BEYROU DIAGNOSTIQUE BIEN MAIS NE PROPO0SE RIEN
PARIS (AFP) — François Bayrou, président du Mouvement Démocrate (MoDem), a renvoyé dos à dos socialisme et capitalisme dont il a dénoncé la "crise et l'échec", dimanche lors de la première "Conférence nationale" du parti centriste, consacrée à la crise financière.
"Je ne crois pas plus à la refondation du capitalisme que je ne crois à la refondation du socialisme", a déclaré l'ex-candidat à la présidentielle, alors que le président Nicolas Sarkozy défend l'idée d'une réforme profonde du système financier mondial.
Comparant l'actuelle crise financière, "d'ampleur séculaire", à celle "qui en 1989 a emporté le socialisme soviétique", M. Bayrou a conclu à "la crise et l'échec de l'idée fondamentale qui animait chacun des deux systèmes".
"On se contente de nous annoncer, à grand son de trompe, qu'on va +refonder le capitalisme+", a-t-il ironisé devant quelque 2.000 délégués départementaux réunis dans la salle de la Mutualité à Paris.
"Croire qu'on peut dicter à des mécanismes en oeuvre depuis le début des temps, de se plier à la volonté politique publicitaire", "il n'y a pas beaucoup de chances que ça marche!", a jugé le député des Pyrénées-Atlantiques.
Il s'est amusé des déclarations du président vénézuélien Hugo Chavez, qui a estimé vendredi que le "camarade" Sarkozy était en train de "se rapprocher du socialisme". Ca "doit faire bien rigoler du côté du Fouquet's!", a-t-il lancé.
Cette "tentative de redorer le blason du capitalisme comme modèle de société", est "à peu près le contraire exact de ce que nous pensons", a ajouté le leader centriste, disant vouloir porter un "projet humaniste".
"Nous, ce que nous mettons en premier, ce n'est pas l'argent, c'est l'être humain", a-t-il lancé.
A ce titre, il a réaffirmé son opposition à une généralisation du travail dominical. Pour lui, "il est fondamental qu'il y ait un jour de la semaine pour la plupart des Français, où l'on puisse montrer aux enfants qu'il y a autre chose dans le vie que consommer, qu'acheter". Il faut "un jour pour le verbe être, et pas pour le verbe avoir", a-t-il plaidé.
Il s'est également élevé contre le projet de privatisation de La Poste, et contre le projet de réforme des lycées qui, selon lui, "fait sortir le lycée de la culture de la durée, pour le faire entrer dans la culture du zapping".
Un projet "humaniste" sera au coeur de la campagne des européennes, a-t-il dit lors de cette réunion, au cours de laquelle sont intervenus des experts tels que l'ancien directeur général du FMI Michel Camdessus, et de futurs candidats du MoDem au scrutin de juin 2009.
La député européenne Marielle de Sarnez, vice-présidente du MoDem, a souhaité que le gouvernement dégage des "marges de manoeuvre" pour financer un "vrai plan de soutien à l'économie", par exemple en revoyant "un certain nombre de dispositions du paquet fiscal, en particulier les exonérations des frais de succession", ou en "mettant fin au bouclier fiscal".
Le journaliste Jean-François Kahn, qui doit porter les couleurs du MoDem dans le Grand-Est, s'est taillé un franc succès en lançant à la tribune: "si on n'est pas capable de proposer un projet alternatif, de dire +une autre société est possible, qui mette l'homme au centre dans toutes ses dimensions+, au mieux ils redemanderont une société dont l'Etat est le centre, au pire ils écouteront ceux qui leur diront, +au centre mettons la race, mettons l'ethnie, mettons Dieu+".
http://afp.google.com/article/ALeqM5hSS2_XEil7DYuC-NngBWGU41x3BA
Je suis globalement d’accord avec Beyrou mais je nuancerai certains points.
L’homme ne doit pas être au centre d’un projet politique, ce serait renforcer l’individualisme déjà trop présent.
Je crois que le centre de la société doit être l’humain : Il y a une différence fondamentale, l’humain est un concept holiste dans lequel chaque homme a sa place dans un ensemble centré autour de la nation
Beyrou n’invente pas le fil à couper le beurre en voulant synthétiser capitalisme et socialisme puisque c’est précisément faute de cette synthèse que le bloc soviétique est tombé et que cette crise a lieu
Mais il n’y a aucune proposition telle qu’une monnaie et une banque universelle, un protectionnisme de bon aloi une couverture sociale a minima pour les pays pauvres gérer par l’ONU avec de fortes incitations pour que les gouvernements complètent celle-ci
On pourrait penser que je me rallie au cosmopolitisme, il n’en est rien/
Si des mesures cosmopolites peuvent protéger la France et la Francophonie, alors il faut les préconiser pour nous libérer des contraintes financières pour nous gouverner librede l’argent