DEBUTS DE LA GUERRE DE CENT ANS

Publié le par michel baran

Les deux royaumes qui se font face ne possèdent pas les mêmes atouts. La France, forte de 12 millions d’habitants contre 3 millions en Angleterre, est a priori plus puissante. Mais les Anglais disposent d’une excellente armée, entraînée et bien équipée, et du soutien des Flamands qui ont reconnu Édouard III comme roi de France et leur apportent une aide matérielle importante. La flotte anglo-flamande peut ainsi anéantir dès 1340 la flotte française lors de la bataille de l’Écluse, en Flandre. Les Anglais attaquent ensuite le nord de la France sans rencontrer de résistance. La première grande bataille terrestre a lieu en 1346 près de la côte de la Manche, à Crécy. C’est une victoire indiscutable pour les Anglais, qui prennent Calais à l’issue d’un siège de deux ans. Après une période de trêve, la guerre reprend en 1355 : l’armée commandée par Édouard, le Prince Noir écrase les troupes de Jean II le Bon à la bataille de Poitiers (1356) et le roi est fait prisonnier.

 

C’est dans ce contexte que la première épidémie de Peste noire atteint la France. Arrivée en 1347 à Marseille et s’étendant très vite, elle tue plus d’un tiers de la population en deux ans, et revient régulièrement par la suite (1361, 1362, 1369, 1372, 1382, 1388, 1398). La guerre a complètement désorganisé une économie déjà déprimée sur laquelle elle pèse de plus en plus lourd, d’autant plus que le roi Jean n’a pu être libéré qu’en échange du versement d’une forte rançon. Les campagnes, régulièrement dévastées par des bandes de mercenaires français et anglais qui cherchent des moyens de subsistance entre les batailles, subissent des soulèvements répétés et parfois importants (notamment la jacquerie de 1358). Ces mouvements, à l’image de l’insurrection dirigée à Paris par le prévôt des marchands Étienne Marcel (1358), n’épargnent pas les villes ; tous sont sévèrement réprimés par le dauphin, le futur Charles V, qui assure la régence pendant la captivité de son père.

 

Conclu en 1360, le traité de Brétigny met un terme à la première phase de la guerre : Édouard III d’Angleterre renonce à la couronne de France mais possède désormais le quart sud-ouest du royaume, en plus de la ville de Calais.

 

SUPPLEMPENT

 

salique, loi

salique, loi, recueil des coutumes écrites en latin, transcrites pour la première fois au début du VIe siècle par les Francs Saliens sans doute sous le règne de Clovis, et dont le dernier remaniement remonte au règne de Charlemagne. Il codifie les procédures et les peines, principalement les amendes à payer, dans plusieurs cas de blessures ou de crimes. Parmi ses titres civils, on trouve toutefois l'interdiction faite aux filles d'hériter de la terre des ancêtres (terra salica). C'est sous cet aspect que le terme de loi salique est le plus souvent employé. L'exclusion des femmes de l'héritage foncier a servi d'argument, de façon abusive, pour écarter les filles de la succession au trône dans plusieurs pays d'Europe, et en particulier en France. Cette loi franque, qui ne réglait initialement que les successions privées, fut étendue à la succession dynastique pour éviter que la couronne ne quitte le pays par le mariage d'une femme de la famille royale avec un prince étranger. La loi salique est devenue, sous cet angle, un élément important de la constitution non écrite de la France monarchique. Elle fut utilisée pour la première fois en 1358 pour écarter de la succession à la couronne de France, Isabelle de France, la fille de Philippe IV le Bel, qui avait épousé le roi Édouard II d'Angleterre. Après la mort de Jean Ier le Posthume, fils de Louis X le Hutin, le seul héritier direct de la dynastie capétienne était le roi d'Angleterre Édouard III, fils d'Isabelle. Cette loi donnait une base légale au refus d'accorder la couronne de France à Édouard III ; cette querelle fut à l'origine de la guerre de Cent Ans. Le recours à la loi salique comme justification du principe de masculinité de la succession au trône fut également effectué à l'avènement des rois Philippe VI de Valois, Charles VIII et Louis XII. Mais ce ne fut que le 28 juin 1593, lors du problème posé par la succession des Valois, que le parlement prit l'arrêt dit de la loi salique afin de couper court au prétention de l'infante Isabelle, fille de Philippe II d'Espagne et descendante par sa mère, Élisabeth de Valois, d'Henri II. Cet arrêt fondait sur la tradition le principe de masculinité.

 

 

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Le règne de la branche cadette commence mal..

Mais au faite pourquoi cette guerre ?  Les capétiens avaient des filles qui aurait pu régner

Mais elles auraient du se marier avec les princes étrangers qui auraient pu lur imposer une politique favorable à leur pays.

Alors très intelligemment on remit n vigueur la lois salique.

Cette loi aurait pu et du interdire les prétentions d’Edouard III, certes dernier capétien direct, mais avant tout Roi d’Angleterre jet rien ne dit que comme l’Irlande la France n’aurait pas été colonisée

On peut légitiment voir en la guerre de cent ans une guerre d’indépendance nationale !

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