INSTABILITE GOUVRNEMENTALE CANADIENJNE EN VU

Publié le par michel baran

MONTRÉAL (AFP) — Les conservateurs de Stephen Harper ont été reconduits au pouvoir à l'issue des élections législatives de mardi au Canada mais sans la majorité escomptée, une victoire en demi-teinte qui apparaît aussi comme un pari perdu pour le Premier ministre.

 

En cette période de grande incertitude économique, M. Harper est parvenu à convaincre les électeurs qu'il était le plus apte à diriger le pays, mais ces derniers lui ont refusé la majorité qu'il convoitait, l'obligeant à nouveau à composer avec l'opposition.

 

Selon les résultats officiels quasi définitifs publiés mercredi, les conservateurs remportent 143 des 308 circonscriptions, un score supérieur aux 127 sièges qu'ils avaient dans la chambre sortante, mais insuffisant pour atteindre la majorité.

 

La presse canadienne faisait mercredi une lecture sévère de cette courte victoire conservatrice, en soulignant que si M. Harper avait convoqué ces élections, c'était bien pour obtenir une majorité.

 

M. Harper, qui dirigeait un gouvernement minoritaire depuis le début 2006, avait provoqué ces législatives anticipées il y a cinq semaines en invoquant le fait que l'opposition paralysait le parlement. Les sondages lui prédisaient alors une victoire haut la main face au parti libéral de Stéphane Dion.

 

"Le fait que M. Harper doivent se contenter d'un autre gouvernement minoritaire - même plus fort - ne peut être vu que comme une défaite personnelle", estimait dans un éditorial le quotidien de référence The Globe and Mail.

 

"C'est une victoire en demi-teinte, une demi-victoire", a estimé pour sa part François-Pierre Gingras, politologue de l'université d'Ottawa.

 

M. Harper a lui-même reconnu que la "portée" de sa victoire n'était "pas aussi grande" qu'il l'aurait espéré et il a dit souhaiter pouvoir s'entendre avec l'opposition pour gouverner, au moment où l'économie canadienne, rattrapée par la crise financière américaine, connaît un coup de frein sérieux.

 

"La Chambre des Communes ressemble beaucoup à celle d'il y a cinq semaines, mais le monde certainement pas", notait le quotidien anglophone montréalais The Gazette en référence à l'aggravation de la crise financière mondiale.

 

La cuisante défaite subie par le parti libéral de Stéphane Dion, qui se retrouve avec 76 députés alors qu'il en avait 95 dans la précédente législature, devrait toutefois permettre à M. Harper de gouverner le pays sans être trop inquiété par l'opposition dans les prochains mois.

 

M. Dion, dont la carrière risque d'être compromise, a offert sa "pleine collaboration" au Premier ministre "en ces temps économiques difficiles". Le chef libéral, qui dirige son parti depuis fin 2006, a indiqué qu'il n'avait pas l'intention de céder sa place, mais son parti ne manque pas de candidats à sa succession.

 

Justin Trudeau, 36 ans, fils du plus célèbre Premier ministre canadien, Pierre Elliott Trudeau, a offert au parti libéral une rare consolation en réussissant son entrée en politique dans une circonscription de Montréal.

 

Le parti libéral a subi la concurrence de trois autres partis, qui occupent avec lui le centre-gauche ou la gauche: le Nouveau parti démocratique (NPD, gauche), le parti Vert et le Bloc québécois (indépendantiste), qui ne fait élire des députés qu'au Québec.

 

Le Bloc a remporté 50 sièges et le le NPD 37. Le parti Vert n'a pour sa part pas réussi à faire élire de député, bien qu'il ait rassemblé près d'un million de voix, en raison du système électoral uninominal à un tour. C'était la troisième élection législative en quatre ans et, comme les deux précédentes, elle a débouché sur un gouvernement minoritaire.

 

En capitalisant sur des mesures ou des projets des conservateurs impopulaires au Québec, les indépendantistes du Bloc québécois ont empêché M. Harper de réaliser dans la province francophone les gains dont son parti aurait eu besoin pour devenir majoritaire.

 

http://afp.google.com/article/ALeqM5hRlwnn6fk6csIxiT7aZOLwflBnCA

 

Les électeurs canadiens n’ont pas su départager conservateurs et libéraux, peste et choléra anglo-saxon.

Mais cela ne regarde pas directement les patriotes québécois puis qu’ils n’ont rien à voir avec le patriotisme des impérialistes  anglas qui ont volé la victoire référendaire de 1995 ainsi qu’on nous l’a expliqué sur « A2 » lors de la nui franco-québecquoise

Le Bloc doit arracher l’indépendance par n’importe que moyen, y compris la paralysie gouvernementale afin de les convaincre que la seule solution est la sécession

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Publié dans FRANCOPHONIE

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