NEGOCIATIONS INTERPALESTINIENNES 2

Publié le par michel baran

LE CAIRE (AFP) — Les factions palestiniennes, dont le Fatah et le Hamas, sont convenues jeudi au Caire d'enterrer la hache de guerre pour négocier le mois prochain la création d'un gouvernement d'entente nationale.

 

S'engageant à tout faire pour mettre fin à deux ans de divisions, parfois fratricides, ces factions ont annoncé dans un communiqué s'être fixé comme objectif la formation d'un tel gouvernement avant la fin mars.

 

"Cinq commissions ont été mises en place pour se charger de la formation d'un gouvernement d'entente nationale, la refonte des services de sécurité, de la réorganisation de l'OLP, et de préparer les élections présidentielle et législatives dans les délais prévus par la loi", selon le texte.

 

"Le travail des commissions commencera le 10 mars et devra s'achever avant fin mars", souligne le texte, lu par Ahmad Qorei, chef de la délégation du mouvement Fatah.

 

C'est un "jour historique", a dit le négociateur du mouvement du président palestinien Mahmoud Abbas, lors d'une conférence de presse, ajoutant qu'avec "le début du dialogue, une page douloureuse est tournée".

 

Moussa Abou Marzouk, numéro deux du bureau politique du Hamas, en exil à Damas, a aussi célébré "une journée historique", évoquant une "page blanche" a écrire pour le dialogue interpalestinien.

 

Pour M. Marzouk, la création d'un gouvernement d'entente "suivra immédiatement" les conclusions de la commission en charge d'étudier sa mise en oeuvre, c'est à dire fin mars.

 

"L'entente sera immédiatement appliquée, un gouvernement sera immédiatement formé et il prendra immédiatement et totalement ses fonctions en Cisjordanie et à Gaza", a-t-il dit, à l'unisson d'autres responsables palestiniens.

 

Plus d'une trentaine de responsables palestiniens, dont des chefs du Fatah et du mouvement islamiste Hamas, maître de Gaza, s'étaient réunis pendant sept heures au siège des renseignements égyptiens à Héliopolis, près du Caire.

 

Cette réunion s'est tenue alors que la communauté internationale doit s'engager lundi en Egypte à apporter une aide massive à la reconstruction de Gaza.

 

La réunion du Caire a été "très importante", a affirmé Jamil al-Majdalawi, un chef du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), soulignant que "les discussions devaient aboutir pour que voit le jour un gouvernement d'entente nationale avant la fin mars".

 

C'est l'Egypte qui, après avoir essuyé un échec en novembre dernier, avait relancé ce processus de dialogue dès la fin de la meurtrière guerre de Gaza menée par Israël (27 décembre - 18 janvier) contre le Hamas.

 

"Il a été convenu de mettre fin aux divisions, reconstruire les institutions, commençant par l'OLP et l'Autorité palestinienne, sur des bases démocratiques", affirme le texte.

 

Le Hamas et le Fatah sont en conflit ouvert depuis que le mouvement islamiste, qui avait remporté les législatives de 2006, a délogé de Gaza par la force les fidèles du Fatah en juin 2007.

 

Ils étaient convenus mercredi, lors d'une réunion bilatérale préparatoire, de libérer progressivement des prisonniers faits de part et d'autre en Cisjordanie ou dans la bande de Gaza.

 

Les factions palestiniennes "ont convenu de procéder dans l'immédiat à la libération de tous les détenus et de cesser les détentions à caractère politique", a déclaré à l'AFP Mohamad al-Hindi, numéro deux du Jihad islamique

 

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5g4Vz4PaV1wa2B8enuLFn1GXEseUw

 

Les délais pour arriver à un accords interpalestiniens sont longs, trop long, je doute même qu’il en sorte quelque chose de bon pour les palestiniens

L’équation palestinien est fort simple :

 

Reconnaissance des traités internationaux

Formation d’un gouvernement reflétant les résultats des dernières élections législatives

Libération des prisonniers de guerre

 

La clef de l’accord est le premier point. L’OLP ne peut revenir sur la reconnaissance d’Israël sous peine de perdre le soutient international, de revenir aux années 70 et de s’exposer à une guerre préventive visant à lui ôter toute assise terriitoriale

Le Hamas n’a d’autre choix que de reconnaître explicitement Israël. Toute reconnaissance implicite ferait peser de lourds soupçons sur l’OLP et la sincérité de sa reconnaissance d’Israël. Il n’y a donc pas lieu pour  le Hamas de tergiverser in mois !

Si l’OLP veut un Etat démocratique elle devra accepter un gouvernement Hamas ou procéder avec son accord à de nouvelles élections

On le voit la solution est simple…  S’ils négocient sans arrières pensées !

Publicité

Publié dans POLITIQUE ETRENGERE

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article