoir été mêlée à différentes « affaires », comme l’affaire du Collier (1785).

 

Le roi fait d’abord appel à Turgot pour tenter de redresser la situation financière du royaume. Brillant économiste, nommé en 1774 au poste de contrôleur général des Finances, ce dernier entend mener une politique d’économie budgétaire, sans augmenter les impôts ni recourir à de nouveaux emprunts. Il donne lui-même l’exemple en renonçant à la moitié de son propre traitement, mais ne peut obtenir du roi une diminution des dépenses de la cour. En 1776, il présente au Conseil royal un projet préconisant l’abolition de la corvée, la suppression des monopoles commerciaux et l’imposition de la noblesse, mais l’hostilité des milieux politiques et commerciaux le pousse à démissionner. Après lui, Jacques Necker (1776-1781), qui s’attache à faire prendre conscience au roi des sommes exorbitantes versées en pensions diverses et préconise des économies, est à son tour écarté du gouvernement sous la pression des courtisans.

 

Calonne (1783-1787) puis Loménie de Brienne (1787-1788) cherchent à rétablir l’équilibre budgétaire : le premier qui ne peut emprunter l’argent dont il a besoin sans la confiance des banquiers, propose sans succès d’établir l’égalité en matière fiscale, de lever un impôt touchant tous les propriétaires, de diminuer la taille et de transformer la corvée ; le second reprend ces idées à son compte et demande au Parlement de Paris d’enregistrer les édits de son prédécesseur.

 

Le Parlement invoque la compétence des états généraux en la matière. Sur les conseils de son garde des Sceaux Lamoignon, Louis XVI décide alors d’enlever aux parlements leur compétence en matière d’enregistrement (mai 1788). Les juges, les nobles et le clergé résistent et cherchent à empêcher l’application des décrets du roi. Ils obtiennent le soutien de l’armée et d’une partie de la population, mécontente du chômage et du prix du pain, le plus élevé du siècle. Les événements les plus graves ont lieu en juillet 1788 dans le Dauphiné lorsque des représentants des trois ordres rétablissent les états provinciaux suspendus par Richelieu, réclament la convocation des états généraux et refusent de s’acquitter des impôts avant que le roi n’ait cédé (voir journée des Tuiles et assemblée de Vizille).

 

L’État est au bord de la banqueroute (en 1789, 504 millions de recettes pour 629 millions de dépenses) et le roi se plie à la volonté du pays. Le 8 août 1788, il accepte de convoquer les états généraux pour l’année suivante et rappelle Necker quelques jours après. La crise politique, réaction nobiliaire à l’absolutisme royal, vient se greffer sur une situation économique, financière et sociale critique.

 

 

Le malheur de la Royauté est d’avoir eu Louis XVI, un Roi bon mais faible qui n’a pu soutenir ses ministres clairvoyants, dans la droite ligne réformatrice de Louis XV

Louis XVI était conscient de la gravité de la situation et travaillait par l’intermédiaire de ses ministres à l’égalité des français devant l’impôt.

On doit noter qu le Roi refusait d’augmenter les impôts. Turgot, en bon patriote reverse la moitié de son traitement dans les caisses de l’Etat

On voudrait voir Sarkozy Filions et consorts, ses bons apôtres de la dettes, des  franchises médicales en faire autant !

Il faut se souvenir que dans l’esprit de Louis XIV la coure était un moyen de brider la noblesse, Louis XVI devait avoir en tête cette stratégie  lorsqu’il refusa la diminution du train de vie de la cour, car comment retenir le nobles sans fêtes ?

En tout état de cause le Roi ne su ni ne pu imposer sa volonté à la noblesse de robe et à ses instincts suicidaires qui aboutit au régime républicain honi dont nous souffrons encore malgré quelques grands hommes d’Etat

par michel baran publié dans : LA POLITIQU ETIREE DE L'HISTOIRE communauté : Communauté de l'opposition
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Lundi 16 juin 2008

De nombreuses activités se font individuellement ou collectivement (manger, boire, dormir, travailler ou se divertir). Il en va ainsi pour les relations sexuelles , ceci montre que la notion de pudeur n’est ni universellement partagée, ni naturelle. (L’analyse de la pudeur a été faite au début de ce chapitre).

La sexualité de groupe, si elle n’est pas faite dans un cadre médical  (je ne sais si cela existe, mais le monde étant le lieu d’existence de tous les possibles,  si cela n’existe pas, cela existera un jour), a des conséquences fâcheuses sur les participants en exacerbant les instincts et en faisant ressortir l’agressivité naturelle des personnes (agressivité déjà mise en relief par une sexualité de couple normal). En outre la dignité humaine  y est continuellement bafouée.

Il y a formation d’un groupe à partir du moment où il y a trois personnes dans la pièce ; même si l’une ne participe pas physiquement, parce que son regard influence évidemment le comportement du couple ; et si, bien qu’étant cachée derrière un miroir sans teint, un seul membre du couple la sait présente (étant mis préalablement au courant) il sera influencé. Par contre il n’y a pas formation de groupe si, bien qu’étant observé,  le couple n’en sait rien.

Le nombre minimum d’un groupe de « partouseurs » est donc de trois (deux d’un sexe et un de l’autre) mais il peut s’élever à une dizaine ou  plus. Sa composition peut varier de l’égalité absolue à une écrasante majorité d’un sexe sur l’autre.

Les membres du groupe peuvent se connaître tous, ou former un groupe solide autour duquel gravitent des individus ou couples qui ne se connaissent pas ; la règle peut faire obligation d’être échangistes, comme exclure l’échangisme.

Le cadre dans lequel s’exerce l’activité sexuelle collective a également une grande influence selon qu’il s’agit d’un cadre médical, privé ou adapté[1]

 

GROUPE HETEROSSEXUEL A DOMINANTE MASCULINE : Dans ces groupes les femmes sont considérées simultanément ou successivement de trois façons : comme des élèves à éduquer dans la perversion sexuelle selon les goûts de chacun des participants ; comme des « putains» par essence qu’on exploite sans scrupules (la putain aguiche tout le monde et ne se donne qu’à quelques-uns, c’est en cela qu’elle est blâmable et condamnable) et punies dans ces groupes en tant que putains n’ayant aucun droit ; et enfin comme complices.

          Contrairement à l’homme, la femme peut se retrouver malgré elle dans un groupe de sexualité ; il suffit qu’elle ait un mari pervers et autoritaire, ou qu’une réunion dégénère et qu’elle soit contrainte de satisfaire les hommes présents.

          Généralement les femmes qui sont victimes de ces procédés ne sont jamais tout à fait innocentes, tant dans leur manière de se vêtir que dans leur soumission plus ou moins grande à leur mari.

          Il y a plusieurs façons pour une femme d’entrer temporairement en esclavage sexuel : soit elle est volontaire, soit elle est réticente.  Si elle est réticente, elle ne l’est jamais tout à fait parce qu’elle voudra faire plaisir à celui qu’elle aime. Pour briser la résistance de la femme, celle-ci est  transformée en quelqu’un  qui rassemble en elle trois personnes : l’enfant, l’esclave,  la femme (complice).

          Elle est l’enfant parce qu’elle est éduquée par le groupe d’homme dans la voie de la perfection de la perversion ; comme l’enfant elle a des devoirs (faire des fellations, se faire pénétrer vaginalement, sodomiser) elle a des punitions pour ses rébellions (elle est menottée, fessée, fouettée, cravachée) appliquées avec discernement (et bien que ce ne soit pas un groupe sadomasochiste) ces mesures stimulent l’appétit sexuel de la femme. La récompense consiste dans un premier temps à lui ôter les menottes et à la faire participer plus librement  à son avilissement qui est le plaisir des hommes.

          Cet participation à l’auto-avilissement dure bien plus longtemps que l’éducation proprement dite ; c’est le stade de l’esclavage où la femme coopère volontiers à sa déchéance mais où elle est tout de même étroitement guidée selon les envies des hommes ; à ce stade-là elle est encore susceptible de recevoir des corrections pour son  peu d’empressement à prendre telle ou telle  pose.

          Puis vient le stade final de la femme complice : elle propose des  positions, demande plus de virilité dans la pénétration de ses orifices (s’il y a assez d’hommes, tous ces orifices sont pénétrés en même temps, et ses seins sont travaillés plutôt que caressés) ; parfois la femme ainsi dressée participe aux dressages de novices féminines (notamment par des pratiques de masturbations,  fessages, et immobilisations.

          Aux femmes consentantes dès le départ sont épargnées les rigueurs du dressage sexuel ; ce qui ne les met pas à l'abri de quelques fessées stimulantes.

Ces femmes (réfractaires ou consentantes) me semblent avoir des problèmes relationnels ; qu’elles soient timides ou délurées elle ont certainement du mal à verbaliser leurs attentes ou inquiétudes, ce qui se traduit par une fixation sur les questions sexuelles qui sont la quintessence des relations dominant-dominé[2] qui engendrent à plus ou moins long terme certaines formes d’amour (s’il n’y a pas de concepts racistes dans cette relation). 

          Les hommes qui participent à ces groupes me semblent intellectuellement frustres, dépourvus de réels sentiments amoureux (ce peut naturellement  être  un groupe d’échangistes basé sur le volontariat et la stricte séparation de la jouissance  sexuelle et des sentiments). Ils sont pour la plupart célibataires ou au mieux « pacsés », ce qui leurs donne peut-être le sentiment de devoir être moins fidèles. Mais je crois surtout que ces hommes ont un trop plein d’énergie, qu’ils n’ont pas d’idéal dans lequel l’investir et que donc ils l’investissent dans un hédonisme  outrancier[3] .

         

GROUPE HETEROSSEXUEL A DOMINANTE FEMININE : Il est extrêmement rare que les hommes soient réduits en esclavage sexuel par un groupe de femmes, il faudrait alors qu’ils aient été préalablement drogués pour être enlevés et attachés, je ne suis pas sûr que cette situation leur déplairait. Généralement lorsqu’un homme se trouve en position d’infériorité c’est qu’il le veut bien.

Il y a deux manières pour qu’un homme se trouve en minorité : la première est qu’il va en toute connaissance de cause dans un groupe de femmes, la seconde est que primitivement les hommes étaient plus nombreux et qu’ils sont  partis peu à peu.

L’homme qui se trouve dans un groupe sexuel sera traité selon son caractère : s’il en a, il sera le « coq de la basse-cour », si non il sera l’esclave sexuel des femmes.

Dans le premier cas il dirige les femmes vers les zones érogènes qu’il affectionne particulièrement, il les oblige à prendre les poses dont il a envie, et à accomplir les gestes dont il souhaite être l’objet. Une seconde solution s’offre à lui pour tirer encore plus de plaisir de ses capacités sexuelles et qui recule encore les limites du mépris qu’un homme a de la femme : cela consiste à faire travailler la femme qui s’occupe de lui par une autre femme qui lui administre des excitations sexuelles soit par des attouchements appropriés soit par des fessées ou des coups de fouets.

Une hiérarchie peut être établie entre les femmes dès le départ par l’homme mais elle peut s’inverser pendant la séance selon les compétences de chacune. Cependant aucune hiérarchie ne peut être préalablement établie et s’imposer d’elle-même selon les compétences des officiantes. Cette hiérarchie ne peut pas être objective parce qu’elle dépend d’au moins trois subjectivités : celle de l’homme, celle de la femme qui officie sur le corps de l’homme et enfin celle de la femme qui stimule l’officiante.

De ces trois subjectivités seule celle de l’homme a une certaine objectivité parce qu’il est l’aboutissement d’une chaîne d’actes sexuels. Mais on peut légitimement se demander laquelle des deux femmes a une préséance de fonction ou d’honneur : est-ce celle qui travaille immédiatement le corps masculin et qui est non moins immédiatement à l’origine de la jouissance sexuelle (et qui est  salie par elle), ou est-ce la femme qui fait office d’excitatrice ? La réponse est multiple parce qu’elle est dans les trois têtes mais aussi dans le statut personnel des deux femmes.

Plusieurs cas de figures sont envisageables : ce sont des inconnues rencontrées par hasard (elles peuvent être toutes deux prostituées, seulement l’une des deux, ou aucune). L’une peut être l’épouse légitime et l’autre rentrer dans une des catégories précitées ; elles peuvent être sa femme et sa maîtresse (ce qui témoignerait d’une exceptionnelle largeur d’esprit et qui n’aurait rien d’immoral si l’on admet la polygamie). Ce peut enfin être deux amies (elles ont pu se connaître avant de rencontrer leur partenaire, l’une a pu le connaître avant l’autre et inversement). Tous ces cas de figure donnent des psychologies, des façons de se percevoir et de percevoir sa collaboratrice très différentes les unes des autres, et ces perceptions mentales peuvent évoluer très rapidement au rythme des changements des configurations.

Dans le premier cas, si ce sont de simples inconnues prises au hasard  d’une rencontre, dont aucune ne se connaît  ni n’est une prostituée, la hiérarchie ne sera jamais clairement établie par l’une des officiantes et elles pourront se croire toutes deux au même moment en position de dominantes : l’officiante peut se dire : « c’est à moi qu’il confie son plaisir, elle ne fait qu’entretenir mon ardeur ». L’excitatrice peut se dire dans le même temps : « c’est moi qui l’excite et l’éduque, sans moi elle ne sait rien faire ». En définitive l’importance des deux femmes est indécidable et la subjectivité de l’homme est prépondérante parce qu’il sait si il a joui après une stimulation spéciale ou non. Si l’une des femmes est une prostituée il est évident qu’elle sera beaucoup plus compétente qu’elle soit officiante ou excitatrice, dans les deux cas elle formera sa compagne qui pourra l’observer en l’excitant, ou qui pourra sentir dans ses organes  les meilleurs façons d’exciter sa prochaine compagne dans un groupe identique. Si les deux sont des prostituées, il y aura nécessairement une compétition technique quant à l’habileté pour arracher l’éjaculation ; elles se succéderont avec l’espoir d’être celle qui le satisfera afin d’être à nouveau prise pour une autre séance de réjouissance sexuelle. Si l’homme est servi par sa femme et sa maîtresse il y aura complémentarité absolue parce que l’homme aura pris soin de choisir des femmes ayant des qualités différentes (parfois opposées : l’une peut-être rigoureuse alors que l’autre sera spontanée) et pouvant ainsi se tempérer l’une l’autre tant sur le plan psychologique que sexuel[4] . Dans le cas de figure où ce sont trois ami(e)s qui font  l’amour, le degré de complicité sera près du maximum décrit précédemment (épouse-maîtresse), cependant comme ils ne vivent pas ensemble ils ne pourront jamais atteindre le degré maximum d’intimité, et s’il y a une différence dans les dates de rencontres, la plus ancienne se voudra la plus habile parce que le connaissant le mieux ;  et du coup cherchera à dominer sa collaboratrice-rivale.

Bien que les positions ne puissent pas être clairement déterminées dans chaque cas, je crois que certaines sont spécifiques de l’homme dominé. En général l’homme dominé subit plus de deux femmes ; cela peut aller jusqu’à une demie dizaine en même temps.

Le plus souvent il est allongé sur le dos, une femme chevauchant son sexe, l’autre l’obligeant à sucer son clitoris ; dans cette position l’homme n’a plus rien d’humain : c’est un sexe vivant (fantasme de la majorité d’entre nous). Les femmes dans ces conditions se vengent  (peut-être pas personnellement mais collectivement) des mauvais traitements physiques comme  psychologiques que les hommes leur infligent.  Si les deux femmes ont leurs visages tournés vers les pieds de l’homme, il me semble que c’est un signe de plus de mépris de l’homme, peu importe de qui elles tirent leur jouissance, il n’est qu’un instrument. Si l’une ou les deux sont tournées vers le visage, l’homme passe du statut d’instrument à celui d’esclave (dont on connaît le nom et les caractéristiques physiques)  mais qui est tout de même condamné à l’inactivité (or il n’y a pas de plus grande humiliation pour un homme que d’être passif), et à la dépendance pour son plaisir sexuel qu’il prend lorsqu’il vient, mais qui  n’est pas cherché pour lui-même comme il est habitué à le faire. Les deux femmes peuvent ensemble lui travailler l’appareil sexuel, (pendant qu’une autre  se fait éventuellement sucer le clitoris) en ce cas l’homme est comme dans le  premier cas de figure réduit au statut d’instrument mais de façon encore plus précise puisque c’est sur ce qui fait de lui un homme que se concentre l’activité féminine. Dans ce cas ce n’est même plus l’ensemble du corps qui est pris en considération, mais une partie extrêmement réduite, ce qui accroît encore l’humiliation de n’être qu’un godemiché extraordinairement perfectionné [5]. Le cas de figure analysé dans le contexte d’une domination masculine qui consiste à utiliser deux femmes pour son plaisir peut aisément et imperceptiblement se retourner en sens inverse. En effet, comme je l’ai noté à une ou deux reprises dans ce livre,  les femmes ont plus tendance que les hommes à « sexualiser » leurs relations (elles s’embrassent, se caressent etc). Il suffit que les femmes  se caressent sans faire attention aux plaisirs ou aux voeux de l’homme. L’homme n’est plus qu‘une sorte d’étalon qu’elles chevauchent au gré de leur plaisirs.

L’homme peut enfin être actif lorsde son asservissement ; en ce cas il pénètre normalement la femme mais est surveillé (parfois fessé) par une ou plusieurs femmes. Il est souvent  encouragé et caressé tel un enfant faisant ses devoirs de classe.



[1]   On sait par exemple qu’un homme éjaculera moins facilement à l’hôpital pour un don de sperme en vue d’une insémination  artificielle que s’il était chez lui avec sa femme.

Par « adapté » j’entends des lieux où il y a des gadgets destinés à excréter les sens comme l’imagination : : vidéos,  revues, chaînes, fouets et autres objets de ce genre.

[2]  Le fantasme de la domination peut s’exprimer par la nostalgie de l’enfance où tout était décidé par l’adulte dans la perspective du bien de l’enfant (même s’il n’en était pas toujours conscient).

[3]  L’hédonisme modéré permet un certain équilibre qui favorise l’ouverture sur le monde ; par contre l’hédonisme outrancier  restreint le monde à son propre corps  (parce que le monde est considéré comme une annexe de soi et tout ce qu’il contient ne sont que des instruments de plaisirs).

Exagéré, l’hédonisme favorise l’oubli de soi (du soi non corporel) en faveur de l’élément charnel. Cette thèse trouve une illustration flagrante dans l’alcoolisme, plus l’alcoolique boit, plus il veut boire, plus rien ne l’intéresse. Ainsi en est-il du plaisir sexuel comme de tout autre plaisir charnel.

[4]  La première apprendra par exemple à ne pas s’en tenir trop strictement à l’emploi du temps, aux mêmes gestes ou positions ; l’autre au contraire apprendra ce que peut avoir de rassurant un certain cadre traditionnel d’activités ou certains enchaînements comportementaux durant l’acte sexuel .

[5]  La contrepartie de cette concentration d’attention sur le sexe et les testicules est naturellement une concentration de plaisir.

Il est par conséquent flagrant que plaisir et humiliation peuvent se joindre en matière sexuelle comme probablement dans d’autres circonstances particulières.

par michel baran publié dans : MES OEUVRES: L communauté : Communauté de l'opposition
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Lundi 16 juin 2008

                    Noël

 

Noël jour de miel,

où la doctrine panthéiste fait vitrine en Christ !

 

Far où l'on reforme l'homme pour qu'à ses yeux il contienne les cieux !

 

Lourd est l'amour de Dieu pour nous, il est le seul à le porter !

 

Désuni à l'intérieur par la haine de soi,

réuni par le toit extérieur où brille l'étoile de David sur la toile nuitée où l'être se dévide pour remplir notre vide.

 

Des sept branches d'Hanouka* allait surgir le fleuve de lumière,

qui par les ceps odorifères ne manqua pas de nous diviniser !

 

*Hanouka: commémoration de la purification du second temple après la victoire des Macchabés, chaque jours pendant 8 jours en décembre les juifs allument une bougie s'ajoutant aux autres

      27/12/93

Le temps,

 

Le temps galope, autour de moi,

m'enveloppe d'années, de minutes et mois.

 

Joue autant qu'il veut de la flûte des corps et âmes,

nous voue à son feu dégradant !

 

De forts blâmes lui sont dus,

il dépose dans l'âme souvenirs éblouis,

et regrets pansus !

 

Espoirs infondés prennent racines

dans l'inanimée bassine du désespoir !

      28/12/93

 

                 Espoir

 

Espoir qui fait tourner la ronde du monde,

qui met au lit de la torture du désespoir !

 

Faux soleil qui ne fait pas mûrir l'attente,

mais fait mourir l'être lassé par la souffrance lancinante !

 

Sommeil d'insomniaques,

qui fait de nous des maniaques d'une idée !

 

dictature perverse nous fait lire le livre de le vie en sens

inverse de la vérité.

 

Ta brûlure nous livre à la folie,

aussi surement que la rue livrait les enfants à Garofoli*

 

Horrible mégère déguisée en bergère séduisante ;

luisante de larmes !

 

Dont les armes aiguisées se retournent contre nous,

tes dons se font à notre encontre !

 

Puisses-tu périr sur les genoux d'Assouvissement,

et qu'Asservissement te tienne en laisse afin que tu ne blesses plus par ta faim !

 

*Garofoli: personnage du livre "sans famille" d'Hector Malot

      29/12/93

                     Admettre

 

Admettre le temps qui passe,

c'est se démettre dans l'impasse des relation !

 

Gouverner sa vie, c'est faire de chaque instant résurrection d'amours défunts,

 

aimer des souvenirs de moments joyeux c'est mourir un peu que d'écrire "fin" au bas de la page.

 

réaction devant l'inévitable est la seule dignité humaine !

Désertion de la table de vie où alternent chance et malchance est haïssable !

 

Détestable est l'apathie de celui qui n'a plus d'appétit,

pour celle qui fut pour lui la plus jolie blonde du monde !

 

Elle n'est peut-être qu'encore en fut de corps et d'âme,

et attend toujours l'âme pour la mettre en perce !

      30/12/93

par michel baran publié dans : LE JARDIN DES VERS communauté : Communauté de l'opposition
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Dimanche 15 juin 2008

COUPLE HOMOSSEXUEL : L’homosexualité est une anomalie naturelle (je veux dire qu’elle provient de la nature, comme la cécité d’un bébé[1] ). Bien que l’Organisation mondiale de la santé ne la classe pas parmi les maladies, je l’y mets en fonction de la non conformité aux règles de procréations normales (non assistées : mères-porteuses).

          Depuis la victoire du christianisme, (et son obsession  sur la moralité des pratiques sexuelles, Jésus en a peu parlé, c’est surtout Paul le pourfendeur des déviations sexuelles), le sort des homosexuels n’a cessé de se détériorer dans les parties du monde soumises à un des trois monothéismes. Peu importaient leurs qualités humaines,  ils étaient d’emblée disqualifiés[2] et leurs autres qualités étaient tenues pour nulles.

          Il n’y a pas de raison de mettre en doute le fait qu’il y ait un vrai sentiment d’amour entre deux personnes de même sexe bien  qu’il soit incomplet .

          Le caractère incomplet de l’amour homosexuel vient de ce que son ouverture à l’autre se limite à son  propre sexe ; peut-être y a-t-il un certain degré de narcissisme dans la contemplation du corps de l’amant qui  renvoie à  son propre corps. On peut en outre penser que l’homosexualité est corporellement plus sécurisant et satisfaisant dans le sens qu’il y a moins d’incertitudes tactiles, on sait par expérience ce que provoque chaque caresse, chaque innovation peut être éprouvée sur son propre corps (ce qui n’est pas le cas des hétérosexuels).

          Deux explications psychologiques peuvent êtres envisageables pour comprendre l’homosexualité (mais il y a peut-être d’autres explications : biologique, chimique etc). La première serait la timidité excessive de l’homme vis-à-vis du fonctionnement sensuel du corps féminin : pénétrer le vagin et entendre gémir ou crier peut peut-être refroidir les pulsions, comment savoir si l’on ne malaxe pas trop fort les seins lorsqu’elle gémit. Pour ces deux actions constitutives de tous actes sexuels, aucun point de comparaison n’est fourni par le corps masculin.

           La seconde explication à  laquelle je pense est la volonté d’une maîtrise absolue de la sexualité.

          Ainsi que je l’ai noté l’hétérosexualité implique de l’incontrôlable, de l’inexplicable donc du mystérieux ; ce qui, si  l’on est « rationaliste »  à l’extrême est intolérable. Comment consentir le moindre geste sexuel (ou pas) sans être certain de sa portée, sans s’attendre à recevoir en retour le strict équivalent ? Cela, seuls les homosexuels peuvent l’escompter s’ils ont une sensualité  conforme à la norme ...

          L’homosexualité féminine me semble un peu différente à cause de la plus grande complexité de la structure féminine ; je ne pense pas que l’homosexualité féminine soit assujettie à la timidité, mais la recherche d’une plus grande douceur,  patience et plaisir en  seraient les fondements [3].

Je ne pense pas que l’aspect de l’exercice d’un contrôle absolu soit une préoccupation  féminine, lorsque les femmes se masturbent (même violemment) c’est avant tout dans une perspective de jouissance sexuelle.

          Cependant les observations de Malinowski sur la société trobriandaise, l’influence des institutions éducatives des missionnaires  (d’où sont prohibés la mixité et les jeux sexuels entre sexes opposés) laissent  entrevoir une autre hypothèse.    Selon Malinowski l’homosexualité serait inconnue de la société trobriandaise, et Reich d’ajouter qu’elle ne serait apparue qu’à cause de l’éducation sexuellement répressive des missionnaires .                                      

Qu’en déduire. Peut-être qu’il faut envisager que l’homosexualité à l’état de nature est inconnue chez les humains jouissant pleinement de leurs organes sexuels dans la plus entière liberté ; mais que la société répressive produit chez certains humains spécialement disposés à ce plaisir l’homosexualité, aussi naturellement que la photosynthèse des plantes produit de l’oxygène.

 

LE DIVORCE : J’ai à plusieurs reprises effleuré le sujet, aussi essaierai-je dans cet article de donner une analyse synthétique, se basant sur des faits objectifs mais dont l'écriture sera partisane, sans réécrire ce que j’ai précédemment formulé de manière ponctuelle.

Le divorce en lui-même n’est pas un acte sexuel, mais il peut avoir des causes ou des conséquences sexuelles (mésentente sexuelle : l’un veut trop souvent, l’autre trop rarement ; infidélité sexuelle par besoin ou par amour). Quoi qu’il en soit le divorce sanctionne toujours un comportement égoïste ; ce qui devrait l’interdire dans l’écrasante majorité des cas.

Les problèmes sexuels décrits plus haut ont été explicitement réglés par le contrat de mariage civil qui fait obligation aux conjoints de remplir leurs devoirs conjugaux. La fréquence n’est pas mentionnée mais il serait malhonnête de dire qu’un acte  sexuel par  an, semestre ou mensuel tient quitte de ce devoir. Le mariage est la « livraison » légale de son corps à l’autre sous condition que l’autre en prenne soin comme du sien ; ce qu’on faisait gracieusement devient obligatoire mais fournit toujours dans la plupart des cas un vif plaisir. Je crois que pour respecter à la lettre le devoir conjugal, une fréquence moyenne doit être trouvée de façon pragmatique par les époux ; si celle-ci n'est pas respectée, la fidélité n'est plus exigible.

Il se peut qu’il y ait des problèmes psychologiques qui séparent un couple (perte d’un enfant après une maladie, fausse  couche,  accident de voiture) toutes ces  douleurs ne sont en aucun cas suffisantes pour divorcer ; un travail thérapeutique s’impose pour ressouder le couple qui s’aimait auparavant.

Il est en effet inconcevable que l’amour qu’on a eu une fois pour quelqu’un (s’il n’a pas travesti son caractère) se dissipe au bout de quelques temps ; la personne peut naturellement changer de caractère, mais ce changement ne se produit pas « ex nihilo », ce ne sont que des modifications, exagérations ou amoindrissements de traits caractéristiques dus à une influence réciproque dont on peut retracer la genèse avec l’aide d’un thérapeute pour rectifier ce qui ne va plus.

Il se peut aussi que l’habitude aidant, les qualités deviennent  moins visibles, et inversement les défauts plus évidents ; pourtant ces qualités sont toujours présentes et ces défauts étaient déjà là : il n’y a donc aucune raison objective de divorce, il suffit avec de l’aide de redécouvrir les qualités que l’on a aimées, et tel un instrument de musique de se réharmoniser l’un à l’autre.

On pourrait penser que lorsqu’un mari bat sa femme (l’inverse étant plus rare) le divorce s’impose comme la meilleure solution ; en fait il n’en est rien.

Très souvent les époux continuent à s’aimer une fois les crises de démence passées, et le mari est sincèrement désolé d’avoir perdu la maîtrise de soi ; en outre comme je l’ai fait remarqué plus haut les qualités humaines pour lesquelles le conjoint a été choisi de préférence à tous autres persévèrent en lui (ou elle). Cela ne signifie nullement qu’il faille considérer la maltraitance entre conjoints comme une affaire privée, ni qu’il faille d’emblée criminaliser le responsable ; j’opterais pour la « psychologisation » du problème : suspendre pour un temps la vie commune, délivrer une injonction thérapeutique, puis permettre des rencontres, des nuits et en fin de parcours,  pour un temps inconnu du couple, installer un système d’alarme relié à une équipe de psychologues hospitaliers qui au moindre signe violent fera intervenir la police pour imposer une nouvelle séparation.

Il est évident que si le conjoint responsable de la violence refuse l’injonction thérapeutique (ou s’il met la vie de son conjoint en danger) le divorce se trouve totalement justifié et doit être prononcé sans délais. Du moins le serait-il en tout dernier recours alors qu’aujourd’hui le divorce est envisagé comme seule et unique solution.

 

JALOUSIE ET POSSESSIVITE :  Parmi les causes de divorce la jalousie excessive, et son corollaire la possessivité, ont une place de choix.

Une idée fausse largement répandue veut que la jalousie (à dose raisonnable) témoigne de l’amour qu’on porte à quelqu’un ; et il n’est pas rare d’entendre les réflexions suivantes devant quelqu’un d’un peu trop jaloux : « au moins il (elle) ne lui est pas indifférent(e) » , « au moins il (elle) l’aime » .

Comme tout le monde a tendance, à divers degrés à être jaloux, cette interprétation nous convient parfaitement. En réalité la jalousie est un symptôme de la fragilité psychologique d’une personne. Celle-ci peut avoir plusieurs causes.

La première des causes peut être un manque d’affection pendant l’enfance : des parents trop pris par le travail, ou sans affection pour leur enfants. Il se peut aussi que dans le but de ne pas paraître partiaux, lorsqu’un conflit oppose deux enfants les parents prennent systématiquement le parti de l’autre (ce qui a pour effet d’installer de façon durable le sentiment et la crainte d’être trahi). L’enfant peut aussi être orphelin, ou sans l’être, passer la plus grande partie de son enfance dans des institutions éducatives. Tout en étant bien traité par les éducatrices, il sait d’instinct qu’il vit sous la menace permanente soit d’une démission, soit d’un changement de groupe à la rentrée de septembre. Ces hypothèques sur l’avenir (et l’éducatrice même avec qui il voudrait avoir un lien plus étroit) le dissuadent de s’attacher trop fortement.

Cette indifférence professionnelle (qui malgré tout est aussi une protection sentimentale pour le personnel éducatif) peut être ressenti comme une négation de la personnalité et des sentiments de l’enfant [4]. Celle-ci se répercutera inévitablement dans la vie sentimentale par la crainte d’être abandonné pour quelqu’un d’autre ou de ne pas vraiment être préféré. Il est également possible que cette indifférence relative entraîne un refus d’adhésion aux structures associatives comme aux religions (en effet l’individu perdu dans la masse ne peut ni croire en un Dieu qui l’aime vraiment, absolument, ni croire que son assentiment à un quelconque dogme ait de la valeur aux yeux de Dieu, ou sur sa destinée propre).

La seconde source de notre faiblesse psychologique tient à quelques tendances lourdes de notre éducation : la compétition et  l’égoïsme.

L’école, dit-on, est le lieu de socialisation par excellence des enfants d’aujourd’hui qui deviendront les adultes de demain. Une fois énoncée cette lapalissade il convient d’analyser ce que recouvre le terme « socialisation » .

Je fais une différence entre être socialisé et être sociable : le premier terme indique un bonne adaptation de l’individu en tant que rouage à la société (respect des règles). Les nazis, en tant que rouages efficaces de l’Etat étaient parfaitement socialisés mais certainement pas sociables. Être sociable est tout différent, c’est faire des efforts pour être apprécié de son entourage quel qu’il soit (à l’exclusion des malfaiteurs).

Or on doit bien admettre que l’école favorise d’avantage l’acquisition de connaissances techniques (grammaire, calcul) selon un mode égoïste (système de notation, être le premier de la classe), au détriment de matières qui pourraient êtres porteuses de valeurs humanistes (l’histoire enseigne la solidarité nationale, la géographie, si on y inclut l’étude des traditions des autres peuples, enseigne la tolérance, la philosophie apprend l’introspection comme l’analyse des situations existentielles, l’intérêt des leçons de morale et de civisme est évident). Toutes ces matières à haut potentiel humaniste peuvent donner lieu à des exposés, des recherches en groupe, l’un aidant l’autre, la note sanctionnant le groupe, non l’individu.

L’acquisition de connaissances s’effectue donc sur un mode compétitif, l’individu est semblable à une forteresse assiégée qui emmagasine autant de munitions (les connaissances) qu’elle peut pour faire une guerre trente à quarante ans (durée moyenne de l’activité professionnelle). La forteresse n’a de cesse d’amasser des munitions pour accroître son assise (pouvoir d’achat, degré de confort), parfois elle fait des alliances plus ou moins durables (amitiés, mariage) mais toujours à son profit. On comprend dans ce contexte que la moindre perte soit dramatique.

Cette soif de possession de bien matériels se retrouve dans la vie sentimentale et il y a tout lieu de croire que la jalousie est proportionnelle à l’âpreté au travail, qui lui-même est étroitement dépendant de l’éducation scolaire. Ainsi donc tout se tient étroitement l’un à l’autre : le bonheur sentimental et sexuel à l’éducation, l’éducation reçue  au degré de bonheur parental, etc...

 

LE CLONAGE : Cette pratique, si elle a réellement réussi (ce qui à l’heure où j’écris n’est pas scientifiquement établi par des contrôles indépendants du mouvement raélien) concentre en elle tous les mauvais côtés de l’humanité et pourrait à long terme modifier radicalement la substance même de l’humanité et du projet divin qui l’a fait naître.

Je pense que ce qui motive fondamentalement les chercheurs, ainsi que ceux qui s’intéressent au travail sur le clonage humain, est le refus de la mort et son corollaire de vivre éternellement en progressant dans l'intelligence des sciences de la vie (bien qu’il y ait un aspect eugénique[5] important [6], je ne crois pas que ce soit un but central de ceux qui veulent se faire cloner).

Selon toutes les traditions monothéistes la mort est plus ou moins présentée comme une punition suite à un acte commis par une femme et un homme, qui pour beaucoup de nos contemporains n’ont guère plus de réalité que le mythe de la licorne (certaines religions[7] vont jusqu’à croire en la disparition de notre âme, esprit, peu importe le terme, à notre mort en attendant une hypothétique résurrection). Or l’homme accepte déjà difficilement le châtiment lorsqu’il est personnellement mérité: alors ce n’est pas pour accepter le châtiment d’une faute commise il y a des millénaires.

La mythologie mise en place par Varihon (dit Rael) pour expliquer l’apparition de l’humanité est qu’elle serait le produit de création en laboratoire par des extraterrestres qu’il nomme pour donner une coloration biblique « Eloïm » (Dieux en hébreux). C’est amusant, mais cela a pour conséquence de mettre encore plus de distance entre Dieu et nous, mais surtout d’abolir l’unité de l’humanité (combien de laboratoires,  de « créateurs », un par race, langue, dialecte ? ) Mais surtout cette pseudo mythologie est destinée à légitimer leur bricolage génétique.

Le véritable clonage est un même esprit en deux, trois, cent corps différents, sans qu’il y ait la moindre différence entre les unités receveuses ; mais cela semble impossible parce qu’il faudrait que le bébé ait l’âge mental du cloneur et que son corps grandisse en quelques mois pour se stabiliser à l’âge du cloneur. Une seconde manière d’envisager le clonage serait de faire du clone un simple réservoir d’organes. La troisième possibilité (théorique) est de se faire cloner peu de temps avant de mourir en escomptant revivre toutes les étapes de la vie, mais en ayant à chaque étape les souvenirs de la vie précédente pour rectifier les erreurs[8] .

Je ne sais pas à laquelle de ces trois possibilités pensent les raéliens mais elles me paraissent toutes inacceptables sur le plan moral . En premier le clonage révèle un narcissisme forcené : je suis l’être le plus précieux au monde et ma mort lui infligerait une perte irrémédiable.

La seconde chose que montre le fantasme du clonage est l’immense soif de puissance de certains humains ; jamais la promesse satanique : « vous serez comme des Dieux » n’a été aussi proche de sa réalisation. En effet, être comme des Dieux signifie deux choses : être immortels et autosuffisants. Ces deux qualités tueront inévitablement l’altérité, donc la solidarité, et par conséquent la moralité (pour qu’il y ait une morale il faut pouvoir, savoir, se mettre à la place du faible ; il faut donc ressentir soi-même un certain manque, une certaine faiblesse).

C’est ce que la sexualité donne lorsqu’on se remet nu(e) et confiant(e) entre les mains de l’autre pour qu’il, ou elle, nous rende heureux(se). Ecole de confiance, d’amour mystique, la sexualité va perdre ces fonctions à cause du clonage (et de tous les autres systèmes de procréation assistée[9] ).

Les avantages de ces trois- possibilités, modalités, de clonage sont les suivantes : en ce qui concerne le même esprit en plusieurs corps, l’avantage est de multiplier par deux, trois ou cent les expériences possibles. L’inconvénient serait une lassitude précoce de la vie, un orgueil démesuré vis-à-vis de ceux qui n’auraient pas les moyens, ou le désir, de se faire cloner. Ainsi il n’y aurait plus une humanité plus ou moins solidaire mais des humanités : celle des clonés réduisant en un strict esclavage les non clonés.

Ce qui est contesté sur le plan théologique est le monopole de Dieu à être omniprésent et omniscient..

La seconde modalité du clonage serait certainement la pire parce que la plus contraire au plan de Dieu qui est de donner la vie et de faire progresser chaque être vers sa perfection ultime.

Or créer un clone pour le mettre dans une chambre froide pour lui prélever selon les besoins un membre ou un organe est un crime. On a jamais vu un bébé démuni d’âme (au sens aristotélicien), c’est-à-dire de sensibilité tactile et de motricité ; lorsqu’un bébé naît et bien que leur développement ne soit pas toujours parfaitement coordonnés, les sens et l’âme[10]                                                                                                                                                                                                                                                      existent. L’âme (au sens platonicien), c’est-à-dire intellectuelle et spirituelle,  existe et même si c’est celle d’un trisomique 21, par  le seul fait que Dieu l’a créée ainsi, elle a non pas le droit, mais le devoir de vivre, parce que sa place n’est pas due au hasard mais a été choisie par Dieu pour des raisons qui nous serons un jour révélées.

La troisième possibilité parait la moins dangereuse (surtout si nous colonisons d’autres planètes), pourtant cela risquerait d’aggraver  les problèmes démographiques si on se clone pour revivre immédiatement dans un corps neuf et plus jeune (si toutefois on arrive à contrôler la vitesse de maturation corporelle) .

Mais ce qu’on nous présente comme une punition (à cause, justement du caractère inconnu de la mort, peut-être aussi n’a-t-on pas trouvé d’autres explications à cet état irrévocable, et qu'enfin l’homme a fait de la mort le châtiment suprême[11] ) suite à l’histoire de la pomme ne l’est peut-être pas. En effet l’humain est ainsi fait qu’il a naturellement peur de ce qu’il ne connaît pas, or rien n’est plus inconnu que la mort.

Or la mort est peut-être un processus d’élévation de la conscience. De nombreuses paraboles évangéliqus disent que le grain doit mourir en terre pour devenir gerbe, ce qui est, à n’en pas douter une promotion qualitative.

Qui sait, si en refusant obstinément de mourir physiquement, les raéliens ne se privent pas de grands bienfaits ?



[1]  Il est donc bien évident qu’aucune mesure coercitive n’est légitime dans ce raisonnement et qu’il faut leur assurer les droits et devoirs.

[2]  Il est pratiquement certain que les homosexuels furent persécutés par la « sainte inquisition »  en même temps que les  « sodomites » comme en témoigne « le nom de la rose » d’Umberto Ecco où  Guillaume de Baskerville fut jugé dans un tel procès.

[3] Il se peut également que l’homosexualité féminine soit pour certaines jeunes filles une initiation à la sexualité parce que cela peut faire peur d’être pénétrée de but en blanc par un gros membre et d’être traitée comme une terre conquise, surtout si ce n’est pas dans un contexte amoureux, mais simplement pour un motif sensuel. Aussi l’éducation vaginale par une femme, avec au début ses doigts (un, deux etc) puis  des godemichés de plus en plus volumineux peut  habituer une femme à être pénétrée de plus en plus violemment, jusqu’à l’accepter d’un homme.

[4]  Et que dire de l’adulte handicapé dont la famille est plus ou moins étoffée qui ne peut s’attacher (s’il n’a pas trouvé l’amour parmi les siens) outre mesure à un membre du personnel assujetti aux mêmes contraintes que ceux précédemment décrits ?

Et que dire d’une stagiaire faisant des avances sexuelles à trois ou quatre reprises et refusant de s’engager amoureusement sous prétexte d’études d’infirmière et d’enfants à charge ?

[5] Je ne fait pas allusion à l’eugénisme criminelle di III° Reich, mais seulement à la sélection d’embryons et d’ovules selon des critères physiques et intellectuels.

[6]  Ainsi le mouvement raélien préconise un gouvernement mondial composé de génies.

Le mouvement raëlien veut créer un gouvernement mondial composé de génies élus selon une démocratie sélective : par les individus les plus intelligents de notre planète. Le message raélien doit être diffusé par les membres chaque jour : distribution de tracts, invitations personnelles, etc...
Tiré de G. DAGON, Les sectes à visage découvert, Vol.2 pp. 121-128. Editions Barnabas, 1995. © www.vigi-sectes.org

[7] Adventistes du 7° jour, témoins de Jéhovah