RETOUR DE LA DIPLOMATIE CLASSIQUE EN AFGHANISTAN
KABOUL, 8 mars (Xinhua) -- Le président afghan, Hamid Karzaï, a exprimé dimanche son soutien à l'intention du président américain, Barack Obama, d'entamer des entretiens avec les éléments talibans modérés.
"Le président Obama veut des entretiens avec les talibans modérés et nous accueillons cela favorablement et le soutenons", a affirmé M. Karzaï lors d'un rassemblement à Kaboul. "Nous sommes en faveur des pourparlers avec ces talibans qui ne sont pas liés au réseau d'al-Qaïda et n'ont pas bénéficié du soutien d'étrangers pour détruire leur propre pays, et à cet égard nous soutenons la position du président américain", a affimé M. Karzaï.
Selon la presse américaine, M. Obama a déclaré vendredi qu'il ouvrira la porte à un processus de réconciliation aux éléments talibans modérés comme le font les troupes américaines en Irak.
Les militants talibans ont à maintes reprises rejeté toute offre pour des pourparlers, indiquant qu'aucun dialogue n'aura lieu avec le gouvernement afghan à moins que les troupes étrangères ne se retirent du pays.
WASHINGTON (AFP) — Le président américain Barack Obama estime que les Etats-Unis ne sont pas en train de gagner la guerre en Afghanistan et laisse entendre que son pays pourrait entamer des discussions avec certains talibans, dans une interview publiée dimanche par le New York Times (NYT).
Soulignant le succès de la stratégie américaine en Irak consistant à faire venir des insurgés sunnites à la table des négociations en les éloignant d'Al-Qaïda, M. Obama a indiqué qu'il "pourrait y avoir des occasions similaires en Afghanistan et dans la région pakistanaise".
Cette stratégie en Irak a été conçue par le général David Petraeus, alors commandant des forces américaines dans le pays.
"Si vous parlez au général Petraeus, je pense qu'il dirait qu'une part du succès en Irak impliquait de tendre la main à des gens que nous considérions comme des fondamentalistes islamiques mais qui étaient disposés à travailler avec nous parce qu'ils rejetaient complètement les tactiques d'Al-Qaïda en Irak", explique M. Obama dans cette interview diffusée sur le site internet du journal.
Il a cependant prévenu que la situation en Afghanistan était "plus complexe" qu'en Irak, et que la pacification du pays était un "sacré défi".
Le président afghan Hamid Karzaï a aussitôt salué ces déclarations. "C'est une très bonne nouvelle" que Barack Obama "soutienne l'idée de discussions avec les talibans qu'il considère comme modérés", a-t-il déclaré à Kaboul.
Interrogé par le NYT pour savoir si les Etats-Unis étaient en train de gagner la guerre en Afghanistan, nouveau front de la lutte contre le terrorisme selon le président américain, M. Obama a simplement répondu: "Non".
"Nous avons vu les conditions se dégrader ces dernières années. Les talibans sont plus téméraires qu'avant. Je crois que dans les régions situées au sud du pays, ils ont mené des attaques de manière inédite", a ajouté M. Obama.
"Le gouvernement national (afghan) n'a toujours pas gagné la confiance de la population", a au passage déploré le président américain.
Peu après sa prise de fonction le 20 mars dernier, M. Obama a ordonné un réexamen de la politique américaine vis-à-vis de l'Afghanistan et du Pakistan qui doit lui être transmis avant son départ pour une série de rencontres internationales en Europe le 31 mars.
Il a annoncé en février l'envoi de 17.000 soldats américains supplémentaires en Afghanistan, dont une partie doivent servir à assurer la sécurité de l'élection présidentielle d'août prochain.
"Nous devons refondre notre politique" pour faire en sorte "qu'Al-Qaïda et les extrémistes qui pourraient nous faire du mal ne disposent plus des sanctuaires" qui leur permettent de mener des attaques aujourd'hui, a-t-il souligné, en référence aux zones tribales montagneuses, instables et difficilement contrôlables qui bordent la frontière afghano-pakistanaise.
C'est dans ces zones que se cacherait selon certaines sources le leader d'Al-Qaïda, Oussama ben Laden, traqué sans succès par l'armée américaine depuis les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis.
M. Obama a enfin souligné que la nouvelle politique afghane des Etats-Unis devait obligatoirement s'accompagner d'"une politique plus intelligente" vis-à-vis du Pakistan.
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http://www.french.xinhuanet.com/french/2009-03/08/content_832596.htm
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5j5owxrudw1nWi2YCfxcr_V5kGVQw
Ainsi la doctrine de la propagation de ma démocratie chère à Busch est abandonnée et on revient à la bonne vielle réalpolitik ! Mais que de morts pour rien
Il y en a un qui doit se sentir nigaud, c’est Sarkozy qui parlait de grands principes, d’intérêts nationaux, etc…
On n peut que se demander à quoi a servit d’envoyer nos forces en Afghanistan avec laquelle nous n’avons aucun lien historique !
Pendant ce temps on délaisse les pays francophones !