COMBATS AU TCHAD

Publié le par michel baran

Des réfugiés du Darfour au camp de Djabal, près de Bez Goida.

 

Au Tchad, l'armée gouvernementale combat à nouveau un groupe de rebelles venu du Soudan dans l'est du pays, vendredi, dans la région d'Am-Dam. Cette situation fait craindre le pire aux organisations internationales et aux humanitaires déployés dans la région pour venir en aide à un demi-million de réfugiés et de déplacés.

 

Le Conseil de sécurité des Nations unies se réunira vendredi pour discuter de la situation dans le pays, qui est l'un des plus pauvres de la planète. La situation qui prévaut au Tchad est inextricablement liée à celle qui prévaut au Darfour, au Soudan, théâtre de l'une des pires catastrophes humanitaires actuellement en cours.

 

Les deux parties ont confirmé jeudi que des combats au sol ont éclaté près d'Am-Dam, situé à environ 700 kilomètres de la capitale, N'Djamena, que les rebelles affirment vouloir prendre. Le gouvernement et les rebelles de l'Union des forces de la résistance ont tous deux déclaré avoir remporté la victoire.

 

L'armée tchadienne a soutenu jeudi avoir tué 125 rebelles et en avoir capturé 152. Elle a dit que 21 soldats sont morts et que 30 autres ont été blessés. Un porte-parole des rebelles a plutôt déclaré à l'AFP que les troupes gouvernementales étaient en « totale débandade ». Ces affirmations sont impossibles à vérifier de source indépendante.

 

Am-Dam est une ville stratégique, parce qu'elle constitue un carrefour entre N'Djamena, à l'ouest, Abeche, à une centaine de kilomètres au nord-est, et Goz Beida, au sud-est, deux villes qui sont utilisées par la plupart des agences humanitaires qui viennent en aide aux réfugiées et aux déplacées sur le territoire tchadien.

 

Selon un récent bilan de l'ONU, le Tchad, l'un des pays les plus pauvres de la planète, abrite 250 000 réfugiés soudanais du Darfour, environ 70 000 autres de la République centrafricaine, en plus de 166 000 Tchadiens déplacés sur leur propre territoire. Selon AFP, le Haut-Commissariat aux réfugiés de l'ONU a déjà retiré 18 de ses 20 employés dans la région, et le Programme alimentaire mondial adopte la même approche.

 

Cette nouvelle poussée des rebelles a été lancée quelques jours à peine après que le Tchad et le Soudan eurent conclu un nouvel accord de paix, au Qatar. L'entente comprend un pacte de non-agression, et prévoit que les deux pays cessent d'abriter des factions rebelles.

 

La poussée des rebelles n'est pas la première à laquelle doit faire face l'administration du président tchadien Idriss Déby Itno, qui s'est lui-même emparé du pouvoir après avoir mené une rébellion partie du Soudan pour déposer le dictateur Hissène Habré. Le gouvernement tchadien est réputé très corrompu.

 

En février 2008, les rebelles sont passés très près de s'emparer de N'Djamena avant d'être repoussés par le gouvernement tchadien, qui avait reçu un appui logistique du gouvernement français, qui maintient des troupes dans la région.

 

 

BRUXELLES (AFP) — Le diplomate en chef de l'Union européenne, Javier Solana, a "fermement condamné" vendredi l'offensive des rebelles au Tchad et les "actes de violences" qu'ils y commettent, les appelant à négocier avec le gouvernement de N'Djamena.

 

"Je condamne fermement les actes de violence menés par des groupes armés dans l'est du Tchad en provenance du Soudan, a-t-il indiqué dans un communiqué.

 

"J'appelle ces derniers à définitivement renoncer à la violence et à entamer des négociations avec le gouvernement du Tchad", a-t-il ajouté.

 

L'est du Tchad était vendredi le théâtre de nouveaux affrontements meurtriers, cinq jours après l'entrée de rebelles tchadiens venus du Soudan et affirmant viser N'Djamena, alors que les condamnations de cette offensive se multiplient à l'étranger.

 

Copyright © 2009 AFP. Tous droits réservés. Plus »

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2009/05/08/001-tchad_rebelles_onu.shtml

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hfGDwocF0BHiPnaptK9L60aRTY2Q

 

La guerre, une guerre officieuse parce qu’opposant un mouvement à un Etat, fait rage au Tchad

Ce pays paye les pots cassés politiques et démographiques de deux autres pays à fort déficit  « démocratiques » mais en souffre lui-même

Le Tchad, pays francophone doit être aidé par la France et les autres pays francophones ; d’abord en rapatriant les réfugiés centrafricains tout en aidant la restauration de la paix civile dans ce pays http://www.afriquejet.com/afrique-centrale/centrafrique/centrafrique:-le-dialogue-politique-inclusif-prevu-fin-juillet-200806136640.html mais aussi en confiant à une force armée anglo-francophone le soin de faire de l’humanitaire au Souda même http://www.afriquejet.com/afrique-de-l%27est/soudan/l%27unicef-veut-combler-le-deficit-de-l%27aide-humanitaire-au-soudan-2009031823959.html afin que le personnel puisse se défendre en cas de tentative d’enlèvement Il faut aussi, et surtout favoriser une bonne gouvernance au Tchad, avec ou sans Itno.

La France a les moyens de faire pression sur lui pour combattre la corruption, organiser des élections  législatives,  bref faire naître un nouveau Tchad moderne  N’avons-nous pas fait pression pou le rapatriement des compatriotes de la douteuse ONG pour l’adoption des enfants ?

Nous avons donc des moyens de pression très efficaces, utilisons-les pour le bien du peuple tchadien !

 

Nous devons dénier à l’UE le droit de parlait à, et de, l’Afrique francophone. Surtout lorsque son représentant dit un impérial « je » qui sera inévitablement mondialiste, donc antifrancophone et en dernière analyse antifrançais !

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Publié dans FRANCOPHONIE

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