TROUBL ES EN NOUVELLE CALEDONIE

Publié le par michel baran

Le patron des patrons calédoniens excelle à nouveau dans son rôle d’innocente victime des actions de l’USTKE. Il joint à son lot de protestations habituelles les dégâts matériels occasionnés, selon lui par les actions des syndicats. Un discours bien huilé pour justifier à terme, l’intervention publique et l’absence de répartition équitable des bénéfices à l’intérieur des entreprises. Quand les mêmes patrons qu’il représente font du chiffre, il est rare que leurs salariés soient associés financièrement aux retombées. Sur ce sujet, le Président Bouvier a pris l’habitude de rester discret.

 

Le chef des patrons revient également sur un problème délicat, celui de l’acheminement des médicaments, n’hésitant pas à accuser l’USTKE de mettre en danger des vies. Des accusations graves non fondées, utilisées déjà par le Président du Conseil d’administration d’Aircal pour incriminer l’USTKE et justifier ainsi ses atteintes au droit de grève.

 

Mr Bouvier, contesté dans ses propres rangs, aurait-il oublié les causes à l’origine de la dégradation du climat social dans notre Pays et sa part de responsabilité dans cette situation ? S’agissant du respect des libertés, comment le « grand chef des patrons » qualifie-t-il sa participation aux côtés de Nidoish Naisseline qui a exigé du représentant de l’Etat Français, Yves Dassonville, l’emprisonnement de plusieurs syndicalistes dont le Président de l’USTKE, Gérard Jodar, détenu depuis plus d’1 mois aujourd’hui au camp Est.

 

Son silence ensuite sur la progression de la pandémie de la grippe A/H1N1 dans notre Pays est étonnant. Quand on sait les risques encourus parmi la population calédonienne et donc des salariés, son mutisme sur la question est révélateur de l’utilisation honteuse, dans sa campagne anti-USTKE, de sujets sensibles tels que la question des médicaments et des instruments médicaux.

 

Concernant les dégâts causés aux entreprises, il sera probablement surpris d’apprendre, que pour l’entreprise CFP, un des directeurs, probablement bien connu de lui, a été pris en flagrant délit de destruction de matériel de sa société. S’agissant de la compagnie Aircal, le N°1 des patrons n’a fait aucun commentaire sur la gestion désastreuse de la compagnie et des 600 millions de déficit à l’origine d’un dépôt de bilan qui se dessine inlassablement. Préférant à cela se rendre complice du Président du CA d’Aircal dans son entreprise anti-USTKE.

 

L’USTKE rappelle enfin à Mr Bouvier que la situation qu’il dénonce aujourd’hui ainsi que les perturbations qu’elle entraîne sont le résultat des agissements auxquels il a participé. Il lui appartient dorénavant de contribuer, au nom du Medef, à la recherche de solutions rapides pour sortir d’un climat social qui se dégrade de jour en jour. Sans nul doute que l’une des solutions se trouve du côté de son ami et Président du CA de la compagnie Aircal épargné pour sa part des conséquences de cette grève générale.

 

Nouméa, le 03 août 2009

 

http://www.millebabords.org/spip.php?article11936

 

Tout ce qui peut donner des arguments aux indépendantistes kanak s’apparente à de la haute trahison : que ce soit par l’absence de participation des ouvriers aux bénéfices des usines (ou est la moralisation du capitalisme promise par le bodimenteur Sarkozy ?) ou la rétention de médicaments ou encire la diffusion de la propagande indépendantiste

La France attend de l’Etat républicain (au sens de rex publica) restaure « l’ordre juste » sur tout le territoire français tant de façon social, économique que répressif

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Publié dans POLITIQUE INTERIEURE

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