Noël Le temps Espoir Admettre

Publié le par michel baran

                    Noël

 

Noël jour de miel,

où la doctrine panthéiste fait vitrine en Christ !

 

Far où l'on reforme l'homme pour qu'à ses yeux il contienne les cieux !

 

Lourd est l'amour de Dieu pour nous, il est le seul à le porter !

 

Désuni à l'intérieur par la haine de soi,

réuni par le toit extérieur où brille l'étoile de David sur la toile nuitée où l'être se dévide pour remplir notre vide.

 

Des sept branches d'Hanouka* allait surgir le fleuve de lumière,

qui par les ceps odorifères ne manqua pas de nous diviniser !

 

*Hanouka: commémoration de la purification du second temple après la victoire des Macchabés, chaque jours pendant 8 jours en décembre les juifs allument une bougie s'ajoutant aux autres

      27/12/93

Le temps,

 

Le temps galope, autour de moi,

m'enveloppe d'années, de minutes et mois.

 

Joue autant qu'il veut de la flûte des corps et âmes,

nous voue à son feu dégradant !

 

De forts blâmes lui sont dus,

il dépose dans l'âme souvenirs éblouis,

et regrets pansus !

 

Espoirs infondés prennent racines

dans l'inanimée bassine du désespoir !

      28/12/93

 

                 Espoir

 

Espoir qui fait tourner la ronde du monde,

qui met au lit de la torture du désespoir !

 

Faux soleil qui ne fait pas mûrir l'attente,

mais fait mourir l'être lassé par la souffrance lancinante !

 

Sommeil d'insomniaques,

qui fait de nous des maniaques d'une idée !

 

dictature perverse nous fait lire le livre de le vie en sens

inverse de la vérité.

 

Ta brûlure nous livre à la folie,

aussi surement que la rue livrait les enfants à Garofoli*

 

Horrible mégère déguisée en bergère séduisante ;

luisante de larmes !

 

Dont les armes aiguisées se retournent contre nous,

tes dons se font à notre encontre !

 

Puisses-tu périr sur les genoux d'Assouvissement,

et qu'Asservissement te tienne en laisse afin que tu ne blesses plus par ta faim !

 

*Garofoli: personnage du livre "sans famille" d'Hector Malot

      29/12/93

                     Admettre

 

Admettre le temps qui passe,

c'est se démettre dans l'impasse des relation !

 

Gouverner sa vie, c'est faire de chaque instant résurrection d'amours défunts,

 

aimer des souvenirs de moments joyeux c'est mourir un peu que d'écrire "fin" au bas de la page.

 

réaction devant l'inévitable est la seule dignité humaine !

Désertion de la table de vie où alternent chance et malchance est haïssable !

 

Détestable est l'apathie de celui qui n'a plus d'appétit,

pour celle qui fut pour lui la plus jolie blonde du monde !

 

Elle n'est peut-être qu'encore en fut de corps et d'âme,

et attend toujours l'âme pour la mettre en perce !

      30/12/93

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Publié dans LE JARDIN DES VERS

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