Mercredi 30 avril 2008

L'Ethiopie a annoncé, lundi, la rupture de ses relations diplomatiques avec le Qatar, accusant ce pays du Moyen-Orient de créer l'instabilité dans la Corne de l'Afrique.

 

"Cette décision a été prise au terme de longues observations sur les activités du Qatar dans la Corne de l'Afrique", déclare un communiqué émanant du ministère éthiopien des Affaires étrangères.

 

De plus, le ministère accuse le Qatar d'avoir tout tenté pour nuire à la sécurité nationale de l'Ethiopie et que tous ceux qui s'apprêtaient à créer de l'instabilité en Ethiopie et porter atteinte à sa sécurité ont été encouragés par le Qatar.

 

"L'Ethiopie a fait preuve d'une patience considérble quant aux aux tentatives du Qatar de destabiliser notre sous-région et, en particulier, son comportement hostile envers l'Ethiopie.

 

"Le Qatar est, toutefois, devenu une source majeure d'instabilité dans la Corne de l'Afrique et plus largement", affirme le ministère.

 

D'après le communiqué, les alliances politiques ostensiblement non conformistes du Qatar pouraient être jugés inofensives mais ne l'étaient pas.

 

"Son image est trompeuse. Les activités du Qatar ont des conséquences considérables pour l'ensemble de l'Afrique".

 

En réalité, l'Union africaine doit examiner l'implication de cette situation pour la coopération arabo-africaine", poursuit le communiqué.

 

Invoquant les liens solides entre le Qatar et l'Erythrée, le ministère affirme que la monarchie a offert une assistance directe et indirecte aux organisations terroristes en Somalie et dans d'autres pays.

 

"Ce soutien a inclus la production d'organismes de radio et de télévision. Le Qatar est devenu une source de soutien pour les groupes d'opposition armés et leurs coordonnateurs dans les pays voisins".

 

"Que ce soit en Somalie ou dans d'autres parties de la Corne de l'Afrique, y compris en Ethiopie, le Qatar a été l'un des plus importants soutiens du terrorisme et de l'extrêmisme dans notre sous région".

 

"Ceci a des implications plus larges", estime le ministère.

 

Avant d'annoncer la rupture des liens diplomatiques avec le Qatar, le ministère explique que l'Ethiopie avait soulevé ces questions avec le gouvernement du Qatar à de nombreuses occasions.

 

Le ministère note que "tous les efforts diplomatiques ont été déployés pour tenter de persuader le Qatar de changer ses activités destructives".

 

"Le Qatar a, cependant, constamment refusé d'accepter la responsabilité pour ces activités pour lesquelles l'Ethiopie dispose de preuves sans équivoque.

 

"Manifestement aveuglé par l'arrogance, le Qatar est resté sourd à tous nos efforts".

 

"Le gouvernement de l'Ethiopie n'a pas d'autre choix que de prendre, à contrecoeur, cette mesure inévitable", conclut le communiqué, en exprimant l'espoir que le gouvernement du Qatar pourrait rapidement changer sa politique à l'origine de la mesure prise par l'Ethiopie.

 

Addis-Abeba - 22/04/2008

 

Panapress

 

                   

http://www.afriquenligne.fr/afrique-de-l%27est/ethiopie/l%27ethiopie-rompt-ses-relations-diplomatiques-avec-le-qatar-200804222292.html

 

Avouerais-je ma perplexité en lisant cet article?

On se souvient en effet du soutien massif de l’Ethiopie au gouvernement anti-islamiste somalien, soutien qui n’a pas été prolongé par un plan Marshall international pour la Somalie ainsi que je le réclamais dans mon premier blog et qui aurait peut-être évité les actes de piraterie aux large des côtes somaliennes.

Notre réflexe premier était de prendre partie pour l’Ethiopie, mais n’ayant jamais entendu parler de contentieux entre ces pays, ni entendu parler de soutien qatariote à l’islamisme nous avons fait une enquête historique (voir ci-dessous) qui nous a dissuadé d’adhérer à la thèse éthiopienne

Mais le fait reste : la rupture des relations diplomatiques.

Peut-être aurons-nous bientôt la vraie raison !

par michel baran publié dans : POLITIQUE ETRENGERE
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Mercredi 30 avril 2008

La péninsule qatarie n'entre véritablement dans l'histoire qu'au milieu du XIXe siècle, lorsque s'y établit un pouvoir autonome. Elle est auparavant l'objet de la rivalité opposant Bahreïn et Abou Dabi. À partir de la fin du XVIIIe siècle, elle est ainsi gouvernée depuis Bahreïn par la tribu al-Khalifah. Le pouvoir passe ensuite aux mains d'une famille de négociants enrichis par la pêche perlière, la famille al-Thani, fortement influencée par le réformisme wahhabite. Mohammed al-Thani fonde à Doha une dynastie que reconnaissent les Britanniques, en 1868. En 1872, cependant, la péninsule passe sous l'influence de l'Empire ottoman. En 1913, un accord est conclu entre Britanniques et Ottomans, redéfinissant les zones d'influence dans la région. La domination britannique sur le Qatar est consacrée, en 1916, par un traité de protectorat : l'émir, en échange de la protection britannique contre la puissance menaçante d'Ibn Séoud, accorde à la Grande-Bretagne une exclusivité sur les concessions pétrolières. Les premières découvertes de gisements pétrolifères dans la région, à Bahreïn en 1932, soulèvent la question de la délimitation précise des frontières. Il s'agit de définir les territoires de prospection et d'exploitation des compagnies pétrolières, l'Américaine SOCAL (Standard Oil Company of California) a obtenu d'Ibn Séoud la concession du Hasa, en territoire saoudien, tandis que la concession qatarie est échue à la Britannique APOC (Anglo-Persian Oil Company). Définir la frontière revient à tracer la séparation entre les deux concessions. Se pose en outre la question de l'accès à la mer ; le port d'Al-Udaïd est revendiqué par l'Arabie Saoudite, le Qatar et Abou Dabi. L'accord sur les frontières n'intervient qu'en 1965.

 

Le Qatar proclame son indépendance lorsque les Britanniques quittent la région du golfe Arabo-Persique en 1971. Il devient membre de l'Organisation des Nations unies. Alors qu'il prévoit au départ de se joindre à la fédération des Émirats arabes unis, il opte finalement pour une indépendance séparée. En 1972, l'émir qui dirige le pays, Ahmad ibn Ali al-Thani, est détrôné par son cousin, Khalifa ibn Ahmad, sous le règne duquel le pays est modernisé (introduction de nouvelles industries telles que l'acier et les engrais). En juin 1995, il est à son tour détrôné par son fils aîné, Ahmad ibn Khalifa, ministre de la Défense et prince héritier. Le nouvel émir obtient le soutien de la famille royale, puis la reconnaissance de la communauté internationale.

 

Cheikh Ahmad poursuit la politique étrangère menée par son père en direction de l'Arabie saoudite, avec laquelle les relations se sont distendues durant ces dernières années. Ainsi, si le Qatar a participé à la coalition levée contre l'Irak en 1991 (voir Golfe, guerre du), il n'en demeure pas moins partisan du retour de l'Irak sur la scène internationale. Parallèlement, le Qatar est le premier pays arabe du Golfe à conduire des négociations avec Israël en vue d'une normalisation des relations diplomatiques. Cette politique étrangère différenciée s'inscrit dans un contexte de tensions quasi permanentes avec ses voisins du Golfe, en raison de problèmes frontaliers récurrents.

 

En 1986, le contentieux avec Bahreïn est ravivé lorsque les forces qataries occupent l'îlot de Fecht el-Dibel, finalement détruit aux termes d'un accord de paix. La découverte de gisements pétroliers, au début des années quatre-vingt-dix, est le prétexte de nouveaux différends territoriaux concernant les îles Hawar. Le règlement proposé par la Cour internationale de justice en mars 2001, statuant en faveur de Bahreïn, est finalement accepté par les deux pays. En 1992, pour la même raison, l'accord de 1965 entre le Qatar et l'Arabie saoudite est également remis en cause. Un nouvel accord intervient l'année suivante mais la puissance saoudienne demeure inquiétante pour l'émir qatari. En novembre 1997 se tient à Doha la quatrième conférence économique pour l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient. En mars 1999, un conseil municipal consultatif unique est élu au suffrage universel.

 

 

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par michel baran publié dans : HISTOIRE
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Mercredi 30 avril 2008

Soudan-Tchad: Réunion de suivi de l'accord de Dakar

La commission des experts militaires pour le suivi de l'exécution de l'accord de paix de Dakar entre le Tchad et le Soudan a entamé sa réunion lundi dans la capitale libyenne, avec la participation des représentants de la Libye, de l'Erythrée, du Congo, du Sénégal, du Gabon, du Tchad et du Soudan.

 

Deux délégués de la Communauté des Etats Sahélo-Sahariens (CEN-SAD) de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEAC) ont également pris part à cette rencontre, qui a notamment permis de préparer la réunion des ministres du Groupe de contact chargé de l'exécution de cet accord, prévue le 13 mai prochain à Tripoli.

 

Le chef de la délégation libyenne, le général Hadi Muftah Lajili, a précisé dans une intervention lors de la séance d'ouverture, que cette réunion intervient en complément des efforts déployés par le guide Mouammar Kadhafi en vue de l'instauration de la sécurité et de la paix entre le Soudan et le Tchad.

 

Il a rappelé la décision du 10ème sommet de l'Union africaine (UA) d'Addis-Abeba chargeant le guide libyen et le président congolais Denis Sassou Nguesso, de contenir les événements au Tchad et du suivi de la situation entre ce pays et le Soudan.

 

Pour assurer la bonne marche des choses, le responsable libyen a appelé à la mise en place d'un mécanisme de travail pour la force de maintien de la paix et de la sécurité et de contrôle des frontières tchado-soudanaises, formée sur la base de l'accord de Dakar.

 

De son côté, le conseiller du président Denis Sassou Nguesso à la Paix et à la Sécurité en Afrique et chef de la délégation congolaise, le général Mokoko Jean-Marie Michel, a appelé à mettre cette réunion au service de la paix "à laquelle aspirent les populations du continent africain et à la réalisation de la concorde entre les Soudanais et les Tchadiens".

 

Pour sa part, le chef de la délégation soudanaise, le général Mohamed Atta Maoula, a souligné l'engagement total de son pays à exécuter les accords de paix signés entre les deux pays, et en particulier celui signé le 13 mars dernier à Dakar, qui stipule la formation de points de contrôle des frontières et l'envoi de forces de défense à ces points.

 

Il a également souligné la nécessité de l'accélération du déploiement de ces forces, "vu qu'elles représentent le seul moyen d'arrêter la dégradation de la situation sécuritaire entre les deux pays et de traiter tous les obstacles qui gênent l'application des accords de Tripoli et de Dakar".

 

Quant au chef de la délégation tchadienne, le général de division Ngomine Beamadji, coordinateur militaire au ministère tchadien des Affaires étrangères, il a réitéré l'engagement de son pays à exécuter les accords de paix signés à Tripoli et à Dakar.

 

Il a formulé le voeu que la réunion "réalise des pas pratiques contribuant à la reprise des relations d'amitié et de coopération entre N'Djamena et Khartoum".

 

Le chef de la délégation sénégalaise, chef d'Etat major particulier du président Abdoulaye Wade, le général de division Antou Pierre N'Diaye, a insisté sur la nécessité d'étudier les problèmes ayant conduit à la non mise en oeuvre des accords antérieurs.

 

Sur la médiation du chef de l'Etat sénégalais Abdoulaye Wade, les présidents du Tchad Idriss Déby et du Soudan Omar El Béshir, avaient signé un accord de non agression le 13 mars à Dakar, sixième accord du genre après celui de Tripoli.

 

Les deux parties s'accusent mutuellement, rappelle-t-on, d'armer des groupes rebelles de part et d'autre de leurs frontières communes pour déstabiliser le régime de l'autre.

 

Tripoli - 28/04/2008

 

Panapress

 

http://www.afriquenligne.fr/actualites/securite%11conflit/soudan%11tchad:-reunion-de-suivi-de-l%27accord-de-dakar-200804292622.html


Pour le dire franchement, bien que je souhaite la paix, je n’y crois pas.

En effet, ces deux régimes sont dictatoriales, ont des problèmes internes, (voir archives) et ont donc tout intérêt à dériver le regard de leur population vers un ennemi réel ou factice. En un mot ces régimes se renforcent mutuellement par la guerre

On m’objectera peut-être qu’avec les troupes multinationales aux frontières de ces Etats ils ne pourront plus jouer à ce jeu cynique. Erreur ! la frontière est longue et poreuse, un contre exemple existe : la FINUL n’a jamais empêché les confrontations entre le Hezbollah et Israël

Une véritable paix exigerait le renversement de ces deux Etats déloyaux envers leurs peuples

par michel baran publié dans : POLITIQUE ETRENGERE
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