HISTOIRE DE LA PENSÉE ÉCONOMIQUE INTRODUCTION FIN

Publié le par michel baran

Aristote et Platon, dans la Grèce antique, rédigèrent des traités qui incluaient des considérations sur la richesse, la propriété et le commerce. On doit aux Grecs la première réflexion sur les choses économiques, de même que le mot lui-même qui, à l’époque, désigne une économie domestique au service de la cité. Au Moyen Âge, la théorie économique fut dominée par les prescriptions émanant de l’Église catholique, qui, par le biais du droit canon, condamnait l’usure (intérêt pris sur une somme d’argent prêtée) et considérait que le commerce était une activité inférieure, dans une échelle de valeurs où l’agriculture occupait le sommet. Cette conception de l’économie, dont le caractère restrictif peut surprendre aujourd’hui, est en accord avec les conditions de son temps : la société féodale est alors dominée par l’Église qui bénéficie du statut du plus important propriétaire foncier à une époque où l’agriculture constitue la principale activité productive de l’Homme. À cette influence matérielle s’ajoute une influence sur les esprits, l’Église exerçant un pouvoir social fort.

 

L’économie en tant que science moderne, distincte de la philosophie morale et de la politique, est née avec le traité intitulé Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations (1776), du philosophe et économiste écossais Adam Smith, dont la réflexion avait été annoncée par le mercantilisme et les idées des physiocrates.

 

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La séparation entre la philosophie morale et de la politique est une formidable régression dans les moyens qu’on se donne pour atteindre la vie bonne.

On trouve normal de payer des intérêts lorsqu’on emprunte de l’argent. Mais est-ce réellement normal ? Notons que les musulmans maintiennent l‘interdiction des intérêts

Lorsqu’on emprunte c’est le plus souvent par nécessité, afin de payer des dettes, de maintenir son, entreprise en activité, aussi n’est-il pas moralement, économiquement morale de faire payer des intérêts aux emprunteurs.

De plus cela gèle une masse monétaire considérable destinée à payer les intérêts qui le peut pas être immédiatement réinjectée dans le circuit économique sous forme de pouvoir d’achat

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