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Napoléon Bonaparte se présente comme un homme de paix. Il s’attache à pacifier le pays en réconciliant les Français et en instaurant un gouvernement stable et centralisé : la Révolution est terminée. Ainsi, il favorise le ralliement des Vendéens et le retour des émigrés auxquels il offre des postes dans l’administration et dans l’armée ; il négocie avec le pape Pie VII le Concordat de 1801, qui rétablit l’Église catholique romaine en tant qu’Église d’État. Il s’attèle à l’unification des lois du pays en faisant promulguer en 1804 un Code civil (Code Napoléon), compromis entre les acquis de la Révolution (liberté de conscience, liberté du travail, égalité civile, abolition des privilèges féodaux) et les principes d’une société globalement conservatrice. Une administration centralisée (mise en place de préfets nommés par le ministère de l’Intérieur à la tête des départements), de nouvelles institutions monétaires (une banque centrale, la Banque de France, en février 1800 et une nouvelle unité monétaire, le franc germinal) et une organisation scolaire rénovée (création des lycées, 1802 ; d’une université impériale chargée de diriger et de contrôler le corps enseignant, 1808) renforcent le pouvoir et jettent les bases de la France d’aujourd’hui.
Confisquant progressivement le pouvoir à son profit (plébiscite d’août 1802 le déclarant consul à vie), Napoléon Bonaparte, au cœur d’une agitation royaliste, décide d’affermir sans appel son autorité : le 18 mai 1804, le Sénat le proclame empereur des Français. Une nouvelle Constitution (Constitution de l’an XII) et le plébiscite qui approuve massivement l’établissement de l’Empire et le sacre de Napoléon Ier par le pape (2 décembre 1804) entérinent les faits : le premier Empire est né.
La politique bonapartiste est typiquement royaliste puis qu’elle cherche avant tout l’unité patriotique en dépassant les clivages, synthétisable le meilleur de chaque parti, Napoléon recrée l’E4tat royal et devance « l’Etat impartial » de Beyrou
Napoléon était-il centriste ? Question provocante puisque René Rémond met le bonapartisme dans « les droites ». Mais à y réfléchir le centrisme, le vrai, pas le républicain qui est de tous les gouvernements sans avoir de projet complet et audible, n’est-il pas ‘être au centre de la vie nationale, de synthétiser les aspirations contraires sans les afadires et d’y donner un réponse forte et claire ?
Qu cela plaise ou pas, pendant 15 ans Napoléon fut central, unissant royalistes et républicains.
Ses méthodes dictatoriales étaient requises par les circonstances, faisaient-elles pour autant de Napoléon un dictateur ?
Je n’en suis pas certain !
Le Consulat est rapidement institué ; concentrant le pouvoir exécutif entre les mains de trois consuls — Napoléon Bonaparte siège avec Sieyès et Ducos, puis avec Cambacérès et Lebrun —, le nouveau régime se dote à la fin de l’année 1799 d’une Constitution (Constitution de l’an VIII) qui fait du Premier consul, en l’occurrence Bonaparte, le premier personnage de l’État. Les succès militaires foudroyants du Consulat amènent la coalition à se désintégrer et l’Angleterre, affaiblie et isolée, doit accepter le traité d’Amiens (mars 1802) qui met fin aux hostilités entre les deux pays.
Après le coup d'État du 18 Brumaire, une nouvelle Constitution de 95 articles, ne comportant significativement aucune déclaration de droits, fut élaborée par Sieyès et Napoléon Bonaparte. Elle donnait le pouvoir à un véritable chef de l'État, le Premier consul. En fait, elle avait été taillée sur mesure pour le futur Napoléon Ier, qui n'allait pas manquer de s'en servir pour instaurer une dictature militaire. Fort logiquement, après le rétablissement de la paix à l'intérieur et à l'extérieur, Bonaparte fit rédiger la Constitution de l'an X : riche de 86 articles, elle renforçait considérablement ses pouvoirs, notamment en le nommant consul à vie et en lui donnant la possibilité de choisir son successeur.
Amiens, paix d'
Amiens, paix d', traité de paix conclu le 25 mars 1802, et paraphé le 27 mars dans l’hôtel de ville d’Amiens, entre Joseph Bonaparte pour la France, lord Cornwallis pour le Royaume-Uni, le chevalier d’Azara pour l’Espagne et Schimmel Penninck pour la République Batave, à la suite de discussions entamées à Londres en octobre 1801.
La paix d’Amiens marque la fin de la deuxième coalition, formée du Royaume-Uni, de la Russie, de l’Autriche, de la Turquie et du royaume des Deux-Siciles ; celle-ci s’inscrivait dans le contexte des guerres napoléoniennes et avait déjà pratiquement pris fin avec la paix de Lunéville, le 9 février 1801.
Aux termes de la paix d’Amiens, les troupes britanniques et françaises doivent quitter l’Égypte afin de la restituer à la Turquie. Londres s’engage également auprès de la France et de ses alliées, l’Espagne et la République batave, à leur rendre toutes ses conquêtes, à l’exception de Ceylan et de la Trinité. La France accepte pour sa part d’évacuer Naples, les États pontificaux ainsi que les ports de Tarente, d’Otrante et de Brindisi. Le Royaume-Uni doit également abandonner la colonie du cap de Bonne-Espérance à la République batave (Pays-Bas) et Malte aux hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. Ce traité, pourtant bien accueilli, n’a jamais vraiment été respecté : les hostilités ont en effet repris dès 1803.
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Le Consulat fut la période la plus heureuse de la République pour une raison très simple : tout en gardant le terme de « République » la philosophie des institutions était royaliste, il fallait bien ç pour sauver la Patrie.
Certains comparent sottement Napoléon à Hitler ! C’est aller vite en besogne.
Lorsque Napoléon prend le pouvoir la France est en guerre à cause de’ la Révolution, trahie par la noblesse qui s’engage chez l’ennemi, combattu par un résidu de chouannerie il n’a pas d’autres choix que de faire la guerre !
Et pourtant il légifère dans des domaines cruciaux pour plus d’un siècle à travers le code civil, que de ombreuses nations copieront, il fera une trêve avec l’Angleterre
Alors oui le rétablissement de l’esclavage dans les colonies est une faute grave et ternie sa gloire. A-t-il été influencé par Joséphine, qui créole devait en avoir avant la Révolution ?
Le Directoire, conseil exécutif de cinq membres, dirige le pays aux côtés d’un pouvoir législatif divisé entre deux chambres (Conseil des Cinq-Cents et Conseil des Anciens) élues au suffrage indirect. La crise économique et financière (mauvaises récoltes, inflation, effondrement de l’assignat), ainsi que la poursuite de la guerre (dernière insurrection en Vendée en 1795-1796, formation de la deuxième coalition contre la France en 1798), rendent le régime impopulaire. Sans grande autorité en raison de la division des pouvoirs, il est complètement discrédité en 1799.
Un certain nombre de personnalités occupant des postes clés (dont Sieyès et Lucien Bonaparte, président du Conseil des Cinq-Cents), favorables à un gouvernement plus efficace, décident de tenter un coup d’État et de porter au pouvoir le frère de Lucien, le jeune général Napoléon Bonaparte, dont le prestige est lié à de nombreuses victoires militaires, lors de la campagne d’Italie puis de celle d’Égypte. Le 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799), aidé de ses partisans et soldats, le général Bonaparte disperse les députés et, dans l’indifférence générale, met fin au Directoire — et, par là-même, à la période révolutionnaire.
Le Directoire, régime républicain strict, donc modéré et inefficace, met en pleine lumière dès le début de la République l’ineptie de la théorie de la division du pouvoir chère à Montesquieu
Parce qu’enfin l’efficacité du pouvoir tient à la rapidité d’exécution des décision, donc à l’unité dans une personne entourée de ses conseillés, des pouvoirs exécutif et législatif.
Ce que fera pour le plus grand bien de la France Napoléon Bonaparte, renouant ainsi avec la pratique royale
Napoléon 1° est le précurseur de la Royauté référendaire que j’appelle de mes voeux
Durant la Convention nationale, première assemblée de la Ire République, les armées révolutionnaires remportent de nombreux succès sur le terrain extérieur (bataille de Jemmapes, 6 novembre 1792) et, dès la fin de l’année 1792, peuvent se lancer à la conquête de la Belgique, occuper la rive gauche du Rhin et annexer la Savoie puis Nice. En 1794, le territoire français est libéré et la victoire de Fleurus (26 juin) laisse aux Français les mains libres en Belgique.
À l’intérieur, les contre-révolutionnaires sont également réduits, d’abord sous la Convention girondine, puis plus encore lorsque les montagnards s’imposent à l’assemblée (Convention montagnarde). Après le procès et la mort du roi déchu (janvier 1793), la politique répressive de la Terreur entre dans une phase paroxysmique : la loi du 22 prairial an II (10 juin 1794), qui suspend les dernières garanties de la justice et rend les jugements encore plus sommaires, ouvre une période de « Grande Terreur ». En mai-juin 1794, Maximilien de Robespierre tente d’instituer, en remplacement du christianisme, une nouvelle religion politique et nationale, le culte de l’Être suprême (voir culte révolutionnaire). Mais les excès de la Terreur et les dissensions politiques de ses chefs provoquent la chute de Robespierre le 9 thermidor an II (27 juillet 1794). Les révolutionnaires à l’origine de cette journée, appelés les « thermidoriens » (dont Barras et Fouché), cherchent des compromis avec l’Église et les Vendéens, mais se heurtent à la double opposition des Jacobins et des royalistes. L’année suivante, la Convention thermidorienne adopte une nouvelle Constitution qui donne à la République un pouvoir exécutif fort, confié à un Directoire.
Chouannerie
Le terme de « chouannerie » a pour origine le nom de guerre de l'un des premiers chefs du mouvement, Jean Cottereau dit Jean Chouan, dont le signe de ralliement était le cri du chat-huant.
Les premiers Chouans, des faux-sauniers que la libéralisation du commerce du sel a ruinés, sont bientôt rejoints par des paysans pauvres, mécontents de la politique religieuse de la Révolution, puis par des réfractaires au service national, après le décret sur la levée des 300 000 hommes (24 février 1793).
La terre d'élection de la Chouannerie est la Bretagne, le Maine et la Normandie, dans une zone située entre Saint-Brieuc, Lorient, Le Mans et Alençon. Hostile au gouvernement républicain, le mouvement est, comme la rébellion vendéenne, imprégné de ferveur religieuse. Mais, à la différence de cette dernière qui se développe dans des départements voisins durant la même période, la Chouannerie ne dispose pas de véritable armée et ne s'est jamais assurée le contrôle de territoires. Elle se répand de manière diffuse dans les campagnes, alors que les villes et certains bourgs restent républicains. Organisés en petits groupes armés et mobiles, les Chouans sont beaucoup plus difficiles à réduire que les Vendéens et continuent leurs actions jusqu'au début de l'Empire napoléonien.
Hormis les frères Cottereau, le mouvement compte de nombreux nobles parmi ses chefs (notamment le comte de Bourmont, le marquis de La Rouërie, le comte de Frotté et le baron de Cormatin) dont le rôle, en tant que chefs militaires, est cependant moindre qu'en Vendée.
La rébellion commencée le 10 mars 1793 à Saint-Florentin-le-Vieil, à l'occasion de la levée de 300 000 hommes, a la même origine que la guerre de Vendée. Comme les Vendéens d’ailleurs, les Chouans prennent part à la « Virée de Galerne » (octobre-novembre 1793) qui fait suite à la défaite des blancs à Cholet (17 octobre). Après la paix de La Mabilais, signée le 20 avril 1795 entre Hoche et Scépeaux, le débarquement à Quiberon d'une armée d'émigrés, appuyés par la flotte anglaise (27 juin 1795), ranime le mouvement. Il est soumis par Hoche au printemps 1796, mais des actions sporadiques continuent. Après le coup d'État du 18 fructidor an V (4 septembre 1797) éclate une chouannerie des officiers qui parvient à une certaine coordination.
Sur l'initiative de Georges Cadoudal, la Chouannerie connaît un regain de vigueur en août 1799 : occupation du Mans par Bourmont, de Saint-Brieuc par Mercier, de La Roche-Bernard par de Sol et mise en péril de Versailles par Frotté. Mais les victoires extérieures du gouvernement, ainsi que la politique de conciliation menée par Napoléon Bonaparte, permettent de contenir le mouvement. Ainsi, l'assassinat de Frotté le 18 février 1800, ainsi que l'arrestation de Bourmont, décapitent la Chouannerie.
Néanmoins, dans la nuit du 5 au 6 juin 1800, Georges Cadoudal tente un dernier débarquement dans la presqu'île de Rhuys avec le soutien anglais, mais la victoire du Consulat à Marengo (14 juin) ruine ses espoirs. Il met fin aux actions sporadiques et isolées, avant d'être exécuté en 1804 pour sa participation à une tentative de coup d'État.
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Malgré les victoires aux frontières, la Convention, sous la direction de Robespierre et des Montagnards, poursuit sa politique criminelle en exécutant le Roi, en s’immisçant dans la conscience religieuse catholique, en inventant la guerre de masse qui par la désertion des conscrits alimente la chouannerie
s financiers urgents ; la publication de la Constitution civile du clergé (12 juillet 1790), subordonnant l’Église à l’État ; la mise en place d’un nouveau découpage administratif (83 départements) et d’un système judiciaire qui fait passer le contrôle à des fonctionnaires et à des juges élus localement, inversant le processus de centralisation en vigueur depuis des siècles, sont parmi les mesures les plus importantes. Enfin, la Constitution adoptée en septembre 1791, la première dans l’histoire de France, institue la séparation des pouvoirs, un régime parlementaire dirigé par un monarque héréditaire et une assemblée élue au suffrage indirect par les citoyens actifs, c’est-à-dire payant l’impôt. Ayant achevé son travail — donner au pays une constitution —, l’Assemblée constituante se sépare à la fin de septembre 1791 et laisse la place à l’Assemblée législative (qui se réunit pour la première fois le 1er octobre 1791).
Avec la Révolution la noblesse a atteint son but : abattre la Royauté en tant que pouvoir progressiste, populaire (pour le peuple, aimé du peuple) et patriote (la noblesse n’est pas patriote, on le verra avec l’émigration, on le voit avec la « noblesse républicaine pro-europénne) au prix d’un suicide politique
Faible et mal conseillé le Roi s’opposa à la Révolution au lieu d’en prendre la tête pour limiter les dégâts constitutionnels que sont la séparation des pouvoirs exécutif et législatif
Si la Révolution a triomphé c’est moins par son idéologie que par les maladreses royales et la crise économique largement due à la météorologie !