Mercredi 11 juin 2008

LE VIOL :

Le viol est pour moi, dans mes fantasmes, une punition méritée, normale, que la société a, selon moi, hypocritement mise hors la loi et que j'exerce mentalement contre ces femmes que je considère comme impudiques, au nom d'une liberté individuelle égoïste ou de la fidélité conjugale qui sacralise l'acte sexuel tant corporel que moral.

          En premier lieu je ne crois pas qu’il faille amalgamer le violeur au sadique. Si le violeur est violent c’est accidentellement et ponctuellement. Le violeur a un irrésistible besoin sexuel provoqué soit par les hormones soit par la colère[1] (on se souviendra que j’ai écrit dans la première partie que l’éjaculation fait passer l’homme de l’état d’un mal-heureux[2] à l’état d’un homme heureux ; on se souviendra également des réserves que j’ai émises dans cette partie sur les plaisirs solitaires pris à l’aide de cassettes pornographiques). Aussi réquisitionne-t-il de force une femme. Cette réquisition exige une certaine violence parce qu’aucune femme ne consent à faire l’amour à quelqu’un qu’elle ne connaît pas.

          Bien des choses déplaisent dans la vie lorsqu’on les fait (aller au dentiste, le payer, régler les factures, payer les impôts, avoir les mains dans les excréments du bébé ou de l’impotent) pourtant on le fait par devoir ou compassion ; on peut se demander pourquoi la compassion ne s’étendrait pas au domaine sexuel (je ne pense pas que cela transformerait le monde en lupanar, il y a des choses plus enrichissantes à faire ensemble[3] , mais cela dédramatiserait cet acte et renforcerait peut-être la notion de famille humaine puisque tous  les corps sont accessibles à chacun).      

Un tabou [4] énorme entoure cet acte. Ne prenons-nous pas du plaisir avec de parfaits inconnus : le cuisinier et le serveur du restaurant n’en sont-ils pas ? N’invitons-nous pas des inconnus à danser ? La honte liée au sexe n’a pas toujours été ressentie, ainsi que je l’ai montré à travers l’antiquité ; elle est liée à l’extension du christianisme qui a toujours rabaissé les plaisirs terrestres et exalté  les joies de l’au-delà.

          Si le viol individuel sous la pression de l’urgence est, selon moi, excusable, il n’en va pas de même pour le viol collectif parce qu’il y a préméditation et excitation mutuelle de la libido. Une bande d’hommes a certainement les moyens en faisant « pot commun »  de s’offrir une ou deux prostituées pour une  séance sexuelle collective en toute légalité.

 

LA FRIGIDITE : Je crois que la frigidité est le plus souvent le triste privilège des femmes (peut-être les  hommes  en  sont-il victimes lorsqu’il sont plus ou moins chastes [5]).

          Je pense que c’est parfois le résultat d’une maladie psychosomatique due à quelque traumatisme incestueux ou à un viol. Il me semble que la frigidité traduit un dégoût, ou un rejet, du corps en général, et du sexe en particulier. Ceci révèle en quelque sorte une haine de soi et du monde sensible en tant qu’il agresse le « sommeil » de l’esprit. Le corps peut être vécu inconsciemment comme la prison de l’âme (selon la tradition platonicienne) qui limite et protège de la réception des sensations de toutes sortes.

          Je pense que sur le plan psychologique la personne frigide se complaît dans une série de devoirs, qu’elle se refuse des plaisirs (pourtant légitimes)..

Si  mes analyses sont justes, la vie de ces femmes est un calvaire quotidien et je crois qu’un traitement behavioriste[6]   destiné à reconnecter  les stimuli des sensations  physiques avec des réponses  de plaisir est tout à fait possible, même si cela doit prendre du temps à cause du renforcement et de l'acquisition de nouveaux comportements tels que les a expliqués Skinner[7] .

 

 

LA NYMPHOMANIE : En termes pathologiques la nymphomanie est le désir quasi continuel de relations sexuelles. Je crois que cette maladie touche presque exclusivement les femmes (ceci s’explique, je pense, par le fait qu'elles peuvent avoir plusieurs orgasmes au cours d’une même séance de sexualité).

          Je ne crois pas que la nymphomanie soit réductible à un problème de dérèglement hormonal, mais qu’elle cache un problème psychologique concernant la relation avec l’autre en général, et avec l’autre sexe en particulier. Depuis que j’ai commencé à analyser les positions sexuelles, la thèse est qu’elles révèlent des traits de personnalité dont les possesseurs ne sont pas conscients ou qu’ils voudraient dissimuler parce qu’ils n’en sont pas fiers ; or la caractéristique de la nymphomanie est qu’elle n’est pas elle-même une pratique, mais qu’elle peut les englober toutes selon les traits caractériels de chaque nymphomane.

          L’acte sexuel crée un lien unique, dense, particulier dans lequel le couple s’isole mentalement et physiquement (à moins d’être exhibitionniste). Le fait de changer de partenaire n’altère en rien les qualificatifs énoncés mais est destiné à prolonger autant que faire ce peut la qualité de ce lien. Si je ne me trompe pas, le lien en tant que tel a la primauté absolue sur le partenaire.

                                                                                             De cette analyse, je pense pouvoir conclure que la (le) nymphomane est particulièrement mal à l’aise dans les sociétés ouvertes comme les nôtres, où l’indifférence causée par un individualisme excessif, destructeur du couple, du corps professionnel (usine, syndicats), politique (parti, nation), est la règle lorsqu’on attend aucun service de quelqu’un..

          Je crois que la ou le nymphomane est déstabilisée (cette déstabilisation serait comparable à un vertige solitaire), et par là même est égocentré(e) (parce que la personne est son seul repère) précisément parce qu’elle n’a  pas de repère qui la valorise à ses yeux comme dans les yeux d’autrui ;  la sexualité dans ce contexte peut être vue comme un moyen d’être le centre des occupations masculines. Mais la nymphomanie peut aussi être comprise comme un acte narcissique dans la mesure où le seul centre d’intérêt est sa propre personne et qu’on l’impose dans sa globale nudité jusque dans son intimité. Dans cette perspective le partenaire est instrumentalisé, asservi au renforcement de l’ego, ce qui va à l’encontre du but de la sexualité (qui est je le rappelle l’ouverture vers l’autre).

          La nymphomane, tout comme la frigide fait de la vie un enfer. Dans ce cas il y a une exaspération d’un plaisir sensuel au détriment des autres (comme dans le cas de la gloutonnerie qui rend boulimique). Il convient donc de développer les autres plaisirs sensuels[8] comme intellectuels afin de borner le plaisir sexuel dans de justes proportions, mais aussi pour donner des repères qui ne dépendent pas uniquement de son propre corps.

 

LE VOYEURISME : Je crois qu’il y a deux sortes de voyeurisme : l’un passif, l’autre actif. Il ne faut pas confondre le voyeurisme des personnes physiquement normales avec celui des handicapés ..

          Le voyeurisme passif peut être considéré comme une sorte d’activité esthétique (c’est l’équivalent d’un spectacle sportif  tel la gymnastique) qui est à la fois gracieux et violent. Chez les personnes normales un tel spectacle déclenche le besoin d’imiter les acteurs. Je crois que la motivation première du voyeur est le viol des tabous pesant sur sexualité au sens large du terme, et au premier chef de violer la pudeur[9] .

Le voyeurisme peut être pratiqué seul ou en couple ; avec ou sans l’assentiment du couple observé.

          Si l’observateur est seul et qu’il n’est pas dans la même pièce (qu’il regarde par des jumelles un film) il y a de grandes chances pour qu’il reste définitivement passif. Cependant il y a une fausse passivité  qui consiste à placer son sexe entre les cuisses et à les serrer de façon à ce qu’il s’irrite et finisse par éjaculer. Ce système est naturellement une perversion de la sexualité et de ses objectifs tels que je les ai définis. Il dénote un caractère gravement fainéant puisqu’il répugne au moindre effort jusque dans l’acquisition d’un plaisir conduisant à un plus grand bien-être. Outre ce trait, ceci révèle une mentalité d’exploiteur puisqu’on laisse les autres faire le plus gros du travail. Il se peut aussi qu’il y ait une faiblesse de caractère (impossibilité de supporter autrui ou de négocier sa volonté avec son partenaire). 

          Le voyeurisme actif se pratique en couple et se décompose en deux parties. La première partie se décompose en plusieurs possibilités : en premier lieu un couple se rend chez un autre couple exhibitionniste (ou dans un établissement spécialisé). Il regarde, cela l’excite et ils font l’amour entre eux ; ce couple a manifestement un trouble de sa libido puisque son désir doit être excité par la vision des actions qui devraient les motiver. Je ne crois pas que cette forme de  voyeurisme soit du vice,  mais plutôt qu’il  révèle une incapacité de se projeter librement[10] dans le futur qui ne serait pas revêtu d’une manière ou d’une autre d’un caractère impératif . Il se peut qu’il y ait un mauvais conditionnement du processus stimuli - réponse, qui peut-être ne se sont pas connectés à tout ce qui est plaisir sensuel ou plaisir, un peu comme dans le problème des boulimiques où tous les stimuli ne reçoivent qu’une seule réponse qui est celle de la nourriture, ici les stimuli n’acceptent que des réponses impératives et refusent les sollicitations plaisantes : cela doit venir d’une éducation extrêmement rigide interdisant tous plaisirs[11] . Une autre forme de voyeurisme consiste à venir seul ou en couple, à regarder et à se joindre au couple qui exerce la sexualité. Si l’accord est général et si toutes les précautions hygiéniques contre le sida sont prises, je ne vois rien de répréhensible (bien que ce soit hors normes). Sur le plan psychologique je crois que cette attitude dénote le peu d’attachement à la propriété privée ainsi que le goût du partage et de la vie communautaire. Sans entrer dans les ordres (et pour cause !) ces personnes seraient mûres pour  une sorte d’Abbaye de Thélème telle que la décrit Rabelais dans « Gargantua » .



[1]  La colère peut en effet provoquer le besoin sexuel parce qu’elle rend triste, désemparé et révolté. Si l’énergie qui s’accumule en l’homme ne trouve pas d’exutoire, il en veut au monde entier, et en même temps il a envie d’être compris, caliné, consolé et réconforté.

Lorsque je suis dans cet état d’esprit je mets une cassette où je sais qu’il y a des scènes particulièrement crues.

[2] Malinowski, cité par Reich  fait état des habitants des îles Amphett,, parents des Trobriandais, mais avec un patriarcat,  qui sans être dominant est plus marqué,  et a un morale sexuelle comparable à la nôtre (donc répressive),  et constate que ce peuple est victime de nombreuses maladies mentales inconnues des Trobriandais.

Reich ‘ « rruption de la morale sexuelle » Edition « petite bibliothèque Payot » Chp I

Ceci confirme toutes mes analyses sur les vertus curatives sur le plan moral  de la sexualité.

[3]  Encore faut-il que les besoins vitaux soient satisfaits. Telle est la position de l’épicurisme que les premier penseurs chrétiens ont dénigré en les traitant de matérialistes au sens primaire, péjoratif, du terme. Or c’est avec la perspective d’accéder aux plaisirs intellectuels que les épicuriens véritables préconisaient  la satisfaction sensuelle.

[4] Le tabou est un interdit parfaitement intériorisé (tabou du meurtre, vol, inceste etc.). S’il y a des tabous parfaitement légitimes tels ceux précités,  il y a des tabous qui me semble tout à fait illégitimes parce que nuisibles au bonheur, au  bon équilibre humain (je pense à la polygamie, polyanderie, homosexualité).

Il faut revoir la notion de fidélité : être bigame n’est pas être infidèle à la première ou seconde épouse, c’est être fidèle aux deux en même temps tout comme les parents aiment leurs enfants de manières différentes mais égales.

[5]  Dans cet optique il ne serait pas surprenant de trouver chez les moines et moniales un nombre élevé de personnes frigides.

[6] Ainsi contrairement à toutes les règles admises par la psychanalyse, Ferenczi prit ses distances à l'égard de la psychanalyse et promut une thérapeutique dite de relaxation « destinée à rendre au patient, au besoin sous la forme d'échange de caresses et de baisers, l'amour dont il a été privé au cours de son enfance » (P. Morel). Il est souvent critiqué pour avoir voulu vivre le transfert et le contre-transfert au lieu de l'utiliser comme support de l'écoute.

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Bien sûr, cette thérapie fut appliquée dans le cadre d’une privation de sentiments d’amour durant l’enfance mais je crois que cette méthode peut être utilisée dans d’autres pathologies (dont certaines angoisses) car même s’il est évident que la parole est essentielle,   il n’en  reste pas moins qu’au sortir d’une séance de psychanalyse ou psychologie où des choses très dures ont pu être dites, on ressent un froid intérieur intense, et que des consolations physiques seraient le bienvenues.

[7] « HISTOIRE GENERALE DE LA PSYCHOLOGIE »AUTEURS : Mariné & Escribe EDITION « la press »

 

[8]  Je compte parmi les plaisirs sensuels des plaisirs que l’on tient habituellement comme intellectuels (musique, lecture, peinture) parce qu’ils occupent un sens (ouïe, vue), ce qui ne signifie pas qu’il faille délaisser dans l’optique thérapeutique les plaisirs vraiment sensuels (un bon repas met en jeu le sens gustatif, on peut aussi développer le sens olfactif)  .

[9]   Le fait que la pudeur soit un sentiment quasi universel (avec bien des degrés, on se souviendra que j’ai signalé au début de cet écrit que les amazoniennes se promenaient seins nus) cela ne peut nous faire oublier qu’il ne repose sur aucun argument solide : pourquoi serait-il plus indécent de montrer ou voir un sexe ou un sein plutôt  que toutes autres parties du corps ? La bouche par exemple est bien plus intime en ce sens qu’elle maintient la vie dans l’être par la nourriture qu’elle introduit dans l’organisme, de plus elle exprime la pensée (bonne ou mauvaise), les yeux n’en font pas  moins dans l’expression des sentiments ; et la main, qui caresse, gifle, soigne ou tue ; n’importe quelle partie du corps aurait bien plus de raison d’être déclaré tabou que le sexe,  qui ne sert qu’à uriner, à procréer et à donner du plaisir , et le sein à nourrir le bébé et à donner du plaisir sexuel (ce que fait également la main ou  la  bouche).

[10]  C’est-à-dire hors de tout cadre hiérarchique et de toutes contraintes exercées par les événements contingents .

Il est bien évident qu’en matière sexuelle comme dans tous les autres domaines, l’homme ne dispose d’aucune sorte de liberté et qu’il est gouverné par son environnement, son génome, etc,  et que toutes ces ficelles sont dans les mains de Dieu.

[11]  A Paris j’ai fréquenté quelques temps « l’église du Christ » celle-la même dont est membre Kenneth Star, l’ancien procureur dans l’affaire  Clinton/Lévinski. J’y avais un ami,  Nicolas, qui m’a fait cette déclaration proprement stupéfiante : « si tu veux toujours plaire à Dieu,  lorsque tu te trouves devant un choix, fais ce qui te plaît le moins, ainsi tu imiteras le Christ ». Comme si tous plaisirs offensaient Dieu !

Que l’on imagine la psychologie d’une personne soumise depuis sa plus tendre enfance à ce type de raisonnement !

Il n’a que le raisonnement pour défaire les murs de la prison mentale dans laquelle on l’a enfermé ; et parfois il ne suffit pas d’un raisonnement sain pour s’en échapper, il y a l’aspect affectif qui rattache l’emprisonné à ses éducateurs.

par michel baran publié dans : MES OEUVRES: L communauté : Communauté de l'opposition
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Mercredi 11 juin 2008

                     L'être

 

De l'être la Vérité est est fenêtre déformante de pureté protégée par paraître, informant le dehors.

 

Des ors et pourpres qui s'y trouvent

confondent en pénombre rouge et noir

au moment où tout bouge dans le soir.

 

Distinguer sur la lettre le pur de l'impur est redoutable tâche.

 

Restaurer pureté, briser paraître, impossible !

 

Collée sur l'être, la tache l'est trop !

 

Vérité se fache, démasquée sa prétention d'être pure ;

volition trop grande ; part au trop !

      10/9//93

                       La beauté

 

La beauté brille dans son écrin, bottée en tristesse,

ferrée de vrille, avec burin tu casses les portes des yeux et coeurs.

 

De fortes portes il faudrait pour ne pas te voir,

avec continuité on voudrait te boire.

 

Dieu te créant voulait te donner pour soeur joie,

les yeux détournant, tu préférais mélancolie !

 

D'incestueux rapports avez au lit de la vie,

irrespectueux sont les hommes quand joie fait foi de toi !

 

Somme d'artifices tu déploies pour que tous ploient devant ce couple.

 

Souple jusqu'à te faire nostalgie,

perverse tu verses souvenirs épars et malheureux pervertis du temps fuyant les heureux.

      11/9/93

                      Les serments

 

Les sermentsque disent les amoureux sont rarement heureux,

ils se lisent dans les cieux et se démentent dans les yeux.

 

Les nuages, comme les vagues de la plages les émargent,

les sommes de rides, de tout contenu les vident.

 

Désertés de sentiments,

Les rivages du coeur sont envahis par les pleurs nappés.

 

De vénéneuses fleurs écrivent sur les malheureuses âmes,

l'absence moqueuse,

violence d'amants !

Le temps comme les sarments les brûle à sa durée

      11/9/93

par michel baran publié dans : LE JARDIN DES VERS communauté : Communauté de l'opposition
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Mardi 10 juin 2008

      SEOUL, 10 juin (Xinhua) -- Tout le cabinet sud-coréen a  présenté mardi sa démission au président Lee Myung-Bak au milieu  de la crise des importations de boeuf américain, rapporte l'agence de presse Yonhap.

 

     Cette démission fait suite au fait qu'un million de personnes,  soit un chiffre record, est descendu dans la rue mardi soir à  travers la Corée du Sud dans le cadre des protestations contre  l'accord conclu par l'administration Lee sur les importations de  boeuf américain et d'autres politiques de réforme.

 

     Le Premier ministre Han Seung-soo a annoncé sa propre démission et celle de son gouvernement lors d'une réunion hebdomadaire du  cabinet, pour assumer les responsabilités de l'escalade des  turbulences politiques causées par la décision du gouvernement à  la mi-avril de lever une interdiction sur les importations de  boeuf américain.

 

(     Vendredi dernier, les huit secrétaires de la Présidence ont  présenté leur démission en groupe, se rendant responsables de  l'accord controversé sur les importations de boeuf américain.

 

     Samedi, M. Lee a eu une conversation téléphonique avec son  homologue américain George W. Bush. Les deux présidents se sont  mis d'accord sur une coordination pour que la viande de boeuf de  plus de 30 mois ne soit pas exportée sur le marché sud-coréen,  afin d'apaiser l'inquiétude du public sud-coréen sur la maladie de la vache folle.

 

     Toutefois, les activistes radicaux et partis d'opposition sud- coréens se sont engagés à résister jusqu'à ce que M. Lee accepte  de rouvrir des négociations avec Washington sur les importations  de boeuf américain, pour interdire complètement toutes celles  considérées comme dangereuses, dont les intestins de veau.

 

http://www.french.xinhuanet.com/french/2008-06/10/content_648909.htm

 

Un million de personnes dans les rues, ce n’est pas rien ! Que n’aurait-on pas entendu du temps des généraux !

Maos là, bizarrement personne ne pipe mot, black aout total !

Pourquoi ? Parce que cela va contre la pensée unique du libre-échange, parce que le peuple coréen a imposé sa volonté aux gouvernants et a montré qu’en ce bas monde rien n’est inévitable !

Imaginez un peu que le peuple français impose sa volonté à Sarkozy sur les retraites ou l’UE ! Non mais oû irait-on ?

Déjà qu’il est désavoué par le fait que les français préfèrent prendre leurs RTT plutôt que de se les faire payés !

par michel baran publié dans : POLITIQUE ETRENGERE communauté : Communauté de l'opposition
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Mardi 10 juin 2008

La fin du règne de Louis XIV est sombre et difficile. La guerre, qui s’ajoute à l’hiver exceptionnellement rigoureux de 1709, provoque une famine. Les maigres récoltes et une pression fiscale excessive ramènent la misère en France. En Languedoc et en Auvergne, les paysans se soulèvent. Des Parisiens viennent manifester sous les fenêtres de Versailles et les camisards continuent à combattre pour leur foi dans les Cévennes. L’édifice de l’absolutisme craque de toutes parts et les Français aspirent à un nouveau règne. Une épidémie de variole en 1711-1712 fait disparaître coup sur coup trois héritiers au trône, laissant l’arrière-petit-fils de Louis XIV, le futur Louis XV, comme seul survivant direct.

 

En conclusion, même si Louis XIV a marqué la France d’un sceau indélébile de gloire e de beauté, le bilan du règne  est contrasté.

Dans la colonne positive il y a l’agrandissement du Royaume dont les frontières sont presque celles que nous avons, le prestiges des arts qu’il a soutenu (Molière, Lulli, De Vinci et j’en passe, tous étaient français de naissance ou d’adoption)

Dans la colonne négative il y a la persécution des jansénistes, ka révocation de l’Edit de Nantes

Mais si il y a des malheurs dont on ne peut faire grief au Roi, ce sont les famines, les épidémies, la mort des Dauphins dûment éduqués pour être Roi

Un trop long règne est aussi fâcheux qu’un règne trop court !

par michel baran publié dans : LA POLITIQU ETIREE DE L'HISTOIRE communauté : Communauté de l'opposition
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Mardi 10 juin 2008

EXITATIONS MANUELLES ET BUCCALES DE PARTIES SEXUELLES: Lorsque le patient est un homme, les trois positions qui totalisent quatre-vingt-dix-neuf pour cent des situations sont : allongé,  assis, debout (la dernière est plus rare pour toute la durée de l’acte, cependant elle est de l’ordre de quatre-vingt pour cent lors des cinq minutes précédant l’éjaculation, ce n’est pas sans signification, j’y reviendrai). La femme lorsqu’elle est agent, est à quatre-vingt pour cent à genoux, qu’elle soit sur un lit ou sur le sol, dix pour cent allongée sur le flanc, et les dix autres pour cent assise.

          L’homme peut être masturbé, culotté ou déculotté, dans le premier cas il peut être soit pressé soit pudique (et avoir mauvaise conscience). S'il est déculotté, c’est qu’il est voluptueux et qu’il prendra tout le temps nécessaire pour permettre à la femme d’atteindre les recoins les plus intimes ; y  compris si le temps pris par cette activité l’est au détriment d’autres plus importantes, urgentes ou simplement plus  intéressantes (si le sexe est circoncis la femme devra faire attention qu’il glisse librement dans sa main parce qu’elle n’est pas aidée  par la gaine de peau qui couvre le gland et qui contribua à l’exciter). La femme est un peu plus souvent déculottée, mais il n’y a pas de règle prépondérante parce que lorsqu’elle est en jupe, elle écarte facilement le tissu de son sexe sans avoir à se déculotter.

          La simple masturbation pour un homme plus ou moins nostalgique est  un grand fantasme et une grande jouissance parce qu’il retombe inconsciemment dans ses quatre ou cinq premières années où sa mère, les puéricultrices  et autres personnes impliquées dans les soins corporels l’aident à aller aux W.C et  plus précisément à uriner. Le début de ces deux actions sont en tout point identiques (déboutonnage de la braguette, recherche et prise du sexe), seul le caractère répétitif de la manipulation du sexe dans la masturbation diffère (le caractère d’urgence est le même : urgence d’uriner, ou d’éjaculer - est aussi fort et le soulagement est aussi agréable [1] ) . Si l’homme jouit en restant allongé, cela signifie qu’il désire pousser la régression infantile très loin, jusqu’au stade du langage (ce qui est symbolisé par les caresses administrées par la femme sur les testicules). Si par contre il se lève pour répandre sur elle le sperme, la symbolique est plus complexe : la première hypothèse est la poursuite de la régression, excepté que maintenant l’aide qu’il reçoit ne vient plus de derrière lui mais est face à lui et pousse parfois la complaisance jusqu’à se faire asperger de sperme (par ce geste elle s’identifie à l’arbre du jardin public où le garçon urinait librement, ce  que l’adulte, peut-être par pudeur mal placée, n’ose plus faire). La seconde hypothèse serait que l’homme veuille humilier sa partenaire, la plaçant à genoux devant lui, attendant et/ou recevant l’éjaculation, c’est  la symbolisation à ce point parfaite qu’elle en est caricaturale, du siège de la puissance de l’homme. En effet l’homme dans cette position se voit comme l’unique dieu dispensateur, à un être totalement soumis, de sa force et de sa substance vivifiante et fécondante. Cette position le ramène au temps où seul son salaire faisait vivre la famille et où la femme ne possédait pas encore le contrôle de sa reproduction..

          La fellation est une variante particulièrement appréciée des hommes qui consiste à introduire le sexe dans la bouche de la femme et à attendre qu’elle fasse elle-même le va-et-vient requis à la jouissance masculine.  Dans quatre-vingt-dix pour cent des cas elle se masturbe en même temps  (certainement pour s’exciter et être plus ardente au travail), et dans quatre-vingt-dix-neuf  pour cent des cas elle s’aide d’une main pour maintenir le pénis dans sa bouche..

          Cette pratique emprisonne le sexe de l’homme dans un carcan de douceur et d’humidité (alors que la simple masturbation risque de laisser le gland à l’air). D’autre  part elle exige de la femme plus d’attention à ce qu’elle fait que le simple mouvement mécanique de la main ; en ce sens la fellation est plus totalitaire et favorise une plus grande attention de la femme envers l’homme.[2] .

          Vu du côté de la femme, la fellation apparaît tout autrement, et si elle a toujours un lien avec la nostalgie enfantine, je crois que son lien privilégié est celui de la gourmandise. Le sexe masculin est comparable à une sucette, et tout le monde a pu observer que cette friandise est plus appréciée des filles que des garçons. Or si l’on compare les mouvements liés au sucement d’une sucette avec ceux qui sont liés à la fellation, on ne peut qu’être frappé par leur extrême ressemblance, de plus l’émission et l’absorption éventuelle du sperme, ne fait qu’accroître l’amalgame inconscient chez certaines femmes entre fellation et dégustation.

          L’homme, lui aussi a le sexe (clitoris) de la femme à sucer, mais il le fait moins souvent, moins volontiers et spontanément. Je crois que cela tient à la position, et parfois à l’odeur naturelle du sexe[3] . La position de l’homme est presque identique à celle qu’il avait en venant au monde ;  sa tête est entre les jambes de la femme pour la sucer (ce qui réduit la visibilité extérieure à l’appareil vaginal - on peut naturellement faire le « 69 » j’y reviendrai). Le plus souvent il masturbe sa femme, elle-même étant à genoux, en étant soit à la hauteur des hanches, soit entre ses jambes, mais pas nécessairement allongé, ni s'il l’est, nécessairement près du vagin.  Dans le premier cas il est au centre de gravité du corps et a deux registres pour faire vibrer la femme ; dans cette situation l’homme ne retire aucun réel plaisir, il n’est qu’excité par les attouchements qu’il administre : il  peut en effet, tel un pianiste, jouer sur toute la surface du corps (cheveux, joues, seins, ventre) tout  en maintenant une petite mélodie en travaillant le clitoris. Une variante de la position permet à la femme  de travailler le sexe de l’homme manuellement comme buccalement, mais l’objectif premier de cette pose est d’exciter le plus possible la femme afin d’accroître son ardeur, donc son efficacité, et éventuellement de faire tomber ses dernières inhibitions ; Lorsque l’homme est allongé entre les jambes de la femme il peut soit faire une masturbation classique, soit introduire plusieurs doigts dans le sexe (ou les fesses).

Lorsque l’homme prend la position classique de la succion clitoridienne, il est en position inverse de celle qu’il avait lors de sa sortie du ventre de sa mère, aussi peut-on faire l’hypothèse que ceux qui s’y adonnent volontiers sont mal dans leur vie, ils peuvent être psychologiquement instables, effacés, dominés ; d’où cette tentation d’un âge d’or d’inconscience individuelle (ce qui ne veut pas dire inconscience totale puisqu’il y a une certaine conscience fusionnée entre mère et enfant) et ce fantasme de réintégrer l’origine  prend  corps durant cette posture. Lorsque l’homme suce effectivement le clitoris, il est très près et il peut y avoir également une notion de gourmandise en ce sens que si les lèvres du vagin sont bien écartées, la couleur rose du sexe apparaît.  Celui-ci est fermé et peut donc suggérer l’idée d’un cône de glace à la fraise ou framboise qu’on termine.

          Le « 69 » met dans une position d’apparente égalité les partenaires, cependant si on y regarde de plus près c’est toujours celui qui est sur l’autre qui a le plus de liberté de mouvements et donc a l’initiative. Généralement la femme est sur l’homme parce qu’il y a plus de surface à caresser (sexe et testicules) et aussi parce l’homme est un jouisseur fainéant. La femme a donc tout liberté pour imposer le rythme et le temps de la masturbation réciproque, cependant l’homme peut exercer sa domination en la fessant pour indiquer le rythme de va-et-vient auquel il veut être soumis. Il va de soi que l’homme peut à tous moments renverser la situation mais il le fait rarement dans la perspective de continuer une masturbation, mais pour pénétrer sexuellement la femme (parce que l’homme n’est ni patient ni subtil, il préfère jouir tout de suite en étant mal préparé, plutôt que d’attendre, de laisser monter le désir grâce aux savantes caresses féminines). Cette position peut se pratiquer sur le côté, ce qui a pour avantage de rendre totalement accessible la partie fessière et accroître de plus de soixante pour cent la zone érogène purement sexuelle.

 



[1]  Si ce que je viens de décrire est exact, ceci est multiplié par dix ou cent pour les garçons handicapés entre sept et dix-huit ans qui sont à la merci du personnel soignant pour uriner.

Parfois on s’adresse à une jolie fille (je l’ai fait) prétextant avoir besoin ; quelque fois le besoin est si violent que  le simple contact des mains fait éjaculer (c’est vrai surtout en période de menue radicale : sans cassettes pornographiques, ce qui était le cas jusqu’au milieu des années 1980,  date de la commercialisation ,sur grande échelle du magnétoscope .

[2]  J’ai eu la preuve de ce que j’écris avec la première femme que j’ai aimé, parfois il lui arriver de somnoler en me masturbant (ceci montre à l’évidence que la femme, contrairement à l’homme, peut ne pas être pleinement  présente dans l’acte sexuel). Est-ce un hasard ? Elle n’aimait pas faire de fellation, et avait pour toutes les autres choses un tempérament nonchalant.

C’est la seconde femme qui m’a initié à la volupté de la fellation ; les positions relativement inconfortables (à genoux à côté du fauteuil roulant) l’empêchaient  naturellement de s’endormir, mais la dynamique interne à cette position est beaucoup plus contraignante pour le buste tout entier. 

[3]   J’avais beaucoup de mal à le faire à la première femme parce qu’elle dégageait une odeur douceâtre, vaguement  écoeurante (bien qu’elle se lava avec soin avant que je le lui fasse). Par contre je n’ai jamais eu ce problème avec la seconde, et je peux même affirmer que j’y prenais un plaisir certain, ce que je n’aurais jamais cru  possible auparavant.

par michel baran publié dans : MES OEUVRES: L communauté : Communauté de l'opposition
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Mardi 10 juin 2008

                       Marionnette

 

Marionnette infidèles tirées par des ficelles.

 

Manipulatrices de manettes, viciées par les débauches.

 

Inspiratrices de sornettes,

sonnets qui fauchent édentées de lamelle.

 

Coquettes minaudées,

fausses demoiselles,

 

mordez, dans les fosses de la vie, cruelles,

à l'envie les croquettes que nous sommes.

 

Sommes de vie dégénérées et perverties,

parties pour la Somme, arrivées à Maginot.

Mus par deux gigolos: instinct et jouissance.

Promises à un infecte festin,

qui ne durera qu'autant que la puissance de vos intestins.

 

De même la vieillesse ne vous amendera,

démunies de la crème "tendresse" que vous êtes

Avachies, vous resterez encore à la fête,

comme l'ont fait vos mères

      9/9/93

                       Marie-Rose

 

Rose à peine éclose sur le bâtiment

où l'on dépose à l'entrée sentiments

et subit peines à vie.

 

Marie, pas de vis, de Rose qui tarit larmes,

prit les armes pour rendre vie aux murs.

 

Dames rationnelles, fonctionnelles et efficaces avons,

 

Basse est la fréquence émotionnelle des femmes.

 

Pointue, aiguisée est la lance de Laurence qui lance nos tutus de fer à l'assaut des ressentiments.

Le cerceau des caméras menacent de nous "démurer"

      18/9/93

                         Le vent

 

Le vent des prophètes se sont levés

Le temps de la fête s'est révélé,

depuis la date, ou lait, miel dates étaient partagés par Anouar et Ménahim.

 

Le puits de l'Esprit maintenu dans le noir n'était pas saccagé.

 

D'infirme, Yasser redevenu saint y prie

 

Le fiel a cédé la place à l'Esprit-Saint ;

La venue de * et Allah est proche,

Jésus revenu, quand sous le porche de l'hôtel,

Le jour ne fut plus l'autel de la guerre.

 

Le four ne chauffera plus le fer des armes

mais dorera le pain de communion des âmes !

      10/9/93

par michel baran publié dans : LE JARDIN DES VERS communauté : Communauté de l'opposition
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Lundi 9 juin 2008

Les référendums départementaux sur les statuts d’autonomie voulus par l’opposition à Evo Morales se poursuivent. Les mandats du président bolivien et des préfets sont soumis à référendum, le 10 août.

 

Dimanche 1er juin, les électeurs des départements amazoniens du Beni et du Pando, après ceux de Santa Cruz, étaient invités à se prononcer sur des statuts visant à doter leur région d’une plus large autonomie envers le pouvoir central. Si les électeurs ont massivement approuvé les statuts (80 % des voix dans le Beni et plus de 85 % dans le Pando), ils se sont fortement abstenus (35 % et 45 % d’abstention), suivant ainsi la consigne du Mouvement vers le socialisme (MAS, gauche) du président Evo Morales.

 

Le portrait d’une Bolivie fracturée entre un Occident andin favorable au gouvernement et un Orient amazonien converti en terre de résistance à la vague nationaliste incarnée par le MAS est donc à nuancer. D’autant que le calendrier électoral, balisé par les référendums départementaux, s’est vu bouleversé par la convocation d’un référendum révocatoire le 10 août, mettant en jeu les mandats du président et des neuf préfets départementaux.

 

Né d’un projet de loi proposé en décembre 2007 par Evo Morales en personne pour résoudre la crise naissante avec Santa Cruz, le référendum a été exhumé, début mai, par le parti Podemos (droite), majoritaire au Sénat. L’initiative a suscité la colère des préfets car, outre le fait qu’elle relègue au second plan un processus autonomiste qui semblait jusqu’alors inéluctable, elle met également en danger la position de certains d’entre eux, tel le préfet de La Paz, José Luis Paredes (Podemos), qui devra batailler ferme pour conserver son poste, dans un département désormais acquis au MAS.

 

S’il est fort probable, néanmoins, que le référendum du 10 août débouche globalement sur un statu quo, avec le maintien de Morales et de la plupart de ses rivaux, il n’en demeure pas moins qu’un climat de forte incertitude politique prédomine aujourd’hui en Bolivie. À cette situation, s’ajoute une tension sociale de plus en plus palpable, illustrée par les agressions répétées à l’encontre de paysans dans les centres urbains. Ainsi, samedi 24 mai, des hordes furibondes menées par le maire et les dirigeants « civiques » de Sucre ont pris à partie une vingtaine de paysans, contraints publiquement de se dénuder et de crier des slogans contre Morales.

 

Dimanche 1er juin encore, l’Union des jeunesses de Santa Cruz (UJC), venue prêter sa « collaboration » au contrôle du scrutin dans le Beni, a tenté de prendre d’assaut le siège de la fédération paysanne départementale, à Trinidad. La flambée de racisme à laquelle on assiste actuellement en Bolivie illustre la face sombre d’un mouvement autonomiste oriental en quête permanente de respectabilité. Face à cette tension devenue routinière, la solidarité et la vigilance des militants internationalistes sont plus que nécessaires.

 

http://www.lcr-rouge.org/spip.php?article1831

 

La lutte pour s’affranchir de la logique capitaliste et parlementaire s’intensifie de façon inacceptable

Passe encore le recours au referendum révocatoire, c’est de bonne guerre,. En revanche ce qui n’est pas tolérable c’est que  la droite « européenne » descendante des conquistadores utilise le racisme et la violence pour arriver à leur fin.

Aucun journal d’audience nationale n’en parle parce que nous vivons sur le mythe de l’Amérique « latine » que nous occultons l’Amérique indienne qu’espagnols et portugais massacrèrent et que nous nous reconnaissons mieux dans le mode de vie individualiste latin que collectif indien

Mais un jour cette bombe va nous sauter au visage soit par une guerre civile avec peut-être un génocide indien, soit par une expulsion massive des hispaiques des nations majoritairement indiennes

par michel baran publié dans : POLITIQUE ETRENGERE communauté : Communauté de l'opposition
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Lundi 9 juin 2008

LE MONDE | 06.06.08 | 14h03 • Mis à jour le 06.06.08 | 14h03.

 

C’est bien volontiers par cette réponse à votre "adresse" publique (Le Monde du 30 mai) que nous engageons le débat sur notre initiative visant à lancer un "nouveau parti anticapitaliste". Le Parti socialiste dérive vers un parti démocrate à l’américaine, tandis que le Parti communiste se détermine en dernier ressort par l’alliance électorale avec celui-ci. Si le PS semble bien en peine de s’opposer avec efficacité aux politiques brutales imposées par Nicolas Sarkozy, c’est parce que, accélérant sa mutation néolibérale, il partage désormais avec la droite une vision analogue de la société.

 

L’anticapitalisme est alors pour nous la valeur cardinale autour de laquelle doit se réorganiser une vraie gauche. Nous entendons par anticapitalisme les luttes du monde du travail contre l’exploitation, une nécessaire rupture écologiste avec un capitalisme destructeur des ressources naturelles, les aspirations individuelles à la reconnaissance et à la créativité bafouées, comme le combat contre toutes les formes de domination et d’oppression. L’anticapitalisme n’est pas une posture défensive, mais la proposition d’une rupture avec ce système, appelant la construction d’une autre société.

 

Avons-nous toutes les réponses et un projet clés en main pour répondre à ce défi ? A l’évidence, non ! Et c’est d’ailleurs un des objectifs de ce parti d’élaborer le programme et la stratégie de l’émancipation de demain. Nous voulons ainsi allier contestation et propositions. Une démarche que nous ne pourrons d’ailleurs pas mener dans un cadre strictement hexagonal, tant la globalisation marchande appelle une internationalisation des luttes et des alternatives.

 

Nous ne considérons pas que les institutions actuelles constituent un cadre démocratique suffisant pour rendre possible une véritable rupture avec le système grâce à la seule victoire électorale. Car il n’y a pas deux sphères étanches, celle de l’économie capitaliste d’un côté et celle de l’Etat de l’autre, mais les intérêts sociaux dominants contribuent à structurer les logiques étatiques. Par ailleurs, c’est un constat historiquement assez banal que ceux qui ont conquis le pouvoir gouvernemental pour changer la société ont souvent été pris par lui, oubliant la transformation sociale. On ne peut donc plus faire aujourd’hui l’économie d’une critique libertaire dans le rapport au pouvoir d’Etat.

 

Toutefois, il ne s’agit pas pour nous d’évacuer la question du pouvoir. La LCR a d’ailleurs déjà dit depuis plusieurs années qu’elle était prête à soutenir une expérience gouvernementale qui inverserait le cours néolibéral des politiques dans la perspective d’une sortie du capitalisme. Nous mettons simplement en garde contre les illusions électoralistes, qui feraient l’impasse sur les affrontements face à la résistance prévisible des classes dominantes comme sur l’inertie bureaucratique des institutions existantes. Ce qui appelle des mobilisations sociales d’ampleur comme l’invention à la base de formes d’auto-organisation qui cassent la logique hiérarchique des relations entre gouvernants et gouvernés, dans le développement des libertés individuelles.

 

Sur ce plan, l’indépendance vis-à-vis du PS constitue une condition de base. Cela n’exclut pas des combats communs contre la droite. Mais le "nouveau parti anticapitaliste" n’a pas vocation à être une force supplétive et finalement subordonnée au PS : nous voulons bâtir une hégémonie émancipatrice parmi les opprimés. Sans raccourci. Par contre, la discussion que vous souhaitez sur "les conditions et les formes" de l’indépendance à l’égard du PS est nécessaire.

 

Vous nous interrogez également sur la sincérité de notre démarche. C’est pleinement légitime, tant il est rare qu’une organisation prenne l’initiative de son autodissolution dans une force plus large. La LCR seule ne serait-elle pas tentée par un ravalement de façade plutôt que par la création d’un véritable nouveau parti pluraliste ? Si un ou plusieurs partenaires nationaux font aujourd’hui défaut pour donner plus de dynamique au processus, c’est sans doute davantage par absence d’accord politique, ou par conservatisme, que par manque de volonté de notre part. Nous avons discuté et interpellé la plupart des forces à gauche du PS. Nous ne cesserons pas d’ailleurs ce processus de discussion.

 

Le nouveau parti a vocation à regrouper les anticapitalistes, les révolutionnaires, les écologistes radicaux, les féministes, ceux qui refusent les discriminations systématiques qui affectent les populations issues de l’immigration, les antilibéraux, les altermondialistes, des militants communistes et socialistes, des anarchistes, des syndicalistes, des animateurs d’expériences alternatives locales, mais aussi les "héros du quotidien", celles et ceux qui ne sont plus représentés. Bien loin de la seule "matrice trotskiste"...

 

En fait, nous n’avons pas posé une opération de recomposition politique entre divers courants organisés comme préalable à la reconstruction d’une force anticapitaliste. Nous sommes avertis des échecs passés : les premières tentatives de ce type dans la renaissance d’une gauche de gauche datent déjà d’une quinzaine d’années. Vous soulignez comme nous les limites des constructions par le haut, ce qui ne veut pas dire que des décantations politiques ne pourront pas surgir à tel ou tel moment du processus.

 

L’urgence, c’est toutefois d’agir et de proposer une alternative. Discutons de tous ces problèmes ensemble, comme le font des milliers de femmes et d’hommes dans les collectifs d’initiative en ce moment même. Nous y sommes prêts dès maintenant. Sur ces bases, le processus est en construction, non bouclé à l’avance, et nous espérons que vous pourrez y participer.

 

Philippe Corcuff est sociologue et militant de la LCR ;

 

Pierre-François Grond est membre du bureau politique de la LCR ;

 

Anne Leclerc est membre du bureau politique de la LCR.

 

http://www.lcr-rouge.org/spip.php?article1824

 

S’il y a une action prioritaire c’est de faire comprendre au gens qu’ils sont exploités, moins par des homes que par une logique qui leur interdit le développement de leur potentiel manuel ou intellectuel.

Le PS étant composé de personnes plus ou moins bien insérés dans la société et étant démuni de philosophes radicaux ne peut plus procéder à une critique radicale des assises idéologiques (individualisme, travail argent égoïsme)

Ce travail de sape idéologique revient à une extrême gauche marxiste libérée du mirage collectiviste et se tournant vers une réflexion coopérative

par michel baran publié dans : POLITIQUE INTERIEURE communauté : Communauté de l'opposition
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Lundi 9 juin 2008

L’art du Grand Siècle, comme on a coutume d’appeler le règne de Louis XIV, est au service de la monarchie absolue, et le château de Versailles, érigé à la gloire du Roi-Soleil, consacre le rayonnement de l’art français par ses peintures, ses sculptures, sa décoration intérieure, ses jardins à la française et ses techniques de construction (voir style Louis XIV). Protecteur des arts, Louis XIV crée des Académies de peinture et de sculpture (1663), d’architecture (1671), entretient des auteurs comme Corneille et Racine en leur distribuant des pensions, permet la représentation d’œuvres théâtrales dont celles de Molière, nomme un surintendant de la musique (Lully) pour faire progresser la qualité dans la composition et l’exécution des partitions. L’époque est à la préciosité — tant dans la littérature mondaine (Mme de Sévigné, La Rochefoucauld) que dans le théâtre (opéras, ballets) et dans les arts décoratifs — et au classicisme dans tous les domaines.

 

Cependant, c’est souvent aussi à travers la littérature que se manifeste l’opposition à l’absolutisme : La Bruyère et Fénelon, par exemple, ne manquent pas de critiquer le régime et les inégalités de leur époque, et la fin du règne de Louis XIV voit se développer la querelle des Anciens et des Modernes, sorte de crise de conscience parallèle à l’affaiblissement du pouvoir royal.

 

Avec Charles V Louis XIV est un très grand Roi mécène. Les arts architecturaux sont certes à la gloire du Roi, mais le Roi étant la France c’est tout compte fait à la gloire de la Nation qu’ont travaillaient nos architectes, jardiniers et écrivains !

Que les écrivains aient critiquer la politique royale, des ministres ne fait pas de doute et nos Rois étaient assez fins pour le comprendre, ce qui n’as jamais entraîné des persécution ou embastillements tant que la Royauté était certains de ses fondement divins et du fait qu’elle incarnait la Nation toute entière !

par michel baran publié dans : LA POLITIQU ETIREE DE L'HISTOIRE communauté : Communauté de l'opposition
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Dimanche 8 juin 2008

LA POSITION FACE A FACE : Cette position est certainement celle qui permet le plus aux participants de sauvegarder leur dignité et d’avoir des gestes de tendresse.

          Elle se prend tout naturellement lorsque les partenaires sont allongés sur une surface ou qu’ils sont assis sur un divan ou par terre. Généralement elle vient après les embrassades et caresses en tous genres (cf. plus haut).

          Le plus souvent la femme est sous l’homme qui la domine et la pénètre. Il lui imprime le rythme qu’il veut tout en l’embrassant et en lui caressant les seins. Les embrassements dénotent le comportement d’un homme réellement amoureux de sa femme qui a le souci de lui donner (et de se donner) plus que le strict nécessaire à la jouissance du corps. S'il caresse ou suce les seins de sa femme cela peut être interprété comme une nostalgie de l’enfance en général, où tout le bien-être découlait de la mère, ou comme une volonté inconsciente de régresser jusqu’au stade de bébé (ce que j’ai écrit sur la masturbation par la femme de ses seins peut être  intégralement repris au compte de l’homme à ce stade). J’ai montré dans la partie « considérations psychologiques » que les femmes qui allaitent prennent un réel plaisir à se faire sucer le sein par leur bébé, il est tout à fait possible qu’elles prennent un plaisir identique lorsque les hommes en font autant. Peut-être que ce plaisir est plus ou moins latent chez celles qui n’ont pas allaité et qu’il prend de l’importance après cet acte. Il se peut aussi que des femmes n’aiment pas que l’on touche à leurs seins, en ce cas ce peut être dû soit à un refus conscient ou inconscient de la maternité, soit à de mauvais souvenirs liés à l’allaitement.

          La position face à face est la seule (avec la masturbation par voie buccale) qui oblige la femme à être sur le dos, les jambes bien écartées. Ce que la femme doit ressentir, avant d’être immergée dans le plaisir, doit être un sentiment de vulnérabilité, dépendance et soumission à la volonté sexuelle de l’homme. En effet dans cette position les mouvements de coopération ou de refus de ce qu’impose l’homme sont particulièrement réduits. Elle ne peut que faire varier l’intensité de l’étreinte de ses cuisses autour des reins de l’homme, des caresses sur le dos et les fesses ainsi que celle des baisers ; elle ne peut en aucun cas réguler directement la rapidité des va-et-vient ni celle de l’éjaculation précoce ou tardive. Elle peut encore moins ressusciter immédiatement le désir après l’éjaculation, il lui faut attendre un minimum de quinze à vingt minutes. En cas de désaccord (viol) elle ne peut que frapper et crier mais généralement elle est très vite maîtrisée et doit se soumettre à la loi sexuelle du violeur.

          Le degré d’écartèlement des cuisses au lit ( si l’acte est fait debout il y a encore moins de jeu possible) peut signifier plusieurs choses : cela peut être un une invitation à pénétrer au maximum des possibilités de l’homme, c’est une franche gourmandise vaginale. Mais si les jambes font presque une barrière  dont le sexe est le centre, ou si les jambes reposent des deux côtés de la tête, cela peut indiquer que l’homme n’est pas autorisé à lui caresser le ventre, les seins ou la  figure (et encore moins à l’embrasser) et qu’il doit se tenir strictement à son rôle de pourvoyeur de plaisir sexuel sans espérer avoir de relations affectueuses. Si les jambes de la femme encadrent, sans que les pieds forment une sorte de porte,  et qu’ils sont à plat sur le matelas de même que les reins de l’homme, deux significations sont possibles :  la première est qu’elle se met à l’entière disposition de l’homme, il a tout pouvoir sur son corps pour l’amener à l’illumination sexuelle qui est en définitive le but commun recherché par le couple. Ce peut aussi être une attitude de jouisseuse refusant de collaborer au  travail commun et ne voulant que le plaisir. La femme peut exciter l’homme en lui caressant le dos et les fesses, elle peut même lui administrer quelques tapes bien senties au moment ou il baisse d’intensité dans le mouvement, ce qui indique une femme autoritaire. Les caresses indiquent que la femme a la volonté d’entretenir le plaisir tant quelle peut (mais pas au-delà du raisonnable). Toute action  trouve un intérêt quelconque.

La deuxième interprétation est celle de l’ennui voire de la résistance passive : la femme n’a pas envie de faire l’amour mais se laisse utiliser, durant toute la séance elle consent à tout mais pense à autre chose (c’est la position la plus favorable à ce genre de dissociation corps/esprit parce qu’elle ne requiert pas d’exercices continus de la part de la femme). Il n’y a qu’une différence de degré entre la passivité jouisseuse ou ennuyée, et la résistance passive qui consiste à accroître la  force d’inertie sans pour autant s’opposer aux positions corporelles imposées par l’homme.

          La femme qui serre les jambe autour des reins de l’homme est incontestablement autoritaire et exigeante, elle en veut ! L’homme est sa propriété et doit lui donner satisfaction sous peine de ne pas être libéré avant qu’elle jouisse, chaque cri est semblable à un ordre d’aller plus fort et plus vite !  Si les bras sont largement ouverts (formant une croix) c’est une invitation pressente  à caresser intensément les seins tout en continuant le travail purement sexuel , la femme est pleinement offerte mais garde un minimum d’autonomie. Par contre si la femme joint ses deux bras au-dessus de la tête (si elle agrippe les barres de la tête de lit) elle s’identifie inconsciemment à l’esclave fouettée et s’apprête à subir une certaine dose de violence (je traiterai plus tard du sadomasochisme proprement dit) pour avoir une plus grande jouissance.

 

POSITIONS DE SODOMISATION : Cette position révèle un double mépris et un double asservissement s'il n’est pas pratiqué par un couple qui s’aime. Dans le cas du couple illégitime (qui se forme quelques heures après la première rencontre) il y a la volonté de réduire le partenaire à l’aspect sexuel, peu importe qu’il soit joli, l’important ce sont ses prouesses physiques. Par contre dans l’hypothèse du couple légitime cette position ne sera pas dans les premières positions pratiquées mais viendra après de longs moments de complicité et tendresse physique et dénotera une volonté de passer à une sexualité plus intense dépouillée de tous gestes de tendresse  ressentis dans cette phase, non seulement comme superflus, mais comme brisant le rythme du travail sexuel.

          La position classique de la sodomie est une femme à quatre pattes sur le lit devant l’homme qui introduit son sexe dans l’anus de la femme (j’analyserai  l’autre variante de la sodomie dans la section « dominations féminine ). Cette position montre un double mépris en ce sens que ni l’homme ni la femme ne se voient (l’homme ne voit de la femme que les fesses, le dos et les cheveux) la femme ne voit rien de celui qui la travaille. Le but de cette position est d’accroître le plaisir de chacun par un double  processus : le premier processus est l’introduction du sexe dans l ‘anus, c’est-à-dire dans un conduit plus étroit que celui conçu normalement pour cela. Or plus le sexe masculin est fortement prisonnier dans un conduit où peut se faire le va-et-vient, plus la jouissance masculine est intense (je suppose que la jouissance féminine est également liée à l’étroitesse du conduit pour celles qui apprécient cette méthode) .

Habituellement l’homme prend place entre les jambes de la femme, mais dans un souci d’asservissement et de jouissance plus grands il peut faire en sorte que les jambes de la femme se touchent. Dans une telle configuration il la chevauche presque et l’on peut dire que c’est la figure parfaite de la domination de l’homme puisque la femme n’a aucune liberté de mouvements (ses bras devant soutenir son buste). L’homme qui aime cette position et la pratique souvent est forcément