NOCIVITE D’UNE CONCEPTION DU DEVELLOPËMENT DURABLE
Alors que le revenu mondial a été multiplié par 7 durant la seconde moitié du XX siècle, les inégalités se sont creusées. En 1960, les 20% d'individus les plus riches du globe disposaient d'un revenu trente fois supérieur à celui du milliard de personnes les plus pauvres. En 1990, il lui est désormais soixante fois supérieur. Au-delà des inégalités de revenus, il existe d'importantes inégalités en matière d'accès à l'éducation et de la santé. Si la pauvreté a reculé dans certaines régions, principalement l'Asie, elle s'est aggravée sur le continent africain. Outre ces déséquilibres sociaux, le modèle de développement fondé sur l'exploitation intensive des ressources naturelles de la planète engendre des déséquilibres écologiques. La croissance des pays riches conduit à un appauvrissement et un épuisement progressif des ressources non renouvelables (notamment les hydrocarbures). Trois problèmes se posent : le réchauffement climatique (la température s'est élevée d'un demi-degré depuis le début du XXe siècle en raison des émissions de gaz à effet de serre) ; la préservation de la diversité biologique (25% des mammifères et 34% des poissons sont menacés de disparaître) ; le caractère non renouvelable de l'eau (la consommation mondiale d'eau augmente alors que les ressources en eau douce sont limitées, transformant le statut économique de l'eau de l'état de bien libre à celui de marchandise). La conférence des Nations unies adopte l'objectif de développement durable en 1987, défini par le rapport Bruntland comme "développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs". Le développement durable est fondé sur deux objectifs complémentaires : la protection de l'environnement et la lutte contre la pauvreté. Il repose sur trois grands principes : tout d'abord, le principe de solidarité avec les générations futures : ensuite, le principe de précaution qui vise à privilégier une approche préventive des risques au détriment d'une approche réparatrice ; enfin, le principe de participation de tous les acteurs de la société civile au processus de décision. Deux conventions portant sur la biodiversité et les changements climatiques ont été signées lors du Sommet de la Terre à Rio en 1992. Elles ont été complétées en 1997 par le protocole de Kyoto sur les effets de serre, qui impose aux pays industrialisés de réduire de 5% leurs émissions de CO2 d'ici 2012. Or, les Etats-Unis, qui représentent presque 40% des émissions des pays développés, ont refusé de la signer. La communauté internationale n'a pas aujourd'hui la volonté politique de mettre en œuvre l'objectif de développement durable. L'utilisation de l'environnement constitue une externalité pour les industriels et les consommateurs : sa dégradation n'est pas prise en compte par le système des prix et n'est donc pas intégrée dans leurs décisions. L'un des enjeux du développement durable consiste à réintégrer le coût social de la pollution dans le calcul économique. L'instauration d'un système d'écotaxes permet d'appliquer la règle du pollueur-payeur (faire payer au pollueur le prix de la dégradation qu'il inflige à l'environnement). Il a deux inconvénients : d'une part, le coût de dépollution est difficile à évaluer et certains dommages sont irréversibles ; d'autre part, il ne permet pas de maitriser le niveau de pollution atteint en définitive. A l'inverse, le système du marche des droits à polluer adopté dans le cadre du protocole de Kyoto permet d'atteindre des objectifs précis de niveau de pollution puisque les pouvoirs publics décident de l'allocation aux entreprises des droits pour les rejets polluants.
http://www.come4news.com/le-developpement-durable-582679
L’article est un réquisitoire implacable du capitalisme en dénoncent l’accroissement au niveau mondial.
Cependant si l’horizon du développement durable se limite aux « écotéaxes » sur le plan nationale et international il creusera inévitablement les inégalités sociales et internationales entre ceux qui peuvent s’offrir les marchandises écologiques et ceux qui ne me peuvent pas
Aussi vaudrait-il mieux mettre en place des crédits gratuits pour les particuliers comme les nation