CELUI QUI VEUT TUER SON CHIEN L’ACUSE D’AVOIR LA RAGE
08:49 | 31/03/2008 Reuters
Le parti de Mugabe et l'opposition au coude à coude au Zimbabwe
Le parti de Mugabe et l'opposition au coude à coude au Zimbabwe
Le parti au pouvoir du président zimbabwéen Robert Mugabe et le Mouvement pour le changement démocratique (MDC, opposition) sont au coude à coude dans les premiers résultats communiqués lundi par la Commission électorale du Zimbabwe.
La commission n'a commencé à annoncer les résultats du scrutin que lundi vers 7h00 (05h00 GMT), soit 36 heures après la fin des élections présidentielle, législatives et cantonales de samedi, ce qui a alimenté des rumeurs de manipulation des urnes.
La Zanu-PF du président sortant Robert Mugabe et le MDC de Morgan Tsvangirai se partagent les voix dans les six premières circonscriptions dont les résultats ont été annoncés.
Le MDC, qui a revendiqué la victoire dès dimanche, a accusé le gouvernement d'avoir retardé la publication des résultats pour truquer le scrutin.
Le président de la Commission, George Chiweshe, a expliqué pour sa part que la publication des résultats avait été retardée par "la nécessité de les vérifier avec méticulosité".
"Ce n'est pas un retard important. Ce sont des résultats qui arrivent très tôt (...) deux jours, c'est assurément un délai raisonnable pour des élections de cette ampleur", a ajouté Chiweshe lors d'une conférence de presse.
Ces élections, qu'aucune mission d'observation occidentale n'a pu superviser, étaient considérées comme les plus importantes depuis l'indépendance du pays, en 1980.
Une équipe d'observateurs régionaux a estimé dimanche qu'elles s'étaient déroulées de façon pacifique et crédible tout en exprimant certaines réserves. Mais deux membres de l'équipe ont refusé de signer le rapport préliminaire de la Communauté pour le développement de l'Afrique australe (SADC), notant que les retards affectant la publication des résultats justifiait "la crainte qu'un trucage électoral soit en cours".
"NOUS SAVONS TOUS COMMENT ON RÉPOND AUX COUPS D'ETAT"
L'opposition zimbabwéenne a estimé avoir remporté les élections de samedi, mais le régime du président Robert Mugabe l'a aussitôt mise en garde contre une revendication prématurée de la victoire qui reviendrait, selon lui, à un coup d'Etat.
Des unités de la police anti-émeute se sont déployées dans les rues de Harare, la capitale, dans la nuit de dimanche à lundi et le quotidien Herald, proche du pouvoir, accuse l'opposition d'"avoir préparé ses partisans à la violence en préemptant les résultats et revendiquant la victoire".
Mugabe, qui est âgé de 84 ans, gouverne depuis 28 ans. Le scrutin de samedi constituait pour lui un test sans précédent en raison de la crise économique profonde que traverse le Zimbabwe, marqué par une inflation supérieure à 100.000% et des pénuries récurrentes d'aliments et de carburants.
Il était aussi contesté par une opposition à deux têtes, menée d'une part par Morgan Tsvangirai, vétéran de la lutte politique, et de l'autre par un ancien ministre des Finances et ex-responsable de la Zanu-PF, Simba Makoni.
Tous deux accusent Mugabe d'avoir ruiné l'économie jadis prospère du pays et d'en avoir réduit sa population à la misère.
"Mugabe a perdu l'élection. Chacun sait que personne n'a voté pour Mugabe, mais ils essaient maintenant de mitonner un résultat qui lui serait favorable", accusait dimanche le secrétaire général du MDC, Tendai Biti.
Le porte-parole du gouvernement a mis en garde l'opposition contre toute revendication de victoire: "Cela s'appelle un coup d'Etat et nous savons tous comment on répond aux coups d'Etat", a prévenu George Charamba dans les colonnes du Sunday Mail.
Il parait que le Zimbabwe a une chance de se débarassé pacifiquement de son dictateur raciste, cependant tous les observateurs n sont pas obtimistes. Et de fait le pouvoir accuse dèjà l’opposition de fomenter une sédition pour prendre le pouvoir.
Il serait bon qu’instruit par le précédant kenyan, l’UA impose préventivement des forces de l’ordre jusqu’à la formation d’un gouvernement légitime, acecepté par tous