L'EMPIRE

Publié le par michel baran

Napoléon Bonaparte se présente comme un homme de paix. Il s’attache à pacifier le pays en réconciliant les Français et en instaurant un gouvernement stable et centralisé : la Révolution est terminée. Ainsi, il favorise le ralliement des Vendéens et le retour des émigrés auxquels il offre des postes dans l’administration et dans l’armée ; il négocie avec le pape Pie VII le Concordat de 1801, qui rétablit l’Église catholique romaine en tant qu’Église d’État. Il s’attèle à l’unification des lois du pays en faisant promulguer en 1804 un Code civil (Code Napoléon), compromis entre les acquis de la Révolution (liberté de conscience, liberté du travail, égalité civile, abolition des privilèges féodaux) et les principes d’une société globalement conservatrice. Une administration centralisée (mise en place de préfets nommés par le ministère de l’Intérieur à la tête des départements), de nouvelles institutions monétaires (une banque centrale, la Banque de France, en février 1800 et une nouvelle unité monétaire, le franc germinal) et une organisation scolaire rénovée (création des lycées, 1802 ; d’une université impériale chargée de diriger et de contrôler le corps enseignant, 1808) renforcent le pouvoir et jettent les bases de la France d’aujourd’hui.

 

Confisquant progressivement le pouvoir à son profit (plébiscite d’août 1802 le déclarant consul à vie), Napoléon Bonaparte, au cœur d’une agitation royaliste, décide d’affermir sans appel son autorité : le 18 mai 1804, le Sénat le proclame empereur des Français. Une nouvelle Constitution (Constitution de l’an XII) et le plébiscite qui approuve massivement l’établissement de l’Empire et le sacre de Napoléon Ier par le pape (2 décembre 1804) entérinent les faits : le premier Empire est né.

 

La politique bonapartiste est typiquement royaliste puis qu’elle cherche avant tout l’unité patriotique en dépassant les clivages, synthétisable le meilleur de chaque parti, Napoléon  recrée l’E4tat royal et devance « l’Etat impartial » de Beyrou

Napoléon était-il centriste ? Question provocante puisque René Rémond met le bonapartisme dans « les droites ». Mais à y réfléchir le centrisme, le vrai, pas le républicain qui est de tous les gouvernements sans avoir de projet complet et audible, n’est-il pas ‘être au centre de la vie nationale, de synthétiser les aspirations contraires sans les afadires et d’y donner un réponse forte et claire ?

Qu cela plaise ou pas, pendant 15 ans Napoléon fut central, unissant royalistes et républicains.

Ses méthodes dictatoriales étaient requises par les circonstances, faisaient-elles pour autant de Napoléon un dictateur ?

Je n’en suis pas certain !

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