Dimanche 8 juin 2008

                     La peur

 

Peur où te loges-tu, toi dont la compagne est Fureur,

ta loge est dans mon coeur, vas battre la campagne avec ta soeur !

 

Je ne veux plus te servir d'âtre

Je te lu trop aux feux de l'ire,

Mourir sans avoir de fils pour que chante la lyre devant les dieux lares,

sans voir mon bien aux mains des lys qui chantent ma mémoire ;

 

et que périsse ma gloire dans ce monde de foire !

où l'onde noir du désespoir se hisse pour le submerger.

 

Que faire pour me venger de ce dédale de scandales ?

J'ai ni le fer ni le feu purificateur.

Pourtant je le veux ce moteur du renouveau

pour que l'ondulaire noirceur cède le pas au jeune beau

qui aide la faune adultère à devenir soeur et épouses

pour devenir de l'honneur les sources et épouses.

      9/9/93

                      Les poires

 

Les poiresJaunes, blanches où blettes,

elles sont bonnes à voir les nonnes du vices,

mais n'étanchent personne.

 

On les vissent en elles pour qu'elles ne donnent plus à boire.

 

Se croire juteuses et ne pas l'être, voilà qui est bête !

 

Se dévoiler sur le trottoir, c'est le faire : l'impudicité du corps est le miroir de l'âme.

 

La foire est perpétuelle et les yeux cruels.

Contemporaines esclaves qui ne supportent nulle entrave,

voulant être reines,

vous qui n'êtes pas même souveraines des portes de vos cieux !

 

Objets vicieux pour d'odieux propriétaires,

fermez vos portes,

rouvrez vos hottes, distribuez à pleine mains charité,joyeuseté

 

Et demain vous ne serez plus poires, mais Femmes à jamais.

      9/9/93

                     Prison

 

La femme du prisonnier qui boit de sa maîtresse la prison,

l'amère poison, soit le timonier le sortant de sa détresse.

 

Guillotine, épouse assassine n'est plus,

est-ce pour autant que le temps de sa longue tresse n'épouse la mortelle cause ?

 

 

Soir et jour exterminent l'espérance,

soit la mère édifiant la potence de la résurrection,

défiant le fer par l'amour.

 

Fidèle au jour de la naissance,

n'épouses pas la cause sociale,

mais pousses à la renaissance sans rien faire que l'amour. Oses !

      9/9/93

par michel baran publié dans : LE JARDIN DES VERS communauté : Communauté de l'opposition
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Samedi 7 juin 2008

De Cuzco (2004) à Brasilia (2008)

Unasur : lente et ambitieuse Union des nations sud-américaines

 

BRASILIA, vendredi 30 mai 2008 (LatinReporters.com) - De l'intention unitaire exprimée en décembre 2004 à Cuzco (Pérou), les 12 pays de l'Amérique du Sud sont passés à la signature, le 23 mai 2008 à Brasilia, du Traité constitutif de l'Union des nations sud-américaines (Unasur). Les trois ans et demi séparant ces deux étapes initiales suggèrent que l'approfondissement de l'Unasur sera aussi lent que celui de l'Union européenne, dont elle s'inspire. Le Brésil est le principal promoteur de ce processus qui reflète et accentue sa montée en puissance sur la scène mondiale.

 

"Nous avons décidé de former la Communauté sud-américaine des nations" (CSN) disaient en 2004 dans la Déclaration de Cuzco les chefs d'Etat sud-américains. Le 23 mai dernier à Brasilia, la naissance officielle de l'Unasur qu'ils concrétisaient était en fait celle de la CSN sous un autre nom.

 

Sur le papier, une même personnalité juridique régionale unit désormais les pays du Mercosur (marché commun regroupant Brésil, Argentine, Paraguay, Uruguay et bientôt le Venezuela), ceux de la Communauté andine (Colombie, Pérou, Equateur et Bolivie), ainsi que le Chili, le Surinam et la Guyana.

 

Leur ambition proclamée est de "construire une identité et une citoyenneté sud-américaines et développer un espace régional intégré dans les domaines politique, économique, social, culturel, de l'environnement et des infrastructures". Le Traité constitutif inscrit cette intégration dans "le renforcement du multilatéralisme" et la construction d'un "monde multipolaire". En clair, il s'agit de s'affranchir davantage de l'influence de Washington et de parler d'une seule voix qui serait mieux écoutée, notamment aux Nations unies et à l'Organisation mondiale du commerce.

 

Plus que régionale, l'assise de cette ambition se veut quasi continentale, puisqu'à partir de la 5e année de l'entrée en vigueur du Traité constitutif, les autres Etats d'Amérique latine et ceux des Caraïbes qui le sollicitent pourront adhérer à l'Unasur. Il leur est déjà offert de s'y associer. L'Amérique centrale, le Mexique, Cuba et ses voisins insulaires ont donc la faculté théorique, voire utopique, d'élargir la nouvelle union jusqu'à la frontière sud des Etats-Unis.

 

Les 12 pays fondateurs de l'Unasur couvrent 17,6 millions de km² et abritent 382 millions d'habitants, dont le PIB par tête, estimé en avril par le Fonds monétaire international (FMI), sera en 2008 de 7.557 dollars. A titre de comparaison, les 27 pays de l'Union européenne s'étendent sur 4,4 millions de  km², comptent 494 millions d'habitants avec un PIB par tête estimé pour cette année, toujours selon le FMI, à 26.742 dollars, trois fois et demie celui des Sud-Américains.

 

Le Conseil des chefs d'Etat et de gouvernement est l'organe suprême de l'Unasur. A Brasilia, la présidence rotative annuelle a été confiée à la présidente du Chili, la socialiste Michelle Bachelet. Elle revenait en principe à la Colombie, mais son président, le conservateur Alvaro Uribe, y a renoncé "par prudence" au vu des difficultés l'opposant à ses homologues du Venezuela, Hugo Chavez, et de l'Equateur, Rafael Correa, accusés par Bogota de soutenir la guérilla marxiste des FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie).

 

Le Traité constitutif doit être ratifié par les parlements des Etats signataires. Il confirme l'installation du Secrétariat général de l'Unasur à Quito, capitale de l'Equateur, et celle du futur Parlement sud-américain à Cochabamba, en Bolivie. Deux institutions clefs siégeront donc dans des pays aujourd'hui partisans du socialisme radical dit bolivarien instauré au Venezuela.

 

Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva et son homologue vénézuélien Hugo Chavez sont les deux personnalités les plus en vue de l'Unasur. Si l'intégration politique et économique de l'Amérique du Sud pour faire contrepoids à la prépondérance des Etats-Unis est la ligne directrice de leur politique étrangère, Lula observe toutefois une prudence sociale-démocrate qui contraste avec l'antiaméricanisme exacerbé du président Chavez et son mépris de l'économie de marché.

 

L'envergure géographique, économique et diplomatique du Brésil le porte naturellement à assumer de fait, dans le sous-continent sud-américain, le rôle de puissance dominante ou pour le moins de partenaire indispensable. Washington considère cette influence comme stabilisatrice face à l'expansion de la gauche radicale.

 

Outre l'approbation du Traité constitutif de l'Unasur, le Brésil souhaitait, au sommet de Brasilia du 23 mai, le lancement d'un Conseil de défense sud-américain. Il a été renvoyé à une nouvelle analyse en fonction des réticences de l'Uruguay et surtout de l'opposition de la Colombie. Bogota croit que la "menace terroriste" des FARC sur son territoire, non qualifiée comme telle pas les autres pays sud-américains et même soutenue par certains d'entre eux, exclut de fait toute coopération militaire. Pour les questions de sécurité régionale, la président colombien Alvaro Uribe, appuyé militairement par Washington, s'en remet à l'Organisation des Etats américains (OEA), dont sont membres les Etats-Unis.

 

Un autre problème de fond, à la fois politique et commercial, s'est reflété dans la démission, à la veille du sommet de Brasilia, du premier secrétaire général de l'Unasur, l'ex-président équatorien Rodrigo Borja. Il dénonce la résistance de dirigeants sud-américains à son projet de placer le Mercosur et la Communauté andine sous l'égide de l'Unasur.

 

Le principal handicap de la nouvelle union régionale est le choc en son sein de modèles de société antagonistes. En Europe, le consensus, du centre gauche au centre droit, sur le modèle d'économie sociale de marché fut et reste un ciment essentiel de l'Union européenne. Ce modèle est relativement suivi par la majorité des pays de l'Unasur, y compris ceux relevant d'une gauche modérée (Brésil, Chili, Uruguay et, avec des nuances, l'Argentine), mais il est combattu par la gauche radicale qui instaure progressivement un néocollectivisme d'Etat au Venezuela, en Equateur, en Bolivie et dès août prochain au Paraguay si son président élu, Fernando Lugo, confirmait ses sympathies pour le modèle dit bolivarien.

 

http://www.latinreporters.com/amlatpol30052008.html

 

L’UNASUR a une chance et trois écueils.

La chance est qu’excepté le Brésil tous les pays parlent l’espagnol (le Brésil pale portugais) or l’unité linguistique renforce le sentiment d’appartenir à une communauté politique.

L’un des écueils est le poids démesuré du Brésil, lequel sera inévitablement tenté par une hégémonie politique, ce qui est humain et logique.

Second écueil la scission entre les sociaux-démocrates et les révolutionnaires. En effet il ne peut y avoir, et on ne l’a jamais vu, une union avec deux logiques économiques ; c’est si vrai que l’une des causes de la guerre de sécession des USA était la différence entre le nord industriel et le sud agricole et esclavagiste, ce n’était donc même pas une logique différente mais seulement un mode de vie différent

Il est à craindre que le conformisme économique social-démocrate l’emporte sur une tentative de révolution économique humaniste

Le troisième et dernier écueil est la question indienne, ce substrat originel américain. Dans certaines nations comme la Bolivie les indiens sont égaux aux européens,. Dans d’autres, comme le Mexique, ils sont méprisés, humiliés. L’UNASUR devra donner l’égalité civique aux indiens sinon une ligue indienne transnationale pourrait voir le jour et créer une nation indienne dans l’UNASUR ou faisant scission

par michel baran publié dans : POLITIQUE ETRENGERE communauté : Communauté de l'opposition
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Samedi 7 juin 2008

Ce jeudi l’Irlande ratifiera par referendum le  traité modificatif. Selon « Europe1 »  le « non » a une avance de 5%

S’il l’emporte tout le processus sera retardé le temps qu’ils trouvent un moyen de contourner le vote populaire.

Mais ce sera plus que le « non » irlandais, ce sera le non de tous les peuples bâillonnés au nom de l’intérêt supérieur de l’UE, le non des identités nationales qui ne veulent pas se disspudre dans ce magma répugnant !

par michel baran publié dans : POLITIQUE ETRENGERE communauté : Communauté de l'opposition
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Samedi 7 juin 2008

L’absolutisme de Louis XIV n’épargne pas l’Église. Le jansénisme, né à la fin du XVIIe siècle, est politiquement menaçant par sa mise en avant de la suprématie de la conscience individuelle ; Louis XIV lutte contre ce mouvement dès son apparition et finit par ordonner la destruction de l’abbaye de Port-Royal-des-Champs (1709-1711), centre spirituel du jansénisme en France. Il s’oppose également longuement au Saint-Siège, à propos de la régale, droit qui, dans certains diocèses, lui permet, en cas de vacance à la tête d’un évêché, de toucher les revenus en attendant l’installation du nouvel évêque. Lorsque Louis XIV veut étendre ce droit à l’ensemble du royaume, la protestation de certains évêques et du pape Innocent XI (1678) l’amène à rechercher l’appui du clergé national (voir gallicanisme). En tant que représentant de Dieu sur terre, il peut désormais raffermir son contrôle sur la hiérarchie de l’Église, et le clergé, par son obéissance, fournit la justification théologique de son droit divin, conformément à la théorie formulée par Bossuet.

 

« Une foi, une loi, un roi » : au nom de cette maxime, Louis XIV décide de combattre les 900 000 protestants du royaume qui constituent à ses yeux une entrave à l’absolutisme et à la centralisation. Dans un premier temps, les huguenots sont victimes de brimades de toutes sortes, contraints à des conversions massives par les « dragons » du roi. Leur culte est interdit en public et les prédicateurs chassés du pays. En 1685, pensant que la majorité des protestants s’est convertie au catholicisme, le roi décide de révoquer l’édit de Nantes par l’édit de Fontainebleau. Près de 200 000 huguenots quittent alors la France pour se rendre en Angleterre, dans les cantons suisses et dans les Provinces-Unies ; parmi eux, se trouvent de très nombreux artisans qualifiés, intellectuels et officiers qui vont priver le pays d’une contribution importante. Certains protestants, exaspérés par l’ampleur de la répression et ce qu’ils considèrent comme une trahison, entament une révolte ouverte : dans les Cévennes, les camisards tiennent tête pendant deux ans aux armées du roi, mobilisant contre elles 10 000 hommes alors que sévit la guerre de Succession d’Espagne. Malgré ces différentes tentatives, Louis XIV ne parvient pas à anéantir la religion réformée

 

 

L’exécrable politique religieuse du Roi ne tient comte d’aucune notion théologique, elle n’est guidée que par le souci de l’unité.

Qui veut l’unité avec passion combat naturellement la liberté de conscience parce qu’elle juge le Roi, divise l’opinion en clans, factions comme on le verra avec horreur sous la Révolution.

Malheureusement cette politique aboutit à la division du peuple dévot : persécution des jansénistes, exode des protestants.

Cette politique se solde par un appauvrissement de la France, une perte de prestige de la Royauté en tant qu’incarnation de la justice (on remet durant le sacre une « main de justice ») et par ce que je considère comme une trahison, la fuite des protestants. Parce qu’au fond peu importe la religion : Dieu est éternel, omniscient, mais la France est fragile, précieuse et pour tout dire mortelle

par michel baran publié dans : LA POLITIQU ETIREE DE L'HISTOIRE communauté : Communauté de l'opposition
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Samedi 7 juin 2008

2° SECTION : LES PRATIQUES EN COUPLES

 

          Le couple normal se compose d’un homme et d’une femme (je traiterai à la fin de cette section des couples anormaux : incestueux frère-soeur, lesbien et homosexuel).

          Le couple est fait d’un élément qui est le plus souvent le dominateur (dans toutes les positions, sauf peut-être celle qui requiert l’usage de la bouche auprès du sexe). Ceci s’explique bêtement par la supériorité physique de l’homme (je pense que si un homme normalement bâti fait l’amour avec une femme pratiquant le culturisme, la situation serait tout naturellement inversée au profit de la femme).Contrairement à ce qui est admis (ou concédé) l’amour physique n’est pas exclusivement fait de douceur, il y a, il faut le reconnaître, une violence naturelle et indispensable due à la pénétration et au va-et-vient rapide dans l’orifice dans le but de l’éjaculation mutuelle (si le but recherché est seulement le plaisir de l'homme, la femme peut être légitiment qualifiée de « femme bafouée » dans ses prétentions à la plénitude sexuelle , et inversement, ce qui doit être rarissime). Cette douleur bienfaisante est le plus souvent attestée par les cris de plaisir que poussent de nombreuses femmes au long des relations sexuelles (l’homme ne les pousse que peu avant l’éjaculation ou pendant celle-ci).

 

  PHASES D’EXCITATION :Comme toutes les disciplines sportives, la discipline sexuelle a besoin d’un échauffement : ce sont les baisers et caresses.

           La femme, parait-il, en a plus besoin que l’homme pour faire monter son désir. Je crois que cela tient à plusieurs facteurs : en premier lieu l’éducation ainsi que sa constitution physique lui interdisent d’aller au-devant des hommes (sauf exceptions telles que les prostituées, les nymphomanes et les extraverties). Il est donc pensable qu’il y ait une répression naturelle de l’instinct sexuel (fruit des millénaires d’éducation faisant d’elle une inférieure), y compris avant de le faire avec celui qu’elle a choisi. La deuxième explication que je crois déceler est une sorte de vengeance inconsciente de la femme envers l’homme pour lui avoir donné un statut d’inférieure. Cette vengeance relie deux notions que la femme s’attribue spontanément (et qu’elle a imposées) lorsqu’elle est face à n’importe quel homme : la fragilité et la préciosité[1] .

Une fois reconnu que la femme est fragile, il faut concéder qu’elle est précieuse (plus précieuse que tout homme au monde s’entend). Si cette concession n’est pas faite c’est de la goujaterie,  Etant plus fragile et précieuse (sans compter le « dressage » à la modestie et passivité) la femme ne se donne pas la peine d’aller vers l’homme et attend que toutes les démarches soient effectuées par l’homme. L’une des plus grande joies de la femme est de rester sur une position  équivoque, que ce soit pour un simple rendez-vous ou pour faire l’amour. Je pense que la femme sait pertinemment que sa tenue vestimentaire excite au-delà de tout ce que l’homme peut endurer, du moins pour certaines catégories d'hommes ( handicapés, détenus en permission), et lorsqu’il n’est plus en état d’endurer cette forme « douce » de maltraitance, il y a pulsion de viol dans le sens où l'impudicité de la femme s'impose, même furtivement mais de façon répétée, (minijupes, seins mis en valeur dans des pull moulants). Pourtant elle refuse d’en tenir compte lorsqu’elle est mariée, fiancée ou qu’elle veuille simplement être tranquille, et se rebiffe lorsqu’elle est importunée, mais ce n’est que la conséquence des signaux qu’elle envoie et ne veut pas maîtriser.

           L’homme croit exciter la femme en portant de beaux vêtements,  en faisant valoir ses muscles, son argent. Parfois il essaie de la séduire par la conversation. Dans la majorité des rencontres l’homme a l’initiative pour les raisons que je viens d’énumérer.

          J’analyserai maintenant les techniques purement physiques d’échauffement sexuel.

          Le baiser assez bref sur les lèvres montre une affection respectueuse et retenue, il peut signifier qu’il y a une volonté d’accouplement dans la journée ; généralement il n’y a pas d’autres marques d’affection destinées à exciter dans l’immédiat la libido sexuelle. Un  long baiser ( une à cinq minutes) est destiné à  exciter dans l’immédiat  la libido sexuelle. Ce baiser est une première tentative de fusion amoureuse.

Il est rare que durant ce baiser les mains restent inactives ; plusieurs gestes sont descriptibles. L ‘on peut prendre la tête d’autrui entre ses mains ; ce geste montre une personnalité décidée, minutieuse (parce qu’il sous-entend un réajustement au plus près des lèvres) avide de sensations buccales. Cette personne veut s’imposer, envahir l’espace, elle est souvent autoritaire, mais parfois elle peut être réservée dans la vie courante et sous la montée de la libido se désinhibe. La personne qui se laisse ainsi soumettre est, soit quelqu’un sans caractère, soit un jouisseur qui en temps normal sait s’imposer (et même dominer) mais qui pendant la préparation, et même pendant l’acte sexuel se laisse manipuler, ce qui est une autre façon de dominer autrui parce qu’on laisse autrui faire tous les travaux et qu’on se réserve la plupart, ou totalité, des bénéfices.

Mettre une  main derrière la tête, au niveau de la nuque, et l’autre bras autour de la taille ou du cou, peut révéler une nature protectrice, voire maternelle. En effet lorsqu’on tient un bébé dans ses bras, on cale sa tête dans sa main ou son bras ; aussi peut-on penser que la personne qui a ce geste assimile l’autre à un bébé (qu’elle a, ou désire) qu’elle ressent le besoin de protéger l’être aimé, jusqu’à peut-être devenir étouffante. Ce geste peut enfin être destiné à mettre en confiance ; en effet lorsque le bébé fait ses premiers pas, il n’est pas rare de voir l’un des parents (surtout la mère) se tenir derrière et exercer une légère pression de la main à  la  hauteur de la nuque pour l’encourager à avancer. De même dans les préliminaires amoureux ce même geste peut être un encouragement à être plus audacieux.  Si les deux bras sont autour du cou,  ce peut être un signe de dépendance, parce que la personne se pend littéralement au cou, comme ce peut être une volonté d’enchaînement, parce que les bras forment comme une chaîne à l’intérieur de laquelle l’enchaîné ne peut que faire face et ne peut pas même faire demi tour. Pendant cette position l’homme peut sentir les seins de la femme, ce qui est naturellement très excitant, et de même la femme sent certainement le sexe de l’homme durcir contre son pubis. L’homme a la faculté d’accroître le caractère libidineux de la position en pressant de plus en plus fort la femme contre lui en passant ses bras dans le dos, il peut y avoir éjaculation de l’homme mais à priori ce n’est pas le but recherché (sauf en cas d’urgence absolue : dans les gares ou aéroports). Si cette position est combinée avec la seconde description du baiser, il s’agit de toute évidence d’une situation à vocation fusionnelle et les personnes qui composent le couple ont très certainement un caractère entier.

D’autres excitations beaucoup plus directes sont descriptibles : lors de la dernière scène, on peut envisager cette série de modifications : l’homme peut caresser les fesses de la femme, c’est plus qu’un encouragement, c’est une incitation directe au passage à l’acte dans les plus brefs délais, ce peut être traduit ainsi : « assez de  romantisme, de promesses, du concret ! » . Si la femme a une jupe et que l’homme tout en l’embrassant passe la main sous la jupe (en caressant ou non ses cuisses) l’incitation devient une invitation plus marquée. Ce geste marque un manque de respect[2] ou une grande intimité amoureuse. La femme peut aussi prendre l’initiative en caressant l’appareil génital de l’homme avec sa main, lorsqu’on sait que l’homme a presque toujours besoin de relations sexuelles  on peut supposer que la femme qui a ce geste est soit une prostituée, soit qu’elle a une grande intimité amoureuse avec son partenaire, ou que c’est une « allumeuse » (pour rester correct). 

La femme peut aussi plus discrètement poser la main sur une jambe,  en ce cas ce peut être une prise de position discrète de l’homme par la femme, une invitation à l’action (la jambe en ce qu’elle porte le corps permet le déplacement et symbolise l’action). Ce peut aussi signifier une mise à disposition par la femme de son propre corps en faveur de l’homme. Celui-ci n’a plus qu’à étendre la main pour agréer l’offrande et commencer les travaux de mise en condition.



[1]  Cette dernière valeur s’est universellement imposée en occident (particulièrement dans les couches supérieures de la société) comme l’atteste la galanterie

Il n’y a, en effet, aucune raison rationnelle, par exemple, d’ouvrir une porte devant une femme lorsqu’elle a les mains libres, ou de servir les femmes d’abord ; et toutes ces petites choses que l’on fait uniquement parce que c’est une femme.

La meilleure preuve que la galanterie fait partie de la vengeance inconsciente que les femmes entendent exercer contre nous jusqu’à la fin des temps est que malgré leur revendication égalitaire, elles s’offusquent lorsque les hommes  n’observent pas ces règles infondées de politesse (on dira peut-être qu’elles ont été faites à cause de leur faiblesse physique, mais si tel était le cas elles devraient s’étendre aux enfants jusqu’à 12/13 ans, or il n’en est rien puisque dans la « bonne société » on inculque ces règles aux enfants dès leur plus jeune âge).

[2]  En général je pense que ce manque de respect est du à un genre de femme qui couche facilement mais qui s’autorisent de refuser des hommes. Pour moi, ce ne sont pas des prostituées, elles sont pires et ne méritent aucune sorte de considération parce qu’elles n’en ont ni pour elles-mêmes  ni pour les solliciteurs qui la désirent.

Si des femmes pouvant ressembler à ces dernières sont victimes de calomnies, il leur incombe de les démentir jusque dans leurs vêtements.

par michel baran publié dans : MES OEUVRES: L communauté : Communauté de l'opposition
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Samedi 7 juin 2008

                    Boire,

 

Boire le breuvage noir

de la haine sur les rivages de la tristesse

qu'on déchaîne par l'absence

qui maîtresse cruelle provoque la déchéance.

 

Convoque l'adultère, ô juge !

Préfère le châtiment qui urge au coupable pardon,

fais don du fer brûlant du remord.

 

Que la vicieuse ne soit plus jamais heureuse,

que la fable du bonheur par trahison ne soit pas victorieuse,

 

mais que l'heureuse coupable soit maudite.

      8/9/93

                       Justice !

 

Fais-moi justice Dieu !

qu'elle ne soit pas factice aux humains yeux !

Qu'une fois encore une demoiselle aux blanches mains vienne

Qu'elle ne flanche ni une fois, ni jamais ;

mais que son corps soit mon pain,

et son âme la flamme de ma nuit,

Qu'elle arrête les blêmes bruits de la nuit,

et que retentissent les douces harmonies de Vienne.

 

Qu'elle nous tisse dans la mousse un doux nid pour qu'advienne notre délectation mutuelle

      8/9/93

                    La vérité

 

Vérité cruelle es-tu qui fait la dictée de la vie ;

Belle et têtue quand les faits résistent.

 

Tu fais fi de tout,

et ta faux fait passer le coupant vent sur les faux-semblants,

qui insistent pour vivre.

 

De quoi te mêles-tu ?

Laisse-moi ! Libre à moi d'être dans le mensonge si le songe est confortable !

 

A ta table, je n'ai nulle envie d'être ivre de toi

loin d'être toujours affable,

sous ta table se trouve l'ire nue !

 

Mue par un mauvais rire,

tu ouvres ton livre des liens personnels que tu livres aux ruptures de la dictature du temps

      8/9/93

par michel baran publié dans : LE JARDIN DES VERS communauté : Communauté de l'opposition
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Vendredi 6 juin 2008

                    France-Syrie : deux émissaires français bientôt à Damas. Nicolas Sarkozy invite Bachar Al-Assad au sommet de l’Union pour la Méditerranée

5 juin 2008 - Khaled Asmar | Mediarabe.info

 

    Fidèle à ses habitudes, la France s’apprête à avaler une nouvelle couleuvre en renouant un dialogue, quoique timide, avec le régime syrien. Le président Nicolas Sarkozy, soucieux de réussir le lancement de l’Union pour la Méditerranée, tend la main à Damas et invite le président Assad au sommet de l’UPM à Paris, le 13 juillet prochain.

 

Pour réussir ce sommet, le président Sarkozy dépêche à Damas, dans les prochains jours, Claude Guéant et Jean-David Levitte, afin de préparer les conditions du voyage de Bachar Al-Assad à Paris. Cette évolution entre dans le cadre de « l’amélioration progressive » des relations bilatérales, après la rupture annoncée par le président français, fin décembre, depuis le Caire. Le déplacement du secrétaire général de l’Elysée et du conseiller diplomatique de Sarkozy à Damas signifie ainsi que Paris prend pour argent comptant le mensonge syrien qui consiste à présenter son rôle au Liban comme positif, alors que le bellicisme syrien n’est plus un secret pour personne.

 

Mais pour réussir l’UPM, et à défaut de pouvoir rivaliser avec la Syrie, la France accepte d’avaler les couleuvres et décide de normaliser - progressivement - ses relations avec le régime syrien. Mieux encore, le quotidien « Al Hayat » nous apprend que Guéant et Levitte s’emploient à Damas non seulement à convaincre Assad de participer au sommet de l’UPM à Paris, le 13 juillet, mais aussi à préparer le terrain à une rencontre officielle entre Assad et Sarkozy, en marge du sommet.

 

Ainsi, Sarkozy cède aux pressions syriennes et revoit ses ambitions à la baisse. Non seulement les exigences syriennes concernant la future UPM videront cette instance de tout contenu et la réduiront à une annexe du processus de Barcelone, mais aussi, en cédant, Sarkozy aura obtenu son UPM au rabais.

 

Il ne s’agit pas de la première reculade française. De l’indispensable désarmement du Hezbollah, conformément aux résolutions onusiennes, prononcé par le candidat Sarkozy le 2 février 2007 devant les Libanais d’Île-de-France reçus à la Place Beauvau, le Président français ne voit plus d’inconvénients à dialoguer avec le Parti de Dieu. Et après avoir prononcé la rupture avec Damas, Sarkozy cherche aujourd’hui à rencontrer le président Assad et ambitionne de se rendre en Syrie. Encore une fois, la France se laisse berner, et encore une fois, la pillule sera difficile à avaler.

 

http://www.desinfos.com/article.php?id_article=10269

 

Il faut espérer que l’article se trompe et que l’intégration de la Syrie da l’UM aux côtés d’Israël sera un instrument de pacification et de stabilité, car enfin soyons réalistes : Nous n’avons pas besoin de la Syrie c’est l’inverse, su du moins elle veut devenir respectable, rompre avec les extrémistes  arabes et recevoir une aide économique.

Si l’article avait raison il faudrait conclure que Sarkozy n’a de volonté que pour rabaisser la France et comme Daladier s’aplatit devant les dictateurs

Habitudes bien rodée des démocraties européennes !

par michel baran publié dans : FRANCOPHONIE
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Vendredi 6 juin 2008

Louis XIV, qui contrôle de près la politique étrangère, entraîne le pays dans quatre guerres coûteuses qui vont permettre l’agrandissement du royaume. Dans la lignée de Richelieu et de Mazarin, il poursuit la politique d’hostilité à l’égard du Saint Empire, cherchant par tous les moyens à réduire le pouvoir et l’influence des Habsbourg en Europe. Les noms de Vauban, spécialiste des techniques du siège et des fortifications, et de Louvois, secrétaire d’État à la Guerre et organisateur d’une armée puissante, sont indissociables de cette action militaire.

 

Dès 1667, sous prétexte de faire valoir les droits de sa femme, l’infante Marie-Thérèse (fille de Philippe IV d’Espagne), sur la province des Pays-Bas espagnols, Louis XIV se lance dans la guerre de Dévolution et envahit les Flandres et la Franche-Comté. La Triple-Alliance de la Suède, des Provinces-Unies et de l’Angleterre le force à négocier une paix de compromis en 1668 (traité d’Aix-la-Chapelle), par laquelle la France gagne onze places fortes sur la frontière nord-est.

 

En 1672, au nom de considérations stratégiques et économiques Louis XIV mène la guerre de Hollande, au cours de laquelle il se trouve confronté à la résistance hollandaise et à une coalition puissante menée par l’Angleterre. La France sort de six ans de guerre agrandie de la Franche-Comté sur la frontière de l’est et d’une douzaine de places fortifiées au sud des Pays-Bas (traité de Nimègue, 1678).

 

En 1689, la ligue d’Augsbourg, conduite par Guillaume d’Orange-Nassau qui vient d’accéder au trône d’Angleterre sous le nom de Guillaume III, entre en guerre contre Louis XIV pour l’empêcher d’annexer les territoires proches des villes cédées au cours des traités précédents (annexion progressive de Montbéliard, Courtrai, Sarrebruck, Sarrelouis, etc.). Après huit années de guerre, Louis XIV doit restituer par le traité de Ryswick (1697) toutes les conquêtes postérieures au traité de Nimègue, excepté Strasbourg, et est contraint d’accepter à sa frontière septentrionale une ligne de places fortes hollandaises.

 

Enfin, en 1701, la France entre dans la guerre de Succession d’Espagne, qui a pour origine l’acceptation par Louis XIV du testament du roi d’Espagne Charles II — offrant le trône à Philippe d’Anjou, petit-fils du monarque français. Une grande alliance composée principalement de l’Angleterre, des Provinces-Unies et du Saint Empire, s’oppose à la France et à l’Espagne mais la paix d’Utrecht (1713) et celle de Rastadt (1714) permettent à Louis XIV d’atteindre son objectif : son petit-fils se voit confirmer la couronne espagnole et succède à Charles II sous le nom de Philippe V

 

Louis XIV maintient la politique d’unification de l’hexagone, on ne peut donc pas soutenir que ce soit à strictement parler une politique d’agression.

La ligue d’Augsbourg rompt la paix simplement pour s’opposer à l’action du Roi prescrite par la simple géographie. C’est aussi stupide que si le Roi de France c’était opposé à l’unité espagnole autour de la Castille, unité soit dite en passant toujours fragile !

La guerre de succession d’Espagne est elle aussi imposée à la France. Naturellement Louis XIV aurait pu refuser le testament espagnol, mais pourquoi l’aurait-il fait lorsque Guillaume d’Orange détrône Jacques II et unit sous son autorité personnelle l’Angleterre et la Hollande qui n’ont aucune frontière commune ?

Tout compte fait même après le traité de Ryswick la France s’est agrandie et s’est trové plus conforme à sa constitution physique

par michel baran publié dans : LA POLITIQU ETIREE DE L'HISTOIRE communauté : Communauté de l'opposition
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Vendredi 6 juin 2008

L’EXHIBITIONNISME : L’exhibitionniste qui opère sur la voie publique est, semble-t-il, toujours de sexe masculin. Je crois qu’il a plusieurs motivations qui ne sont pas forcément connectées les unes aux autres. La première, et la plus évidente est de choquer celle ou celui - s'il est homosexuel, à qui il dévoile brutalement sa nudité ; il s’attend (et donc la recherche) à une réaction rapide ; il est dans la situation de l’enfant qui défie l’autorité, ce peut être une nostalgie de certaines émotions, sentiments liés à l’enfance, à la transgression, à la punition ; c’est peut-être une forme douce de sadomasochisme (les deux termes étant unis dans l’exhibitionniste) en ce sens où il est sadique lorsqu’il inflige sa nudité, mais il est aussi masochiste parce qu’il craint et espère se faire interpeller pour subir son châtiment. Un autre aspect que peut avoir l’exhibitionniste est la haine : haine de soi, de l’autre, du corps en général ; il ne vise nullement l’âme ou les sentiments de celle ou celui d’en face, il vise la réaction instinctive de rejet, étant rejeté il se protège par la fuite, ce qui créée une carapace protectrice, c’est donc peut-être quelqu’un qui est tiraillé entre une timidité maladive et la volonté  d’aller vers autrui. Son salut serait de trouver quelqu’un qui lui dise en substance : « tu as voulu me choquer, tu ne l’as pas fait, maintenant tu sais que tu peux me parler, rien ne me choquera. » L’exhibitionniste n’est donc pas une pratique sexuelle.

 

 

LES MASTURBATIONS FEMININES : La femme, de par sa constitution intime, a plus de possibilités de tirer d’elle-même une jouissance sexuelle, et les états psychologiques que traduisent ces pratiques sont plus variées et peut-être plus nuancées.

La particularité physique de la masturbation féminine est qu’elle ne peut pas être discrète (un homme peut se masturber la main dans la poche ou frotter son sexe entre ses jambes l’ayant préalablement mis dans l’une des jambes de pantalon). La femme doit écarter les jambes, ce qui la met dans une situation d’extrême vulnérabilité, aussi ne se masturbera-t-elle jamais dans un lieu public, et si elle le fait chez elle devant une personne, elle aura l’intention (le plus souvent) de se donner à celle-ci. Sa pratique se fera le plus souvent au lit, sous la douche ou plus rarement assise.

La pratique et le plaisir sont double, il y a d’une part le plaisir de la complétude mais aussi le plaisir de la jouissance éjaculatoire. La  particularité de la jouissance féminine est qu’elle se situe à un double niveau :d’une part comme l’homme elle éjacule et d’autre part comme l’explique Jacques André, la sexualité féminine est une sexualité vaginale qui se conjugue à une sensibilité "cloacale" et des fantasmes de pénétrations. Il y a un montage biologique quand la femme est enceinte : le bébé est l'adulte en puissance dans le ventre.[1] . La masturbation de la femme, si elle n‘a pas de partenaire sexuel, est donc à ce qu’il semble due à un double besoin : le premier est de « réparer » la division primordiale de l’être évoqué par les mythes de la « genèse » et du « banquet » platonicien (si la femme ressent plus vivement cette blessure sans pouvoir précisément l’identifier et la nommer c’est à cause de l’ouverture sexuelle qui  est entre ses jambes, mais aussi à cause de sa plus grande faiblesse physique qui jusqu’ici l’a obligée à prêter plus d’attention au corps que ne le fait l’homme), le second est identique à celui de l’homme qui est de se détendre, d’être heureuse.

Contrairement à l’homme (qui n’a que sa main) la femme a toute une panoplie de moyens pour avoir du plaisir solitaire.

En premier lieu l’objet de son attention est la cavité sexuelle et l’instrument de son plaisir est sa main ; elle peut n’utiliser qu’un doigt, plusieurs, ou fermer le poing. Lorsque celui-ci est fermé et que la femme est alitée il lui est impossible de faire totalement rentrer son poing en elle (par contre elle peut recevoir en totalité le poing d’autrui. La femme peut aussi être assise sur un divan. Quelquefois la femme prend entre ses doigts son clitoris et le tire. Parfois également elle se frotte le sexe avec une main ou même les deux, tout en serrant fortement les jambes l’une contre l’autre.

Toutes ces pratiques révèlent différents états psychologiques que je vais essayer de déduire avant d’aborder les autres pratiques mastubatrices.

Ainsi que l’a noté André, la femme a une sensibilité "cloacale" et des fantasmes de pénétration. Aussi peut-on penser que les crises de masturbations viennent principalement après une contrariété ou une déception sentimentale. Plus celle-ci sera grande plus la femme ressentira l’ouverture sexuelle comme une grande blessure et prendra selon sa douleur sentimentale un, plusieurs doigts ou même le poing entier.

J’ai recherché les synonymes du mot « cloaque » d’où dérive l’adjectif« cloacale », inventé par André : ces synonymes sont presque tous extrêmement  dévalorisants pour la femme puisque les synonymes trouvés sont : décharge, boue, bourbier, et égout ; le seul synonyme positif trouvé est celui de « réceptacle » (mais je ne crois pas que ce soit celui-ci qui soit venu spontanément à l’esprit d’André). Tous ces mots ont le point commun d’être des lieux de transition des saletés[2] vers leur anéantissement final. Et donc le sexe féminin est vu comme une chose ordurière favorisant leur passage. Seulement cette vision (inconsciente) va à l’encontre du besoin de complétude que j’ai cru déceler et qui est étayé par le fantasme de pénétration qui n’est rien d’autre qu’un emboîtement de pièces parfaitement calibrées, prélude à une union intellectuelle et sentimentale si chacun y met du sien.

Lorsque la femme se masturbe les jambes serrées l’une contre l’autre, cela peut avoir plusieurs significations. La première est qu'elle ne peut que céder à l'intensité de ses pulsions.

La seconde peut se définir comme un retour momentané à la prime enfance où elle était lavée, talquée et langée , moment où son corps n’était pas désiré, désirable ni torturant par les pulsions, moment où le rapport avec son corps, comme avec celui d’autrui n’était que source de bien-être (pendant les soins) et de spontanéité (jeux, sexuels avec elle-même, comme asexuels avec les autres enfants, je pense à la série d’émissions réalisée à la fin des années 80 par Daniel Kerlin, sur la sexualité enfantine, diffusée sur FR3 ) . La troisième peut signifier une sorte de coquetterie excitatrice devant un futur partenaire, ou bien au cours d’un spectacle sexuel (pipeshow). Dans les deux circonstances la femme joue avec la libido de l’homme en se dévoilant insuffisamment ; elle est tout à la fois la maîtresse et l’esclave de l’homme parce qu’elle suscite le désir tout en en dépendant ; dans les deux cas son succès tient au fait qu’elle puisse toujours renouveler le désir de l’homme sans l’éteindre ni l’exaspérer (si elle l’éteint, l’homme, par manque d’érotisme ou en provoquant une éjaculation, n’a plus de raisons de la regarder, si au contraire elle l’exaspère sans qu’il jouisse, elle risque d’être violée). Le strip-tease privé, à l’usage d’un partenaire est tout à fait  moral puisqu’il est le prélude à l’acte lui-même,  par contre le strip-tease public est des plus immoral, et cette immoralité est également partagée entre la strip-teaseuse et les voyeurs parce que ce spectacle ne va pas au bout de sa logique (qui est l’acte sexuel) et qu’il met en danger la santé mentale des voyeurs en les poussant au viol (si le spectacle finissait par la représentation non simulée de l’acte sexuel, son caractère immoral disparaîtrait parce qu’il pourrait y avoir une identification entre le partenaire de la femme et les voyeurs).

La femme a encore trois autres possibilités de jouir à mains nues : elle peut introduire un ou plusieurs doigts dans l’anus, se caresser les seins et se masturber dans sa douche (ou bain).

La première possibilité est presque identifiable à la sodomie ; si la femme le pratique en même temps qu’elle se masturbe normalement, cela ne peut traduire qu’un excès de  malaise due à la solitude, nervosité, etc.

La seconde possibilité peut également indiquer que le femme retombe dans la prime enfance en ce sens que lorsqu’elle était allaitée elle touchait naturellement les seins de sa  mère, elle était sur le sein de se mère, c’est-à-dire qu’elle est à quelques centimètres de l’endroit où elle était à l’intérieur de sa mère. Or être dans le sein de la mère peut être assimilé au fait d’être au centre du monde, et de fait, le foetus est effectivement au centre physique de sa mère ainsi qu’au centre de ses préoccupations psychologiques. Masturber ses propres seins peut aussi révéler une gêne physique (manque d’argent) ou morale (manque de tendresse , de considération) les seins peuvent en effet symboliser l’abondance, (disparue ou rêvée) tant par leur volume que par le fait qu’habituellement lorsque le bébé continue d’être allaité, le liquide est toujours présent ;  ils peuvent enfin représenter l’amour animal au sens purement physique et inconditionnel  dont nous avons tous besoin quelque soit notre âge.

La masturbation dans l’eau peut évoquer le désir inconscient de régression ; il me semble que deux éléments disparates s’associent dans cette pratique fantasmatique : premièrement la régression foetale, l’eau à la bonne température symbolise en même temps le ventre maternel et le placenta, il y a là  une régression jusqu’au stade où au moment primordial le sexe est indéterminé, cette action peut donc être comprise comme la négation de la sexualité (la masturbation dans l’eau peut s’apparenter au lavage, donc à la disparition et purification de tout ce qui est lié au sexe).  Deuxièmement une autre régression peut s’y substituer ponctuellement (et inversement) qui peut être de retomber en enfance, de redevenir celle dont on s’occupait intégralement (jusque dans sa toilette intime) ce qui est une autre façon de nier sa sexualité.

          Le second moyen de jouir est de prendre des objets (godemichés de toute sortes et fouets). L’utilisation de ces instruments a, me semble-t-il, dans un premier temps vocation à essayer d'autres formes de jouissance,  la seconde utilisation est d’être introduits dans l’anus en même temps que la femme se masturbe. Je crois que plus la grosseur du godemiché est importante plus la solitude est vivement ressentie - à moins que ce ne soit qu’une question de volupté - le fait qu’il soit introduit dans l’anus pendant la masturbation vaginale indique que la solitude est franchement intolérable et révoltante. Si le godemiché est rigide cela peut signifier premièrement que la femme apprécie les pénétrations normales, deuxièmement qu’elle s’excite sur lui et qu’elle a une tendance au sadomasochisme et à la soumission, que pour elle l’activité sexuelle est paradoxale, donc en quelque sorte religieuse (voir plus bas l’article au sujet du sadomasochisme).

          La pratique de l’autoflagéllation avant ou pendant la masturbation est révélatrice d’une tendance globale ou partielle à la haine de soi. Par partielle je veux dire que l’on hait l’un des deux éléments qui forment l’humain : le corps ou l’âme. L’autoflagéllation n’est pas, je pense, à confondre avec le masochisme qui rentre dans la catégorie des perversions [3]  non répréhensibles  par la loi. Contrairement au sadomasochisme, il n’y a pas de communion possible avec le sadique, la victime est son propre tortionnaire, son seul juge de ce qu’elle s’impose, ce qui peut être très dangereux si la victime a réellement de la haine pour elle (y compris si elle est inconsciente[4] ). Il peut aussi y avoir un plaisir pur de la souffrance masochiste sans aucune connotation sexuelle ni de haine de soi tout comme le sadisme des SS était pur de toute sexualité ; mais alors il faudrait admettre [5]qu’il y ait un troisième plaisir physique aussi puissant mais moins souvent partagé que ceux que j’ai énuméré. Si une femme utilise un godemiché souple ce peut-être parce qu’elle est douillette, mais ce peut être aussi par excès de volupté. En effet, la souplesse de la matière permet d’en mettre plus ou moins dans le vagin (naturellement il se peut que sous cet apparent excès de volupté se cache une profonde détresse sentimentale ou matérielle ) ; la possibilité de doser le degré d’enfoncement de la matière à l’intérieur d’elle-même peut être un indicateur de son caractère introverti, et de l’aide qu’elle doit recevoir avant que l’énergie accumulée n’explose contre elle-même ou autrui.  L’utilisation d’un vibromasseur traduit une paresse certaine, à moins que la femme ne souffre d’un handicap l’empêchant de faire un mouvement rapide de va et vient. Si l’instrument est muni de plusieurs vitesses cela démontre une prévoyance et une volonté de jouissance progressive.



[1] "le fourvoiement biologisant de la sexualité chez Freud" Laplanche Edition "les empêcheurs de penser en rond" Année de parution: 1993 - conférence du  14 janvier 1992

[2] je ne pense pas qu’André identifie consciemment ces lieux à l’intérieur des organes génitaux féminins, mais  peut-être le fait-il inconsciemment, ce qui est peut-être plus grave parce que certains sentiments se transmettent hors de toute communication verbale et en sont d’autant mieux implantés dans l’inconscient.

[3] Les catégories non répréhensibles par la loi sont celles où les protagonistes sont pleinement en accord avec ce qu’ils font ou subissent.

Cette condition devrait s’étendre à la polygamie et à la polyandrie, en revanche, à mon avis,  on devrait être impitoyables pour l’adultère, rendre plus difficiles les ruptures de fiançailles, mariages, pacs, rendre exceptionnels les  divorces par consentement mutuel .

[4] Ainsi ne voit-on pas dans « Journal d’un curé de campagne » de Bernanos un prêtre se rendre malade à force de se mortifier (notamment par le port du cilice et les coups de fouets).

Cette haine de soi consciente ou inconsciente a de solides fondements théologiques (spécialement catholiques et orthodoxes en ce qui concerne les mortifications).

Pourtant si on lit de près les évangiles, Jésus ne les a jamais réclamées, ni pour eux-mêmes ni pour recevoir le pardon (Zachée, la femme adultère, le fils prodigue, le publicain n’ont pas eu à se mortifier pour se voir pardonnés) .

Les apôtres Paul et Jacques portent une lourde responsabilité dans l’introduction du thème de la souffrance rédemptrice dans le christianisme.

[5]  Et je n’y suis pas prêt parce que je pense qu’il est naturellement bon de prendre du plaisir si celui-ci n’est pas dévoyé.

A supposer que Dieu ait quelque chose qui ressemble à notre sensibilité, il aime autant que nous le plaisir (même si sa dimension n’a rien de comparable avec le nôtre) et fuit aussi naturellement que nous la souffrance.

C’est donc faire injure à Dieu de l’honorer par des mortifications et de la tristesse.

par michel baran publié dans : MES OEUVRES: L communauté : Communauté de l'opposition
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Jeudi 5 juin 2008

FAO: 862 millions de personnes dans le monde sans nourriture adéquate

Alimentation - Le directeur général de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), Jacques Diouf, a indiqué mardi à Rome que 862 millions de personnes dans le monde n’ont pas un accès adéquat à la nourriture et a énuméré certains facteurs qui aident à lutter contre la crise alimentaire.

 

"La solution structurelle au problème d'insécurité alimentaire dans le monde, c’est l’accroissement de la productivité et de la production dans les pays à revenu bas et à déficit vivrier", a expliqué Jacques Diouf à l'ouverture du sommet de la FAo à Rome sur la crise alimentaire.

 

Le directeur général de la FAO a souligné que "ces personnes ont besoin d’améliorer leurs conditions de vie dignement en travaillant avec les moyens de leur époque".

 

Pour cela, a-t-il ajouté, il faut des semences à haut rendement, des engrais, des aliments du bétail et d’autres intrants modernes.

 

Jacques Diouf a plaidé pour des investissements dans les infrastructures rurales, notamment pour la maitrise de l’eau, avec l’irrigation et le drainage, des moyens de stockage pour éviter les pertes de récoltes, des routes rurales pour atteindre les marchés nationaux et régionaux.

 

Au-delà des actions au niveau de l’aide au développement, il faut des solutions "novatrices et imaginaires", a-t-il affirmé.

 

"Il faut le développement des accords de partenariat entre d’une part les pays qui ont des ressources financières, des capacités de gestion et des technologies et d’autre part ceux qui ont des terres, de l’eau et des ressources humaines. Ainsi seulement sera-t-il possible d’assurer des relations équilibrées pour un développement agricole durable", a martelé M. Diouf.

 

Rome - 03/06/2008

 

Pana

...

                   

http://www.afriquenligne.fr/international/organisations-internationales/fao:-862-millions-de-personnes-dans-le-monde-sans-nourriture-adequate-200806035720.html                  

 

Italie: Signature à Rome d'un accord pour une Afrique verte

Alimentation – L'ancien Secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, a signé, mercredi à Rome, au nom de son association dénommée "Alliance pour une révolution verte en Afrique" (AGRA de son acronyme en anglais), un protocole d'accord avec la FAO, le PAM et le FIDA pour accélérer la production alimentaire sur le continent, a constaté la PANA sur place.

 

"La signature aujourd'hui avec la FAO, le PAM et la FIDA de l'accord pour une révolution verte en Afrique va nous permettre d'ouvrir une nouvelle ère de coopération sans précédent pour augmenter la sécurité alimentaire en Afrique", a déclaré Kofi Annan, Président du conseil d'administration de l'AGRA, au cours d'une conférence de presse dans les locaux de la FAO à Rome.

 

L'objectif de cette alliance est de promouvoir et de faciliter aux paysans africains l'accès aux marchés et à la technologie et aussi de les assister afin de lutter contre la faim chronique et les problèmes alimentaires.

 

"On veut une révolution verte respectueuse de la biodiversité et des grandes variétés de cultures. Pour cela, on va mettre l'accent sur certaines zones considérées comme les "greniers à blé" de l'Afrique où les terres sont fertiles, la pluviométrie d'un bon niveau et bénéficiant d'infrastructures afin de réduire la pauvreté dans ces régions", a indiqué M. Annan.

 

Pour un début, les initiateurs du projet ont ciblé 13 pays africains où les agences onusiennes partenaires ainsi que l'AGRA ont des activités, en attendant d'élargir la liste à des pays bénéficiaires.

 

Rome - 04/06/2008

 

Pana

 

http://www.afriquenligne.fr/international/europe/italie:-signature-a-rome-d%27un-accord-pour-une-afrique-verte-200806045824.html

 

Il me semble que la statistique de la FAO, 862 millions de personnes souffrant de faim à un degré ou à un autre est une sous-estimation parce nous ne disposons ni d’outils fiables, ni de la collaboration honnête des gouvernements, ni d’une définition du seuil à partir duquel un humain a faim (oû doit acheter sa nourriture dans des magasins spéciaux faute de quoi ils connaîtraient la faim)

Les propositions de M Diouf sont frappées du coin du bon sens, cependant il faut y ajouter une restriction des exportations alimentaires afin que les pays africains n’achète pas de technologie en exportant leur nourriture au détriment de leurs peuples (je suis sûr qu’ils ont de bons ingénieurs)

Force est de constaté que nous ne connaissons pas les détails des projets de « l’Alliance pour une révolution verte en Afrique » et que nous ne pourrons pas suivre les progrès de ce projet

par michel baran publié dans : REFLEXION communauté : Communauté de l'opposition
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