VIII Anthropologie politico-religieuse.
L’Europe donc est devenue pour une grosse minorité une religion (dans le sens de relier) mais que nous promettent les pontes de l’européisme et leurs adversaires ? Paradoxalement la même chose : « des larmes et du sang » ainsi que le disait Churchill en 1940. Si on fait une analyse sommaire du discours européen on s’aperçoit qu’un glissement sémantique s’est opéré entre le premier thème : « l’Europe garante de la paix entre les Etats membres » et le second thème « l’Europe puissance mondiale capable de rivaliser avec les U.S.A.. Alors quel discours faut-il prioritairement prendre en compte? Je vais montrer que les deux sont faux. L’Europe garant de la paix est une absurdité pour au moins deux raisons : l’une externe, pendant environ trente ans après la seconde guerre mondiale ni l’Espagne, ni le Portugal (dictatures cléricailles) ne se sont pas fait la guerre, pas même durant tout le XX° siècles La cause interne est qu’il n’y a pas d’instance de conciliation intereuropéenne Aussi rien n’interdit dans l’absolu que deux Etats membres de l’union ne se fassent la guerre et que le reste de l’union ne se divise en deux (par exemple la Grèce et la Macédoniee). Le discours de l’Europe contrepoids des U.S.A dans tous les domaine est gros d’appel aux sacrifices économiques (pacte de stabilité, y compris au détriment des chômeurs) mises en place effrénées de conditions de concurrence (flexibilité des horaires de travail,, délocalisation des emploies) . La question fondamentale est de savoir si l’Europe doit rester prioritairement une grosse machine politiico-financière où si elle doit instaurer un espace de fraternité qui ne soit pas niveleur des nations et des cultures ? Les problèmes des patriotes sont tout aussi complexes : Comment se rattachent-ils à la patrie ? Est-ce par la culture, par la gloire passée ou avenir, par la race, Veulent-ils une nation repliée sur elle-même préservant jalousement leur particularisme ou acceptent-ils la fécondation mutuelle de civilisations ? Pensent-ils que leur nation doit avoir une politique expansionniste (pas toujours par la guerre) et qu’ils doivent imposer leurs idéaux (URSS USA Islamisme, grande Serbie) ? Si le patriotisme étriqué prend le pas une crispation générale est a prévoir dans les relations internationales ; les valeurs de sacrifice, de resserrement au sein de leurs frontières se fera au détriment de l’interpénétration culturelle du « bien vivre » aristotélicien / A contrario l’analphabétisme culturel provoquera des préjugés culturels nationalistes et raciaux se renforcement d’une façon bien plus grave et imbécile que tout ce qu’on a connu durant tout le XX° Siècle (y compris la crise balkanique des années 90 parce que jamais la menace de la disparition des personnalités nationales n’aura été aussi loin (dans ce contexte l’échec temporaire pour doter l’Europe d’une constitution est très positive)
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