Afrique Australe Namibie Le PAP satisfait du projet de réunion sur la crise alimentaire
Lusaka, Zambie - La présidente du Parlement panafricain (PAP), Gertrude Mongella, a accueilli avec satisfaction l'information selon laquelle, les Nations unies vont débattre de la crise alimentaire en Afrique.
Mme. Mongella a noté que le Parlement panafricain, lors de sa neuvième session ordinaire cette semaine à Midrand, en Afrique du Sud, a consacré énormément de temps à cette question qui a fait l'objet d'une très longue discussion.
"Le PAP considère que cette question est si sérieuse qu'elle doit conduire le Dr Jacques Diouf, directeur de l'Organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO) à faire au Parlement un compte rendu sur les informations dont il dispose", a estimé Mme. Mongella dans un communiqué de presse rendu public par le PAP et dont la PANA a obtenu une copie ce samedi à Lusaka.
"Il est clair que la situation est terrible et les membres du Parlement panafricain ont réclamé, à mon instar, une série d'interventions à mettre en oeuvre par les gouvernements partout sur le continent mais aussi dans le monde entier".
Selon elle, il est inacceptable que des millions d'Africains, mais aussi les pauvres dans d'autres régions du monde, soient affectés par l'envolée des prix des denrées essentielles et continuent à souffrir de la faim chaque jour alors que le spectre de la famine se rapproche davantage.
"Au nom de ce Parlement, je demande aujourd'hui que les systèmes de réponse internationale rapide soient examinés afin de s'assurer qu'une aide appropriée et rapide est préparée dès maintenant".
Pour Mme. Mongella concernant l'Afrique, il est reconnu que l'origine de la crise est complexe, la pauvreté, la mauvaise gestion de l'agriculture, les règles commerciales injustes et le changement climatiques ont tous contribué, en partie, à cette situation.
Les membres du Parlement qui assistaient à la session de cette semaine ont clairement fait savoir que durant ce débat, l'Union africaine, les Nations unies et les autres organismes internationaux compétents doivent accorder la priorité aux questions liées au développement de l'agriculture.
Surtout les députés ont reconnu que l'octroi de moyens aux femmes dans le secteur était essentiel, et maintenant urgent, pour sortir de la crise.
Dans beaucoup de pays, les femmes sont, en réalité, la cheville ouvrière de la production agricole.
"Nous ne devons plus nous contenter de paroles à l'heure actuelle. La question de l'insécurité alimentaire figure dans l'agenda international depuis des décennies. Cette crise est non seulement une crise africaine, mais c'est aussi une crise mondiale", a ajouté la présidente du PAP.
Pour elle, une approche coordonnée et intégrée était indispensable pour étudier les solutions à moyen et long termes immédiates qui s'attaquent aux racines de cette crise en Afrique et ailleurs dans le monde.
Lusaka - 17/05/2008
Pana
Tout le monde connaît les causes de la famine africaine, je les ai pointé dans de trop nombreux articles, alors pourquoi cette perte de temps en discussion ? pense-t-on que les grands projets seront plus à mêmes de combattre la famine plutôt que des réalisations ponctuelles entre deux ou trois pays ?