Lundi 23 juin 2008

Ceci n’est pas un livre, juste quelques feuilles de réflexions. L’idée m’a été donnée par la relecture d’une lettre adressée à ma mère, datant de quatorze ans dont le thème central était le judaïsme.

 

La définition du judaïsme est paradoxale.

Je crois qu’au sens strict du terme le je judaïsme est la première religion monothéiste féconde (on peut toujours regarder du côté des parsis, des  mazdéens iraniens ou  d’Akhenaton, mais toutes ces religions sont restées stériles dans le sens où elles ne sont pas devenues universelles).

 

Le premier des paradoxes est que mystiquement comme historiquement la religion juive est la première de toutes les religions (y compris des religions païennes). Adam et  Eve étaient évidemment juifs puis qu’ils n’avaient  qu’un  seul commandement : faire sabbat (et l’on sait que le sabbat est central dans cette religion)

Second paradoxe, le mysticisme (parler directement avec notre père) précède le légalisme qui commence avec les sacrifices d’Abel et Caïn ; or l’on sait que touts les religions abhorrent l’ésotérisme (ou mysticisme) parce que cela permet d‘échapper à toutes disciplines ecclésiales et dogmatique. La subjectivité a un très libre dialogue avec son père divin. Il y a naturellement des tendances  antimystiques mais il me semble que  seul le judaïsme a un aussi vaste corpus mystique (cabale et Zohar) qui permet de s’unir jusqu’à la fusion avec YHVH (je suis ce que je serai, saurai pour faire un jeu de mot) ?

Le troisième paradoxe tient à la dualité même qui existe entre l’exotérisme et l’ésotérisme. D’une part l’exotérisme affirme le libre arbitre  d’autre part l’ésotérisme affirme la nécessaire réintégration des âmes dans l’essence divine.  C’est dans ce contexte que prend sens le jeu de mot, car le paradoxe est  que Dieu sait tout globalement et intellectuellement mais il lui reste à connaître expérimentalement, par sa part qui est en nous les contingences de la vie humaine.

Le quatrième paradoxe est que le judaïsme est : national, universel et nomade. Ces termes sont simultanés et décrivent la religion juive historique

-        National, non d’un point de vu ethnique (des égyptiens sortirent avec Moïse). Non d’un point de vu territorial ; la terre n’était que promise ; mais ce nationalisme est idéaliste. Pour un religieux il s’exprime par l’adhésion à la Loi, pour un non religieux il s’exprime par l’adhésion à une morale de type lévinassien (ouverture à l’autre). Alors que Kant enjoint simplement de ne pas instrumentaliser autrui, Levinas, conforment au commandement biblique d’aimer (autrui comme soi-même) Levinas traduisant en termes philosophique le commandement d’aimer autrui comme soi-même fait faire à la philosophie un  pas de plus en demandant  que l’on fasse une brèche dans l’être individuel et national pour pouvoir faire une place à l’être d’autrui (c’est cette brèche que les palestiniens ne peuvent pas faire) .

-        Nomade, historiquement la religion juive s’est constituée autour d’un appel de Dieu à sortir de chez soi (Abram), de ses certitudes (Ruth). Cette mise  en route physique et psychologique est certainement le point de départe de l’idée d’humanité. En effet, à travers leurs pérégrinations les hébreux se sont rendus compte que le ressemblances entre humains l’emportaient de loin sur les différences (d’où les prières pour les nations au temple  ainsi que le parvis réservé à celles-ci).

-         L’universalisme, bien qu’il ressemble au nomadisme ne se confond pas avec lui. Etre universel est un choix, une volonté mûrement réfléchie de se mettre physiquement et psychologiquement à la place de l’autre. Le nomade passe, regarde, écoute mais ne comprend pas.  L’homme universel part de chez lui (il peut y être contraint : Josèphe vendu par ses frères), s’installe dans un endroit, s’y adapte, le comprend (sans pour autant se confondre avec la masse, mais jusqu’à pouvoir le gouverner dans son intérêt propre (Josèphe premier ministre du Pharaon)

Si on jette sur le récit biblique un regard plongeant, on y aperçoit les deux modes de vie antagonistes : le nomadisme et le sédentarisme. Selon la bible, être nomade (où exilé) est une punition (Adam et Eve chassés du paradis, Caïn exilé après le meurtre d’Abel). Mais, la sédentarité n’est pas mieux vue.

- Le nomadisme vu sous l’angle de l’exil est couramment vu comme une punition d’autant plus lourde qu’elle se prolonge dans le temps et que les  personnes sont intégré dans une ou plusieurs nations (y compris dan les sphères dirigeantes : Daniel, Blum,, Mendès-France, etc.…). En fait la punition se révèle être le plus grand service qu les juifs rendent à Dieu.

Non qu’il n’y a pas eu de graves péchés commis contre Dieu et autrui (Dieu étant l’altérité, l’Autrui par excellence) mais la gravité même des péchés montrent comme à revers l’excellence du bien qu’apporteront les juifs aux nations lorsqu’ils seront revenus à Dieu. Ainsi peut-on dire que la « punition-mission » peut être interprétée comme la mission de faire une brèche dans les êtres collectifs.

Je l’ai écrit plus haut, le sédentarisme n’est pas mieux vu dans la bible, au contraire ! Les sédentaires développent les péchés d’orgueil (Babel voulant s’égaler à Dieu) de repliement sur soit (Gomorrhe donnant au pauvres une monnaie qu’ils ne peuvent échanger contre aucune marchandise, hagadote du talmud) d’instrumentalisation d’autrui (les sodomites voulant sodomiser les invités d’Abraham), l’oublie de toute  transcendance, me semble-t-il  avoir été le péché de Ninive puisqu’il suffit à Jonas d’appeler à la repentance (se rependre à4 Dieu, se souvenir de ses lois morales). Tous les lecteurs de la bible connaissent les châtiments terribles que connurent les babéliens (fiers de leur unité, maîtrise technique, voulant conquérir la divinité par des moyens inappropriés les babéliens furent dispersés, rendu débiles dans la maîtrise technique de l’environnement) Gomorrhe et Sodome détruits par le feu (parce qu’ils était si centrés sur eux-mêmes, que tel un bloc d’argile rien ne pouvait entrer en eux). Ninive,  me semble-t-il pose des questions : quels sont leurs péchés ? Pourquoi les ninivites crurent-ils Jonas ? Etaient-ils juifs, prosélytes, parents d’Israël, ou entendirent-ils seulement parler de YHVH ? Toujours est-il qu’ils se raccordèrent à Dieu.

Les juifs, dans leur histoire, ont expérimenté les deux modalités. Israël, cas unique dans l’histoire, a été restauré après deux mil ans d’interruption, à la place même où étaient ses principaux centres urbains de l’antiquité. Israël restauré par la volonté expresse de Dieu, il reste à comprendre la mission d’Israël ; car l’Etat d’Israël ne saurait être un Etat comme les autre. C’est un Etat théophore  (porteur de la lumière de Dieu). Prophétique, dans le sens où il dit la parole de Dieu.

Il faut asseoir mon raisonnent sur deux axiomes invérifiables et cependant aussi évidant que celui qui dit que l’univers est infini :

 

-Tous comme le peuple juif est élu, l’Etat d’Israël est un Etat élu. Il faut entendre le terme d’élection comme synonyme de missionné. Dieu a chargé Israël de le représenté auprès de l’humanité et inversement de représenter l’humanité auprès de Dieu. Ceci explique l’unité de  la religion rituelle, la renaissance de l’hébreux (contrairement au latin) mais aussi la diversité  ethnique des juifs (chinois, noirs blancs) à quoi correspond l’infinie diversité des infinies des lectures biblique au sein du judaïsme (ce qui à contrario explique l’échec du prosélytisme chrétien en milieu juifs, celui-ci voulant imposer une dogmatique de plomb et clore l’herméneutique biblique) qui correspond au nombre infini, non seulement des subjectivités dans le temps, mais aussi au nombre infini des états psychologiques de chaque subjectivité (le propre de l’humain étant de changer d’opinions par sa réflexion comme sous la contrainte d’évènements extérieurs). En résumé la cohésion et la diversité des juifs dans le monde est bien plus forte que dans n’importe quel pays ou religion

-        Le second axiome est que Dieu à une seule et unique volonté qui englobe l’humanité dans son ensemble ; mais cette volonté est un cadre général dans laquelle s’inscrivent des milliards d’attentions particulières pour des peuples, religions ou individus. Aucune de ces attentions ne contredisent la volonté générale mais y contribuent  selon l’ampleur qui lui est attribuée. Pour imager cette idée je dirais que la volonté générale du soleil est de chauffer et éclairer ; mais sa volonté est de le faire différemment  en Afrique, Europe ; à travers des volets, en été ou hiver.

Il reste à définir la volonté générale de Dieu pour Israël et donc l’humanité à partir des textes précités.

Une chose est certaine : Dieu veut l’harmonie entre lui-même et l’humanité, comme entre chaque composant de l’humanité. Cette harmonie n’a rien à voir avec les défilés de toutes sortes (militaire, nazi, communiste,  etc.…) qui exalte  l’homogénéité au lieu de la diversité.

Une lecture attentive de la création du couple humain nous montre un Dieu pianiste faisant des variations sur le thème humain : d’Iche, homme, il tira Icha ; « hommesse ». Une lettre change, et tout change tout en  restant identique : deux bras, jambes, une tête moins un pénis plus deux seins. Là réside toutes les différences, qui il faut le signaler, sont source de plaisir, qui sont une harmonie.

La bible ne nous décrit certes pas l’harmonie paradisiaque, mais elle décrit comme en négatif (à travers Babel, Sodome et Gomorrhe, et Ninive) l’harmonie dont elle ne veut pas ; la bible ne veut pas d’une harmonie qui n’est qu’une massification mais une complémentarité, une fraternité, une beauté spirituelle.

Mais demandera-t-on qu’est une harmonie ? C’est une notion que chaque humain « bien élevé » (le terme est laid et fait penser à la morale, ce n’est pas dans ce sens que je l’emploie) ressent confusément au fond de son âme et y aspire/ Je dirais que le centre de  l’harmonie est la sérénité (qui n’empêche pas d‘être actif) et cette sérénité se dégrade, se métamorphose en empathie pour chaque humain proche, celle-ci devient active pour l’aider, et s’aider, à exprimer pleinement son potentiel. Dans l’harmonie aucune différence n’est liée mais elle sont toutes librement unies pour se compléter et se mettre en valeur les une les autres à l’image de l’arc-en-ciel.

Il en est ainsi pour l’actuel Israël (juifs/Etat). Je vais énumérer une première liste de différences-contradictions

- Israël est en petit nombre mais il est fort militairement et intellectuellement.

- Israël est fort mais aussi faible

- Israël est dans sa patrie biblique et dans ses patries d’adoption, pourtant il est uni. Utilité d’Israël

- En terre d’Israël il y a des juifs de toutes nations, pourtant nul incident grave de nature raciste n’est à signaler.

Je vais analyser cette liste :

Israël avec entre cinq et six millions de citoyens (onze ou douze millions de juifs dans le monde) doit faire face à cent millions d’arabes (qui ne sont pas tous musulman). Mathématiquement Israël aurait du être anéanti dès 1948 ; seule l’exceptionnelle bravoure des soldats israéliens sauva l’Etat juif d‘Israël ! Telle est l’apparence. Mais la réalité est autre (et n’enlève rien aux soldats) réalisant les antiques prophéties (que les chrétiens ont cru dépassés parce qu’elle se sont réalisées dans l’antiquité, ils n’avaient pas compris qu’une prophétie est réutilisable jusqu’à sa pleine réalisation) Dieu décida que le temps était venu (personne, ni Jésus, ni aucun pape ne décréta l’abolition des prophéties restauratrices, et l’échec du Birobidjan stalinien garantit la portée théologique d’Israël) et donc combattit en grand secret, comme dans les livres des Macchabées ou d’Esther, aux côtés d’Israël durant toutes ses guerres (Intifadas compris) ce qui illustre parfaitement la formule paulinienne : c’est à travers la faiblesse que Dieu agit. Israël n’est donc pas restauré de sa propre volonté, n’est pas fort de sa propre force, Massada en témoigne, mais de la volonté et de  la force de YAHVEH. Et ce témoignage lui vaut un regain d’anti-sémitisme dans une Europe presque athée se disputant pour savoir si Dieu et les religions doivent être dans sa constitution, refusant de voir le miracle permanant devant ses yeux ; comme d’ailleurs en terre d’islam qui bien que se voulant la clôture de la révélation et acceptant la bible juive comme livre inspiré, n’en tire pourtant pas les conclusions qui s’imposent quand aux prophéties  restauratrices.

Israël est un petit Etat d’une  force incommensurable puisque, je l’ai montré, elle vient de Dieu, mais l’Etat d’Israël, contrairement à d’autres Etats gigantesques est à la pointe de la recherche médicale au point que l’institut Weizman collabore avec l’institut Pasteur ; au point d’envoyer des sondes dans le cosmos. On sait par ailleurs que les entreprises virtuelles (stars up)  israéliennes sont parmi les plus dynamiques au monde.

En fait Israël est l’héritier d’une longue lignée d’intellectuels qui pratiquèrent ce qu’ils savaient (on est loin des lettrés chinois, qui une fois l’examen en poche se contentèrent d’un poste de fonctionnaires).Maimonide, par exemple fut philosophe, théologien, médecin et conseiller politique, c’est-à-dire qu’il était dans les sciences humaines et divine, Rachi fut talmudiste et poète (et pour être poète il faut bien connaître l’âme humaine). J’enjambe les siècles et quels révolutionnaires scientifiques je ne trouve pas ? Freud et Einstein ;  après eux la science n’a jamais été identique à ce qu’elle était. Explorateur de l’infiniment intime, confinant au domaine spirituel, Freud travailla pour l’humanité. Einstein explora l’infiniment grand et permit à l’humanité de s’extraire du berceau originel. Remarquons au passage que ces deux hommes touchèrent à l’arbre de la connaissance, aux mystères divins enfuient en l’homme et le cosmos.

Mais comme la force,  l’intelligence est donnée par YAHVEH car nul n’est intelligent par lui-même s’il n’est pas destiné à l’être (c’est ce qu’avait comprit Salomon qui avait demandé la forme supérieure de l’intelligence : la sagesse). Ce n’est certes pas un hasard si Dieu décida que les deux refondateurs  des sciences les plus importantes du futur seraient juifs. Dans le monde occidental (spirituellement issu en  droite ligne du judaïsme le plus universaliste, et le plus enclin à comprendre la notion de progrès) il savait que l’agnosticisme, l’anti-sémitisme et l’athéisme (ces trois fléaux éloignent ou corrompent de la lecture de la bible comme de la foi la plus minime) séviraient en occident et qu’il lui faudrait donner un signe areligieux de l’intrinsèque solidarité de l’humanité avec Israël et donc avec lui-même. C’est donc la science qui fut le signe que Dieu destina aux athées ; agnostiques et anti-sémites.

Ceux-ci reprochent à Israël d’être tentaculaire, universel. Non seulement il a un Etat (qui entre parenthèse met fin à la pseudo malédiction du « juif  errant »relative au « déicide ») mais il est dans la plus part des Etats d’occident et arabes (avant d’en être chassés en 1948). Les apparences (qui ne sont que les reflets de l’âme) que croient voir les anti-sémites sont celles d’une religion voulant exercer une hégémonie politique mondiale.

Il faut être claire et précis, la religion et la politique sont un (les musulmans ont raison). La foi ou l’absence de foi et même la qualité de la foi influe sur la politique d’un Etat. Au sens large du terme il y « Etat » (ouma, diaspora) dès qu’il y a structure ; ainsi peut-on parler de, l’ » »Etat catholique » qui déborde le Vatican, de l’ »Etat protestant » etc…  Apparemment rien  n’est différent, il y a même un mouvement raciste israélien (la kar du rabbin Kahan). Et pourtant…

Pourtant en Israël sous des apparences normales, rien ne l’est. D’abord l’Etat : sa raison d’être n’est pas la religion (comme les théocraties wahhabite ou iranienne) mais Dieu lui-même. Il y a là une énorme différence que je me dois d’exposer.

La religion en elle-même n’est pas un but mais un moyen d’aller vers ce Dieu si lointain et si intérieur à nous (il est comme dit le coran : « plus proche de toi que la veine jugulaire »). Un simple instrument pour perfectionner notre condition, voir la dépasser. Pour cela l’Etat d’Israël doit s’organiser pour faciliter (non pour imposer) la pratique et l’étude de la religion juive en priorité (les autres religions pouvant naturellement s’y épanouir sans faire de prosélytisme et dans, un esprit fraternel) mais ces religions (sauf les témoins de Jéhovah et les bahaïs) ont toutes un ou plusieurs Etats dans lesquels elles peuvent s’organiser selon leurs règles propres).  Toutes facilités doivent donc être accordées aux religieux.

Mais ceux-ci doivent se garder de croire qu’ils monopolisent Dieu dans les traités talmudiques. L’assistante sociale qui se dévoue corps et âme, mange du porc et va en boite le shabbat est aussi proche de Dieu que le religieux La différence est que l’un s’attache à l’aspect transcendant, l’autre immanent. Ils se doivent mutuellement respect au nom de l’altérité qu’ils servent, et qu’ils se doivent l’un à l’autre.

Je soutiens que l’histoire sainte ne s’est pas finie avec la clôture  de la bible canonique parce qu’au contraire des autres religion  les juifs ont toujours été persécutés pour leur foi depuis 70 (date de la seconde destruction du temple) au nom de leur attachement à la foi juive comme chemin vers Dieu. Ces persécutions,  pour le seul motif religieux, coupées de longues trêves, montrent à l’évidence qu’Israël par son intransigeance pacifique, refusant toutes innovations dogmatiques qui emprisonne la réflexion  spéculative, et qui d’autre part refuse toutes simplifications rituelles qui pourraient affaiblir le lien extrinsèque dont pourrait avoir besoin une âme un peut faible, dérange son environnement,  qu’il se coupe des modes « passagères » (même si elle durent deux mil ans) et qu’il et saint au sens biblique d’être à part pour Dieu (et non au sens d’être parfait).

Israël est d’une absolue loyauté envers ses patries adoptives et l’Etat d’Israël, prétendre qu’il y ait une contradiction entre ces deux loyautés serait aussi absurde que prétendre que la loyauté d’un catholique envers le pape serait en contradiction avec la loyauté envers sa patrie (je condamne avec la plus grande énergie, non seulement l’alya des français juifs pour raisons d’anti-sémitisme ou de confort, mais aussi toute propagande pour l’alya : Depuis quand laisse-t-on un dette à quelqu’un qui nous a donné un aussi glorieux passé ? Depuis quand ne ferions-nous plus confiance au pays de Zola, Jaurès Picquart et Bloy qui ont terrassé Drummond et toute sa clique argentée et raciste ?) En quel honneur  partirions-nous de la France que nous avons enrichi de Montaigne,  Bergson, Blum, Mendès-France, Fabius et j’en passe !  Sommes-nous tombés sur la tête ? Avons-nous  perdu toute force d’âme pour rompre le combat devant les anti-sémites de toutes mouvances ? Qu’à Dieu ne  plaise !

La France a besoin d’Israël et Israël à besoin de la France non de l’Europe.  Si Israël est l’élu de Dieu pour le monde et l’orient, il m’apparaît évident que la France est dauphine d’Israël pour le monde et l’occident pour plusieurs raisons. Si Dieu a donné les frontières d’Israël dans le Bible, il a gravé celle de la France dans la Terre, si Dieu a voué Israël au judaïsme, la France l’a été au catholicisme (fille aînée de l’église) et par Jésus a été en quelque sorte la première fille adoptive d’Israël (par toi toutes les nation seront bénies, dit Dieu à Abraham ; je dit spécialement la France !) N’est-ce pas cette même France qui émancipa la première les juifs ?  Qui rendit à Dreyfus son innocence ? Et c’est cette même France qui fut la première co-signatrice de la déclaration Balfour.  C’est encore et toujours la France qui protégeât « l’Etoile de David » dans le port de Marseille (ou de Sète ?) contre la Grande-Bretagne. Jusqu’à cette phrase critique et admiratrice de De Gaulle qu’il aurait voulu, à n’en pas douter dire de l France « un peuple sûr de lui et dominateur ». Et à l’exemple d’Israël la France n’a-t-elle pas eu ses Philistins dans les anglais de la guerre cent ans ? Il y eu certes de mauvais serviteurs de la France : Louis IX, Drummond, Pétain, Laval, mais la France reste immaculée !

                                             

Et aujourd’hui ? En dépit des apparences la France et Israël on le même

 destin :De même qu’Israël est sortie de son pays, de même la France a poursuivi une action colonisatrice que ses gouvernements voulaient civilisatrice mais qui a été trahis par certains mauvais français. Par le livre et le sabre Israël et la France ont voulu améliorer le monde et se sont profondément transformé d’un point de vu ethnique. Ces deux nations ont des citoyens de toues races en elles (mais la France a choisi l’option laïque) et ont la loyauté de tous les groupes raciaux.

Contrairement à Israël, la France, qui n’a d’autres horizons que la « légalité internationale »,(que je méprise profondément parce que c’est un prétexte à l’inaction : invasion de l’Ethiopie en 1936, massacre des cambodgiens, kosovards, aujourd’hui serbes) alors qu’Israël,  non pas croit mais sait, que le monde n’est pas abandonné au hasard ou à sa propre logique destructrice, mais  se dirige sous la férule de Dieu vers une conclusion heureuse de son histoire.

Plusieurs textes témoignant de la conclusion heureuse de l’histoire du monde, encore faut-il y porter crédit ! Il y a d’abord la bénédiction des nations en Abraham (et YAHVEH ne revient jamais sur une promesse positive), ensuite il y a les textes sur le royaume de Dieu de  Daniel, puis la résurrection des mort chez Ezéchiel (encore que ce soit très imagé)

Par tous ces exemples, le dessein est de montrer que l’humanité en général, et Israël en particulier, n’ont pas à craindre de se lancer dans l’action politique concrète pour rendre meilleur le monde où l’on vit à cause du péché (celui-ci étant inévitable à cause de la « faute»).

La volonté de Dieu a toujours été que nous coopérions à son plan (si ce n’était pas le cas pourquoi aurait-il demandé à Adam de nommer les choses ?) Ceci établit, il est urgent, qu’Israël négocie,  ou impose la paix avec les palestiniens, pour que, réduits à l’impuissance militaire sous toutes ses formes, leurs élites améliorent le sort du peuple et que le bien-être apaise les regrets de la génération de 1948. Le problème palestinien est à la fois très vieux et très jeune. Bibliquement ils sont desSémites, descendants de Sem/ Plus précisément ils viennent d’Ismaël ; premier-né D’Abraham avec Agar, esclave égyptienne  de Sarah :

Pour l’histoire profane ils descendent des philistins, également sémites, qui vinrent de la mer s’installer à Gaza et sa bande au XIII° siècle, combattirent l tribu de Dan mis vaincs par David, ils furent intégrés par Salomon. au ru royaume. Après l’échec de la révolte en + 135, Hadrien voulant effacer jusqu’au nom D’Israël, nomma la terre Palestine, du nom des philistins. Elle ne fut jamais indépendante.

Le problème actuel vient des britanniques  qui dans le même temps qu’ils signèrent la déclaration Balfour promirent à la dynastie des Hachémites. un vaste royaume arabe sur la région. Pour la première fois les arabes auraient été indépendants  Le système des mandats mis en place par la SDN sous prétexte de les préparer à l’indépendance frustra les Arabes. La Palestine entre 1919 et 1921 comprenait toute la Jordanie et l’Israël biblique. Mais en 1921 la Transjordanie ; occupant les deux rives du Jourdain fut donnée aux Hachémite (premier partage). En 1947 l’ONU, au lieu de déclarer la Jordanie patrie des palestiniens, vota un second partage, que ceux-ci, confiant dans le poids démographique arabe, refusèrent, mais qu’Israël réaliste accepta.

 

 Mais la vraie question qui se pose est celle-ci : les élites palestiniennes ont-elle intérêt au ben être du peuple ? Où veulent-ils apitoyer le monde pour qu’il les soutienne dans leur guerre insensée pour anéantir l’Etat d’Israël? Car on sait qu’Arafat est millionnaire,  voir milliardaire, qu’il a des comptes dans divers pays. Mais là n’est pas l’essentiel,  ce n’est pas pour faire la guerre aux arabes ni aux palestiniens que Dieu a rétabli Israël mais pour qu’il soit différent (saint) de tout les autres Etats dans différends domaines dont 

-        Le religieux

-        Le social

-        L’art

-        La science

 

A première vue cette liste est disparate mais au fur et à mesure de l’analyse des notions se dégagera sa cohésion, qui bien entendu ne peut être valable que dans la perspective messianique.

- Le religieux est l’assise (non historiquement ni sociologiquement puisque les premiers sionistes étaient socialistes, agnostiques, voir athées) et le couronnement de l’Etat d’Israël, mais ce couronnement n’est lui- même que l’instrument pour aller à Dieu, ainsi que je l’ai écrit plus haut (cette idée a été illustrée par ces deux phrases du nouveau testament : je suis l’alpha et l’oméga, et je suis le chemin…) Encore faut-il s’entendre sur ce que n’est pas la religion (je l’ai défini positivement plus haut).

a) La religion n’est pas : la tristesse, le sentiment de culpabilité du au péché, le ritualisme, l’uniformité de la pensée.

b) La religion est : l’amour de Dieu et de l’humain, la beauté et la joie d’être de la lignée de Dieu, la religion est aussi l’intelligence  des choses (nature).

Le b) conduit directement au problème social et économique (tant travaillé par les prophètes).

En effet, si la religion est tout le b) alors on ne pratiquera aucun système pour lui-même mais on prendra ceci de cela, cela de ceci, selon les critères d’humanité et d’efficacité maximum. Il est certain que dans l’Etat prophétique d’Israël (stade préparatoire à l’Etat messianique dirigé par le messie lui-même) la protection des démunis sera assumée conjointement par l’Etat et les citoyens. Ceci demandera une réforme de l’éducation qui devra promouvoir les valeurs collectives de solidarité qui feront qu toutes les familles aisées auront une place ide à table pour le mendiant. L’Etat messianique aura soin par voie législative d’associer la solidarité individuelle avec le rôle nécessairement protecteur de ce même Etat Ceci aurait l’avantage de ne pas rendre la misère anonyme et de renforcer la solidarité fraternelle.

Mais la vie humaine ne se réduit ni à la religion, ni au travail ou à la nourriture. A l’image de Dieu  qui artistiquement créa le monde ; l’homme a besoin d’art de toutes sortes pour vivre harmonieusement. L’art en effet,  flatte nos sens par la  beauté, or la beauté caractérise le monde divin, quel qu’en soit l’idée qu’on s’en fait. L’âme aspire donc plus ou moins confusément à la beauté, grâce et harmonie, or l’architecture contemporaine ne prend pas ces notions en compte : de plus nos villes sont défigurées par les panneaux publicitaires,  les matériaux disgracieux. Le résultat est que les notions de beauté, harmonie grâce sont étouffée à la racines dans nos âme, ce qui le empêchent non seulement de s’élever, mais d’imaginer même qu’on puisse s’élever au-dessus de la réalité (sauf en de rares endroits où le travail humain se marie harmonieusement à la nature) Le rôle de l’Etat prophétique d’Israël est de concilier la modernité et la beauté, de faire en sorte que la beauté, la grâce et l’harmonie soient accessibles à tous, en tous lieux. En effet, la culture classique comme contemporaine, nationale comme étrangère, contient la beauté, la beauté conduit inévitablement à l’amour. La culture est donc un instrument d’estime de soi (du soi collectif, national) mais aussi d’estime des cultures étrangères, et par conséquent est un merveilleux moyen de lutte contre toutes les formes de racismes. Il revient donc à l’Etat prophétique d’Israël de mettre en place une politique culturelle populaire de très haut niveau.

Le dernier moyen qu’a Israël d’être le chef de cordée pour entraîner l’humanité vers le paradis est son excellence dans les sciences médicales et écologiques. La particularité de la science est qu’elle ne tient compte ni de barrière nationales, idéologiques ou raciales. Si on voulait la preuve certaine de l’assertion biblique que l’humanité forme une seule famille, sans races, mais s toute en nuances, elle serait dans l’application universelle de toutes les découvertes biologiques.

  

      ,        Achevé le 8/5/2004

 

par michel baran publié dans : DOCUMENT communauté : Communauté de l'opposition
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Mardi 17 juin 2008

Le peuple d’Irlande a dit NON au traité de Lisbonne, pourtant l’UE et sa future présidence ont décidé de bafouer la souveraineté du peuple.

 

C’est évidemment avec joie que nous avons accueilli le NON venu d’Irlande, seul pays où le référendum ne pouvait être interdit car il est inscrit dans sa constitution.

 

Les gouvernements de la France et des Pays-Bas, dont les peuples avaient dit NON au TCE en 2005, eux, se sont détournés de leur peuple et ont décidé de déléguer l’adoption du Traité de Lisbonne à leurs parlements, comme toutes les autres nations de l’Union européenne, hormis l’Irlande.

 

Ainsi, une fois encore, lorsque le peuple est appelé à se prononcer il rejette un traité européen.

 

On pourrait donc en conclure que ce NON irlandais remettra en cause l’adoption de ce traité dit « simplifié ». Pourtant ce n’est pas ce qui va se produire.

 

Il faut se souvenir qu’en 2001, le NON irlandais au traité de Nice n’avait pas empêché l’adoption du texte original, tout comme le NON danois de 1992 n’avait pas arrêté la marche du traité de Maastricht et que le NON français au TCE en 2005 n’a pas été respecté le 4 février 2008 au Congrès, par une majorité de parlementaires français.

 

Le référendum irlandais a fait peur à l’Union européenne qui a, cette fois, anticipé un éventuel rejet du traité et organisé la trahison du peuple. Le 20 février 2008, en effet, le Parlement européen approuvait le traité de Lisbonne. Les grands médias n’ont pas omis de le faire savoir. Mais ils ont omis de dire que le 13 février 2008, le député européen Francis Wurtz avec d’autres députés européens de la Gauche Unitaire Européenne, avaient déposé un amendement demandant que le Parlement européen « s’engage à respecter le résultat du référendum irlandais » sur le traité de Lisbonne.

 

Le bal des hypocrites : une union sans principe contre les décisions populaires

 

Lors de la séance plénière du Parlement européen du 20 février, cet amendement (n°32) a été rejeté à 499 voix contre 129. Et ce, en contradiction flagrante avec la résolution adoptée au même moment qui stipule que « les députés se félicitent de l’accroissement de la responsabilisation démocratique » permettant aux citoyens « d’avoir un plus fort contrôle de l’action de l’Union ».

 

499 députés européens ont voté CONTRE l’amendement 32, indiquant ainsi leur détermination à ne pas respecter le résultat du référendum irlandais !

 

Lors du débat parlementaire de ce 20 février, la députée européenne irlandaise du Sin Féin, Mary Lou McDonald (GUE), a interpellé ses collègues : « Il y a clairement une peur des référendums dans les autres Etats et je me demande pourquoi. Pourquoi alors parle-t-on tant de démocratie ? Qui ici a peur de la voix du peuple ? ».

 

Les 4 députés européens de gauche de nationalité française qui ont sauvé l’honneur et respecté la décision du peuple français du 29 mai 2005 sont :

 

Au Parti Communiste : Hénin, Jouye de Grandmaison, Wurtz

 

Au Parti Socialiste : Laignel

 

Les 46 députés européens de nationalité française qui ont osé voter CONTRE cet amendement sont :

 

Chez les Centristes (MoDem et Nouveau Centre) : Beaupuy, Cornillet, Fourtou, Gibault, Griesbeck, Laperrouze, Lehideux, Morillon.

 

A l’UMP et Divers Droite : Audy, Daul, Descamps, Fontaine, Fouré, Gaubert, Gauzès, Grossetête, Lamassoure, Mathieu, Morin, Sudre, Toubon.

 

Chez les Verts : Aubert, Benahmias, Lipietz.

 

Au Parti Socialiste : Arif, Berès, Bourzai, Carlotti, Désir, Douay, Guy-Quint, Hazan, Le Foll, Lefrançois, Navarro, Neris, Patrie, Peillon, Poignant, Pribetich, Savary, Schapira, Vaugrenard, Vergnaud, Trautmann, Weber.

 

Ainsi, comme par le passé, une alliance politique, entre une partie de la droite et de la gauche, a donc autorisé l’Union européenne à contourner le résultat du référendum irlandais.

 

La France prend la présidence de l’Union et va « se couper du peuple »

 

Nicolas Sarkozy, président de la République française, assurera la présidence de l’Union Européenne à partir du 1er juillet 2008.

 

Le 9 mai 2004, il s’exprimait ainsi à la Convention nationale de l’UMP : « A chaque grande étape de l’intégration européenne il faut donc solliciter l’avis du peuple. Sinon, nous nous couperons du peuple (...) Je le dis comme je le pense, simplement. Je ne vois pas comment il serait possible de dire aux Français que la Constitution européenne est un acte majeur et d’en tirer la conséquence qu’elle doit être adoptée entre parlementaires, sans que l’on prenne la peine de solliciter directement l’avis des Français (...) Je crains dans ce cas (vote parlementaire) une réaction d’incompréhension sévère de nos compatriotes. »

 

Alors, la présidence française de l’Union européenne aura-t-elle à faire face à une « réaction sévère de ses compatriotes ? »

 

Nicolas Sarkozy aurait raison de le craindre car ni le Parlement européen, ni la Commission européenne ne respecteront le résultat du référendum irlandais...

 

Une fois de plus, l’Union européenne démontre son caractère anti-démocratique, met en lumière la complicité des gouvernements de la majorité des pays qui la composent et d’une grande partie des parlementaires dont certains se prétendent de gauche.

 

Une preuve supplémentaire, s’il en fallait, que le principe même de l’Union bafoue la souveraineté populaire.

 

Cette répétition de la trahison de la voix populaire conduit de plus en plus de citoyens à poser la question de la sortie de l’Union européenne.

 

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article67646

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Vendredi 23 mai 2008

On doit remercier FR3 de nous avoir fait découvrir le caractère noble et tranquille de Charlotte Corday. Dommage qu’elle’ n’ait pas été royaliste !

Cependant on est en droit de regretter que le film ne mette pas en évidence le processus terroriste de la révolution dans la rue et dans la convention.

Mais cela aurait rendu illégitime la République !

Que Marat soit toujours au Panthéon démontre assez bien que la paix civile n’est pas l’essence de la République

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Samedi 17 mai 2008

Les objectifs du Parlement Panafricain:

 

 

    *

 

       Faciliter la mise en oeuvre efficace des politiques et objectifs de l’OUA/CEA et, par la suite, celles de l’Union Africaine ;

    *

 

      Promouvoir les principes des droits de l’homme et de la démocratie en Afrique ;

    *

 

      Encourager la bonne gouvernance, la transparence et la responsabilité des pays membres ;   

    *

 

      Familiariser les peuples Africains avec les objectifs et politiques visant à l’intégration du continent Africain dans le cadre de la création de l’Union Africaine ;

    *

 

      Promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité ;

    *

 

      Contribuer à assurer  un avenir plus prospère aux peuples Africains à travers la promotion de l’autosuffisance collective et la relance économique ;

    *

 

      Faciliter la coopération et le développement en Afrique;

    *

 

      Renforcer la solidarité continentale et éveiller la conscience du destin commun chez les peuples d’Afrique ;

    *

 

      Faciliter la coopération entre les Communautés Economiques Régionales et leurs forums Parlementaires.

 

 

 

Message du Secrétaire Général

 

 

 

Mr. Murumba WerungaLe site Internet du Parlement Panafricain (PAP) conçu et développé dans le but de permettre au Parlement de servir efficacement ses membres, son personnel, le public, et surtout les peuples d’Afrique.

 

Grâce aux technologies de l’information et de la communication déjà développées, il est aisé, rapide et peu coûteux de rassembler, analyser et diffuser des informations. Le PAP a décidé de remettre à niveau son site Internet en vue d’en faire un espace d’information plus accueillant, moderne, facile d’accès, maniable, et surtout fiable et actualisée, pour tous et pour les Parlements régionaux et nationaux. Quelques uns des objectifs principaux du site sont :

 

1. Promouvoir sur Internet le Parlement Panafricain, ses objectifs et plans d’action

 

2. Fournir un moyen facile, fiable et peu coûteux de communication entre les membres du Parlement, les commissions permanentes, le secrétariat et le public en général.

 

3. Créer une plateforme d’échange d’informations efficace et rapide pour le Parlement, les partenaires, la diaspora et les sociétés civiles.

 

4. Faciliter les forums de discussions de groupes libres pour les intellectuels et le public sur les sujets d’actualité politiques, culturels et économiques africains.

 

J’espère que vous trouverez le site ainsi révisé plus instructif, dynamique et agréable. Nous nous engageons, au PAP, à faire de notre mieux, en revoyant et actualisant régulièrement notre site afin de mieux vous servir.

 

Nous vous invitons à consulter notre site fréquemment et à participer à son développement. Vos commentaires et suggestions sont les bienvenus et nous vous en remercions.

 

Murumba WERUNGA

 

Secrétaire Général du Parlement

 

http://www.pan-africanparliament.org/Default.aspx?Language=fr

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Lundi 5 mai 2008

Le Monde diploma

tique

 

Al-Zawahiri sur le Hamas, l’Iran et d’autres questions

 

mercredi 23 avril 2008, par Alain Gresh

 

En décembre 2007, Ayman Al-Zawahiri, le numéro deux d’Al-Qaida a sollicité les internautes. Les réponses ont été publiées le 2 avril sur le site du mouvement Al-Sahab media en arabe et en anglais. Ce texte permet de mieux cerner la pensée (et les contradictions) d’Al-Qaida et aussi les sujets qui préoccupent ceux qui posaient des questions (au total 1888).

 

Sans prétendre faire le tour de tous les problèmes, je donne ci-dessous la substance des réponses sur les principaux sujets abordés :

 

Sur la mort d’innocents (dans les attentats)

 

« Nous n’avons pas tué d’innocents, ni à Bagdad, ni au Maroc, ni en Algérie, ni nulle part ailleurs. Et si des innocents ont été tués dans des opérations des moudjahidin, c’est ou par erreur ou en cas de nécessité. » (Par nécessité, il entend que les innocents sont des « boucliers humains » au milieu de l’ennemi.)

 

Concernant les attentats d’Alger du 11 décembre qui ont frappé le siège des Nations unies, de l’Assemblée constitutionnelle et de l’académie de police :

 

« Les Nations unies sont un ennemi déclaré de l’islam : c’est elle qui a légitimé la création de l’Etat d’Israël sur des terres musulmanes. C’est elle qui considère la Tchtchénie comme une partie intégrante de la Russie des croisés ; c’est elle qui considère Ceuta et Mellila comme une partie intégrante de l’Espagne des croisés. Et c’est elle qui a légitimé la présence des croisés en Afghanistan et en Irak (...), qui a légitimé l’indépendance de Timor de l’Indonésie, alors qu’elle ne reconnaît pas ce droit à la Tchétchénie, ni aux musulmans du Caucase, du Cachemire, de Ceuta et Mellila ou de Bosnie. »

 

Revenant sur la condamnation des attentats en Algérie par le cheikh Youssef Al-Qaradwi, Zawahiri affirme :

 

« Qaradawi croit les principaux criminels et accuse les moudjahidin de mentir. Il est revenu dans sa fatwa sur ce qui s’était passé dans les villes de Batna et de Dellys, présentant les événements comme le meurtre d’innocents et comme une acceptation de la légalité de faire couler le sang des innocents. Ainsi, il répète les mensonges du régime criminel algérien. L’opération à Dellys visait une base navale et non une école. Quant à celle de Batna, elle visait à tuer le président criminel qui a tué des milliers de civils innocents, qui combat l’islam, refuse d’appliquer la charia, est loyal à l’Amérique et à la France, et reconnaît Israël – par son appartenance aux Nations unies et son soutien à l’initiative arabe de capitulation » (le plan de paix arabe pour le conflit israélo-arabe)

 

Il accuse ensuite Qaradawi d’avoir publié une fatwa déclarant qu’il était légale pour un Américain musulman de se battre dans l’armée américaine en Afghanistan.

 

Sur la Palestine et le Hamas

 

Il accuse Al-Qaradawi de ne pas avoir d’objection à la reconnaissance d’Israël si un Etat palestinien est créé. « Je mets en garde, poursuit-il, contre une orientation qui se répand dans la direction d’un groupe musulman bien connu (il vise les Frères musulmans, rappelons que Qaradawi est considéré comme un de leurs leader spirituels) et dans la direction de groupes islamistes en Palestine, une orientation qui appelle à la création d’un Etat palestinien sur les territoires qui ont été occupés en 1967 et oubliant les parties de la Palestine qui ont été volées avant. Le masque est tombé avec les accords de la Mecque qui ont abandonné les quatre cinquièmes de la Palestine ».

 

Al-Zawahiri revient ensuite sur le Hamas :

 

« J’ai adopté une approche graduelle à l’égard du Hamas. D’abord un soutien puis des conseils répétés puis des mises en garde et, enfin, une critique générale. Quand ils ont signé les accords de la Mecque, cette critique était indispensable. J’ai adopté une approche graduelle à leur égard, mais ils n’ont pas répondu aux conseils de leurs frères et ont continué sur la même voie, de la participation aux élections (de janvier 2005) dans le cadre d’une constitution laïque, à leur abandon de leurs frères en Tchétchénie, finissant par leur abandon des quatre cinquièmes de la Palestine. »

 

Zawahiri continue en affirmant qu’il fait la différence entre la direction politique du Hamas et les moudjahidin (les brigades Ezzedine Al-Qassam), qu’il appelle les musulmans à soutenir (un appel destiné spécialement, dit-il, aux « tribus du Sinaï »).

 

Dans un autre développement, Zawahiri explique :

 

« Il est du devoir des moudjahidin des brigades Al-Qassam de conseiller leurs dirigeants et de leur demander de retourner à une ligne correcte, et de leur expliquer tout cela. Et si ces dirigeants ne répondent pas, alors la loyauté à Allah et à son messager doit être plus forte que la loyauté à l’égard de leurs dirigeants. »

 

Répondant à la question de savoir si on peut qualifier les dirigeants du Hamas d’incroyants :

 

« Je ne suis pas d’accord avec ceux qui mettent un signe d’égalité entre le Fatah et le Hamas. Le Hamas affirme son affiliation à l’islam alors que le Fatah est un mouvement laïque. Et je ne pense pas que l’on puisse dénoncer les dirigeants du Hamas comme incroyants. Déclarer que des individus sont des incroyants est une affaire très sérieuse (...). »

 

A plusieurs reprises, Zawahiri accuse les Frères musulmans égyptiens, leur reproche leur participation aux élections et accuse les Frères musulmans en Irak et en Afghanistan de participer au pouvoir.

 

Plusieurs questions portent sur le fait qu’A-Qaida ne mène pas le combat en Palestine. Dans une réponse, Al-Zawahiri explique que l’organisation a mené des attaque contre les juifs à Djerba (Tunisie), contre des touristes israéliens à Mombasa (Kenya). Il explique ensuite que Ben Laden, dans son dernier discours, a affirmé que les moudjahidin, après avoir libéré l’Irak, se dirigeront vers Jérusalem. Ailleurs, il précise : « Je veux assurer notre peuple, particulièrement en Palestine, que nous étendrons notre djihad, si Dieu le veut, et que nous ne reconnaîtrons jamais les frontières issues des accords Sykes-Picot (accords de partage du Proche-Orient entre la France et le Royaume-Uni signés durant la première guerre mondiale) ni les dirigeants que le colonialisme a mis en place. Nous, par Dieu, ne vous avons pas oubliés après les événéments du 11 (septembre), car un homme peut-il oublier sa famille ? Mais, à la suite de ces raids bénis (du 11-Septembre) qui ont frappé la tête et le coeur du siège mondial de l’incroyance et l’allié principal de l’entité sioniste, l’Amérique, nous sommes occupés à l’attaquer et à la combattre ainsi que ses agents, d’abord en Irak, en Afghanistan, dans le Maghreb islamique et en Somalie. Et si elle et ses agents sont battus, avec l’aide de Dieu, il ne se passera pas beaucoup de temps avant les moudjahidin mettent en place des brigades de Bagdad, d’Al-Anbar, de Mossoul, de Diyala et de Salahaddine pour nous ramener, avec l’aide de Dieu, à Hittin. » (Victoire de Saladin contre les Croisé en 1187 qui permit la reconquête par les musulmans de Jérusalem.)

 

Sur l’Iran, le chiisme et le Hezbollah

 

Pour l’essentiel, Zawahiri élude les questions sur l’Iran. Il renvoie à d’autres déclarations qu’il a faites. Rappelons que certains des internautes accusent Al-Qaida de ne rien dire sur l’Iran car certains de ses dirigeants seraient emprisonnés dans ce pays.

 

Toutefois, en réponse à une question sur les chiites, il écrit :

 

« Ceux qui ont participé avec leurs leaders à la coopération avec les Croisés et aux attaques contre les musulmans rejoignent le statut de ceux qui sortent des lois de l’islam. Quant aux croyants de base (laity) qui n’ont pas participé à une agression contre les musulmans ni à la croisade mondiale, nous les invitons (au dialogue) et nous leur expliquons les faits, et nous leur dévoilons l’étendue des crimes commis par leurs dirigeants contre l’islam et les musulmans, et comment ils ont coopéré avec les croisés dans l’occupation de l’Afghanistan et de l’Irak (il vise ici, bien évidemment, la direction iranienne) (...) et comment ils ont prétendu que leur but est la libération de la Palestine, mais Hassan Nasrallah a salué les forces croisées qui ont occupé le Liban (il fait allusion à la Finul) (...). Sans parler des déclarations de Rafsandjani affirmant que son but n’est pas l’élimination d’Israël, et le fait que l’Iran est membre des Nations unies comme Israël, et que la charte des Nations unies oblige tous ses membres à respecter l’unité et la sécurité et la souveraineté de tous les membres de l’organisation. »

 

Sur le camp de Nahr El-Bared

 

Sur le siège du camp palestinien de Nahr El-Bared au Liban, Zawahiri explique qu’il a eu beaucoup de question pour savoir pourquoi il n’avait pas parlé de ces événements. Il affirme qu’il n’en a parlé qu’indirectement « parce que les frère du Fatah Al-Islam étaient accusés par les agents de l’Amérique d’être une branche d’Al-Qaida, ce qu’ils niaient et j’avais peur que si je les soutenais ouvertement je leur créerai des difficultés à un moment où nous étions incapable de les aider. Maintenant, toutefois, je déclare que les frères du Fatah Al-Islam sont des héros. (...) Et ce qui leur est arrivé à eux et aux musulmans à Nahr Al-Bared est un crime que nous n’oublierons jamais »...

 

Combating Terrorism Center de West Point (centre qui s’inscrit tout à fait dans l’idéologie de la guerre mondiale contre le terrorisme) publie The Power of Truth ? Questions for Ayman al-Zawahiri, publie une analyse des questions posées par les internautes et des réponses du numéro 2 d’Al-Qaida. L’étude a été faite par Jerret Brachman, Brian Fishman et Joseph Felter.

 

Certains éléments quantitatifs sont intéressants. Le Centre a recensé un total de 1188 questions. 93 questions (4,9%) portaient sur le Hamas, seulement 5 questions portaient sur Qaradawi et 23 sur les Frères musulmans (alors qu’Al-Zawahiri a accordé aux deux une grande place dans ses réponses ; 78 questions portaient sur le Fatah Al-Islam, 6% portaient sur l’Irak et sur l’Etat islamique d’Irak ; 78 questions portaient sur l’Iran (4,2%).

 

Voici les quatre conclusions que les auteurs tirent de cette recherche :

 

- Zawahiri est inquiet du mécontentement croissant parmi les djihadistes, notamment par les actions qui tuent des civils ;

 

- Zawahiri a révélé des informations sur la tactique de propagande d’Al-Qaida reconnaissant de facto que le dirigeant de l’Etat islamique d’Irak Abou Omar Al-Baghdadi n’existait sans doute pas ;

 

- le conflit avec le Hamas va grandissant, de même que l’intérêt d’Al-Qaida pour le Liban ;

 

Al-Qaida continue de considérer les Frères musulmans comme un de ses plus importants adversaires.

 

http://blog.mondediplo.net/2008-04-23-Al-Zawahiri-sur-le-Hamas-l-Iran-et-d-autres

 

Il faut reconnaître à Al-Zaouariri et à ses comparses un certain sens stratégique et politique mais aucun sens moral ni religieux et son manque de considération pour les innocents, qui à bien le lire ne le sont jamais tout à fait.

Sa volonté de restaurer l’islam des premiers siècles est aussi stupide que si nous faisions revivre les droits de Louis XII et François 1° sur l’Italie contemporaine !

Sa « sollicitude pour « les croyants de base » n’est ni amour ni compassion mais vise uniquement à recruter des assassins pour son combat diabolique

par michel baran publié dans : DOCUMENT communauté : Communauté de l'opposition
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Samedi 5 avril 2008

 « Touareg » est un nom d'origine arabe passé dans la langue française, mais inconnu de la population qu'il désigne. Les Touareg se désignent eux-mêmes Kel Tamasheq, « ceux qui parlent la langue touarègue », montrant ainsi que leur dénominateur commun est une même culture et, avant tout, un même langage.

 

Les Touareg occupent un territoire immense qui va du Maghreb à l'Afrique noire et qui traverse le Sahara en s'appuyant sur des îlots montagneux où l'altitude corrige les effets de la latitude et permet la vie, grâce à des ressources en eau et à une végétation absentes ailleurs : ce sont le tassili des Ajjer, le Hoggar, l'Aïr et l'adrar des Iforas au nord-est du Mali. Les Touareg sont dispersés dans de nombreux États — Libye, Algérie, Mali, Niger, Burkina — avec quelques petites communautés au Nigeria et au Tchad. Leur poids démographique est surtout important au sud du Sahara, au Niger et au Mali.

 

  DÉNOMINATEURS COMMUNS

  Société et traditions

 

Chez presque tous les Touareg, il est fait référence à une ancêtre, qui est à l'origine de la chefferie et fondatrice de la tribu (tawsit). La plus célèbre est Tin-Hinan, arrivée dans le Hoggar accompagnée de sa servante Takama : Tin-Hinan fut à l'origine des Kel Ghela, tribu noble, détentrice du pouvoir, et Takama donna naissance à la tribu vassale des Dag Ghali. Ce schéma se retrouve un peu partout, et presque toujours les nouveaux arrivés s'allient aux populations déjà en place. À noter que les Touareg sont monogames, trait original pour une société islamisée.

 

La société touarègue est hiérarchisée : du sommet à la base, elle comporte une aristocratie guerrière, des vassaux, des religieux à titre collectif, des artisans et un groupe servile, lui-même divisé en divers niveaux selon son origine. Chaque « confédération » est composée de ces différentes strates, avec à sa tête un chef supérieur (amenokal) toujours issu d'une même tribu et dont le pouvoir est matérialisé par un tambour de guerre (ttobol ou ettebel). Le « chameau » (en fait, le dromadaire) est associé à l'aristocratie, alors que la vache, et plus encore le petit bétail — brebis et chèvres — sont liés aux classes plébéiennes ou serves.

 

Les Touareg sont des berbérophones et font partie de ce grand ensemble berbère qui va du Maroc à l'Égypte. Leur langue constitue la pierre angulaire de cette société hiérarchisée, diverse dans ses différentes composantes. Les Touareg possèdent aussi une écriture dont les caractères tifinagh, gravés sur de nombreux rochers, sont souvent difficiles à déchiffrer. Il existe un alphabet tifinagh toujours utilisé, qui sert principalement à rédiger des messages courts, des épitaphes et des déclarations amoureuses.

 

Le voile de tête (tagelmust) des hommes fait partie des usages propres aux Touareg. Il est honteux de se dévoiler en public ; devant toute personne à qui il doit le respect, un homme jeune ne doit laisser filtrer le regard qu’à travers une fente de son voile, et il doit introduire son verre de thé sous le voile, sans découvrir sa bouche. Ce voile protège les muqueuses du vent mais, plus encore, soustrait les orifices faciaux aux assauts des génies malfaisants.

 

  Littérature orale

 

La littérature orale est très riche, avec des devinettes, des proverbes, des contes, qui ne diffèrent guère de ceux des autres civilisations ; on y retrouve la même sagesse populaire incarnée dans les thèmes de la vie pastorale et nomade. La poésie constitue le point fort de cette littérature, avec des pièces lyriques qui évoquent l'amour, la mort et la nostalgie de l'absence et de la femme aimée ; ces poèmes rappellent aussi les grandes batailles du passé et les exploits des héros. Les poètes sont des hommes de toute condition, parfois des femmes. Événements actuels, migration et révolte sont les nouveaux thèmes des jeunes générations.

 

  Culture matérielle

 

Les artisans sont de fidèles conservateurs du patrimoine. Ce sont eux qui reproduisent les objets de la vie domestique ou pastorale (coupes, louches et cuillères en bois, lits ou poteaux sculptés des tentes), les bijoux en argent qui ont conquis le marché touristique (dont la croix d’Agadez universellement connue), les selles de chameau (dont la selle à pommeau en croix, la plus connue et la plus sophistiquée), les armes (le couteau de bras, la lance-javelot et le bouclier aujourd'hui disparu), et surtout l'épée (takuba) qui bat toujours le flanc des hommes. Les lames de certaines de ces épées, venues d'Europe au XVIe siècle, portent des marques qui permettent de les identifier et possèdent un nom propre comme Durendal, alors que la grande majorité des autres ont été fabriquées avec de l'acier de récupération ; toutes, cependant, possèdent une même garde, une même poignée, un même fourreau, et s'identifient dans un même modèle.

 

  Les rapports des Touareg avec le temps et l'espace

 

Vivre avec ses troupeaux dans un milieu aride, aux repères rares, demande une connaissance intime du milieu et un sens de l'observation très fin qui seuls permettent de se situer dans l'espace, grâce à des indices imperceptibles. Grâce au nomadisme, le Touareg utilise rationnellement son milieu en se déplaçant au fil des saisons. Les Touareg sahéliens conduisent leurs troupeaux dans de riches prairies proches du Sahara, sur des terres et des eaux salées, au cours de la brève saison des pluies ; puis, au cours de la longue saison sèche, ils regagnent les contrées méridionales, aux arbres fourragers et aux ressources hydrauliques permanentes.

 

  Qu'est-ce qu'être Touareg ?

 

Dans une société si diverse, qui rassemble des hommes au teint clair et d'autres à la peau noire, il n'existe pas de modèle touareg. Aussi, être Touareg, c'est se comporter comme la société le demande, c'est-à-dire en fonction de son âge, de son sexe, de sa catégorie sociale : un artisan possède la liberté de parole, l'aristocrate un comportement désinvolte, le religieux une attitude retenue. Ne pas se conformer à ces règles, c'est risquer la critique, la dérision et peut-être l'exclusion.

 

  ANALYSE DES DIFFÉRENCES

 

Les dénominateurs communs des Touareg permettent de les reconnaître, de Djanet en Algérie à Madaoua au sud du Niger. Mais il existe, bien entendu, des différences sur divers plans : différences linguistiques, entre les dialectes du nord et ceux du sud ; différences quant à l’organisation politique entre les chefferies centralisées les plus fréquentes et souvent analysées à partir des Kel Ahaggar et celles plus souples de l'Aïr avec, en plus, une chefferie urbaine sédentaire représentée par le sultan d'Agadez. Différences également dans la composition de la population touarègue, avec une majorité croissante de groupes noirs d'origine servile selon un gradient nord-sud ; différences dans les types d'habitat, avec des tentes en peaux dans la partie ouest du pays touareg et des tentes en nattes végétales dans l'Aïr jusqu'aux frontières du Nigeria.

 

Occupant un si vaste espace, les Touareg ne peuvent vivre de la même manière au Sahara central ou au Sahel, dans les vastes plaines de l'Azawagh ou dans les massifs montagneux, dans les zones pastorales et les régions agricoles méridionales. Les Touareg du nord possèdent un élevage composé essentiellement de chameaux et de chèvres ; ceux des régions pastorales méridionales, Azawagh, Aïr, adrar des Iforas, ont des troupeaux plus diversifiés avec chameaux, vaches, brebis et chèvres. Les Touareg de l'Aïr cultivent des jardins irrigués dans les vallées du sud du massif et pratiquent le commerce caravanier entre les marchés du sud et les salines de Fachi et de Bilma qu'ils ravitaillent en produits variés et dont ils rapportent le sel et les dattes. Plus au sud encore, les Touareg deviennent des agropasteurs pratiquant agriculture pluviale à base de mil et élevage, ce qui les oblige à surveiller les troupeaux pour protéger les récoltes. La cohabitation avec d'autres éleveurs, Peul surtout, et paysans, pose de graves problèmes.

 

 LES TOUAREG DANS LES DIFFÉRENTS ÉTATS

 

Les Touareg ont résisté de toutes leurs forces à la pénétration des troupes françaises au début du siècle. À partir de 1916 et 1917, ils se révoltent contre l'occupation française et mettent en péril les troupes coloniales. L'organisation des territoires, les uns dépendant de l'Afrique du Nord, les autres de l'Afrique-Occidentale française (AOF), met un terme aux hostilités. L'indépendance des nouveaux États surprend les Touareg, non préparés à cette évolution, et qui disposent d’une faible élite scolarisée, prête à assumer des responsabilités administratives. La dispersion des Touareg dans de nombreux États, dans la zone la plus désertique, la moins peuplée et la plus éloignée de la capitale et du pouvoir, leur donne l'impression d'être oubliés et laissés pour compte.

 

En 1963-1964, une première révolte a lieu contre l'État malien. Mais la lutte est inégale, car les Touareg montés sur des chameaux et munis d’épées font face à des chars, et la révolte est durement réprimée dans l'adrar des Iforas. C'est à partir de 1990 qu'une révolte au Mali, puis au Niger, soulève le pays touareg contre les États. Les jeunes Touareg qui ont migré en Libye ont appris à manier des Kalachnikov et à conduire des véhicules tout terrains, et la guerre est dure : arrestations, massacres, émigrations en Algérie, en Mauritanie, entre autres. Aujourd'hui la paix est revenue et les plaies commencent à se cicatriser.

 

C'est au Niger et au Mali que les Touareg sont les plus nombreux, constituant 10 p. 100 et 6 p 100 de la population totale. La langue touarègue fait partie des cinq langues nationales et les Touareg peuvent s'exprimer dans leur langue à la radio et à la télévision. Les Touareg sont conscients de la richesse de leur culture et certains d'entre eux travaillent à recueillir et à faire publier leurs traditions orales.

 

 

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Mercredi 2 avril 2008

UNE ACCULTURATION DU NOUVEAU MONDE ?

 

La plupart des civilisations amérindiennes ont été soumises très rapidement par les Européens après la découverte de l’Amérique. Les massacres des Indiens, l’oppression, les maladies européennes et la christianisation des peuples autochtones ont, au fil des siècles, éteint les principales cultures et religions de ce « Nouveau Monde ». Les Indiens ont connu l’humiliation, l’expropriation, la spoliation, l’assujettissement, mais aussi l’acculturation. Cependant, certaines sociétés se sont défendues et ont combattu l’influence européenne afin de préserver, dans une certaine mesure, une relative autonomie ainsi que leurs structures sociales, politiques et religieuses.

 

Pourtant, aujourd’hui encore, les coutumes et les croyances amérindiennes, l’appréciation de la nature centralisatrice et globale de la spiritualité sont considérées par les civilisations monothéistes comme des superstitions primitives auxquelles le rationalisme occidental s’oppose.

 

Pour la plupart des peuples amérindiens d'aujourd'hui et d’hier, l'esprit meut l'individu et la collectivité et demeure au centre de la compréhension de la culture et de l'histoire du peuple. Chaque être humain ou animal, chaque chose est un « esprit passant à travers le monde » qui est relié au Créateur. La quasi-totalité des Amérindiens croit, effectivement, en un Être suprême (Dieu ou Grand Esprit) qui aurait créé un monde dans lequel les Hommes n’ont pas un rôle dominant sur la nature et son environnement. Au contraire, l’Homme appartient à un ensemble harmonieux et équilibré, dans lequel il est l’égal de toute autre chose.

 

Les témoignages des colonisateurs et les traditions orales de certaines tribus encore existantes permettent, aujourd’hui, malgré la diversité tant linguistique et culturelle que géographique de ces communautés, de donner un aperçu global des mythes et légendes des Indiens d’Amérique.

 

 LA NATURE DU MYTHE AMÉRINDIEN

 

Le mythe, de tout temps, permet d’expliquer les vérités sacrées d’un peuple et de révéler la nature humaine. Il reflète la recherche de la vérité, du sens, de la signification de la naissance, de la vie, de la mort. Dans les sociétés de tradition orale, il est l’expression d’une pensée, d’une manière d’appréhender, de représenter le monde naturel, social et culturel, d’interpréter la réalité, d’expliquer la nature et d’offrir une orientation spirituelle. Pour les Amérindiens, le mythe a plusieurs valeurs. Il est, avant tout, mystique (réflexion sur le « possible »), mais aussi cosmogonique (explication de l’Univers), sociologique (explication de l’ordre social), pédagogique (enseignement de l’Homme) ou encore étiologique (explication des phénomènes naturels).

 

Transmis à travers des contes, des légendes, des rituels, des danses et des chansons, les mythes expliquent la cosmogonie et offrent une compréhension de l'Univers, qui renforce la cohésion sociale et culturelle d'un peuple. La plupart des langues amérindiennes étant dénuées de mots désignant des concepts abstraits, les mythes sont souvent des récits simples usant de nombreuses images et métaphores.

 

 QUELQUES THÈMES COMMUNS DES MYTHES AMÉRINDIENS

1  Le grand cercle

 

Les croyances amérindiennes reposent sur l’harmonie, la communion et l’interaction entre l’humain, la vie animale, la nature et la Terre. Elles se fondent sur un monde et sur une pensée circulaires où tout est sacré et indivisible. Chaque élément de ce grand cercle, humain ou non, possède une âme et doit œuvrer afin de conserver l’harmonie du Créateur, en apprenant le respect, le partage, l’honnêteté, la générosité et la vénération. L’Homme, dans ce monde circulaire, est très respectueux de la nature environnante et des éléments, qui contribuent à son développement, à son éducation, à son bien-être. Il se doit ainsi de leur rendre hommage et de les remercier par des rituels, des offrandes ou des célébrations.

 

  Les animaux

 

La tradition orale amérindienne fait souvent référence à des récits mythiques qui mettent en scène des personnages ayant vécu dans des temps très anciens, mais aussi et surtout, à des animaux qui ont, au même titre que les humains, une âme et possèdent parfois des qualités supérieures aux Hommes. Dans le monde circulaire, les Hommes se doivent de rester humbles et de respecter les animaux, afin de préserver l’harmonie. Ils peuvent entrer en contact avec ceux-ci par des moyens spirituels, tels le jeûne, les médecines et les rituels. Pour sa part, l'animal établit un contact avec l'Homme par les rêves et les visions.

 

Dans les mythes, les animaux ont souvent des rôles de nature cosmogonique, étiologique ou encore des rôles civilisateurs et protecteurs.

 

  La médecine traditionnelle

 

Les Amérindiens croient en une « médecine » traditionnelle spirituelle qui peut aussi bien faire appel à des plantes ou des remèdes qu’à des objets, des paroles ou encore des cérémonies. Les Indiens distinguent en général deux sortes de médecines, celle du corps et celle de l’âme. Si la médecine du corps ne fonctionne pas, la médecine de l’âme prend le relais avec des cérémonies, des danses, des rituels de purification, etc.

 

 LES DIFFÉRENTS MYTHES AMÉRINDIENS

 Les régions arctiques : les esprits de la Mer et du Ciel

 

Les croyances des régions du Grand Nord américain sont dominées par les pouvoirs des esprits et ne font généralement pas appel à un dieu créateur, excepté chez certaines tribus d’Alaska où la figure mythique du corbeau serait à la source de la création de la Terre, des Hommes, des mondes végétal et animal et aurait un rôle civilisateur.

 

Les principaux esprits inuit sont, la plupart du temps, des esprits bienveillants, bien que sensibles à la mauvaise conduite des Hommes. Ils peuvent faire pression sur les Hommes et sur la tribu, en faisant intervenir le mauvais temps, en provoquant une chasse infructueuse, des maladies, etc. Vénérés et respectés, ils sont en constante relation avec les Hommes, grâce aux chamans ou aux amulettes qui assurent leur protection. Le « panthéon » inuit est assez important, mais les principaux esprits sont ceux de la Mer (Sedna, qui influence la chasse et règne sur le monde animal), de l’Air (Sila, qui contrôle les éléments) et de la Lune (Takkik, qui influence la fertilité, la rectitude morale et contrôle la chasse). La culture inuit connaît également de nombreux esprits secondaires, plus ou moins bienveillants (esprits d’animaux, d’objets, de personnes mortes, etc.) qui sont chacun dotés d’une âme propre et que l’Homme doit respecter.

 

Aujourd’hui les cultures inuit survivent, malgré la christianisation des territoires, sans compter certains amalgames et certaines juxtapositions de croyances liés à la colonisation religieuse. Ainsi, le dieu chrétien a été identifié et accepté comme l’un des esprits inuit.

 

  L’Amérique du Nord : « les premiers Hommes »

 

Dans la multitude de groupes ethniques et linguistiques que compte l’Amérique du Nord, il n’existe que peu de cohérence culturelle. On peut cependant dénombrer des thèmes, une pensée et quelques mythes analogues ou proches, notamment les mythes cosmogoniques ou ceux du héros civilisateur. Avant toute chose, la principale caractéristique des tribus d’Amérique du Nord est de se situer au centre du monde et de se considérer comme le « vrai peuple ». Ainsi d’un groupe à l’autre, les Indiens se dénomment « les premiers Hommes » ou « les Êtres humains ».

 

Pour la plupart des Indiens d’Amérique du Nord, le monde a été créé par un Être suprême qui, bien que vénéré et respecté, n’a en général qu’un rôle de créateur. Il crée notamment d’autres forces divines auxquelles il délègue ses pouvoirs. Les épisodes de la création varient d’une ethnie à l’autre, mais font en général intervenir des animaux (souvent le corbeau) dans les légendes cosmogoniques.

 

Les principales divinités, après l’Être suprême, sont la Terre (souvent la Mère), le Ciel (souvent le Père), le Soleil, la Lune et les éléments (vent, pluie, tonnerre, éclair) qui sont autant de moyens de communication entre le terrestre et le céleste. Par ailleurs, tout ce qui entoure le groupe, l’environnement, les phénomènes naturels, est sacré (rivières, montagnes, étoiles, éclipses, etc.). Le déluge, la fin du monde, l’incendie universel ainsi que l’existence d’un au-delà (à l’exception des Navajos qui ne croient pas en l’immortalité des Hommes et qui ne respectent pas les morts) sont autant de mythes partagés par un grand nombre des Amérindiens d’Amérique du Nord.

 

Ces peuples croient également en un dualisme universel opposant certaines forces, certains dieux, les sexes, un être bénéfique à un être maléfique. Dans la plupart des croyances se retrouvent également les figures du héros civilisateur et du décepteur. Intervenus après la création du monde, les héros civilisateurs ont pour objectif de guider et de suivre les Hommes. Soit anthropomorphes, soit zoomorphes, ils introduisent le feu, la lumière, l’eau, le végétal et l’animal, l’Homme, le langage. Par ailleurs, les populaires décepteurs sont des antihéros, souvent zoomorphes (coyote, vison, pie, corbeau, geai), qui parcourent le monde. Ces personnages ambigus et tricheurs permettent aux sociétés d’évacuer leurs tabous et de projeter leurs fantasmes. Imposteurs et philosophes à la fois, les décepteurs sont plus proches de l’Homme.

 

Comme dans la plupart des croyances amérindiennes, l’Homme fait appel aux chamans (ou « medecin men ») pour entrer en relation avec les dieux et recevoir une protection divine, mais use également de rites cérémoniels divers (comme le calumet de la paix dans les Plaines). Dans la plupart des civilisations amérindiennes, les thèmes centraux des mythes sont au cœur de la vie sociale : maïs et tabac pour les tribus agricoles sédentaires, pêche et chasse pour les tribus nomades.

 

  La Méso-Amérique : les grandes civilisations dualistes

 

C’est en Méso-Amérique que sont nées les plus grandes civilisations amérindiennes connues regroupant les cultures préclassiques (Zacatenco, Ticomán, La Venta), les civilisations classiques (Teotihuacan, Monte Albán, vallée d’Oaxaca) et les civilisations historiques (toltèque, mixtèque, aztèque, zapotèque, tarasque, etc.) ainsi que la civilisation maya. Mais ces grandes civilisations ont toutes connu, après une période hégémonique, un déclin brutal et définitif. Avec l’extermination et la soumission de ces peuples par les Européens, ont disparu les civilisations, les cultures orales ou écrites, dont il ne reste aujourd’hui que quelques vestiges lapidaires et quelques pictogrammes, parfois encore assez obscurs. L’art amérindien n’avait pas une fonction esthétique, mais il devait interpréter les mythes, exercer les cultes et témoigner de la grandeur des divinités. On suppose qu’il existe entre ces civilisations plusieurs liens, et certaines divinités — comme le serpent à plumes, la déesse de l’eau ou le dieu du feu — déjà présentes dans la civilisation de Teotihuacan se retrouvent dans une grande partie des civilisations plus tardives (toltèque ou aztèque).

 

Le dualisme est au cœur des religions précolombiennes de la Méso-Amérique. La lutte entre les forces de la nature, les dieux bienfaisants (pluie, tonnerre, foudre) et les divinités malfaisantes (sécheresse, tempête, guerre), entre le Soleil et la Lune, le Jour et la Nuit, ainsi que la destruction des quatre mondes régissent la mythologie méso-américaine. Ainsi, chez les Toltèques et les Aztèques, les deux grands adversaires divins sont Quetzalcoatl et Tezcatlipoca, qui détruisent chacun à leur tour le monde créé par l’autre. Le principe fondamental de ces croyances est la dualité nécessaire à l’unité universelle. La civilisation maya, que l’on connaît aujourd’hui le mieux, possède, outre un panthéon particulièrement riche, une cosmogonie très étudiée.

 

Les Mayas croient en un Créateur suprême, Hunab, dont le fils Itzamna — sorte de dieu civilisateur, seigneur des Cieux, de la Nuit et du Jour — offre aux Hommes l’écriture, le codex et peut-être le calendrier. La déification des phénomènes naturels et de l’agriculture est très importante et les cultes sont strictement observés (Chac, le dieu de la Pluie, Kukulkan, dieu du Vent ou encore Yum Kax, dieu du Maïs ou de l’Agriculture).

 

Certaines croyances et rites anciens subsistent dans la plupart des tribus mayas actuelles (notamment chez les Lacandon) — on retrouve effectivement la divinité mythique de la pluie, les gnomes des champs de maïs, les sirènes malignes, etc. — mais la théogonie, la cosmogonie, le codex de la période précolombienne ont été totalement abolis par la christianisation.

 

  L’Amérique du Sud : les jumeaux civilisateurs

 

Dans les mythologies d’Amérique du Sud, le thème de l’origine du monde n’est jamais énormément développé, que ce soit dans les régions andines, caraïbes ou amazoniennes. Le mythe étiologique varie, pour sa part, énormément et l’on distingue des croyances plus ou moins locales très diverses pour expliquer l’apparition du monde naturel (animaux, végétaux), ainsi que du monde matériel (mouvements des tribus, émergence et déclin des cultures).

 

Il existe toutefois souvent un Dieu créateur (chez les Guajiro, le démiurge Maleiwa, chasseur qui crée les Hommes à partir d’argile). La création des Hommes par le Dieu suprême est souvent reliée au mythe du déluge, punition divine. Ce Dieu suprême, après avoir provoqué le déluge, est également souvent à l’origine de la création des montagnes, des animaux, des rivières, mais aussi du soleil et des constellations.

 

Un héros culturel, civilisateur, quelquefois identifié au Dieu créateur, au fils du Créateur ou encore à un homme aux pouvoirs divins, apparaît à la suite du déluge. Il est considéré comme l’ancêtre légendaire des tribus. Tout comme en Méso-Amérique, la plupart des mythes et légendes des Indiens d’Amérique du Sud sont associés aux cycles agricoles, mais aussi à la dualité. C’est effectivement l’opposition entre les forces divines, les saisons, les sexes, etc., mais aussi l’importance des mythes gémellaires et de la force divine et civilisatrice des jumeaux qui caractérisent les principales civilisations d’Amérique du Sud.

 

Les figures mythiques traditionnelles sont celles du Jaguar (ou félin comme le puma), de la Mort (âmes des morts et culte des ancêtres) et de l’El Dorado. Chez les Andins, les tribus indiennes, la plupart du temps héritières des Incas, croient en une multitude d’esprits et de forces : tout est sacré, mais le panthéon reste assez restreint. Outre un dieu suprême (le plus ancien de la mythologie panandine), Viracocha (ou Wiraqocha), qui crée l’Univers, fabrique les Hommes, le Soleil, la Lune avant de disparaître, les principales divinités incas sont celles du Soleil (Inti, qui a aujourd’hui totalement disparu), de la Lune (Killa, qui conserve encore aujourd’hui ses caractères divins, surtout dans les sociétés agricoles), de la Foudre (Illapa), de la Terre Mère (Pachamama), etc. (voir mythologie inca).

 

 

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par michel baran publié dans : DOCUMENT
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Mardi 25 mars 2008

                                         INTRODUCTION

 

Un philosophe a dit en substance : Feignons de diriger les évènements puisque nous n’en sommes pas les auteurs »

Nous aurons une constitution européenne qu’on le veuille ou non.

Le dilemme  qui se  pose aux patriotes est  celui-ci : Doivent-ils s’en tenir à un  combat d’arrière-garde sans  issue ou  ne vaudrait-il pas mieux porter à la connaissance de l’opinion  publique un projet confédéral minimal ?

Il  me semble  que la seconde solution est la plus intelligente.   D’oû la rédaction de ce texte

Je me suis servi des principes de Montesquieu, séparation strict de  pouvoirs et établissement de solides contre-pouvoirs institutionnels, afin de préserver l’indépendance des nations

 

                                                        I

 

L’Union Européenne devient la Confédération Impériale  des Etats libres D’Europe

La famille impériale sera élue en même temps que le parlement et le sénat parmi toutes les familles régnantes ou ayant régnées qui se seront portées candidates

 

                                                            II

 

                                                   L’EMPEREUR

 

Une fois élue la famille impériale perdra sa nationalité et prendra la nationalité européenne

L’Empire est héréditaire et sans discrimination sexuelle

L’Empereur représente les citoyens et les nations

Il n’a aucun pouvoir

Il est le médiateur entre les nations

Il préside le conseil des ministres européen ainsi que la commission exécutive

L’Empereur a un pouvoir illimité dans le domaine culturel pour mettre en valeur  les cultures nationales à travers des manifestations européennes comme à travers la radiotélédifusion  impériale