Mercredi 2 juillet 2008
La seconde Restauration, en 1815, déclenche une vague de répression contre les bonapartistes et les républicains. Les premières élections législatives d’août 1815 portent au pouvoir une chambre ultraroyaliste et réactionnaire (la Chambre introuvable) que le roi, sous la pression des Alliés, doit dissoudre moins d’un an plus tard. Les nouvelles élections (octobre 1816) donnent la majorité aux modérés représentés par le duc de Richelieu. La situation générale du pays s’améliore : l’économie profite du climat d’assainissement financier et la France, débarrassée des troupes d’occupation étrangères en 1818, retrouve sa place parmi les grandes puissances. Cependant l’assassinat en février 1820 de l’héritier du trône, le duc de Berry, provoque la chute des modérés et du ministère Decazes, et le retour au pouvoir des ultras, dirigés par le comte de Villèle. À la mort de Louis XVIII en 1824, son frère, le comte d’Artois, ultraconservateur, monte sur le trône sous le nom de Charles X. Nous avons une fois de plus la preuve de la nocivité de la démocratie lorsqu’elle n’est pas subordonnée au patriotisme. La « chambre introuvable » interdit naturellement au Roi de continuer la politique de conciliation qu’il avait adopté lors de la première restauration et les crimes commis par les ultraroyalistes sont probablement restés impunis. Républicain et bonapartistes unis par la haine ne voient pas l’amélioration de l’économie et assassinent le duc de Berry, s’attaquant ainsi au principe dynastique, seul garant de l’impartialité du pouvoir politique
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Mardi 1 juillet 2008
29-06-2008 21:32 Anne-Ael Durand Ségolène Royal se lance dans la bataille du PS L’ancienne candidate a détaillé sa “contribution” au parti socialiste “Ce qui fait ma force, ma volonté, ma sérénité, ma stabilité, c’est d’être bien entourée”, a déclaré samedi Ségolène Royal à la Maison de la chimie, à Paris. L’ancienne candidate à la présidentielle y présentait sa “contribution” en vue du prochain congrès du Parti socialiste à Reims. L’occa­sion de rappeler qu’elle avait encore des soutiens, tant auprès des militants, venus nombreux, que des cadres du parti. Son texte a ainsi été signé par dix-neuf premiers secrétaires fédéraux.  La présidente de la Région Poitou-Charentes a d’abord fustigé la politique de son ancien rival, Nicolas Sarkozy, accusé d’avoir transformé la “rupture” annoncée en “déchirure”. “Combattre et proposer” Ségolène Royal a ensuite présenté ses propositions, largement inspirées de son programme présidentiel. Son texte, intitulé “combatre et proposer”, reprend l’idée d’une “révolution démocratique”, instaurant plus de participation et de proportionnelle aux législatives. Elle revient aussi sur ses priorités données à l’écologie et à à une politique éducative ambitieuse. Sur le terrain de l’économie, Ségolène Royal prône une révolution fiscale, avec le prélèvement des impôts à la source et la suppression des “niches”, ainsi qu’une remise à plat “sans tabous” de la sécurité sociale, et un système de retraite à points plus “transparent”.  A son concept d’“ordre juste”, pour lutter contre la violence, elle ajoute celui d’“Etat préventif”, qui “attaque les inégalités à la racine”, faisant de la prévention une priorité. Ces propositions, qui seront détaillées dans son livre Si la gauche veut des idées (éd. Grasset, à paraître le 8 juillet), ont été qualifiées hier de “lieux communs inapplicables” par le porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre. Quant au maire de Paris, Bertrand Delanoë, interrogé hier lors de la fête de la rose à Avallon, il a refusé de commenter la contribution de sa rivale. Un appel au centre Jouant à fond la carte du rassemblement, Ségolène Royal a lancé un appel aux ténors régionaux Gérard Collomb, Jean-Noël Guérini et Vincent Feltesse, qui ont également présenté une contribution. Elle ne renonce pas non plus à collaborer avec le centre. “L’idée, c’est de fédérer à gauche sans renoncer à attirer tous les démocrates.” Au-delà du poste de premier secrétaire, c’est bien à l’échéance de 2012 que songe Ségolène Royal. En conclusion de son meeting d’hier, les militants l’ont d’ailleurs gratifiée d’une longue salve de “Ségolène présidente”. Anne-Ael Durand Anne-Ael Durand Metrofrance.com http://www.metrofrance.com/x/metro/2008/06/29/jAf4TR5z2PAmQ/index.xml Royal est fidèle à elle-même, c’est-à-dire qu’elle a de bonnes idées pour la première étape vers un royaume communiste tel que l’a décrit Thomas More dans « Utopie » mais ce n’est en aucun cas un programme de rupture avec ce système oppressif et mortifère
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Mardi 1 juillet 2008
L’épopée napoléonienne n’est pourtant pas terminée. La Restauration monarchique débute avec le concours du personnel impérial, et sans résistance de la part d’une population lasse de la guerre et de la conscription. Louis XVIII signe le premier traité de Paris (30 mai 1814), qui ramène la France à ses frontières de 1792, et octroie aux Français la Charte constitutionnelle (4 juin). Celle-ci ne revient pas sur les principales libertés acquises durant la Révolution mais réaffirme le caractère divin et héréditaire de la monarchie ; inspirée du système anglais, elle met en place, à côté du roi détenteur du pouvoir exécutif, un pouvoir législatif partagé entre une Chambre des pairs (aux membres nommés par le roi et héréditaires) et une Chambre des députés (élus par les départements sur une base censitaire), instaurant un régime de notables — le droit de vote appartient à moins de cent mille grands propriétaires, commerçants et industriels. La politique du nouveau gouvernement mécontente de nombreux royalistes (qui la jugent trop timorée) et les plus modérés (qui acceptent mal le rétablissement des symboles de la royauté comme le drapeau blanc), tandis que les Alliés, réunis au congrès de Vienne depuis septembre 1814, ne s’accordent pas sur le partage de l’Europe. Napoléon voit dans cette conjonction de facteurs la possibilité de revenir au pouvoir. En mars 1815, Napoléon s’échappe de l’île d’Elbe et revient en France. L’armée et la population se rallient à lui, Louis XVIII s’enfuit en Belgique et Napoléon rétablit l’Empire (Acte additionnel aux Constitutions de l’Empire, 22 avril 1815). Les souverains européens forment une nouvelle coalition et, le 18 juin 1815 à Waterloo (près de Bruxelles), écrasent l’armée impériale de manière définitive, mettant fin à l’aventure des Cent-Jours. Napoléon se rend aux Britanniques qui l’exilent à l’île de Sainte-Hélène où il meurt en 1821. Tandis que Louis XVIII revient à Paris et restaure à nouveau la monarchie, la légende napoléonienne, bientôt nourrie par les écrits d’Emmanuel de Las Cases, commence à se développer. Ayant le sens de l’Etat Louis XVIII assume la synthèse faite par Napoléon entre monarchie et révolution en faisant la concession de l’élection censitaire, ce qui est compréhensif vu le taux d’analphabétisme. La Royauté est par excellence un régime qui synthétise parce que le Roi n’est d’aucun parti, s’il l’est il sera rejeté par la nation comme le sera Charles X Le Roi est d’abord français avant d’être solidaire des alliés et c’est ce qui a fait que même après les Cent-Jours la France a été si rapidement évacuée
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Samedi 28 juin 2008
Après le double échec de la campagne de Russie (mai 1812-mars 1813) et de la guerre en Espagne (1808-1813), les armées napoléoniennes sont décimées et très affaiblies. Chassé d’Allemagne après la défaite de Leipzig en octobre 1813, Napoléon perd au printemps 1814 l’ultime campagne susceptible de sauver l’Empire. Il abdique en avril 1814 et se rend aux Alliés qui ont pris possession de Paris. Vaincu, il s’exile à l’île d’Elbe. Les souverains coalisés encouragent alors la restauration des Bourbons sur le trône de France. En mai, le comte de Provence, frère de Louis XVI, entre dans Paris et se fait couronner sous le nom de Louis XVIII. La preuve de la guerre idéologique est là ! Vaincu militairement, Napoléon est politiquement et moralement vainqueur en laissant une marque indélébile dans l’histoire de la France, d l’Europe, la législation et même de l’égyptologie grâce à son expédition de 1797 Par sa volonté il s’est hissé, et a hissé la France au fait de la puissance et de la gloire. Aujourd’hui des hommes de toutes nations communient dans sa gloire en reconstituant ses batailles ! VIVE LA FRANCE VIVE NAPOLEON
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Vendredi 27 juin 2008
Après avoir stabilisé la situation intérieure, Napoléon Ier, qui se prépare à la guerre depuis 1803, décide de repartir à la conquête de l’Europe. Déjà présent en Italie et en Allemagne, il inquiète les monarques européens qui se mobilisent à nouveau contre la France au sein de nouvelles coalitions dès l’été 1805. Ulm (14-20 octobre 1805), Austerlitz (2 décembre 1805), Iéna (14 octobre 1806), autant de victoires du début des guerres napoléoniennes au cours desquelles l’Empereur bat l’Autriche, la Prusse et la Russie et se rend maître de la plus grande partie de l’Europe. Seule la Grande-Bretagne, maîtresse des mers après avoir détruit la flotte française au large de Trafalgar en octobre 1805, résiste ; Napoléon entreprend de l’isoler et d’asphyxier son économie en instaurant le Blocus continental. À son apogée en 1811, l’Empire compte 130 départements et s’étend de l’Allemagne du Nord à l’Italie, en passant par la Hollande et la Belgique. Il est à noter que : Premièrement la guerre reprend parce que les ennemis n’acceptent pas leur défaite découlant de leur immixtion dans nos affaires en 1792. Deuxièmement les monarchies ont fait une guerre idéologique pour conserver leur droit divin et la division sociale Dans ces conditions on ne peut pas prétendre que Napoléon faisait des guerres de conquête mais il en profitait pour étendre son empire
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Mardi 24 juin 2008

Napoléon Bonaparte se présente comme un homme de paix. Il s’attache à pacifier le pays en réconciliant les Français et en instaurant un gouvernement stable et centralisé : la Révolution est terminée. Ainsi, il favorise le ralliement des Vendéens et le retour des émigrés auxquels il offre des postes dans l’administration et dans l’armée ; il négocie avec le pape Pie VII le Concordat de 1801, qui rétablit l’Église catholique romaine en tant qu’Église d’État. Il s’attèle à l’unification des lois du pays en faisant promulguer en 1804 un Code civil (Code Napoléon), compromis entre les acquis de la Révolution (liberté de conscience, liberté du travail, égalité civile, abolition des privilèges féodaux) et les principes d’une société globalement conservatrice. Une administration centralisée (mise en place de préfets nommés par le ministère de l’Intérieur à la tête des départements), de nouvelles institutions monétaires (une banque centrale, la Banque de France, en février 1800 et une nouvelle unité monétaire, le franc germinal) et une organisation scolaire rénovée (création des lycées, 1802 ; d’une université impériale chargée de diriger et de contrôler le corps enseignant, 1808) renforcent le pouvoir et jettent les bases de la France d’aujourd’hui.

 

Confisquant progressivement le pouvoir à son profit (plébiscite d’août 1802 le déclarant consul à vie), Napoléon Bonaparte, au cœur d’une agitation royaliste, décide d’affermir sans appel son autorité : le 18 mai 1804, le Sénat le proclame empereur des Français. Une nouvelle Constitution (Constitution de l’an XII) et le plébiscite qui approuve massivement l’établissement de l’Empire et le sacre de Napoléon Ier par le pape (2 décembre 1804) entérinent les faits : le premier Empire est né.

 

La politique bonapartiste est typiquement royaliste puis qu’elle cherche avant tout l’unité patriotique en dépassant les clivages, synthétisable le meilleur de chaque parti, Napoléon  recrée l’E4tat royal et devance « l’Etat impartial » de Beyrou

Napoléon était-il centriste ? Question provocante puisque René Rémond met le bonapartisme dans « les droites ». Mais à y réfléchir le centrisme, le vrai, pas le républicain qui est de tous les gouvernements sans avoir de projet complet et audible, n’est-il pas ‘être au centre de la vie nationale, de synthétiser les aspirations contraires sans les afadires et d’y donner un réponse forte et claire ?

Qu cela plaise ou pas, pendant 15 ans Napoléon fut central, unissant royalistes et républicains.

Ses méthodes dictatoriales étaient requises par les circonstances, faisaient-elles pour autant de Napoléon un dictateur ?

Je n’en suis pas certain !

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Lundi 23 juin 2008
 

Le Consulat est rapidement institué ; concentrant le pouvoir exécutif entre les mains de trois consuls — Napoléon Bonaparte siège avec Sieyès et Ducos, puis avec Cambacérès et Lebrun —, le nouveau régime se dote à la fin de l’année 1799 d’une Constitution (Constitution de l’an VIII) qui fait du Premier consul, en l’occurrence Bonaparte, le premier personnage de l’État. Les succès militaires foudroyants du Consulat amènent la coalition à se désintégrer et l’Angleterre, affaiblie et isolée, doit accepter le traité d’Amiens (mars 1802) qui met fin aux hostilités entre les deux pays.

 

 

Après le coup d'État du 18 Brumaire, une nouvelle Constitution de 95 articles, ne comportant significativement aucune déclaration de droits, fut élaborée par Sieyès et Napoléon Bonaparte. Elle donnait le pouvoir à un véritable chef de l'État, le Premier consul. En fait, elle avait été taillée sur mesure pour le futur Napoléon Ier, qui n'allait pas manquer de s'en servir pour instaurer une dictature militaire. Fort logiquement, après le rétablissement de la paix à l'intérieur et à l'extérieur, Bonaparte fit rédiger la Constitution de l'an X : riche de 86 articles, elle renforçait considérablement ses pouvoirs, notamment en le nommant consul à vie et en lui donnant la possibilité de choisir son successeur.

 

Amiens, paix d'

Amiens, paix d', traité de paix conclu le 25 mars 1802, et paraphé le 27 mars dans l’hôtel de ville d’Amiens, entre Joseph Bonaparte pour la France, lord Cornwallis pour le Royaume-Uni, le chevalier d’Azara pour l’Espagne et Schimmel Penninck pour la République Batave, à la suite de discussions entamées à Londres en octobre 1801.

 

La paix d’Amiens marque la fin de la deuxième coalition, formée du Royaume-Uni, de la Russie, de l’Autriche, de la Turquie et du royaume des Deux-Siciles ; celle-ci s’inscrivait dans le contexte des guerres napoléoniennes et avait déjà pratiquement pris fin avec la paix de Lunéville, le 9 février 1801.

 

Aux termes de la paix d’Amiens, les troupes britanniques et françaises doivent quitter l’Égypte afin de la restituer à la Turquie. Londres s’engage également auprès de la France et de ses alliées, l’Espagne et la République batave, à leur rendre toutes ses conquêtes, à l’exception de Ceylan et de la Trinité. La France accepte pour sa part d’évacuer Naples, les États pontificaux ainsi que les ports de Tarente, d’Otrante et de Brindisi. Le Royaume-Uni doit également abandonner la colonie du cap de Bonne-Espérance à la République batave (Pays-Bas) et Malte aux hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. Ce traité, pourtant bien accueilli, n’a jamais vraiment été respecté : les hostilités ont en effet repris dès 1803.

 

 

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Le Consulat fut la période la plus heureuse de la République pour une raison très simple : tout en gardant le terme de « République » la philosophie des institutions était royaliste, il fallait bien ç pour sauver la Patrie.

Certains comparent sottement Napoléon à Hitler ! C’est aller vite en besogne.

Lorsque Napoléon prend le pouvoir la France est en guerre à cause de’ la Révolution, trahie par la noblesse qui s’engage chez l’ennemi, combattu par un résidu de chouannerie il n’a pas d’autres choix que de faire la guerre !

Et pourtant il légifère dans des domaines cruciaux pour plus d’un siècle à travers le code civil, que de ombreuses nations copieront, il fera une trêve avec l’Angleterre

Alors oui le rétablissement de l’esclavage dans les colonies est une faute grave et ternie sa gloire. A-t-il été influencé par Joséphine, qui créole devait en avoir avant la Révolution ?

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Dimanche 22 juin 2008

Le Directoire, conseil exécutif de cinq membres, dirige le pays aux côtés d’un pouvoir législatif divisé entre deux chambres (Conseil des Cinq-Cents et Conseil des Anciens) élues au suffrage indirect. La crise économique et financière (mauvaises récoltes, inflation, effondrement de l’assignat), ainsi que la poursuite de la guerre (dernière insurrection en Vendée en 1795-1796, formation de la deuxième coalition contre la France en 1798), rendent le régime impopulaire. Sans grande autorité en raison de la division des pouvoirs, il est complètement discrédité en 1799.

 

Un certain nombre de personnalités occupant des postes clés (dont Sieyès et Lucien Bonaparte, président du Conseil des Cinq-Cents), favorables à un gouvernement plus efficace, décident de tenter un coup d’État et de porter au pouvoir le frère de Lucien, le jeune général Napoléon Bonaparte, dont le prestige est lié à de nombreuses victoires militaires, lors de la campagne d’Italie puis de celle d’Égypte. Le 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799), aidé de ses partisans et soldats, le général Bonaparte disperse les députés et, dans l’indifférence générale, met fin au Directoire — et, par là-même, à la période révolutionnaire.

 

 

Le Directoire, régime républicain strict, donc modéré et inefficace, met en pleine lumière dès le début de la République l’ineptie de la théorie de la division du pouvoir chère à Montesquieu

Parce qu’enfin l’efficacité du pouvoir tient à la rapidité d’exécution des décision, donc à l’unité dans une personne entourée de ses conseillés, des pouvoirs exécutif et législatif.

Ce que fera pour le plus grand bien de la France Napoléon Bonaparte, renouant ainsi avec la pratique royale

Napoléon 1° est le précurseur de la Royauté référendaire que j’appelle de mes voeux

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Samedi 21 juin 2008

Durant la Convention nationale, première assemblée de la Ire République, les armées révolutionnaires remportent de nombreux succès sur le terrain extérieur (bataille de Jemmapes, 6 novembre 1792) et, dès la fin de l’année 1792, peuvent se lancer à la conquête de la Belgique, occuper la rive gauche du Rhin et annexer la Savoie puis Nice. En 1794, le territoire français est libéré et la victoire de Fleurus (26 juin) laisse aux Français les mains libres en Belgique.

 

À l’intérieur, les contre-révolutionnaires sont également réduits, d’abord sous la Convention girondine, puis plus encore lorsque les montagnards s’imposent à l’assemblée (Convention montagnarde). Après le procès et la mort du roi déchu (janvier 1793), la politique répressive de la Terreur entre dans une phase paroxysmique : la loi du 22 prairial an II (10 juin 1794), qui suspend les dernières garanties de la justice et rend les jugements encore plus sommaires, ouvre une période de « Grande Terreur ». En mai-juin 1794, Maximilien de Robespierre tente d’instituer, en remplacement du christianisme, une nouvelle religion politique et nationale, le culte de l’Être suprême (voir culte révolutionnaire). Mais les excès de la Terreur et les dissensions politiques de ses chefs provoquent la chute de Robespierre le 9 thermidor an II (27 juillet 1794). Les révolutionnaires à l’origine de cette journée, appelés les « thermidoriens » (dont Barras et Fouché), cherchent des compromis avec l’Église et les Vendéens, mais se heurtent à la double opposition des Jacobins et des royalistes. L’année suivante, la Convention thermidorienne adopte une nouvelle Constitution qui donne à la République un pouvoir exécutif fort, confié à un Directoire.

 

Chouannerie

Le terme de « chouannerie » a pour origine le nom de guerre de l'un des premiers chefs du mouvement, Jean Cottereau dit Jean Chouan, dont le signe de ralliement était le cri du chat-huant.

 

Les premiers Chouans, des faux-sauniers que la libéralisation du commerce du sel a ruinés, sont bientôt rejoints par des paysans pauvres, mécontents de la politique religieuse de la Révolution, puis par des réfractaires au service national, après le décret sur la levée des 300 000 hommes (24 février 1793).

 

La terre d'élection de la Chouannerie est la Bretagne, le Maine et la Normandie, dans une zone située entre Saint-Brieuc, Lorient, Le Mans et Alençon. Hostile au gouvernement républicain, le mouvement est, comme la rébellion vendéenne, imprégné de ferveur religieuse. Mais, à la différence de cette dernière qui se développe dans des départements voisins durant la même période, la Chouannerie ne dispose pas de véritable armée et ne s'est jamais assurée le contrôle de territoires. Elle se répand de manière diffuse dans les campagnes, alors que les villes et certains bourgs restent républicains. Organisés en petits groupes armés et mobiles, les Chouans sont beaucoup plus difficiles à réduire que les Vendéens et continuent leurs actions jusqu'au début de l'Empire napoléonien.

 

Hormis les frères Cottereau, le mouvement compte de nombreux nobles parmi ses chefs (notamment le comte de Bourmont, le marquis de La Rouërie, le comte de Frotté et le baron de Cormatin) dont le rôle, en tant que chefs militaires, est cependant moindre qu'en Vendée.

 

La rébellion commencée le 10 mars 1793 à Saint-Florentin-le-Vieil, à l'occasion de la levée de 300 000 hommes, a la même origine que la guerre de Vendée. Comme les Vendéens d’ailleurs, les Chouans prennent part à la « Virée de Galerne » (octobre-novembre 1793) qui fait suite à la défaite des blancs à Cholet (17 octobre). Après la paix de La Mabilais, signée le 20 avril 1795 entre Hoche et Scépeaux, le débarquement à Quiberon d'une armée d'émigrés, appuyés par la flotte anglaise (27 juin 1795), ranime le mouvement. Il est soumis par Hoche au printemps 1796, mais des actions sporadiques continuent. Après le coup d'État du 18 fructidor an V (4 septembre 1797) éclate une chouannerie des officiers qui parvient à une certaine coordination.

 

Sur l'initiative de Georges Cadoudal, la Chouannerie connaît un regain de vigueur en août 1799 : occupation du Mans par Bourmont, de Saint-Brieuc par Mercier, de La Roche-Bernard par de Sol et mise en péril de Versailles par Frotté. Mais les victoires extérieures du gouvernement, ainsi que la politique de conciliation menée par Napoléon Bonaparte, permettent de contenir le mouvement. Ainsi, l'assassinat de Frotté le 18 février 1800, ainsi que l'arrestation de Bourmont, décapitent la Chouannerie.

 

Néanmoins, dans la nuit du 5 au 6 juin 1800, Georges Cadoudal tente un dernier débarquement dans la presqu'île de Rhuys avec le soutien anglais, mais la victoire du Consulat à Marengo (14 juin) ruine ses espoirs. Il met fin aux actions sporadiques et isolées, avant d'être exécuté en 1804 pour sa participation à une tentative de coup d'État.

 

 

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Malgré les victoires aux frontières, la Convention, sous la direction de Robespierre et des Montagnards, poursuit sa politique criminelle en exécutant le Roi, en s’immisçant dans la conscience religieuse catholique, en inventant la guerre de masse qui par la désertion des conscrits alimente la chouannerie

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Vendredi 20 juin 2008

s financiers urgents ; la publication de la Constitution civile du clergé (12 juillet 1790), subordonnant l’Église à l’État ; la mise en place d’un nouveau découpage administratif (83 départements) et d’un système judiciaire qui fait passer le contrôle à des fonctionnaires et à des juges élus localement, inversant le processus de centralisation en vigueur depuis des siècles, sont parmi les mesures les plus importantes. Enfin, la Constitution adoptée en septembre 1791, la première dans l’histoire de France, institue la séparation des pouvoirs, un régime parlementaire dirigé par un monarque héréditaire et une assemblée élue au suffrage indirect par les citoyens actifs, c’est-à-dire payant l’impôt. Ayant achevé son travail — donner au pays une constitution —, l’Assemblée constituante se sépare à la fin de septembre 1791 et laisse la place à l’Assemblée législative (qui se réunit pour la première fois le 1er octobre 1791).

 

 

Avec la Révolution la noblesse a atteint son but : abattre la Royauté en tant que pouvoir progressiste, populaire (pour le peuple, aimé du peuple) et patriote (la noblesse n’est pas patriote, on le verra avec l’émigration, on le voit avec la « noblesse républicaine pro-europénne) au prix d’un suicide politique

Faible et mal conseillé le Roi s’opposa à la Révolution au lieu d’en prendre la tête pour limiter les dégâts constitutionnels que sont la séparation des pouvoirs exécutif et législatif

Si la Révolution a triomphé c’est moins par son idéologie que par les maladreses royales et la crise économique largement due à la météorologie !

 

 

 

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