ETRE SOCIALEMENT UTIL SANS TRAVAILLER

Publié le par michel baran

PARIS (AFP) — Possibilité de travailler jusqu'à 70 ans, cumul emploi-retraite sans plafond et surcote plus attractive: le budget 2009 de la Sécurité sociale, qui sera voté mardi par les députés, contient une batterie de mesures pour inciter les salariés à travailler plus longtemps.

 

Alors que la France est toujours à la traîne de ses voisins européens pour l'emploi des seniors, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) mise, pour remédier à cette situation, surtout sur l'incitation financière.

 

Jusqu'ici plafonné, le cumul d'un emploi et d'une pension ne le sera plus à partir du 1er janvier pour les assurés ayant une carrière complète ou plus de 65 ans. Le délai de six mois qui était nécessaire pour un salarié reprenant une activité chez un même employeur est supprimé.

 

La surcote, cette majoration de la pension des retraités travaillant au-delà de ce qui est nécessaire pour obtenir un taux plein, est augmentée et portée à 5% dès la première année. Par exemple, un salarié qui travaillera deux années de plus verra sa pension augmentée de 10%.

 

Le PLFSS initial supprimait, à partir de 2010, la possibilité qu'avaient jusqu'ici les employeurs de mettre leurs salariés à la retraite d'office à 65 ans. Les députés ont préféré un mécanisme à la fois moins radical et plus précis, en repoussant de 65 à 70 ans la limite d'âge à partir duquel une mise à la retraite d'office est possible.

 

Sans toucher à l'"âge légal" de 60 ans, le texte introduit donc un nouveau repère inédit dans le système français, avec cette limite à 70 ans (65 ans dans la Fonction publique).

 

Les salariés qui le souhaitent pourraient ainsi prolonger leur activité au-delà de 65 ans "sous réserve d'en avoir préalablement manifesté l'intention auprès de leur employeur et dans la limite de cinq années".

 

L'employeur ne pourrait pas s'opposer à la volonté de son salarié, jusqu'à ses 70 ans, à moins de le licencier.

 

L'UMP s'est félicitée d'une mesure qui permettra à certains retraités, notamment les femmes, d'engranger le nombre requis de trimestres de cotisation.

 

Mais le PS a dénoncé une "provocation", soulignant la contradiction de proposer de travailler plus longtemps alors que les plus de 55 ans sont "directement visés par les plans sociaux".

 

Les syndicats de salariés ont pointé une esquive de la majorité qui, sous couvert de donner plus de "liberté" aux salariés, tenterait d'occulter le débat sur le niveau insuffisant des pensions.

 

Le "problème de toutes ces mesures, c'est qu'elles sont vécues comme légitimant la logique actuelle de baisse des retraites", a expliqué à l'AFP Danièle Karniewicz (CFE-CGC), présidente de la Caisse nationale d'assurance vieillesse (Cnav).

 

Mais, selon elle, la véritable mesure "importante" du PLFSS pour l'emploi des seniors, "c'est la sanction financière prévue à partir de 2010 contre les entreprises qui n'auront pas négocier d'accord" en la matière.

 

Une mesure de la loi "relative aux droits et devoirs d'emploi" promulguée le 1er août, aura aussi un impact sur les seniors: la suppression progressive d'ici 2012 la dispense de recherche d'emploi (DRE) accordée jusqu'à présent aux salariés au chômage, à partir de 57 ans et demi voire de 55 ans.

 

Le taux d'emploi des 55-64 ans en France est légèrement supérieur à 38%, contre une moyenne de plus 44% dans l'Union européenne.

 

http://afp.google.com/article/ALeqM5j3JhaaS-LxhHI-BRWh-l4MkP4ngQ

 

Je suis en général contre les lois parce qu’elle normalisent et réduisent le bien qu’elkes veulent instaurer, ici le risque est que s’insinuent  dans la tête des gens l’idée selon laquelle le véritable âge de la retraite est à 70 et l’autre serait pour les fainéants.

Si les personnes veulent travailler épisodiquement après la retraite légale, qu’ils fassent- du bénévolat, que la loi permette aux associations caritatives de verser un dédommagement aux bénévoles ; ainsi ils seront socialement utiles sans être trop astreint à la régularité du travail productif, en ne monopolisant pas un poste de travail pour les jeunes, qui eux aussi doivent cotiser pour leur retraite

Nous dira-t-on dans vingt ans qu’on nous dise que l’âge idéal de la retraite soit 80 ans ?

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Publié dans POLITIQUE INTERIEURE

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