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Tuesday
Apr 22nd
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Etats Unis - Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) basé à New York a salué la "libération" de deux journalistes étrangers à Hararé, au Zimbabwe, mais a exprimé sa préoccupation suite à l'arrestation, mardi, d'un journaliste free-lance zimbabwéen, Frank Chikowore.
Barry Bearak, correspondant du "New York Times" et le journaliste free-lance britannique, Stevan Bevan, ont quitté le pays mercredi après que le juge Gloria Takundwa de Harare a estimé qu'il n'y avait pas de bases légales justifiant leur arrestation.
Les deux journalistes étrangers ont été arrêtés au York Logde de Harare, le 3 avril, puis accusés de pratique du journalisme sans accréditation.
D'après l'Institut des médias d'Afrique australe, le juge a dit dans son jugement que la Police avait placé en détention les deux journalistes sans aucun mandat d'arrestation et contrairement aux recommandations faites par le directeur général du Parquet.
"Nous saluons la libération de Barry Bearak et de Steve Bevan", a déclaré Joel Simon, directeur exécutif du CPJ.
"Mais la série d'arrestations arbitraires des journalistes continue, avec la détention hier d'un autre journaliste à Harare. Nous demandons aux autorités zimbabwéennes de mettre un terme à cette tendance pernicieuse et de libérer Frank Chikowore immédiatement".
Selon Bill Keller, directeur de la rédaction du "New York Times": "la famille, les amis et collègues de Barry sont ravis que le tribunal ait rejeté les charges grotesques retenues contre lui et ce dernier rentre à la maison".
"Son seul délit est d'être un journaliste honnête, qui informe sur ce qui se passe au Zimbabwe, durant cette période de transition tourmentée".
D'après les journalistes locaux, le 15 avril, Chikowore est allé couvrir une grève organisée par le parti d'opposition, Mouvement pour le changement démocratique, qui réclamait la publication des résultats de l'élection présidentielle du 29 mars.
Un bus avait été incendié dans le quartier de Warren Park, auparavant dans la matinée et Chikowore a été arrêté en même temps que 14 autres personnes et accusé d'incendie criminel.
Il a été conduit de force chez lui par la Police qui lui a confisqué son ordinateur portable, sa caméra et son enregistreur.
Le journaliste est actuellement entre les mains de la Police au commissariat central de Harare, d'après l'Institut des médias d'Afrique australe et la presse locale.
Chikowore devrait être jugé ce jeudi, selon la presse locale.
Autrefois journaliste au journal gouvernemental, "Weekly Times", fermé depuis 2005, Chikowore a été arrêté une première fois en 2005 pour avoir filmé une répression de la Police contre des marchands ambulants dans le centre des affaires de Harare.
Il anime aussi un célèbre blog qui couvre les résultats des élections actuelles.
Deux Sud-africains, travaillant pour une compagnie de télévision satellitaire, ont également été interpellés par la Police zimbabwéenne le 27 mars, mais ont été relâchés hier et son rentrés chez eux.
New York - 17/04/2008
Panapress
Ainsi que je l’avais pressenti avant le long beuge de l’ordinateur, Mugabe n’a pas reconnu sa défaite électorale et la communauté internationale n’a pas tiré les conclusions de l’affaire kenyane et laisse pourrir la situation
Jusqu’à quand ? La guerre civile ?
Je suis stupéfait, ahuri, de voir la légèreté avec laquelle l’intelligentsia mondiale, censément démocratique traite les transitions démocratiques.
Seule Benoît XVI dans son discours à l’ONU a tracé une ligne, que je défend depuis des années, claire, dynamique et humaine
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