VIVE LA CRISE
PARIS (AFP) — La Bourse de Paris poursuivait sa chute mardi matin, le CAC 40 lâchant 1,21% au lendemain d'une dégringolade de 5,04%, dans un marché pris à contre-pied par le rejet du plan américain de sauvetage des banques.
A 09h30 (07h30 GMT), l'indice vedette cédait 48,02 points à 3.905,46 points, après avoir plongé jusqu'à 3.844,63 points (-2,75%) en début de séance.
Londres abandonnait 2,97%, Francfort 2,36% et l'Eurostoxx 50 2,38%.
La Chambre des représentants américaine a encore attisé la crise financière mondiale lundi en rejetant le plan de sauvetage des banques, contre toute attente, alors que la cascade des faillites s'accélérait en Europe.
Par conséquent, loin d'enrayer la débâcle boursière mondiale, la fin de séance à Wall Street s'est conclue par le plus important plongeon de l'histoire du Dow Jones (-6,98%, soit près de 800 points perdus), tandis que les marchés asiatiques vivaient une journée noire mardi.
"Il reste l'espoir qu'un projet de loi capable de convaincre les républicains indécis, sans froisser trop de démocrates, pourra être monté pour être voté demain (mercredi) ou peut-être jeudi", a commenté Rob Carnell, économiste de la banque néerlandaise ING.
Mais en cas d'échec, estime-t-il, les marchés mondiaux s'exposent "à un nouveau bain de sang" du côté des Bourses et à "une poursuite de la +fuite vers la qualité+", c'est-à-dire de la ruée des investisseurs vers les placements réputés sans risque, en particulier les Bons du Trésor américain à 3 mois.
Les valeurs financières continuaient de souffrir: Axa cédait 4,18% à 20,65 euros, BNP Paribas 3,86% à 63,30 euros, Crédit Agricole 3,08% à 12,60 euros, et Natixis 8,18% à 2,02 euros, alors que le président français Nicolas Sarkozy réunit mardi les dirigeants des principales banques et compagnies d'assurances françaises.
Sur ce front, "il faut seulement espérer que cette séance ne sera pas une répétition du carnage d'hier" (lundi), a jugé M. Carnell, calculant que "cinq faillites, reprises ou nationalisations de banques avant le déjeuner, ce doit sans doute être une sorte de record".
La cotation du titre Dexia était suspendue au lendemain d'une violente chute de 28,50%, à la demande des autorités de marché, après l'annonce d'un accord entre gouvernements belge, français et luxembourgeois pour injecter 6,4 milliards d'euros dans le groupe.
Parmi les rares valeurs épargnées par la débâcle boursière, Sanofi-Aventis (+1,25% à 45,34 euros) et Danone (+0,69% à 48,03 euros) faisaient une nouvelle fois office de refuge, considérées comme moins exposées aux fluctuations conjoncturelles que le reste de la cote.
Sur Internet :
* Euronext (CAC 40): http://www.euronext.com/trader/summarizedmarket/stocks-2634-FR-FR0003500008.html?selectedMep=1
http://afp.google.com/article/ALeqM5jDQqEsdwkd8EUIQgHcmmxa7peLyw
La crise du capitalisme financier, bien que dur pour beaucoup, est une bénédiction pour l’humanité parce qu’elle remettra l’argent à sa place
De but en soi l’argent, tenu en laisse par une sévère réglementation de son usage ; va redevenir le facilitateur d’échange en attendant son abolition totale dans un monde communiste antichambre du Royaume de Dieu
Car ne nous y trompons pas, c’est de la marchandisation excessive du monde que viennent ses maux.
Ce n’est pas sans raisin que christianisme et islam interdirent l’usure et que Thomas d’Aquin défendait l’idée du « juste prix »
L’argent usurpe le pouvoir d’ennoblissement, Chacun de nous pense inconsciemment : « il est riche, à l’abri du besoin donc il est généreux. C’est homme bien »
He bien non ! l’argent n’ennoblit ni n’avili mais crée des situations impossible pour la majorité des gens.
Si nous avions des révolutionnaires a i pouvoir dans les pays européens nous fusionnerions toutes les banques européennes pour créer la banque universelle européenne, insubmersible, quo prêterait sans intérêt à qui a besoin