L’ECONOMIE PAKISTANAISE

Publié le par michel baran

Ces dernières années, le Pakistan a connu une croissance économique forte : + 6,4% en 2003-2004, + 8,4 % en 2004-05, soit la plus soutenue d’Asie après la Chine, + 6,6 % en 2005-2006 et + 7 % en 2006-07. Un ralentissement de la croissance s’est toutefois produit ces derniers mois (environ 4%).

 

Le Pakistan s’est engagé ces dernières années dans un processus de réformes structurelles (libéralisation, industrialisation, ouverture commerciale). Les tarifs douaniers ont été abaissés (pic ramené à 25% contre 65% en 1996). Le système bancaire est dans une phase de concentration. Enfin, la ratification de la convention de New York de 1958 en juillet 2005 a marqué une étape nouvelle sur la voie de l’amélioration du climat des affaires et du cadre juridique de l’investissement dans le pays.

 

Le développement économique s’appuie tant sur l’apport des investisseurs locaux que sur les investissements directs à l’étranger (IDE). Les IDE vers le Pakistan ont atteint 5 Milliards de dollars en 2006-07.

 

La dette extérieure du Pakistan demeure élevée mais soutenable (37,3 milliards de dollars pour 2006-07, soit 26,9% du PIB, contre 27,7 % en 2005-06).

 

Pour réduire la pauvreté, les autorités misent sur la croissance économique créatrice d’emplois et sur les dépenses de développpement (infrastructures, éducation et santé). Le revenu par habitant a crû de 9,3 % en termes réels en 2006-07 pour atteindre 925 dollars.

 

La forte croissance s’accompagne de signes de surchauffe avec, notamment, une poussée inflationniste (7,7% en 2006-2007, troisième année consécutive de hausse élevée) très fortes compte-tenu de facteurs autant endogènes (augmentation massive des emprunts du gouvernement de la Banque Centrale, croissance considérable de la masse monétaire) qu’exogènes (hausse du prix du pétrole et des céréales qui représentent plus de 40 % des importations du pays).

 

Le déficit de la balance commerciale était de 13,5 milliards en 2006-2007. il pourrait passer à 20 milliards pour l’année fiscale 2007-2008. Au cours des cinq dernières années (2002 à 2007), les importations pakistanaises sont passées de 12,2 milliards de dollars à 30,6 milliards (+150%), les importations de produits primaires, machines et produits pétroliers ayant respectivement augmenté de 74%, 111 % et 224%. Les importations du secteur agricole ont progressé de 47%. Les exportations sont certes en hausse, mais ne suffisent pas à compenser. Entre 2002 et 2007, elles sont passées de 11,1 milliards à 17,1 milliards de dollars (+ 52% en 5 ans). Les exportations de produits primaires, de produits chimiques et de textiles ont respectivement cru de 66,7 %, 27 % et 37,7 %.

 

Le handicap le plus sérieux demeure l’absence de diversification de la production industrielle et de filières exportatrices autres que celle du textile : les investissements effectués dans l’industrie textile tardent à produire leurs effets. La mutation structurelle des secteurs industriels les plus porteurs (agro-alimentaire, pharmaceutique, mécanique) se fait attendre.

 

 

- en savoir plus : http://www.missioneco.org/pakistan/

 

Mise à jour : 28.08.08

 

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo_833/pakistan_545/presentation-du-pakistan_1184/economie_30437.html

 

 

La faiblesse économique du Pakistan est criante et s’accroît d’année en année au point qu’il ne peut remplir les objectifs énumérés dans l’article ci-dessus

Comment pourrait-il le faire puisqu’il importe les outils de base de son industrie nationale, puisque les importations de produits primaires, machines et produits pétroliers ayant respectivement augmenté de 74%, 111 % et 224%. Les importations du secteur agricole ont progressé de 47%,  c’est-à-dire de, moins de la moitié des importations. L’argent employé au remboursement de la dette manque naturellement au progrès social donc au recul de l’islamisme

Je reprend donc l’idée émise pour la Somalie d’un plan Marshall pour les nations qui se dégagent de cette idéologie mortifère

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Publié dans POLITIQUE ECONOMIQUE

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