CONSEIL OEUCUMENIQUE DES CHEFS RELIGIEUX D’AFRIQUE
Fin en Libye du deuxième forum africain des leaders religieux
Tripoli, Libye - Le deuxième forum du Conseil africain des responsables religieux (CARR-Religions pour la paix) a souligné la volonté des leaders religieux à relever les défis auxquels l'Afrique est confrontée dans le domaine de la construction de la paix et le règlement des conflits, ainsi que la promotion du développement durable à travers la coopération avec l'Union africaine (UA) et la mise en place des initiatives à l'intérieur des pays africains lors des périodes d'urgence et de crise.
Dans un communiqué publié vendredi à Tripoli à l'issue des travaux du forum le Conseil s'est félicité de l'établissement d'une solide coopération entre les différentes religions et confessions pour oeuvrer en vue de la réalisation de la prospérité pour toutes les populations de ce continent.
La rencontre qui a duré cinq jours était placée sous le thème "Faire face aux violences et consolidation de la sécurité commune, les religions en Afrique main dans la main",
Les participants ont mis l'accent sur la nécessité de promouvoir la coopération entre les conseils nationaux africains des religions pour effectuer des initiatives à l'intérieur des pays africains lors des périodes d'urgence et de crise et sur l'importance des ressources naturelles en Afrique en vue de promouvoir les changements positifs dans le continent.
Les leaders religieux ont déploré la recrudescence de la violence dans plusieurs régions telles que celles des Grands Lacs et du Darfour.
Ils ont reconnu l'effet négatif des conflits sur les populations africaines, de la distribution non équitable des richesses qui débouche sur des conflits qui handicapent le développement humain et durable des pays africains.
Le communiqué a souligné aussi la nécessité de trouver des mécanismes africains pour résoudre les conflits et alléger la pauvreté, préserver la dignité humaine et établir une coopération avec les acteurs internationaux concernés par les questions des changements climatiques pour l'élaboration de politiques, de nature à traiter la crise alimentaire et à trouver des mécanismes mettant fin à la détérioration de l'environnement ainsi que de promouvoir les capacités et compétences pour la construction de la paix, le règlement des conflits, la réduction de l'ignorance et l'instauration de la paix en Afrique de l'Ouest.
Le CARR-Religions pour la paix a affirmé son engagement à préserver la dignité humaine à travers l'éradication de la pauvreté, la promotion de la justice sociale et économique ainsi que la promotion de la justice et l'égalité entre les genres et la lutte contre la dilapidation des ressources naturelles du continent.
Il a souligné la nécessité d'œuvrer à une distribution équitable des richesses, à relever le niveau de vie de tous les humains en vertu des responsabilités qui incombent aux leaders religieux.
Le Conseil a réitéré son engagement à coopérer avec les acteurs économiques et politiques aux niveaux national et continental pour éradiquer la pauvreté et mettre à la disposition des leaders en vue d'éviter l'éclatement des conflits et consolider la paix permanente et offrir aux leaders religieux les moyens nécessaires afin de leur permettre de négocier et de traiter avec les différents acteurs pour trouver une seule voix en harmonie pour régler les questions de la société et ses préoccupations.
Le communiqué souligne l'engagement du Conseil à aider les jeunes à travers la mise en place d'un programme susceptible de leur faire acquérir des compétences de leadership et appelé les communautés religieuses à consolider les conseils religieux et à la conception d'un plan aux objectifs concrets pouvant faire l'objet d'un suivi et d'une évaluation ainsi qu'à la coopération pour lutter contre la pauvreté, les maladies contagieuses et au rejet de la violence contre les femmes, les enfants notamment à la violence conjugale et sur le genre humain.
Le Conseil a appelé les communautés africaines à la construction de leurs capacités dans le domaine de la mobilisation des ressources en vue d'améliorer le niveau de vie des pauvres dans les différentes communautés religieuses et confessionnelles africaines, à la formation de leaders religieux pour lutter contre les extrémismes et les fausses interprétations des livres divins et cela pour l'ancrage de la coexistence pacifique et le règne de la tolérance.
Le Conseil a plaidé pour la coordination entre les communautés religieuses et les gouvernements africains en vue d'amener les exécutifs africains à l'intégration d'un programme éducatif relatif à la paix dans les programmes d'enseignement et à permettre aux femmes d'accéder aux postes de décisions et de contribuer à l'éducation nationale, à la construction de la paix et à l'utilisation des médias en vue de promouvoir les initiatives de paix.
Les leaders religieux ont également souligné la nécessité de la consolidation des réseaux nationaux des femmes religieuses, la création d'un autre réseau dans les pays qui n'en possèdent pas et d'ouvrer à la création de nouveaux réseaux pour la jeunesse religieuse dans leurs pays pour favoriser le contact à travers les divers réseaux des organisations de jeunesse en vue de tirer profit de leurs potentialités et de leur énergie dans la construction et la promotion du développement durable.
Tripoli - 05/12/2008
Ces conseils font au niveau africain ce que je voudrais que fassent le Conseil Spirituel planétaire ainsi que le Conseil Spirituel National (voir archives) avec peut-être moins de responsabilités économiques afin qu’ils soient une instance de critique n’ayant aucun compte à rendre sur le plan matériel.
L’Afrique est donc sur ce sujet très en avance sur nous et particulièrement sur la France crispée sur une laïcité stupide, rétrograde et contre-productive
Elle nous montre une théocratie œcuménique