Lundi 5 janvier 2009

UNE INITIATIVE POUR LA PAIX ENTRE ISRAEL ET L'IRAN

 

Il est indispensable de lire toute la page sur la fête de Pourim pour comprendre cette importante question.

 

Cette page a été modifiée le 4 janvier 2009 et actualisée. En effet, le moteur du combat contre "l'Etat sioniste d'Israël" comme disent ses ennemis n'est pas mené par la population palestinienne de Gaza mais par la forme et composition du gouvernement actuel de l'Iran et ses courroies de transmission qui s'appuient sur un extrêmisme religieux sanguinaire qui cause des milliers et milliers de morts en de nombreux pays et parmi les musulmans eux-mêmes et veut étendre cela au monde entier face à tous ceux qui n'optent pas pour leur conception particulière de l'islam. Il faut comprendre ce mouvement dans ses bases historiques.

Face à cela, des deux côtés et chez tous les Etats qui interviennent pour leurs propres avantages et stratégies, le tout par les moyens uniquement militaires et politiques (l'humanitaire n'étant presque toujours qu'un outil tactique), notre ligne est entièrement différente: elle est basée sur l'essentiel, les valeurs de chacune des deux parties et la compréhension réelle anthropologique. Nous pensons que sans cela, aucune solution politique ou militaire, même victorieuse, n'aboutit à rien. Pour moi-même, je nomme cette approche "Efficacité complète sans animosité", en hébreu Yéîloute chéléma béli tinah".

 

Côté juif.

Vous le verrez, notre base et justification de position juive repose sur le rôle d'Israël parmi les nations qui se situe dans l'axe de la Création commune et de l'amélioration de la Création par le rôle spécifique de la Torah accepté par le peuple juif comme un service global vers toute l'humanité et non comme une entreprise de conversion ni de supériorité ni de domination envers les autres. Mais aussi notre base est le Livre d'Esther et un fait essentiel totalement passé sous silence.

Le voici.

 

Il est écrit dans la michna (recueil antique des enseignements essentiels et étudié encore aujourd'hui par tout Juif, lien ici et second lien important ici) dans la partie intitulée Middot, chapitre 1, paragraphe 3) et qui est repris dans le Traité Ménahot du Talmud, page 98a: "(Hamicha chéarim hayou lé Har ha Bayit, Il y avait 5 portails au Mont du Temple, les deux portails de 'Houlda... Chaâr hammizra'h, le Portail oriental, âlav Chouchane habbira Tsoura, sur lui une image de Chouchane la capitale, ché bo Cohén gadol... et là le Grand Prêtre fait...)".

 

J'explique ce fait capital: au Temple de Jérusalem, une image représentant Chouchane (aujourd'hui, Sous ou Soussa ou Shosh, capitale de la Perse, l'Iran, était placée de façon ostensible, honorée, en ce lieu saint, le plus saint et sacré où les règles de pureté sont très importantes. Il s'agit donc d'une  relation qu'il ne fallait pas cacher mais au contraire enseigner absolument à tout Juif passant et venant au Temple pour les actes les plus importants reliés à D.ieu, enseigner là ce qu'il y a entre la Perse et le peuple juif ou, plus exactement, entre la Perse et le peuple juif et le rôle du Temple dans l'économie de toute la Création et pour sa réussite. Ce rôle n'étant attribué à aucune autre nation. Mais ce n'est pas seulement la nation, c'est avec la capitale qui dirige ce peuple, avec ses dirigeants et représentants quels qu'ils soient.

 

Aujourd'hui, en Israël, beaucoups de Juifs et institutions étudient et commencent à faire revivre progressivement les enseignements concernant le Temple. Celui-ci n'a pas encore était repris: nous le faisons ici et nous en éclairons l'importance pour la paix de monde et le bonheur des peuples, afin que les racines cachées des guerres s'estompent et que les racines de la paix se découvrent. Les théories politiques les meilleures sur le plan des intentions sont absolument inefficaces tant qu'elles restent ignorantes des richesses profondes, anthropologiques qui meuvent puissamment les peuples.

 

Qu'est Soussa, aujourd'hui Shosh, ou Chouchane  dans les textes juifs, ou Suze en français.

Par exemple, dans le journal Al-Wefaq du 7 Avril 2002, Shehnaz Mohammedi le Directeur du Département de la Culture de ce qu'on appelle en Iran "la ville de Shosh Daniel" (du nom du Prophète Juif révéré autant par les Musulmans, donne ces précisions: 26235 personnes ont visité la ville pendant les deux dernières semaines dont 512 étrangers venant de France, Allemagne, Japon, Corée et autres pays. Expliquons.

 

 

Ce n'est pas une question historique antique. Pour bien situer l'actualité de cette question, apprenez que le gouvernement iranien a fait l'honneur insigne de placer dans le Patrimoine National iranien les tombes d'Esther et de Mordékhaï en... 2008. Un événement positif et considérable pour l'histoire de l'Iran-Perse et pour les relations du judaïsme et de l'Iran. Il nous faut comprendre la signification mondiale de cet événement et sa place dans l'histoire biblique mais aussi mondiale globale. La diplomatie devrait, c'est un minimum, être au courant de l'importance de ces dimensions culturelles, identitaires, historiques, anthropologiques. Ce n'est aucunement le cas jusqu'à maintenant, surtout que la diplomatie israélienne est engoncée dans une conception laïque étroite qui ignore tout cela, contraiement à ce qui se passe dans les autres pays laïcs mais qui n'en sont plus nulle part au laïcisme fermé et agressif. Et à nouveau le palais du Roi s'ouvrira, va s'ouvrir pour le bien des deux peuples et des autres, comme il a dit à Esther (7,2): "Fais moi connaître ta demande, reine Esther, et elle te sera accordée. Même si c'est jusqu'à la moitié du royaume, Je te la donnerai". Et la porte bloquée dans les ténèbres s'ouvrira pleinement, cela dépend de nous.  Développons la lumière comme pour cette maison que j'ai photographiée à Jérusalem. Ouvrons la porte. Je vais  vous faire part de tout ce dossier digne de la lumière de 'Hanouca.

 

D'abord, voici un dessin que j'ai réalisé sur le verset de Esther 8,17:

en hébreu: "la Yédoudim hayéta ora vé sim'ha vé sassone viqar"

en persan: "Barôyé Yéhoudiha boud nour ou châdi vou chôdmani vou ekhtérom..."

comme ils l'ont probablement dit aussi alors devant tous les habitants, dévoilant depuis le caché (sens du nom Esther-sétér) placé dans la langue profane le secret (sod) du bon final qui se dévoile dans l'hébreu.

Et en français: "pour les Juifs, ce fut lumière et joie et réjouissance et gloire".

 

Sur Modia, vous avez déjà pu apprendre l'hébreu, l'araméen, lire l'écriture antique de l'hébreu avant sa forme actuelle prise de l'écriture de l'araméen, lire les manuscrits anciens sépharades, un peu de ladino, le sens des noms juifs, la langue parlée des Tunes, etc, etc, et voici que vous parvenez à lire la langue parlée par Esther et Mordékhaï dans la ville du roi de Perse! C'est le Juif, cette dispersion et ses retrouvailles.

"Barôyé (Pour) Yéhoudiha (les Juifs) boud (ce fut) nour (lumière) ou (et) châdi (joie) vou (et) chôdmani (allégresse) vou (et) ekhtérom (gloire, respect)...". Les membres du Sanhédrine de Jérusalem comprenaient les 70 langues du monde sans avoir besoin d'interprète, car le Temple est une fonction de lumière pour toutes les nations. Juifs, il nous faut retrouver le sens de cela. Et dépasser le sionisme de particularisme fermé ou de négation de soi ou de refuge. Et les non-Juifs des nations apportaient des sacrifices au Temple. Et le Talmud dit que les grands du monde entier rivalisaient pour avoir une demeure sur la terre d'Israël. Un jour, tout cela reprendra sens, en Israël ne sera plus vu comme ce qu'il n'est pas: seulement le regroupement des Juifs dû aux menaces des nations. Quand ces nations le comprendront, tout se résoudra. Et elles ne le comprendront que lorsque Les Juifs en Israël y vivront selon la gloire du Créateur, la justice, la fraternité, la non-négation de l'identité et le motif de leur présence en ce lieu.

 

J'ai exprimé cette ligne exprimée en mots, par un autre langage, ce dessin sous forme de tapis persan; plus qu'un discours, celui qui ressent de l'intérieur parce qu'il appartient à l'une de ces anthropologies et cultures y trouvera immédiatement qu'il est compris dans ses propres référents. En haut du dessin, le début de la Torah sur la création de l'univers entier: "Au commencement, D.ieu créa les ciels et la terre"; cela est normalement en bleu, couleur qui unit notre univers à la pierre du Siège de la Gloire comme le dit le Talmud.

Et au centre, en arabe j'ai écrit le texte classique: "D.ieu est la lumière des cieux et de la terre. Lumière sur lumière. Il conduit qui il veut vers Sa lumière". La couleur est celle de cette culture.

Et en bas, c'est la reprise de ce thème mais simplement dans la traduction exacte en persan de la phrase qui est en haut et indique le plan initial et final de D.ieu sur nous. Cela en bleu également comme l'est souvent l'architecture de cette culture, y compris le tombeau de Daniel en Iran.

 

Ces trois paroles (hébreu-Torah, persan-tradition multimillénaire, arabe-islam plus récent) sont en harmonie, et, un jour, elles se reconnaîtront comme telles et en lien affectif et de respect. Le tout dans la délicatesse. Et dans des liens paisibles et d'amour.

 

C'est notre seule politique. Elle est bâtie sur et dans les anthropologies et le plan divin.  Celui  qui ne cherche pas à comprendre les peuples dans leurs véritables dimensions les meilleures n'a pas compris l'enseignement des membres du Sanhédrine de Jérusalem, et les autres ne peuvent pas le reconnaître non plus. Le texte central en arabe, je l'ai commenté déjà dans ma thèse de doctorat d'Etat en 1992 avant mon alyah et j'y expliquais l'influence de la culture sur le rêve de l'individu particulier, cela sur la base des commentaires classiques arabes dans leur langue littéraire. Cela m'a permis de former en Israël des psychothérapeutes arabes avec les instruments conceptuels de leur propre culture et des dynamiques intrapsychiques de leurs patients dans leur culture. Le respect passe par là. Je n'ai pas eu d'autre "politique". Et je peux témoigner que dans les congrès scientifiques internationaux sur la psychologie des conflits, j'ai toujours reçu un grand respect de la part des collègues de ces cultures qui se découvraient compris dans notre différence et dans leur langage et culture par un scientifique également cohérent avec son anthropologie psychologique et religieuse particulière sans se camoufler ni se nier. Et sur ces thèmes "explosifs", je fus alors interviewé normalement et respectueusement en direct sur la radio d'un de ces pays arabes en conflit militaire direct avec Israël et l'interview commença par ces mots: "vous être professeur dans une université israélienne, vos travaux portent sur la psychologie de la violence et de la coexistence, vous habitez Jérusalem et vous êtes un Juif religieux, que pouvez-vous nous dire de..." Cela est loin de simple slogans politiques flattant l'adversaire dans sa ligne avec le slogan simpliste de la paix maintenant.

 

Sur le dessin, la traduction en iranien est placée en résonance bleue avec le haut comme l'union d'Esther et du roi de Perse ou de Cyrus.

Et ces Iraniens défendent depuis plus d'un millénaire leur langue et leur culture originale face à ce qu'ils nomment encore l'invasion et l'occupation arabe qui a essayé mais n'a jamais réussi à détruire leur langue, cela  exactement comme les Juifs ont toujours maintenu leur hébreu, l'immense littérature en témoigne, contraiement à la nouvelle légende anti-juive bâtie par des idéologue voulant faire accroire à une résurrection magique d'un idiome oublie alors qu'il ne s'agissait que d'une extension dans l'actualité.

 

Et leur différence revendiquée par les Iraniens éclate en déplacement refoulé dans le conflit chiites/sunnites, derrière l'apparence de similitude. Tout est donc très relié mais complexe et doit être connu pour agir positivement sur l'histoire. L'avancée sérieuse et progressive  dans la langue persane et dans leurs oeuvres m'a permis de mieux comprendre leurs modes de raisonnement et de parole qui sont la plupart du temps méconnus par les Occidentaux avançant dans leurs relations mondiales seulement par l'ambition et la corruption du commerce, de l'argent et des armes... et ne comprennent pas pourquoi ils sont refusés.

Il fallait analyser tout cela pour rechercher la paix à venir.

 

Il faut aussi décrire tout cela pour que les Iraniens ne s'imaginent plus que le pays d'Israël aurait été bâti par les Occidentaux sur la terre palestinienne sans aucune base historique. Le dialogue ne se fera que sur la base commune anthropologique et historique authentique.

Je vous donne un exemple imprévu et probant. Aux jours de Pessah, les Juifs revenus des pays entourant l'Iran se réunissent en congrès en Israël et chantent dans les fêtes dans leur langue... qui est encore l'araméen comme notre talmud. Je vous fais donc part d'une expérience que j'ai eue il y a bien des années à Beyrouth. Des collègues scientifiques libanais qui m'hébergeaient avaient réuni pour nous rencontrer leurs amis qui étaient des hautes autorités locales et religieuses de la région. Dans l'échange cordial, ils me disent: "nous vous apprécions mais il faut quand même reconnaître que les Juifs ne sont pas de la région et n'y sont venus qu'apportés par les gouvernements d'occident et encore plus après la Choa. Qu'avez-vous à dire?". Je leur ai répondu ceci: "Je vais vous dire seulement le texte qui est la base de notre peuple" et je leur ai récité en araméen les premiers versets du premier chapitre de la Torah. Ils m'ont interrompu: "mais vous connaissez notre langue?!". Je leur ai répondu en expliquant que les Juifs ont parlé et étudié sans interruption en araméen car ils sont de la région, que les Juifs ont aussi il y a des millénaires choisi de lacher leur écriture hébraïque initiale pour adopter l'écriture araméenne, qu'ils n'ont jamais été absents de la région malgré l'expulsionde la majorité de leur population mais qu'ils ont aussi toujours jéjourné dans leur pays (une armée d'Israël existait encore cinq siècles plus tard et à participé aux batailles entre Rome et Bizance et il y a des centaines de restes des synagogues sur la terre d'Israël datant de l'ère actuelle commune, etc.). Leur représentation des Juifs fut nouvelle et différente, et une communauté historique et anthropologique apparaissait. Le travail à réaliser est immense sur ces bases.

Il faudra bien avoir ce même type de dialogue avec les Iraniens, et non pas seulement un dialogue de marchands de haute technologie et de marchands d'armes comme ce fut le cas jusqu'à maintenant du temps du Shah entre eux et les Juifs.

 

Alors, les Iraniens entendront que notre amour de Jérusalem que leur Roi Cyrus a compris et respecté est dit en chaque cérémonie de mariage par tout Juif. Je leur en donne la preuve de cette parole en la mettant ci-dessous avec sa traduction en persan. C'est l'approche qu'il faut avoir, et tout diplomate israélien devrait être expert dans ces anthropologies et non pas faire de la langue de l'autre une seule langue de politique et de commerce. Les membres du Sanhédrine nous l'ont enseigné. Ils travaillaient à l'amélioration de la Création en véritables ethnothérapeutes ;-) Je les écoute et travaille donc jour après jour et laborieusement ces édifices linguistiques qui nous entourent, la véritable parole de ces peuples, comme tout psychothérapeute le fait de la langue de ses co-analysants. Car notre coexistence ne peut passer que par là. C'est terriblement laborieux, mais "le peuple du Talmud et du Livre" en est tout-à-fait capable...

 

Serez-vous convaincus par ceci:

- les Juifs comptent les jours de la semaine comme ceci: Chabbate, puis "Jour premier dans le Chabbate" (Yom richone), etc.

- les Iraniens comptant ainsi les jours de la semaine: comme pour les Juifs, leur premier jour est nommé Chambé ou Chanbé suivant les prononciations locales (!), puis le "dimanche" de la civilisation chrétienne dans le calendrier occidental dit grégorien, est pour les Iraniens "Jour premier dans Chambé (Yék Chambé).

Le lundi est, comme pour les Juifs (Yom chéni, Jour deuxième dans le Chabbate), et pour les Iraniens "Do Chambé, Jour deuxième dans Chambé".

Le mardi est, comme pour les Juifs (Yom chélichi, Jour troisième dans le Chabbate), et pour les Iraniens "Sé Chambé, Jour troisième dans Chambé".

Le mercredi est, comme pour les Juifs (Yom révii, Jour quatrième dans le Chabbate), et pour les Iraniens "Tchahar Chambé, Jour quatrième dans Chambé".

Le jeudi est, comme pour les Juifs (Yom 'hamichi, Jour cinquième dans le Chabbate), et pour les Iraniens "Pandj Chambé, Jour cinquième dans Chambé".

Le vendredi est, comme pour les Juifs (Yom chichi, sixième dans le Chabbate), et pour les Iraniens "Djom-é , Jour sixième dans Chambé".

 

On comprend alors le malentendu basé sur l'ignorance et la non communication car elle n'a pas été bâtie. On en est encore dans la phase où Esther est cachée chez eux, c'est une situation très profondément significative. Le travail est à faire. Mais n'oublions pas qu'il a été réalisé alors par Esther et Mordékhaï puis avec modestie par la repentance et la prière et le jeûne du peuple juif mais non pas par la propagande politique. Ces points à rectifier sont donc tellement clairs et simples à corriger. Sinon, dans l'ignorance des deux parties, on arrive fatalement à une situation pathologique dont chacun, dans son ignorance devient terrible et coupable. Voici alors le discours du Chef de gouvernement iranien, non éclairé sur tout ce que avons en commun et que nous avons souligné, le 15 avril 2006, sur le site officiel iranien IRNA:

 

Il est clair qu'il n'y a pas de solution dans ce dialogue sur la seule base d'un sionisme politique sans aucune base juive, avançant par le commerce et les armes défensives et suscitant un choc culturel non géré et devenant explosif.

 

Avançons encore dans notre démarche.

 

J'ai réalisé aussi cet hommage ci-dessous sur tapis persan et j'ai écrit le texte en persan dans un cadre qui a la forme de la découpe du mausolée de la tombe d'Esther et Mordékhaï. Les deux arbres de vie et les deux fleurs sur le tapis symbolisent ces personnages magnifiques en duo. Le texte est celui de la méguilate Esther. Son nom en haut. Et, en-dessous: "Un homme juif était dans Chouchane (Soussa, encore aujourd'hui) la capitale et son nom Mordékhaï". Cette tombe est à Hamadan. C'est un batiment en briques majoritairement et des pierres, bâti au 13e siècle dans le style islamique sur le bâtiment précédent. L'intérieur est en boiseries et il y a d'anciens rouleaux de la Torah. Esther y est dite épouse de Khashayarch, nom persan du roi cité dans la méguila. La ville de Hamadan se trouve à l'Ouest de l'Iran, côté Iraq, au-dessus de Borujerd, des villes qui avaient des communautés juives depuis toujours. A 330 km à l'Ouest de Téhéran.

 

 

(Autres dessins de l'auteur: http://www.modia.org/galerie/dessins.html)

 

La présentation historique de l'Iran

 

Ce pays s'appela la Perse jusqu'au 21 mars 1935 où elle devint l'Iran. L'archéologie a montré qu'il y avait la présence humaine il y a environ 100.000 ans, et que des cultures y existaient il y a environ 15000 ans et il y a 6000 il présentait une agriculture sophistiquée et développée et de grands centres urbains. Bien que la Perse fut envahie par les Mongols, les Arabes et les Turcs, la Perse a toujours maintenue son identité propre. Et elle a défendu sa langue jusqu'aujourd'hui, même si les Arabes lui ont imposé les caractères de l'écriture arabe; et nombreux sont en Iran qui dans le choix de divers signes graphiques préfèrent encore les signes iraniens non arabes. Le persan a rayonné sur toute la région et le persan ou farsi fut à certaines époques la langue administrative et diplomatique jusqu'en Extrême-orient. De plus, la langue hindi de l'Inde, l'indonésien, le malais, le thaï, par exemple et bien d'autres comportent aujourd'hui de nombreux mots de farsi (iranien).

Les quelques grandes dynasties furent celle des Achaemenids (-559-330) fondée par Cyrus qui décrêta le retour des Juifs à Jérusalem et la reconstruction du Temple. C'est dire l'importance! Ensuite, une période grecque (-300-250) puis les Parthes (jusqu'en 226) puis les dynasties Sassanid (jusqu'en 651), l'invasion de l'Islam avec les conversions forcées par voie militaire, jusqu'aux tensions violentes et incessantes jusqu'à maintenant entre Sunnites et Chiites.

Le statut des Juifs fut variable, allant du statut de dhimmi sous l'Islam (domination mais organisation sociale pacifique autorisée de façon autonome) jusqu'aux persécutions, les conversions forcées, les périodes de calme, de statuts de fonctionnaires, de marchands, de conseillers.

 

Important pour situer : dans quel monde du calendrier vivent les iraniens

Ici les leaders politico-religieux du régime iranien (photos, CV,présentation, etc).

Tout sur l'Iman Khomeini vu d'Iran (photos CV, écrits, volontés,impact, etc).

L'Iran comme culture.

Les chaînes de TV iraniennes et les horaires et fréquences des nouvelles en français à la radio officielle

 

Ici le résumé d'une affaire injuste qui a secoué en 1999 la petite communauté juive iranienne, et qui n'est guère différente des craintes qu'elle a eues sous Aman:

 

10 juin. Un journaliste officiel déclare sur Radio Téhéran que l'Iran n'a pas diffusé de nouvelles de l'arrestation de 13 juifs, mais qu'elle a simplement rapporté une dépêche de la radio israélienne rapportant le fait.

11 juin. Déclaration officielle : ils seront jugés selon les lois de la République islamique (cela veut dire dans la reconnaissance des obligations internationales et donc de la loi islamique), les Juifs d'Iran vivent en paix, l'affaire devient une campagne de propagande internationale menée par les USA et Israël (cela veut dire que le courant extrêmiste au pouvoir veut casser à 6 mois des élections la tendance qui monte dans le public iranien de rapprochement avec l'Ouest, en créant un réflexe d'autodéfense nationaliste devant une attaque externe menaçante). Jusqu'ici le silence international voulait éviter ce piège.

11 juin.  Manouchehr Eliasi, le représentant de la communauté juive iranienne au  parlement Majles, déclare au quotidien modéré Entekhab : "nous demandons officiellement une justice de vérité pour les suspects. Si les résultats de l'enquête prouvent leur culpabilité, ils doivent être condamnés ; mais, au contraire,  si leur innocence est démontrée, ils doivent être immédiatement relachés... C'est la première fois que des Juifs sont arrêtés en Iran pour espionnage au profit du régime sioniste et nous espérons que cela n'est pas exact et qu'ils seront acquittés... Nous n'avons aucun contact avec le gouvernement israélien parce que nous faisons la distinction entre judaïsme et sionisme"...

12 juin. Des prédicateurs du Vendredi, jour de prière, disent que si la règle islamique est appliquée, la peine de mort pourrait être prononcée. Les plus agressifs parlent de placer les "coupables" devant le mur et de les descendre.

14 juin. Des responsables juifs iraniens affirment leur confiance dans les autorités iraniennes et la justice de leur pays, espèrent le réglement rapide du problème et affirment que les campagnes extérieures sont hostiles au régime iranien. (Il est clair que ces déclarations étaient nécessaires sur le plan intérieur).

Le leader noir américain Jackson qui a toujours été vanté par les autorités iraniennes pour ses initiatives, souvent contestées par le gouvement américain, a tenté d'être reçu par le représentant iranien aux NationsUnies, sans succès.

15 juin. Les autorités iraniennes ont déclaré que d'autres personnes ont été arrêtées en même temps que le 13 juifs pour espionnage dont des musulmans. (Cela indique l'efficacité des pressions internationales qui essaient d'adoucir l'extrêmisme du problème).

Nous avons alors organisé une campagne de prière et rendu compte aux lecteurs, jours par jour, du déroulement de l'affaire qui devint tragique et se termina heureusement par la libération des soi-disant suspects, après des périodes d'emprisonnement diverses.

Nous avons vécu cela au jour le jour comme dans le début de la méguilate Esther. Voici le contexte:

 

I - D'abord, pourquoi notre souci fut-il très vif  ?

Vous savez que, dans l'étude de la Torah que nous réalisons ensemble dans le Beit Middrache qu'est Modia, nous sommes sensibles à la mitsva qui rassemble toutes les autres, le sauvetage et le rachat des prisonniers sous toutes les formes (pidiyone hachevouyime) dans la vie internationale ou dans les violences familiales.

Nous avons été reliés en permanence au site de Ron Arad et des autres prisonniers et les portons quotidiennement dans nos coeurs et dans nos prières.

Nous savons pourquoi :

Maïmonide, le Rambam, écrit ceci dans MichnéTorah, fascicule Matenote Aniyim, Dons aux pauvres, 8,10 :

  "La mitsva de libérer les prisonniers précède la mitsva de subvenir aux besoins des pauvres,  de les nourrir, de les vêtir.

 Il n'y a pas de mitsva plus grande que le rachat des prisonniers

 car le prisonnier est celui qui a faim,

 est celui qui a soif,

 est celui qui est nu,

 est en danger de mort.

 Celui qui se ferme les yeux devant cette mitsva transgresse

 - les mitsvotes prescrites dans le livre Vayiqra de la Tora (chapitre19, versets 16 et 18 ; chapitre 25, versets 53 et 56 ; s'y reporter),

 - les mitsvotes prescrites dans le livre Devarim de la Torah 15, 7

 - les mitsvotes prescrites dans les Proverbes 24, 11 (s'y reporter) et beaucoup d'autres mitsvotes.

  Il n'y a pas de plus grande mitsva que celle de racheter les prisonniers".

 Citation exacte.

Donc, nous ne faisons pas de concessions sur ces cas.

Lisez également :

  - Lire dans le Choul'hane Aroukh de Rabbénou Yossef Caro, Ora'h 'Hayim 153 ;

  - Lire dans le Choul'hane Aroukh de Rabbénou Yossef Caro, Yoré Déa 251 ;

 - Lire dans le Séfér 'Hokhmate adame, règle 145, 152, 1 (le rachat des prisonniers précède mêmel'obligation d'étudier la Torah),

 - Lire dans le Séfér 'Hokhmate adame, règle 145 (le rachat des prisonniers précède même l'obligationde donner aux pauvres),

 - Lire dans le Séfér 'Hokhmate adame, règle 145 (qui n'assure pas le rachat des prisonniers transgresse de nombreusesautres mitsvotes de la Torah qui sont précisées en ce texte).

 

Il va de soi que le caractère précis de cette mitsva peut s'étendre aussi, dans la ligne du 'hésséd, dans la ligne de la bonté qui est la caractéristique divine, pourexercer notre aide et nos secours et notre énergie envers les différentes formes de prisons qui enferment des humains.

 

II - Le problème en Iran, mon analyse :

- comprendre par l'histoire, par la langue, par l'anthropologie, et par la géographie.

 

La situation des juifs d'Iran est la suivante :

L'Iran a toujours été un pays très sensible au coeur des juifs. Une première clef : ce sont les relations de deux amoureux qui seraient à la fois très passionnés (affectifs, attachés, explosifs et instables) et totalement logiques (menant parallèlement entre eux une politique la plus réaliste des intérêts militaires communs et géostratégiques communs). Supprimer l'un de ces pôles est se condamner à ne rien comprendre.

Ne voir que le problème palestinien tel que le présentent les médias de l'occident est stupide par l'étroitesse des vues.

 

Cyrus, empereur de Perse (-539)  l'emporta sur la Babylonie et permit avec Darius II en -423 la reconstruction du Temple (voyez Ezra 6, 14 et le livre de Ezra et celui de Néhémie et Isaïe 44, 28 - 45,1).

Voici la tombe de l'Empereur ou "Roi des rois" universel, Cyrus. Cette tombe est considérée par tout Iranien comme la preuve multimillénaire et bien avant l'islam de la grandeur de leur nation.La plupart des Occidentaux ignorent cette psychologie particulière qui est très sensible dans l'islam contemporain.

 

 

Pour vous indiquer la sensibilité aussi de cela,  plusieurs siècles après la conquête et l'occupation du pays par les Arabes islamiques qui ont imposé au pays d'abandonner leur écriture pour adopter obligatoirement l'écriture arabe qui est une torture pour la langue iranienne qui n'est nullement transmise par cette phonologie arabe, de multiples auteurs refusent d'utiliser les mots arabes dans leurs écrits alors que progressivement ils ont occupé 40% du vocabulaire local. Le plus grand de tous ces auteurs  est Ferdowzi, vénéré par tout Iranien et qui a écrit leur épopée pré-islamique. Mais, aujourd'hui encore, ce phénomène existe et le grand et long chant national Ey Iran (lien ici) que tous connaissent et chantent ne comporte que 3 (!) mots en arabe.

 

Voyons maintenant une autre donné, capitale.

La Perse (l'Iran) est la seule nation au monde qui a eu ce rôle prodigieux d'interdire à toutes les autres nations de porter préjudice aux Juifs, mais aussi de leur faire appel et de leur donner l'ordre divin d'aller vivre sur la terre d'Israël, d'y rebâtir le Temple, et nos Sages ont choisi de cloturer la Bible par ce texte pour le placer en dernier message à tout Juif au monde dans toutes les générations, c'est le seul message placé là et il est du  Maître de l'Iran-Perse. Et ce message se termine par ces mots:

"S'il est parmi vous quelqu'un qui appartienne à Son peuple, que Hachém son D.ieu, soit avec lui, pour qu'il monte". Aucun Grandissime rabbin au monde, aucun mouvement sioniste, aucun responsable de la diaspora juive, aucun Chef d'Etat ou de religion au monde jusqu'ici, jamais n'ont lancé cet appel, clair. Et de plus, comme obligation morale (à moins que de n'accorder aucune valeur à la Bible). Voici ce texte que j'ai écrit en persan, comme il se doit. Preuve à l'appui.

 

Et donc ce texte est inscrit dans la Bible: c'est seulement un Iranien-Persan et le Roi de ce peuple qui en bénéficie. Et, bien plus, je le redis,  comme message final de toute la Bible, le plus important donc. Le voici:

 

"Dans la première année de Cyrus, roi de Perse, à l’époque où devait s’accomplir la parole de Hachém, annoncée par Jérémie, Hachém éveilla le bon vouloir de Cyrus, roi de Perse; et celui-ci fit proclamer, dans tout son royaume, par la voix [des hérauts] et aussi par des missives écrites, ce qui suit. "Ainsi parle Cyrus, roi de Perse: Hachém, Dieu du ciel, m’a mis entre les mains tous les royaumes de la terre, et c’est Lui qui m’a donné mission de Lui bâtir un temple à Jérusalem, qui est en Judée. S’il est parmi vous quelqu’un qui appartienne à Son peuple, que Hachém, son Dieu, soit avec lui, pour qu’il monte! Mi-vakhem nikol âmo Haachém Elohav ûmo véyaâl." Qui osera encore ignorer, camoufler, ne pas enseigner, ne pas publier ce texte? Qui ne voudra pas en faire une base des échanges culturels entre les Juifs du monde et l'Iran, entre les nations du monde et l'Iran, entre l'Iran et les nations du monde dans son souci légitime aujourd'hui de prendre une place régionale et mondiale à la hauteur de son génie historique unique? Ce serait alors mépriser toute l'histoire glorieuse et respectée par les Iraniens eux-mêmes.

 

 

INITIATIVE A REPRENDRE PAR TOUS POUR POSITIVER

 

Après l'ignorance, voici une autre faute historique très grave qu'il faut réparer le plus vite possible:

 

le peuple juif n'a pas exprimé sa reconnaissance au peuple iranien-persan pour ce rôle divin et exceptionnel. Initiative

Exprimer publiquement cette reconnaissance comme cela était fait dans le Temple de Jérusalem  est à reprendre par tous: nous l'avons commencé par cette page et en plaçant l'image de Suze avec les pierres du Kotel en première page de Modia.

 

Ce doit être une priorité de l'ensemble du judaïsme et des croyants et des peuples qui prônent les droits de l'homme.

 

Ce qu'a fait  Cyrus  (Qorèche, en hébreu, Kouroch en farsi ou Kouroch é bozorg ou Kouroch é kabir, Cyrus le Grand

)mériterait de lui faire accorder le titre de "Premier Juste des nations".

 

 

 

Une question s'impose à nous: pourquoi donc la diplomatie israélienne ignore tout cela? Simplement par parti-pris et politique stupides qui consistent à ne pas prendre en considération tout ce qui pourrait avoir une connotation dite religieuse même si c'est le patrimoine national identitaire et multi-séculaire. C'est la même attitude qui faisait que ces pionniers sionistes de gauche coupaient avec racisme et antijudaïsme les péotes (tresses) des Juifs yéménites religieux, plaçaient d'office les immigrants juifs orientaux et religieux dans des kibboutsim dits socialistes et  antireligieux, qu'on méprise encore actuellement les survivants de la Choa qui n'avaient pas embarqué dans le bateau de l'alyah sioniste ou les Juifs originaires d'Ethiopie ou les Juifs dit orientaux. La diplomatie israélienne a été et continue d'être aussi fermée  à ces dimentions si essentielles de la vie du peuple et des relations entre nations et blocs mondiaux.

 

J'en donnerai deux exemples:

- l'un, qui m'a été rapporté, d'un diplomate qui a aujourd'hui un poste éminent et qui dans son examen au ministère des Affaires étrangères lors de son admission avait fait valoir le passé commun dans l'histoire des juifs et des peuples de la région avec Avraham s'est vu simplement barrer sa copie par ces mots: "lo rélévanti" (rien à voir avec le sujet).

- Un autre fait: j'avais participé très activement à la rédaction de la convention de coopération entre l'Office israélien de lutte contre la drogue dont j'avais écrit tout le projet et dont je fus le conseiller personnel bénévole dans ses premières années et la France ; et nous en étions à la réunion finale de la convention lors d'un repas de travail dans les luxueux salons de l'Assemblée nationale à Paris et le respectueux directeur de cet organisme (socialiste, à l'époque) me demande si le repas et le buffet d'apéritif se doivent d'être casher, je lui dis qu'il me semble que oui puisque la délégation est officieusement active au nom des organismes israéliens. Il prévoit aussi un buffet non casher. Et, lors de la réunion, il revient vers moi, offusqué et me dit: "regardez, les officiels israéliens que nous avons invités pour leur faire honneur et qui n'avaient pas participé du tout à toute cette élaboration sont allés ostensiblement au buffet non casher". Il me dit: "moi, je ne suis pas religieux, mais laïc affiché, mais quand je représente quelque peu mon pays, je le représente avec toute son patrimoine culturel et je suis choqué d'un tel comportement". Tant qu'Israël continuera, également avec ses dites élites intellectuelles autoproclamées à se comporter en "alterjuifs", nous n'aurons aucune capacité de dialogue positif avec les autres nations environnantes quielles à à juste titre, donne une grande importance à leur glorieux passé identitaire.

 

Si vous voulez connaître l'histoire ancienne de la Perse, cliquez ici.

Il faut lire tout le livre de Daniel et celui d'Esther pour être transportés  dans ce monde. Le monde de l'époque était centré sur des métropoles avec leur culture et leurs dieux (voyez Ezra 1, 3) mais sans une conception nationaliste comme aujourd'hui. C'était la ville qui était l'unité de communauté et non pas un grand ensemble politique. Un empire pouvait alors être très composite. L'araméen était pratiqué aussi dans toute la région comprenant des empires différents. Cela créa des affinités entre la culture juive et le trésor historique de ces peuples et cela explique aussi les passions d'amours soudaines et brèves entre certains de ces peuples et nous.

Quelques peuples qui s'estiment leaders du monde et n'ont que quelques centaines d'années d'existence ne peuvent pas réussir à comprendre ces  biens communs historiques des peuples de la région, au delà des divergences. L'attitude de la Syrie en est un exemple où les intérêts des Libanais et des Palestiniens (deux pseudo-Etats crées par les puissances occidentales) ne représentent nullement les stratégies de la Syrie qui les abandonne chaque fois que ses propres choix doivent se manifester et, alors, la rivalité multiséculaire avec l'Egypte ou avec l'Iraq réapparait au grand jour. La plupart des politiciens actuels n'ont qu'une coception immédiate et économique de géopolitique et non culturelle ni historique.

 

Ce sera la lumière de 'Hanouca quand les Israéliens et les Juifs se rebrancheront positivement envers l'Iran au lieu d'ignorer les cultures historiques, les obligations morales qui en découlent ainsi que de la Bible elle-même sur ces questions.

Par michel baran - Publié dans : POLITIQUE ETRENGERE - Communauté : Communauté des patriotes franc
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>
 
Blog : People sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus