FAMINE EN ETHIOPIE
Addis-Abeba, Ethiopie - La famine risque de se prolonger en 2009 en Ethiopie suite aux mauvaises récoltes de cette année, aggravées par les récentes inondations dans les principales régions agricoles du pays et la hausse des prix des céréales, selon les agences humanitaires des Nations unies.
Ces dernières opérant dans différentes régions de l'Ethiopie ont déclaré mercredi que plusieurs régions, notamment la région Oromiya, la région du Sud-Tigray et du Tigray oriental, dans le nord du pays et la région Amhara, dans le centre de l'Ethiopie, avaient enregistré de mauvaises récoltes.
On estime que près de 25.429 personnes dans ces régions, particulièrement celles très affectées par les inondations, ont désespérément besoin d'aide.
Selon les agences humanitaires, près de 360 tonnes d'aide alimentaire ont été acheminées d'urgence dans les régions affectées.
Les agences onusiennes, dont le Programme alimentaire mondial (PAM), l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'Unité de coordination de nutrition d'urgence (ENCU), ont insisté sur la nécessité d'accroître le financement des interventions humanitaires en Ethiopie.
D'après les estimations, lepays fait face à une famine sévère et les cas de malnutrition sont en hausse.
Au moins 2.103 enfants souffriraient sévèrement de la malnutrition sur l'ensemble des cinq régions affectées par la famine et la dernière crise humanitaire sur le terrain.
Bien que d'après les agences humanitaires, les interventions du gouvernement durant ces derniers mois aient aidé à rétablir un minimum de stabilité dans les régions affectées, la famine risque de continuer.
L'information diffusée par le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies (UNOCHA) précise que la distribution de vivres financée par le gouvernement dans la région a permis de stabiliser le prix du blé et des autres céréales, mais les prix restent encore élevés.
"Les indicateurs de sécurité alimentaire tels que l'état d'engraissement des animaux et la production animalière s'améliorent dans les zones pastorales et agro-pastorales. Néanmoins, la reprise des ménages dans ces régions, notamment les régions d'Oromiya et Somali, Afar et Omo-sud prendra du temps car les ménages les plus affectées par la sécheresse ont perdu des proportions importantes de leurs cheptels durant les huit années de sécheresse en 2008", d'après le Programme alimentaire mondial (PAM).
Dans les régions agricoles telles que Ouest Haraghe et Est Hararghe, à Oromiya, Tigrau Est et Tigray Sud et les zones de Wag Humra North/Sud Wello et Shewa Nord, l'insécurité alimentaire continue de s'aggraver du fait de l'échec des récoltes.
"Les fortes pluies hors-saison d'octobre et de novembre ont détruit les récoltes d'après les informations préliminaires obtenues sur le terrain, ce qui affectera davantage la reprise des ménages de l'insécurité alimentaire actuelle", a déploré UNOCHA.
Addis-Abeba - 04/12/2008
Ce que je vais écrire est banal mais personne d’autre ne l’écrira à la « une » de son journal ou blog
Que cela soit agréable ou non nous devons nous souvenir qu’il y a un an et demi, deux ans, l’Ethiopie a évité que la Somalie ne devienne un Etat islamiste, donc vraisemblablement à court terme terroriste ; et donc que nous avons, nous tous qui sommes contre tout terrorisme, un dette inestimable envers l’Ethiopie
Or celle-ci connaît la famine. Aucun pays n’en parle. Pire aucun pays ne réagit
Alors oui il y a la crise, mis personne ne fera croire à l’opinion mondiale que les nations ne peuvent pas sauver ces milliers de gens en unissant leurs efforts
Lorsqu’on songe à la vitesse de la réaction pour sauver mes banques, on ne peut qu’être intolérant envers l’apathie mondiale