LA DEMOCRATIE MAURITANIENNE
Nouakchott, Mauritanie - Des divergences sont apparues entre les élus soutenant le putsch survenu en Mauritanie à l'occasion de la session extraordinaire du Parlement consacrée à l'examen de la situation politique du pays, a annoncé, lundi, le Rassemblement des forces démocratiques (RFD), premier parti de l'opposition parlementaire.
Dans un communiqué publié à Nouakchott, le RFD indique que ces divergences portent notamment sur le calendrier de la transition et l'absence de garantie quant à la non-participation des membres des forces armées et de sécurité à de nouvelles élections dans le pays, soulignant toutefois qu'un effort de rapprochement des points de vue était en cours entre les différents groupes parlementaires favorables au changement du 6 août 2008.
S'agissant de la mise en place des commissions d'enquête parlementaires contre l'ancien président, Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdellahi et son entourage, le RFD note qu'il n'est concerné que par la commission d'enquête parlementaire relative au programme spécial d'intervention, soupçonné avoir été détourné.
Le nouveau Premier ministre, Moulaye Ould Mohamed Laghdaf, nommé le 14 août 2008, avait annoncé il y a quelques jours une éventuelle révision constitutionnelle pour équilibrer le jeu des rapports entre les institutions de la présidence et du Parlement, à l'origine de la crise politique en Mauritanie.
Drôle de cou d’Etat !
Vous imaginez, vous, le Conseil des Cinq-Cent délibérant pour savoir si Bonaparte a le droit d’être nommé Premier Consul ?
En réalité la démocratie n’a jamais cessé en Mauritanie !