RAJOELINA MET UN CLOU DANS LE CERCEUIL DE LE DEMOCRATIE
ANTANANARIVO (AFP) — L'opposant malgache Andry Rajoelina, en conflit ouvert avec le président Marc Ravalomanana, va boycotter les "assises nationales" de sortie de crise qui doivent débuter jeudi à Antananarivo, a annoncé mercredi à l'AFP l'un de ses porte-parole, Augustin Andriamananoro.
"C'est un refus catégorique", a déclaré le porte-parole en avançant trois raisons.
En premier lieu, les partisans du maire destitué de la capitale considèrent que le conseil des Eglises malgaches, médiateur dans le conflit, "n'est pas crédible pour organiser ce genre d'assises".
En outre, "le climat n'est pas serein pour organiser une telle réunion", a ajouté M. Andriamananoro.
Enfin, "tout est monté de toutes pièces" dans ces assises, a jugé sans autre précision le porte-parole, réaffirmant que M. Ravalomanana "devait quitter le pouvoir".
Le chef d'état-major de l'armée, le général Edmond Rasolofomahandry, a fixé mardi un ultimatum de 72 heures aux "décideurs politiques" du pays pour mettre fin à la crise majeure opposant MM. Rajoelina et Ravalomanana, faute de quoi l'armée prendrait "ses responsabilités pour faire fonctionner les affaires nationales, pour préserver les intérêts supérieurs de la nation et l'unité nationale".
M. Rajoelina, qui vit caché depuis une tentative d'arrestation la semaine dernière, est placé sous la protection des Nations unies, après avoir passé plusieurs jours à la résidence de l'ambassadeur de France à Madagascar, a indiqué mardi le ministère français des Affaires étrangères, qui s'est refusé à indiquer où il résidait.
De son côté, M. Ravalomanana a reconnu mardi des "erreurs" dans la gestion de la crise.
"Cette crise politique doit cesser et je suis prêt à écouter; je suis humain et j'ai fait des erreurs (...) les assises nationales seront un événement majeur pour le pays", a-t-il déclaré dans une allocution à la télévision nationale.
Ces assises pour trouver une issue à la crise sont prévues de jeudi à samedi.
Le ministre de la Défense, le vice-amiral Mamy Ranaivoniarivo - confronté à une mutinerie dans une caserne de la capitale depuis dimanche - a, lui, annoncé sa démission.
Le conflit larvé entre MM. Ravalomanana et Rajoelina s'est transformé en crise ouverte mi-décembre.
Depuis, M. Rajoelina, destitué par le gouvernement de son poste de maire d'Antananarivo le 3 février, a multiplié les manifestations et s'est autoproclamé en charge des affaires du pays.
Au moins une centaine de personnes sont mortes depuis le 26 janvier dans les violences qui ont émaillé ce conflit.
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En refusant de participer aux "assises nationales" de sortie de crise Rajolina plante le premier clou dans le cercueil de la démocratie malgache et portera une lourde responsabilité sur les évènements à venir. Il se comporte comme un orgueilleux n’ayant que faire du pays
Aucune des raison invoquées n’est valables :
Jusqu’à présent personne n’a mis l’impartialité du Conseil des Eglises, et c’est la seule crédibilité dont il a besoin. En outre le caractère ecclésial des médiateurs devrait favoriser les compromis
L’argument de la sérénité du climat tombe de lui-même. C’est parce que le climat est tendu qu’il faut négocier ; mais il faut des nerfs d’acier et une clair(e vision du type de société qu’on veut promouvoir pour obtenir un résultat et visiblement aucun des deux ne l’a