UN ACCORD DE DUPES EN BOLIIVIE

Publié le par michel baran

LA PAZ (AFP) — Le gouvernement socialiste bolivien d'Evo Morales est parvenu mardi soir à signer un accord à l'arraché pour rétablir la paix avec les gouverneurs autonomistes et libéraux, après trois semaines de manifestations et d'affrontements.

 

Le gouverneur de la région de Tarija (sud), Mario Cossio, porte-parole des cinq gouverneurs autonomistes opposés à la politique socialiste du gouvernement, a signé mardi un accord de principe mardi soir à Santa Cruz (est) en présence du cardinal Julio Terrazas.

 

"C'est le début d'un grand accord national parce que nous devons la paix et la tranquillité à notre population" a déclaré M. Cossio qui a signé le texte au nom des gouverneurs autonmistes des régions de Santa Cruz (est), Pando et Beni au nord, Chuquisaca (sud-ouest) et Tarija (sud).

 

Plus tôt dans l'après midi, Mario Cossio avait jeté un froid en déclarant que le dialogue "n'était pas mort mais se trouvait à l'agonie" tandis que le vice-président Alvaro Garcia Limera lui demandait aussitôt de "reconsiderer" sa position.

 

M. Cossio réclamait la mise en liberté du gouverneur de Pando (nord), Leopoldo Fernandez, qui avait été arrêté dans la matinée accusé d'être à l'origine des affrontements qui ont fait 18 morts dans sa région.

 

Revenant sur sa déclaration alarmiste, le gouverneur Cossio annoncait en fin de soirée qu'un accord de principe avait été signé avec le gouvernement.

 

L'accord mentionne que l'Union des nations sud-américaines (Unasur), l'Eglise catholique, l'Union européenne et les Nations Unies serviront de témoins et d'aides au dialogue qui va commencer jeudi.

 

Le document prévoit la récupération par les autorités des bâtiments publics occupés par les manifestants, le retour à la paix et une enquête sur la mort de 16 paysans la semaine dernière dans la petite région de Pando.

 

Les deux partis ont aussi convenu de laisser de côté durant le dialogue le projet de nouvelle constitution critiquée par les opposants libéraux.

 

Le dialogue entre l'exécutif et l'opposition est gelé depuis huit mois et des blocus et des affrontements entre adversaires et partisans du président Morales se déroulaient depuis trois semaines en Bolivie (10 millions d'habitants) le pays le plus pauvre de l'Amérique du sud.

 

Les gouverneurs des départements de Santa Cruz (est), Tarija (sud), Chuquisaca (sud-ouest), Beni (nord) et Pando refusent un projet de constitution gouvernemental qu'ils jugent trop étatiste et indigéniste, comprenant une réforme agraire qui réduirait la taille des exploitations agricoles, et une nouvelle répartition des recettes provenant des taxes sur les hydrocarbures.

 

A Washington, le département d'Etat a appelé mardi les ressortissants américains à quitter la Bolivie. Il a annoncé le départ des volontaires américains du Peace corps, "compte tenu de l'instabilité en Bolivie".

 

Le président américain George W. Bush a placé mardi la Bolivie sur une liste noire estimant que le pays andin n'avait pas respecté ses obligations de lutte contre le trafic de drogue.

 

Une soixantaine d'agents du service américain de lutte anti-drogue (DEA) ont déjà évacué la semaine dernière la zone de plantation de coca du Chapare, au sud de La Paz.

 

Le gouvernement a expulsé dimanche dernier l'ambassadeur des Etats-Unis à La Paz, M. Philip Goldberg, l'accusant de conspirer avec l'opposition.

 

A Santiago du Chili, Evo Morales, premier président amérindien de Bolivie, a reçu lundi le soutien "unanime" de neuf chefs d'Etat de l'Union des nations sud-américaines (Unasur).

 

L'Unasur a décidé l'envoi en Bolivie d'une commission chargée d'aider les négociations entre gouvernement et opposition.

 

http://afp.google.com/article/ALeqM5icjPMpmUZv0JJ4uwnicBeDLYxtVw

 

!      LIMA, 16 septembre (Xinhua) -- Le secrétaire général de la  Communauté andine (CAN), Freddy Ehlers, a appelé mardi les pays  d'Amérique latine à ajuster le modèle de développement pour éviter une crise sociale.

 

     "Il y a beaucoup d'inégalités en Amérique latine et dans le  monde, et la moitié de la population mondiale vit dans l'extrême  pauvreté, un signal d'alerte que la fragilité sociale pourrait se  transformer en une grave crise sociale", a affirmé M. Ehlers dans  un communiqué.

 

     "Il est donc nécessaire d'envisager l'ajustement du modèle de  développement, qui devrait mettre l'accent non seulement sur la  croissance économique, mais aussi sur le bien-être des pauvres et  la coexistence harmonieuse avec le système écologique", a-t-il  expliqué.

 

     La CAN, dont le siège se trouve à Lima (Pérou), est un groupe  commercial régional qui promeut le développement social et  économique à travers la coopération et l'intégration. 

 

     Elle regroupe actuellement la Bolive, la Colombie, l'Equateur et le Pérou. Le Chili s'est retiré de ce bloc régional en 1976 et il  a été suivi par le Venezuela en 2006.

 

http://www.french.xinhuanet.com/french/2008-09/17/content_721071.htm

 

 

Lisant cet article, nous ne pouvons qu’avoir le sentiment que Morales s’est fait rouler dans la farine

En effet il récupère les bâtiments gouvernementaux provinciaux, dont il pourra être à nouveau délogé, en échange d’un dialogue national, mais surtout du gèle de la constitution indiènniste durant la négociation, dont on a fixé aucune limite temporel, ce qui peut paralyser le gouvernement très longtemps

La nouvelle constitution comprend une réforme agraire qui réduirait la taille des exploitations agricoles, et une nouvelle répartition des recettes provenant des taxes sur les hydrocarbures,  c’est-à-dire des mesures sociales qui sont la raison même de la présidence Morales.

Il faut espérer que l’appel de la CAN serra entendu par les gouverneurs sinon ce sera certainement le dernier accord avant  la guerre civile

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Publié dans POLITIQUE ETRENGERE

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