Mercredi 14 mai 2008

D'Abraham à Ben Gourion, une si longue Histoire:

 

1800 avant JC: Abraham père d'une multitude

 

16 mars -597: Nabuchodonosor s'empare de Jérusalem

 

La religion du Dieu unique

 

8 septembre 70: destruction du Temple

 

2 mai 73: prise de Massada

 

Diaspora et judaïsme

 

6 juin 1391: "pogroms" en Espagne

 

1895-1898: affaire Dreyfus

 

15 février 1896: parution de L'État juif

 

2 novembre 1917: déclaration Balfour

 

19 septembre 1935: lois antisémites de Hitler

 

9 novembre 1938: la "Nuit de Cristal "

 

20 janvier 1942: la "Solution finale"

 

6 octobre 1973: guerre du Kippour

 

De l'antijudaïsme à l'antisémitisme

 

 

   Le 15 février 1896 apparaît dans la vitrine d'une librairie de Vienne un ouvrage mystérieux: Der Judenstaat, Versuch einer Modernen Lösung der Judenfrage (L'État juif, recherche d'une réponse moderne à la question juive).

 

L'ouvrage a pour auteur un jeune journaliste hongrois d'origine juive, Theodor Herzl.

 

Il a suivi à Paris dans les années précédentes le déroulement de l'Affaire Dreyfus pour le compte de la Neue Freie Zeitung, un journal de Vienne. Il a assisté en particulier à la cérémonie de dégradation dans la cour des Invalides.

 

Le jeune journaliste a été révolté par la flambée d'antisémitisme dans la patrie des Droits de l'Homme. Il en a tiré la conclusion qu'il est illusoire pour les juifs de chercher leur salut dans l'assimilation et qu'ils doivent posséder leur propre État.

 

Cet État doit être en mesure d'offrir un refuge à tous les juifs qui viendraient à être persécutés.

 

C'est la thèse qu'il présente dans son ouvrage: Der Judenstaat.

 

Celui-ci suscite d'emblée l'enthousiasme chez les humbles juifs orientaux. Il rejoint aussi les préoccupations de nombreux militants qui ont déjà entamé un retour vers Sion, nom d'une colline de la Jérusalem historique.

 

Herzl est au début indécis sur la localisation du futur État. Il reçoit une suggestion de la Grande-Bretagne de l'installer... en Afrique, sur le territoire de l'Ouganda.

 

Cette suggestion est reprise par Éliezer Ben Yéhouda, le créateur de l'hébreu moderne, et par le mouvement religieux ultranationaliste Mizrahi. Mais elle est définitivement repoussée par le VIe Congrès sioniste de 1903.

 

Herzl se rallie finalement au principe d'une installation en Palestine, alors province ottomane.

 

Il donne une impulsion décisive au mouvement sioniste qui regroupe les partisans du retour des Juifs vers la Terre promise de Sion. Il encourage les initiatives désordonnées de riches juifs, comme le baron de Rothschild, et de juifs plus modestes en faveur d'une colonisation agricole.

 

Cette colonisation est conduite au nom du slogan: «Une terre sans peuple pour un  peuple sans terre». Elle fait fi de la présence sur place, en Palestine, d'habitants musulmans, chrétiens... ou juifs. Theodor Herzl lui-même n'exclut pas, il est vrai, d'expulser les indésirables.

 

Le fondateur du mouvement sioniste crée un hebdomadaire à Vienne, Die Welt, et en 1902, publie un roman d'anticipation qui évoque la vie dans le futur État. Intitulé en allemand Altneuland (Terre ancienne, terre nouvelle, en hébreu, Tel Aviv), le roman décrit le sionisme comme «un poste avancé de la civilisationn, un rempart de l'Europe contre l'Asie, s'opposant à la barbarie».

 

Theodor Herzl meurt d'épuisement le 3 juillet 1904, à l'âge de 44 ans.

 

Son rêve reçoit une impulsion décisive avec la déclaration Balfour du 2 novembre 1917 qui offre aux sionistes l'appui officiel de la couronne britannique.

 

Il trouve son aboutissement en novembre 1947, lorsque l'assemblée générale des Nations Unies vote le partage de la Palestine en deux États, dont l'un arabe, l'autre juif.

 

  

Dernière mise à jour le 22-11-2003

 

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2 novembre 1917

  avant après

 

Ce jour-là...

 

 

 

La Déclaration Balfour

 

 

 

 

 

 

  D'Abraham à Ben Gourion, une si longue Histoire:

 

1800 avant JC: Abraham père d'une multitude

 

16 mars -597: Nabuchodonosor s'empare de Jérusalem

 

La religion du Dieu unique

 

8 septembre 70: destruction du Temple

 

2 mai 73: prise de Massada

 

Diaspora et judaïsme

 

6 juin 1391: "pogroms" en Espagne

 

1895-1898: affaire Dreyfus

 

15 février 1896: parution de L'État juif

 

2 novembre 1917: déclaration Balfour

 

19 septembre 1935: lois antisémites de Hitler

 

9 novembre 1938: la "Nuit de Cristal "

 

20 janvier 1942: la "Solution finale"

 

6 octobre 1973: guerre du Kippour

 

De l'antijudaïsme à l'antisémitisme

 

 

   Le 2 novembre 1917, en pleine guerre mondiale, le ministre britannique des Affaires étrangères, le comte de Balfour, publie une lettre où il indique que son gouvernement est disposé à créer en Palestine un «foyer national juif».

 

Cette lettre ouverte, adressée au baron de Rothschild, a été en fait rédigée en étroite concertation avec ce dernier.

 

Le banquier préside aux destinées du «sionisme», un mouvement politique et religieux né au XIXe siècle à l'initiative de différents rabbins.

 

Il prône le retour des juifs à Sion, c'est-à-dire en Palestine, alors possession du sultan d'Istamboul. Certains rabbins assurent que ce retour est un préalable à l'accomplissement des promesses divines et à l'arrivée sur terre du Messie.

 

Le sionisme reçoit une impulsion décisive avec l'engagement du journaliste autrichien Theodor Herzl, choqué par la vague d'antisémitisme qui a balayé la France, «pays des droits de l'Homme», au moment de l'affaire Dreyfus.

 

Dans les vingt ans qui précédent la première guerre mondiale, quelques colonies agricoles sont fondées en Palestine avec le concours financier des Rothschild. La population juive passe de 50.000 à 85.000 personnes, soit 12% de la population totale de la province.

 

Le sionisme dans la guerre

 

Au début du conflit, les juifs combattent loyalement dans les armées de leur pays respectif.

 

Toutefois, aux États-Unis, pays neutre, les juifs ne cachent pas leur sympathie pour les puissances centrales, l'Allemagne et l'Autriche, plus tolérantes que la Russie et même la France.

 

A mesure que l'Europe s'enfonce dans la guerre, chaque camp tente de rallier un maximum de soutiens, au prix parfois de tractations secrètes que la morale réprouve. Il en va ainsi du traité de Londres avec l'Italie.

 

En 1916, les Français et les Anglais concluent les accords secrets Sykes-Picot, du nom de leurs signataires, en vue de se partager les futures dépouilles de l'empire turc, allié des puissances centrales, notamment la Syrie, la Palestine et l'Irak.

 

Dans le même temps, les Britanniques n'ont pas de scrupule à promettre au chérif Hussein qui gouverne La Mecque tous les territoires arabes sous occupation turque,... y compris Palestine et Syrie.

 

Le colonel T.E. Lawrence, animé par son amour de l'Orient arabe, fait son possible pour mettre en œuvre cette promesse. Il y gagne le surnom de «Lawrence d'Arabie».

 

Le summum de l'hypocrisie est atteint avec la déclaration Balfour destinée à rallier les communautés juives en leur promettant de façon vague, non pas un État mais un «foyer national juif» en Palestine.

 

Six semaines plus tard, le 9 décembre 1917, le général britannique Robert Allenby entre à Jérusalem sans coup férir. Son armée, venue d'Égypte, compte trois bataillons juifs.

 

C'en est donc fini de cinq siècles de domination musulmane sur la Ville Sainte, arabe puis turque.

 

Avec la fin de la guerre, les Alliés ont comme prévu le plus grand mal à réaliser leurs promesses.

 

Fayçal, fils du défunt chérif de La Mecque et compagnon d'armes de T.E. Lawrence, ne voit pas d'inconvénient à une cohabitation avec les colons juifs. Il signe dans ce sens un accord avec le représentant des sionistes, Chaïm Weizmann, le 3 janvier 1919 à Paris.

 

Mais il exige en parallèle que soit reconnue sa souveraineté sur le monde arabe. Ce ne sera pas le cas. La France le chasse de Syrie et il doit se contenter du trône d'Irak, sous la tutelle britannique.

 

Les Arabes commencent dès lors de s'en prendre aux implantations juives. Le conflit ne semble pas près de cesser 80 ans après.

 

Le texte de la déclaration

 

Voici la déclaration d'intentions adressée par le comte Arthur de Balfour, ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement de Lloyd George, à lord Rothschild, vice-président du Board of Jewish Deputies:

 

«Cher Lord Rothschild,

 

«J'ai le grand plaisir de vous adresser, de la part du gouvernement de Sa Majesté, la déclaration suivante, en sympathie avec les aspirations juives sionistes; cette déclaration a été soumise au Cabinet et approuvée par lui.

 

«Le gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement l'établissement en Palestine d'un Foyer national pour le peuple juif, et il emploiera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif, étant clairement entendu que rien ne sera fait qui porte atteinte aux droits civils et religieux des communautés non juives de Palestine ainsi qu'aux droits et au statut politique dont les Juifs jouissent dans les autres pays.»

 

Bibliographie

 

Le texte ci-dessus est emprunté à l'ouvrage de Josy Eisenberg: Une histoire des Juifs (Le Livre de poche, 1970, page 473). Une excellente entrée dans l'histoire du judaïsme.

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Texte et clichés empruntés au site Desinfos.com

 

PROCLAMATION

D'INDÉPENDANCE

par M. David BEN GOURION

 

Ancien Premier Ministre

Premier Chef de Gouvernement de l'État d'Israël

 

 

ERETZ-ISRAEL (le Pays d'Israël) est le lieu où naquit le Peuple Juif. C'est là que se modela sa forme spirituelle, religieuse et politique. C'est là qu'il vécut sa vie indépendante. C'est là qu'il créa ses valeurs tant nationales qu'universelles et qu'il donna au monde le Livre des Livres Eternels.

Exilé de Terre Sainte, le peuple juif lui demeura fidèle tout au long de sa Dispersion et il n'a jamais cessé de prier pour son retour pour y restaurer son indépendance nationale.

Mûs par ce lien historique et traditionnel, les Juifs s'efforcèrent au long des siècles de revenir dans le pays de leurs ancêtres. Au cours de ces dernières décennies ils rentrèrent en masse dans leur pays. Pionniers, réfugiés, combattants, ils ont défriché les déserts, ressuscité la langue hébraïque, construit des villes et des villages, créé une communauté évoluant sans cesse, maîtresse de son économie et de sa culture, recherchant la paix mais sachant se défendre, apportant à tous les habitants du pays les bienfaits du progrès et aspirant à l'indépendance nationale.

En l'an 5657 (1897) le Premier Congrès Sioniste convoqué par le père spirituel de l'Etat Juif, Théodore Herzl, proclama le droit du Peuple juif à sa renaissance nationale sur le sol de sa patrie.

Ce droit fut reconnu par la Déclaration Balfour du 2 novembre 1917 et ratifié par un Mandat de la Société des Nations, donnant ainsi une sanction internationale aux liens historiques entre le Peuple juif et le Pays d'Israël et reconnaissant le droit du Peuple juif d'y réédifier son Foyer national.

La catastrophe nationale qui s'est abattue sur le peuple juif, le massacre de six millions de Juifs en Europe, a montré l'urgence d'une solution au problème de ce peuple sans patrie par le rétablissement d'un Etat juif qui ouvrirait ses portes à tous les Juifs et referait du peuple juif un membre à part entière de la famille des Nations.

Les survivants des massacres nazis en Europe, ainsi que les Juifs d'autres pays, ont cherché, sans relâche, à immigrer en Palestine sans se laisser rebuter par les difficultés ou les dangers et n'ont cessé de proclamer leur droit à une vie de dignité, de liberté et de labeur dans la patrie nationale.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, la communauté juive de ce pays a pris sa part de la lutte pour la liberté aux côtés des nations éprises de paix, afin d'abattre le fléau nazi, et elle s'est acquis, par le sang de ses combattants comme par son effort de guerre, le droit de compter parmi les peuples qui fondèrent les Nations-Unies.

Le 29 novembre 1947, l'Assemblée générale des Nations-Unies a adopté une résolution demandant la création d'un État juif en Palestine et invité les habitants de la Palestine à prendre les mesures nécessaires pour l'exécution de cette résolution. Cette reconnaissance, par les Nations-Unies, du droit du Peuple juif à créer son État est irrévocable.

C'est là le droit naturel du Peuple juif d'être, comme toutes les autres nations, maître de son destin sur le sol de son propre État souverain.

 

EN CONSÉQUENCE, NOUS, MEMBRES DU CONSEIL REPRÉSENTANT LA COMMUNAUTÉ JUIVE DE PALESTINE ET LE MOUVEMENT SIONISTE, NOUS NOUS SOMMES RASSEMBLÉS ICI, EN CE JOUR OU PREND FIN LE MANDAT BRITANNIQUE ET EN VERTU DU DROIT NATUREL ET HISTORIQUE DU PEUPLE JUIF ET CONFORMÉMENT A LA RÉSOLUTION DE L'ASSEMBLF-E GÉNÉRALE DES NATIONS-UNIES, NOUS PROCLAMONS LA CRÉATION D'UN ÉTAT JUIF EN TERRE D'ISRAËL QUI PORTERA LE NOM D'ÉTAT D'ISRAËI.

 

NOUS DÉCLARONS que, dès l'expiration du Mandat, en cette veille de Sabbath, 6 Iyar -5708 (I4 mai 1948) et jusqu'à l'installation des autorités régulières de l'État, dûment élues, conformément à la Constitution qui sera adoptée par l'Assemblée Constituante convoquée avant le 1er octobre 1948, le Conseil National remplira les fonctions de Conseil Provisoire de l'État et son organisme exécutif, le Directoire national, fera fonction de Gouvernement provisoire de l'État juif qui sera appelé " Israël ".

L'ÉTAT D'ISRAËL sera ouvert à l'immigration juive et aux Juifs venant de tous les pays de leur Dispersion; il veillera au développement du pays pour le bénéfice de tous ses habitants; il sera fondé sur la liberté, la justice et la paix selon l'idéal des prophètes d'Israël; il assurera la plus complète égalité sociale et politique à tous ses habitants sans distinction de religion, de race ou de sexe; il garantira la liberté de culte, de conscience, de langue, d'éducation et de culture; il assurera la protection des Lieux Saints de toutes les religions et sera fidèle aux principes de la Charte des Nations-Unies.

L'ÉTAT D'ISRAEL se montrera prêt à coopérer avec les institutions et les représentants des Nations-Unies pour l'exécution de la résolution du 29 novembre 1947 et s'efforcera de réaliser l'union économique dans tout le pays d'Israël.

NOUS DEMANDONS aux Nations-Unies d'aider le Peuple juif à édifier son État et de recevoir l'État d'Israël dans la famille des Nations.

NOUS DEMANDONS - face à l'agression dont nous sommes l'objet depuis quelques mois - aux fils du peuple Arabe de l'État d'Israël de préserver la paix et de prendre leur part dans l'édification de l'État sur la base d'une égalité complète des droits et devoirs et d'une juste représentation dans tous les organismes provisoires et permanents de l'État.

NOUS TENDONS LA MAIN, en signe de paix et de bon voisinage, à tous les pays voisins et à leurs peuples. Nous les invitons à coopérer avec le Peuple juif rétabli dans sa souveraineté nationale. L'État d'Israël est prêt à contribuer à l'effort commun de développement du Moyen-Orient tout entier.

 

NOUS DEMANDONS au peuple juif dans sa Dispersion de se rassembler autour des Juifs d'Israël, de les assister dans la tâche d'immigration et de reconstruction et d'être à leurs côtés dans la grande lutte pour la réalisation du rêve des générations passées : la rédemption d'Israël.

 

Confiants en I'Éternel Tout-Puissant, nous signons cette Déclaration en cette séance du Conseil Provisoire de I'État, sur le sol de la Patrie,

dans la ville de Tel-Aviv, cette veille de Sabbath, 5 Iyar 5708, 14 mai 1948.

 

 

David Ben Gourion

 

Herzl Vardi

Rachel Cohen

Rabbi Kalman Kaliana

Saadia Kobashi

Rabbi Yitzhak Meir Lévin

Meir David Loevenstein

Zvi Lourié  Golda Myerson

Nahoum Nir

Zvi Segal

Rabbi Yehouda Leib

Hacohen Fishman David Zvi Pinkas

Aharon Zisling

Moshé Kolodny

Eliezer Kaplan

Abraham Katznelson  Félix Rosenblueth

David Remez

Berl Repetur

Mordekhaï Shattner

Ben Sion Sternberg

Bekhor Shitrit

Moshé Shapira

Moshé Shertok

Daniel Auster

Mordekhaf Bentov  Yitzha,k Ben Zvi

Eliyahou Berline

Fritz Bernstein

Rabbi Wolf Gold

Meir Grabovski

Yitzhak Gruenbaum

Dr Abraham Granavski

Eliyaliou Dobkin

Meir Vilner-Kovner

Zeroh Warhaftig  

 

David BEN GOURION, lisant la Proclamation d'Indépendance. ( Au mur, le portrait de Théodore Herzl) 

  ---------

Remarquez comme les couloirs reliants les parties d'Israël étaient étroits! la proportio énome du désert du Négev!
Comparez-la avec la carte précédente. Imaginez-la sous David et Salomon!
Voyez-vous  ce que les isaéliens ont sacrifiés aux arabes pour retourne(r dans leur antique patrie donnée pa Dieu?
Voyez-vous la colossale erreur des arabes de refuser le plan de partage de 1947
par michel baran publié dans : HISTOIRE communauté : Communauté de l'opposition
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Mercredi 14 mai 2008

Au cours du IVe siècle, de petits groupes de Germains se sont installés en Gaule. Conservant leur organisation politique, ils ont obtenu le statut de peuples fédérés : en échange de la possession de terres, ils doivent effectuer un service militaire dans l’armée romaine. En 406, ce mouvement s’accélère lorsque les Vandales, les Suèves et les Alains franchissent la frontière du Rhin, traversent la Gaule et envahissent l’Espagne. En 412, les Wisigoths pénètrent dans le sud de la Gaule par l’Italie. Jouissant rapidement du statut de fédérés, ils fondent un royaume en Aquitaine en 418. En 443, les Burgondes, conduits par Aetius, s’établissent en Savoie. De là, ils gagnent, sans rencontrer de résistance, les vallées de la Saône et du Rhône. Au nord-ouest, les Celtes venus d’Angleterre — qui a également été envahie par les tribus germaniques — s’établissent dans la région qui prend plus tard le nom de Bretagne. Les Germains ne s’installent cependant pas en vainqueurs, mais en alliés des Romains. En échange des terres qui leur ont été distribuées, ils s’unissent en 451 aux Gallo-Romains pour repousser, lors de la bataille des champs Catalauniques, une nouvelle horde d’envahisseurs d’origine turco-mongole, les Huns d’Attila.

 

À la fin du Ve siècle, alors que l’autorité impériale romaine achève de s’effondrer — Romulus Augustule, le dernier empereur romain d’Occident est déposé par Odoacre, roi des Hérules, en 476 —, la Gaule est conquise par une autre tribu germanique, les Francs saliens. À la tête d’un royaume situé dans la région de Tournai, leur chef Clovis — après avoir successivement battu les Gallo-Romains de Syagrius en Gaule du Nord (bataille de Soissons, 486), les Alamans sur le Rhin (bataille de Tolbiac, v. 496) et les Wisigoths d’Alaric II près de Poitiers (bataille de Vouillé, 507) — se rend maître de presque toute la Gaule, à l’exception du Languedoc, du Roussillon et du royaume burgonde (future Bourgogne), que ses fils conquièrent en 534.

 

La prospérité matérielle, ou son illusion, attire. La Gaulle a si bien tiré partie des avantages techniques romains que comme aujourd’ui des peuples entiers entrent en France par tous les moyens

On se plaint, avec raison, des zones de non droit, mais qu’étaient les royaumes barbares fondés en Gaulle sinon des zones de non droit romain ?

N’ont-ils pas été assimilés dans ce qui deviendra le Peuple Français ? N’ont-ils pas revitalisé les Gallo-romains ?

Or l’UE veut créer une politique d’immigration européenne, c’est-à-dire qu’on veut refuser à la France de décider qui elle veut recevoir et en quel nombre.

En dernière analyse on refuse à la France le droit de se vivifier !

Mais c’est à nous d’assimiler par l’école ces immigrés, c’est à nous de leur donner l’amour de la France au point qu’ils demandent leur naturalisation !

Nous nous y prenons bien mal !

par michel baran publié dans : LA POLITIQU ETIREE DE L'HISTOIRE communauté : Communauté de l'opposition
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