ISRAEL ENTRE GUERRE ET TREVE
JERUSALEM (AFP) — Israël se prépare à frapper le Hamas, mouvement islamiste qui contrôle la bande de Gaza, en riposte aux tirs de roquettes, mais doit encore décider du moment opportun et de l'ampleur de sa riposte, ont annoncé dimanche des hauts responsables de la Défense.
"Nous préparons notre riposte aux menaces du Hamas, mais il reste à décider quand elle se déroulera et quelle sera son ampleur" a déclaré à la radio publique un haut responsable de la Défense, le général de réserve Amos Gilad.
"Pour frapper, il faut se préparer soigneusement, comme pour une opération chirurgicale", a ajouté Amos Gilad, principal conseiller du ministre de la Défense Ehud Barak.
De son côté, le gouvernement israélien de transition a débattu dimanche, au cours de sa réunion hebdomadaire, de l'attitude à adopter face à la poursuite des tirs depuis la bande de Gaza, deux jours après l'expiration de la trêve entre l'Etat hébreu et le Hamas.
M. Gilad a relevé le risque qu'une opération israélienne à grande échelle ne fasse des victimes innocentes et que le blâme en retombe sur Israël.
"Si des femmes et des enfants sont tués, les instances internationales stopperont l'opération qui sera un échec", a-t-il mis en garde.
Un autre responsable israélien de la Défense a jugé une confrontation entre l'Etat hébreu et le Hamas "inéluctable", en dépit des appels au calme de la communauté internationale.
"Le chemin que nous empruntons concernant Gaza est évident. La situation est à la fois intolérable et limpide. Les considérations de l'armée sont les seules à décider du moment où les évènements se produiront", a-t-il déclaré à l'AFP.
En marge de la réunion du cabinet, plusieurs ministres ont réclamé des ripostes bien plus sévères aux tirs qui se sont intensifiés depuis vendredi, faisant craindre un embrasement.
La dirigeante du parti Kadima (centriste) au pouvoir, la ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni a exigé qu'"Israël rétablisse son pouvoir de dissuasion et stoppe les tirs des roquettes".
"Israël doit faire tomber le pouvoir du Hamas et un gouvernement sous ma direction le fera", a-t-elle poursuivi, devant le groupe parlementaire du Kadima.
Plus prudent, le Premier ministre Ehud Olmert, qui quittera ses fonctions à l'issue des législatives du 10 février, a déclaré au cabinet: "un gouvernement responsable n'est pas impatient à l'idée de déclencher une guerre mais ne l'évite pas non plus. En conséquence nous prendrons les mesures appropriées".
Le ministre travailliste de la Défense a lui exhorté les responsables israéliens à plus de retenue, les accusant de faire de la surenchère à l'approche des législatives.
"Nous ne pouvons accepter la situation à Gaza (et autour). J'ai donné instruction à l'armée et aux services de sécurité de se préparer, mais les voix belliqueuses sont nocives et inutiles", a dit Ehud Barak.
Une vingtaine de roquettes et d'obus de mortiers ont été tirés dimanche par les groupes armés palestiniens de Gaza, selon un porte-parole militaire.
Dans la soirée l'aviation israélienne a effectué deux raids à l'est de la ville de Gaza. La première attaque a visé "deux lance-roquettes prêtes à l'usage", selon un porte-parole de l'armée. Selon des sources hospitalières palestiniennes, quatre Palestiniens -trois activistes et un enfant- ont été blessés.
Lors de la deuxième attaque, l'aviation israélienne a visé à un groupe de Palestiniens armés, a poursuivi le porte-parole militaire sans donner d'autres détails.
Pour sa part, le chef du service de sécurité intérieure (Shin Beth), Yuval Diskin, a mis en garde contre le risque que des roquettes n'atteignent la ville de Beer Sheva, à une cinquantaine de kilomètres de la bande de Gaza, soulignant que le Hamas en avait amélioré la portée, selon une source gouvernementale.
GAZA (AFP) — Le mouvement islamiste Hamas observait mardi un cessez-le-feu de 24 heures dans la bande de Gaza, donnant apparemment une chance à une nouvelle trêve dans ce territoire.
"Depuis hier (lundi) en fin de journée, les habitants des localités israéliennes proches de la bande de Gaza vivent dans le calme", a indiqué à l'AFP un porte-parole militaire.
Aucune roquette palestinienne n'a été tirée de Gaza depuis l'annonce lundi d'une "accalmie pendant une période de 24 heures après une médiation égyptienne en échange d'une entrée d'aides depuis l'Egypte".
Mardi, le plus influent chef du Hamas à Gaza, Mahmoud Zahar, s'est ainsi dit prêt, dans un entretien téléphonique avec l'AFP, à reconduire la trêve, qui a pris fin le 19 décembre, "si Israël respecte les dispositions de (l'accord) d'accalmie".
"Nous demandons à Israël qu'il respecte les conditions de l'accalmie et concrétise ses engagements, en particulier qu'il cesse toute forme d'agression et ouvre les points de passage", a-t-il ajouté.
Il a toutefois souligné qu'aucun contact "officiel" n'avait lieu dans l'immédiat pour renouveler la trêve, qui était entrée en vigueur en juin grâce à une médiation égyptienne.
La ministre israélienne des Affaires étrangères et chef du Kadima, Tzipi Livni, se rendra jeudi au Caire, à l'invitation du président égyptien Hosni Moubarak afin de discuter des "événements dans le sud d'Israël et d'autres sujets", selon un communiqué de son ministère.
La trêve des violences a été violée depuis le début novembre par les deux parties. Israël a mené des opérations limitées dans la bande de Gaza alors que les groupes armés palestiniens ont tiré de nombreuses roquettes contre le territoire israélien.
Mahmoud Zahar a adopté le même ton dans le quotidien égyptien Al-Ahram: "La situation sera évaluée après la fin de la période d'accalmie. S'il y a des développements positifs, la trêve sera reconduite".
Les groupes armés ont affirmé qu'ils s'abstiendraient de tirer des roquettes et des obus de mortier contre le territoire israélien afin que des aides humanitaires égyptiennes puissent être transférées par le point de passage de Kerem Shalom, entre le sud de la bande de Gaza et Israël.
L'initiative de ce geste humanitaire reviendrait, selon la presse israélienne, à Suzanne Moubarak, l'épouse du président égyptien.
Les Israéliens affichent quant à eux leur scepticisme.
Un haut responsable israélien a indiqué à l'AFP que "la crédibilité de ce cessez-le-feu est nulle. Le Hamas s'est contenté d'un effet d'annonce".
"Israël n'a pas été informé. Nous l'avons appris à la suite d'une interview télévisée d'un responsable du Hamas. Les tirs ont certes diminué mais ils n'ont pas cessé" lundi, a-t-il affirmé.
D'autant que, selon lui, "le Hamas n'a rien dit sur ce qu'il va se passer après ces fameuses 24 heures".
Sur le terrain, les autorités israéliennes ont, mardi, maintenu fermés tous les points de passage avec la bande de Gaza.
"Ils le resteront au moins jusqu'à mercredi, y compris Kerem Shalom", a indiqué le commandant Peter Lerner, coordinateur des activités israéliennes dans la territoires.
"Tout est entre les mains du Hamas. C'est à eux d'arrêter les tirs s'ils veulent que les Palestiniens vivent une vie normale", a poursuivi le commandant Lerner.
Dans ce contexte, les services de défense passive israélienne procédaient mardi dans plusieurs villes du sud d'Israël, à un exercice destiné à préparer la population à des attaques de missiles contre des installations stratégiques et à l'évacuation de blessés, selon des responsables militaires
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5h7hAUnTzd2LAxp2zl7y6-CADM_Bw
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iFXTUneLeUoOp9AhrUpYpE4C5EJQ
La valse hésitation du Hamas s’explique par l’incontestable supériorité de l’armée d’autodéfense israélienne
Après avoir rompu de façon irréfléchie la trêve le Hamas voudrait bien y revenir sans perdre la face, d’oû cette trêve de 24H Mais la condition qu’il pose pour qu’elle se pérennise, ouverture des points de passages est inacceptable parce que cela signifie qu’Israël renoncerait
à contrôler les marchandises qui entreraient à Gaza. Les palestiniens en profiteraient pour faire passer en fraude des armes de toutes sortes, ce qui est de bonne guerre mais de mauvaise paix