ANALYSE DE DURBAN II

Publié le par michel baran

La conférence de l'Onu sur le racisme a été adoptée par acclamation mardi. Le service Etranger du Nouvel Observateur décrypte ce texte écrit dans la "novlangue" des enceintes internationales.

C'est un document de 16 pages et de 143 paragraphes sur lequel les délégations réunies à Genève ont négocié pendant ces derniers jours. C'est à la lecture de ce texte préparatoire que les Etats-Unis et plusieurs autres pays ont décidé de ne pas participer à la réunion et c'est ce même texte préparatoire que la France a jugé positif, justifiant ainsi la décision de Paris de participer aux travaux.

 

Mais de quoi parle-t-on ? Pour comprendre, il faut lire entre les lignes et connaître cette sorte de "novlangue" qui est celle des enceintes internationales.

 

Il faut avoir aussi à l'esprit ce qui ne figure pas dans le texte, par exemple ce qui concerne la discrimination des femmes, sauf à propos de l'emploi et des femmes migrantes, ce qui touche à la discrimination au regard de l'orientation sexuelle ou par ailleurs ce qui relève de la traite transsaharienne. Points qui n'apparaissent pas dans le texte.

 

Voici quelques exemples de certains paragraphes qui posent problème et que nous avons décortiqué avec l'aide de Malka Markovitch, historienne et auteure des "Nations désunies. Comment l'ONU enterre les droits de l'Homme" (éditions Jacob-Duvernet). Comme toujours, le diable se cache dans les détails.

 

 

1.Réaffirmant la Déclaration et le Programme d'Action de Durban

 

(DPAD), telle qu'elle fut adoptée lors de la Conférence Mondiale Contre le Racisme, la Discrimination Raciale, la Xénophobie et l'Intolérance qui y est associée en 2001;

 

 

Ce paragraphe réaffirme la déclaration de Durban I de 2001. Or, certains de ses passages stigmatisaient de fait Israël en évoquant le racisme subi par les Palestiniens. Ce qui revenait aussi à dire qu'Israël est le seul pays raciste. Ce premier paragraphe a justifié aux yeux du département d'Etat américain la décision de ne pas se rendre à Genève.

 

 

12.Déplorant la montée générale de la violence et de l'intolérance raciale et religieuse, y compris l'islamophobie, l'antisémitisme, la christianophobie et l'antiarabisme qui se manifeste en particulier par les stéréotypes péjoratifs et la stigmatisation des personnes en raison de leur religion ou de leur croyance, et à cet égard demande à tout les états membres des Nations Unies d'appliquer le paragraphe 150 de la DPAD;

 

 

13.Réaffirmant que toute apologie de la haine raciale, religieuse ou nationale constituant une incitation à la discrimination, à l'hostilité ou la violence sera prohibée par la loi ; réaffirme également que toute dissémination d'idées fondées sur la supériorité ou la haine raciale, l'incitation à la discrimination raciale ainsi que tout acte de violence ou d'incitation à de tels acte seront déclarés délits punissables par la loi, en conformité avec les obligations internationales des états, et que ces interdictions sont compatibles avec la liberté d'opinion et d'expression;

 

 

Ces deux paragraphes ont été écrits afin de remplacer le concept de diffamation des religions qui figurait dans les documents préparatoires. Or, ni la France, ni les autres pays européens ne pouvaient accepter ce concept qui portait atteinte à la liberté d'expression. Néanmoins, ces paragraphes reprennent l'idée et la terminologie du concept de haine des religions qui avait été utilisé pour définir le principe de diffamation des religions.

 

 

 

28.Réaffirmant son appel aux états d'appliquer les engagements résultant des conférences internationales et régionales auxquelles ils ont participés et de formuler des politiques et des plans d'actions nationaux destinés à prévenir, combattre et éradiquer le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée;

 

 

Ce paragraphe demande aux Etats de mettre en œuvre tous les engagements provenant des conférences régionales et internationales auxquelles ils ont participé. Or, certaines de ces réunions avaient adopté des principes inacceptables identifiant le sionisme au racisme et à l'apartheid.

 

 

 

30.Remerciant le Rapporteur Spécial pour son rôle important sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et d'intolérance qui y est associée, et toutes les autres procédures et mécanismes spéciaux concernés dans le combat contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée et appelant les états à coopérer pleinement avec ces mécanismes;

 

 

Le rôle majeur joué par le Rapporteur spécial (le Sénégalais Doudou Diene), dont les rapports depuis 2002 se focalisent sur la diffamation de l'Islam et le blasphème, est souligné dans ce paragraphe. Ce qui revient à admettre les entraves à la liberté d'expression.

 

 

 

125.Prenant note que le groupe de travail ad hoc sur l'élaboration de normes complémentaires internationales s'est réuni pour sa première session est s'est accordé sur une feuille de route, avec pour ambition d'obtenir une application complète du paragraphe 199 du Programme d'Action de Durban;

 

 

Ce paragraphe fait référence au comité Ad Hoc sur l'élaboration de normes complémentaires sur le racisme. Or, ce comité a défini l'antisémitisme contemporain comme une atteinte contre les seuls Arabes. Et par extension, contre tous les Musulmans. Ce comité vient aussi de proposer un protocole qui porte principalement sur le concept de diffamation des religions.

 

http://www.connec-sion.com/La-declaration-de-Durban-II-explication-de-texte_a389.html

 

Contrairement aux laïcs, féministes et démocrates de tous poils je suis assez satisfait de la déclaration de Durban II

Evidemment il y a cette tentative sournoise de racialiser le conflit israélo/palestinien ; tentative d’autant plus stupide qu’une partie importante des israéliens est séfarade, c’est-à-dire venant de pays arabes http://www.terredisrael.com/ISRAEL_La-Societe.php ce qui signifie qu’Israël est pour partie aussi arabe que les pays arabo-musulmans les plus anti-israéliens

Il faut se féliciter que Durban II ne soit pas tombé dans le sexisme, l’égalité des sexes et autres fariboles. Le sexe n’est pas une race, il est universel. Tout comme est universel le la subordination de la femme à l’homme, l’occident est taré de vouloir lui donner les mêmes responsabilités et droits pour les quels elles n’ont pas été crées, sauf rarissimes exceptions telles Jeanne d’Arc ou Marie Curie. A ces exceptions on peut et doit donner l’égalité plénière, les autres doivent se soumettre à l’ordre phallocrate défini comme suit par Paul : « femmes soyez soumises à vos maris comme ils le sont au Christ » C’est donc à une soumission d’amour, et non de violence, que le commun des femmes doivent se résoudre, mais une soumission tout de même ! Parce qu’en effet, toutes les traditions religieuses font de la femme des éducatrices et des soignantes. Il n’y a l’occident taré qui pense qui pense que l’homme et l femme sont interchangeables,  ce qui provoque la pornographie, le divorce et l’avortement à cause du moi surdimensionné des femmes occidentales

Si la question religieuse n’est pas à proprement parler raciale, sauf pour les zoroastriens parce qu’il faut que les parent le soit et qu’il n’y a pas de conversion dans cette religion, du moins a-t-elle à voir avec la xénophobie, haine de l’étranger, de l’étrangeté (refus des mariages entre chrétiens de différentes religions)

Je n’adore pas la liberté d’expression comme cet occident dégénéré. Diffamer, caricaturer une religion revient à peiner ou révolter leurs adeptes et pour cela le délit de blasphème devrait être reconnu

Cependant il ne faut pas confondre blasphème et débats. Tous les débats sont permis, aucun blasphème, aucune persécution religieuse ne l’est !

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