VICHY, UN SOMMET POUR RIEN
VICHY (AFP) — L'UE s'est dotée mardi à Vichy d'une "boîte à outils" pour favoriser l'intégration des migrants tandis que le ministre de l'Immigration, Brice Hortefeux, l'a complétée, pour la France, avec un calendrier d'"initiatives" allant de la connaissance de la langue à celle de la Marseillaise.
Pour Brice Hortefeux, qui a organisé lundi et mardi, pour la présidence française de l'UE, la 3e conférence ministérielle sur l'intégration, l'idée était "simple": "je suis responsable, a-t-il dit devant la presse, d'une balance qui a deux plateaux. Avec le pacte sur l'immigration, nous avons voulu maîtriser l'immigration légale; avec cette conférence, nous voulons réussir l'intégration des immigrés légaux".
Pour ce faire, la vingtaine de ministres ou secrétaires d'Etat présents ont mis au point une "boîte à outils" dans laquelle chaque Etat pourra puiser. Ni harmonisation, ni contrainte ne seront nécessaires, l'intégration relevant de la compétence nationale.
Face au "constat lucide que les politiques d'intégration ont globalement échoué" en Europe, M. Hortefeux a souligné qu'"il n'y avait pas de solution unique, ni de remède miracle, mais une panoplie de mesures pour réussir l'intégration" autour de trois axes: "acquisition et maîtrise de la langue du pays d'accueil", "connaissance des valeurs de la société européenne" et "l'accès à l'emploi".
Dans la "boîte à idées", chaque Etat pourra trouver des préconisations, à charge pour lui de définir les modalités de leur mise en oeuvre.
En matière d'emploi, les 27 ont décidé de "favoriser des alternatives au travail illégal" avec, comme en France, un "catalogue des métiers ouverts", c'est-à-dire ceux pour lesquels des régularisations peuvent être envisagées. Ils ont souhaité, en outre, que la formation professionnelle puisse intervenir "en amont", dans les pays d'origine.
Ils se sont prononcés en faveur d'un "label diversité" attribué aux entreprises développant la diversité dans leurs recrutements.
Il a également été décidé de mener l'intégration jusqu'à l'accès à la nationalité du pays d'accueil avec un "passeport pour la nationalité". Ce passeport, dont les modalités n'ont pas été définies, pourrait avoir valoir de test.
Cette boîte à outils, contenue dans une déclaration adoptée à l'unanimité, sera entérinée, fin novembre par un Conseil Jai (justice/police).
A l'usage spécifique de la France, M. Hortefeux a souhaité faire apprendre les valeurs de la Marseillaise aux nouveaux migrants. A cet effet, il saisira, le 2 janvier, le Haut conseil à l'Intégration (HCI) pour "proposer une réflexion sur ce que doivent être les valeurs partagées de la République (hymne national, scolarisation, égalité homme/femme, laïcité)".
"La Marseillaise est trop souvent entendue comme une mélodie mais pas comme une pédagogie", a-t-il dit, en promettant, après avis du HCI à "une date raisonnable", une action en ce sens "en 2009".
S'agissant de la connaissance de la langue, il a précisé qu'à compter du 12 novembre, une expérimentation de scolarisation pour les parents immigrés allait débuter dans 46 établissements dans 14 départements.
A compter du 1er décembre, comme le prévoit le décret d'application de l'article 1er de la loi sur la maîtrise de l'immigration, seront organisés les premiers tests de français dans les pays d'origine pour les candidats au regroupement familial. De même, une généralisation du bilan de compétences pour les migrants en situation légale souhaitant travailler sera mise en place.
http://afp.google.com/article/ALeqM5hNzkK5wbC7PDKQFi40Iw35uVCfSQ
Les mesures sont intéressantes, surtout le « passeport pour la naturalisation » mais cela ne valait pas un sommet européen, réapprenons à nous gouverner seul au lieu de nos couvrir par l’approbation internationale !
Je ne sais pas ce que signifie « adhérer aux valeurs de la société européenne », je ne sais même pas s’il y a des valeurs de la société européenne
Mon père, juif polonais naturalisé français dans les années 50 m’a donné l’amour de la France en me racontant les exploits de ses héros : Du Guesclin, Jeanne D’Arc, Bayard, Napoléon, Leclerc. L’école à travers ses leçons d’histoire m’a rendu fier de mon peuple, sans avoir la moindre animosité envers les autres
Aussi je m’étonne que l’histoire tienne si peu de place dans l’intégration : A quoi bon chanter la Marseillaise si on a pas la France dans les tripes ?