Jeudi 9 octobre 4 09 /10 /Oct 15:13

BANGKOK (AFP) — La crise politique s'est nettement aggravée mardi en Thaïlande où au moins une personne a été tuée et 410 blessées dans des affrontements entre policiers et manifestants antigouvernementaux qui ont organisé un blocus du Parlement à Bangkok.

 

En début de soirée, l'armée a été appelée en renfort et des soldats non armés ont commencé à se déployer dans la capitale.

 

Le chef de l'armée, le général Anupong Paojinda, a demandé à la population de "ne pas paniquer", assurant que ses troupes ne fomenteraient pas un "coup d'Etat".

 

Pendant toute la journée, la police a tenté de disperser des milliers d'opposants en faisant abondamment usage de gaz lacrymogènes, parfois en tirs tendus, selon des témoins.

 

Des manifestants ont pour leur part renversé des véhicules et utilisé des armes à feu dans certaines avenues autour du Parlement transformées en champ de bataille, selon des journalistes sur place.

 

Au moins quatre policiers ont été blessés par balle et quatre autres ont reçu des coups de couteau, a précisé la police.

 

Un hôpital a confirmé la mort d'une manifestante âgée d'une vingtaine d'années. Un homme a aussi été tué par l'explosion d'une bombe dans une jeep Cherokee non loin du Parlement, selon un colonel, qui n'a pas formellement lié ce décès aux désordres.

 

Un centre national d'urgence a actualisé le bilan des violences de la journée, faisant état de 410 blessés, dont 49 ont été hospitalisés.

 

En dépit de la gravité de la situation, le Premier ministre thaïlandais Somchai Wongsawat, élu il y a à peine trois semaines au Parlement, a refusé d'envisager la proclamation de l'état d'urgence.

 

"Non, je ne pense pas à cela du tout", a-t-il déclaré en excluant également toute démission pour l'instant.

 

Son vice-Premier ministre, Chavalit Yongchaiyudh, qui était en charge de négociations avec les manifestants, a quant à lui présenté sa démission, affirmant que le recours à la force "n'était pas conforme" à ce qu'il avait "promis".

 

Pendant plusieurs heures, les protestataires ont réussi à bloquer toutes les issues du Parlement, piégeant à l'intérieur des centaines de parlementaires venus écouter la première déclaration de politique générale de M. Somchai.

 

M. Somchai, 61 ans, a prononcé son discours, mais a été boycotté par les parlementaires de l'opposition, qui ont dénoncé une "utilisation excessive de la force".

 

Le Premier ministre a ensuite dû escalader une grille pour s'échapper du Parlement et ce n'est que dans l'après-midi que les forces de l'ordre ont réussi à en débloquer certains accès, permettant aux députés de s'enfuir à bord de véhicules qui les attendaient.

 

Les manifestants appartiennent à "l'Alliance du peuple pour la démocratie" (PAD), coalition d'opposants d'obédience royaliste qui occupe depuis le 26 août le siège du gouvernement.

 

A la tombée de la nuit, la plupart des manifestants sont retournés dans leur campement devant les bureaux du Premier ministre, selon des témoins.

 

La PAD, qui compte parmi ses dirigeants des hommes d'affaires, d'anciens officiers et des syndicalistes, a juré de poursuivre son mouvement tant que le Parti du pouvoir du peuple (PPP) serait au gouvernement.

 

Le PPP est dominé par des alliés de Thaksin Shinawatra, qui a gouverné la Thaïlande de 2001 à 2006 avant d'être renversé par des généraux royalistes et de se réfugier en Grande-Bretagne à la suite d'accusations de corruption.

 

Somchai Wongsawat n'est autre que le beau-frère de M. Thaksin. Il a été élu Premier ministre par le Parlement le 17 septembre, en remplacement de Samak Sundaravej, contraint de démissionner.

 

La tension politique est remontée en Thaïlande lorsque deux leaders de la PAD ont été arrêtés séparément vendredi et dimanche.

 

Le PPP a pris la tête du gouvernement à l'issue des législatives du 23 décembre 2007, premières élections depuis le putsch contre M. Thaksin qui a demandé l'asile politique à Londres.

 

http://afp.google.com/article/ALeqM5irH0wft3VjBy9c1Jf_bSuIKwyMhQ

 

La réaction capitaliste antipatriotique thaïlandaise voulait prendre sa revanche en arrêtant les meneurs de la résistance et elle va immanquablement perdre le pouvoir

Ceux qui ont suivi mes comptes-rendus d’aout/septembre connaissent la ténacité des patriotes face aux corrupteurs et au mur d’argent international

Cette résistance concerne au premier chef la France et toute es nations qui ne veulent pas être asservies par l’argent roi du monde et veulent imposer la probité et l’intérêt national

Par michel baran - Publié dans : POLITIQUE ETRENGERE - Communauté : Communauté de l'opposition
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