PROBLEMES PHARMAMACEUTIQUES

Publié le par michel baran

PARIS (AFP) — La progression des ventes de médicaments remboursables a brusquement freiné en 2008, traduisant les premiers effets "structurels" de la politique de maîtrise des dépenses de santé, dont la franchise médicale, ont estimé les industriels de la pharmacie mercredi.

 

Cette tendance, également soutenue par la poursuite des baisses de prix et de la promotion des génériques, devrait perdurer en 2009, ont estimé Les entreprises du médicament (Leem).

 

Après avoir progressé de 4,1% en 2007, le marché du médicament remboursable "ville", prescrit par les médecins de ville, a "stagné" en 2008, avec une croissance attendue dans une fourchette de 0,6% à 0,9%, selon des chiffres provisoires dévoilés par le Leem.

 

Ce taux est inférieur au seuil de 1,4% (Objectif national des dépenses d'assurance maladie, Ondam), fixé par la loi de financement de la Sécurité sociale, a souligné le président du Leem, Christian Lajoux, lors de ses voeux à la presse.

 

Un rythme de croissance aussi faible avait déjà été enregistré en 2006 (+0,7%), pour la première fois depuis la création de l'Ondam au milieu des années 90, mais il faisait suite aux baisses de prix drastiques décidées par le gouvernement fin 2005 et appliquées début 2006, ont rappelé les industriels.

 

Selon le Leem, les actions de maîtrise des dépenses de santé et "probablement" la franchise de 50 centimes d'euros par boîte commencent à "peser structurellement" sur le marché.

 

Le Leem note aussi un "tassement" du nombre d'unités vendues des grandes catégories de médicaments, notamment d'antibiotiques, d'antihypertenseurs ou encore d'antidiabétiques.

 

Autant d'éléments qui viennent s'ajouter à la politique de baisses de prix et de promotion des médicaments génériques, moins chers, déjà en oeuvre.

 

Pour 2009, les industriels tablent sur une croissance du marché global du médicament remboursable de 2%, dont 1% pour la ville.

 

"L'industrie n'est pas dans une +crise+, avec un début et une fin, mais dans une phase de mutation totale", a souligné M. Lajoux, évoquant la "transformation" de son modèle de recherche, commercial, de production, et géographique.

 

"Nous avons cessé de rêver: demain ne sera plus comme hier", a-t-il ajouté.

 

Evoquant la crise économique et financière, il a reconnu qu'elle "ne pouvait pas ne pas avoir d'impact" sur l'industrie pharmaceutique, mais a souligné que, plutôt qu'un "plan de soutien" conjoncturel, les laboratoires souhaitent "une coopération" de la part des pouvoirs publics et la "définition de choix stratégiques" de long terme pour surmonter les difficultés structurelles du secteur.

 

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iQC3JCazhhrzv5NHSnU37A4Lyqqg

 

Les intérêts de l’Etat et des groupes pharmaceutiques sont contradictoires. L’Etat veut résorber le déficit de la sécurité sociale en promouvant les génériques et en taxant les boites de médicaments par la franchise de 50 centimes. D’oû un «manque à gagner de ces industries, et certainement une moins grande attention aux problèmes de santé

Il est certain que ces industries vont prendre prétexte de cet état de choses pour investir moins dans la recherche http://archives.lesechos.fr/archives/2005/LesEchos/19445-169-ECH.htm La recherche médicale française est, d’après l’article, l’une des trois meilleures du monde. Les sommes engagées sont énormes

Nous ne devons pas tolérer que l’effort financier se relâche sous l’effet de pression de groipes capitalises !Soumettons tous les groupes pharmaceutiques, aidons ceux qui doivent l’être, vérifions s’il n’y a pas de caisses noire provenant de trafics vers l’Afrique

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Publié dans POLITIQUE ECONOMIQUE

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