LE COUP D’ETAT SE PRECISE A MADAGACAR
ANTANANARIVO, 13 mars (Xinhua) -- Le président malgache Marc Ravalomanana, confronté à un rude défi de l'opposition, appelé vendredi la police et l'armée à rester unies dans l'exercice de leurs fonctions dans la neutralité dans l'actuelle crise politique, rapporte le site Internet de la présidence.
Rencontrant les dirigeants de l'influent Conseil des églises chrétiennes de Madagascar (FFKM), le président Ravalomanana a déclaré que "la communauté internationale ne tolère pas le coup d'Etat" dans son pays.
Il a promis aux dirigeant de FFKM que son gouvernement va respecter les conditions proposées par les médiateurs entre lui et son rival Andry Rajoelina, maire déchu d'Antananarivo, pour la réussite des assises nationales.
Les assises étaient prévue du 12 au 14 mars pour trouver une solution pacifique à l'impasse entre le président et l'opposition, mais avaient été reportées sine die.
Le président de FFKM, Odon Razanakolona, a déclaré que le Conseil avait commencé un nouveau processus de médiation pour une première ouverture des assises nationales.
"Nous avons été sollicités par l'Organisation des Nations Unies et la communauté internationale à mener ce travail de médiation entre le président Ravalomanana et le chef de l'opposition Andry Rajoelina," a-t-il dit.
Il a exhorté toutes les parties concernées à cesser "toutes les formes de terrorisme, la provocation, les actions de prise de ministères, et toute forme d'arrestation", pour le succès des assises nationales.
La radio pro-gouvernemental Radio Mada a rapporté tôt vendredi que deux chars avaient été déployés dans la capitale par les mutins jeudi soir, en provenance de la caserne Arivonimamo (60 km de la capitale), pour attaquer le palais présidentiel.
La radio appelle tous les partisans du président Ravalomanana à se rassembler autour du palais présidentiel et de barrer toutes les routes vers le palais afin de protéger le président.
Le déploiement des deux chars a été confirmé le même jour par le porte-parole des mutins, le colonel Claude Rakotonandrasana, disant qu'ils visaient à "intercepter tous les mercenaires".
Ce développement intervient après que les commandants de neuf camps militaires d'Antananarivo eurent porté mercredi le colonel André Ndriarijaona au poste de chef d'état-major de l'armée, en remplacement du Général Edmond Rasolomahandry, nommé par le président Marc Ravalomanana à peine un mois auparavant.
A Madagascar, seule le chef de l'Etat a le doit de désigner le chef de l'état-major de l'armée.
http://www.french.xinhuanet.com/french/2009-03/14/content_836881.htm
Selon toutes apparences, et malgré le Conseil des églises chrétiennes de Madagascar, le mécanisme du coup d’Etat est enclenché. Chars dans les rues, nomination d’un chef d’état-major rebelle, bref c’est le début de la mise en place d’un anti-Etat
Tout dépend de trois choses :
Le résultat des négociations
La détermination et l’unité des force armées
L’intensité de la riposte populaire
Ravalonava a l’aire de compter sur la communauté internationale pour éviter un coup d’Etat ; ou pour le restaurer au cas oû il serait déposé. C’est naturellement stupide, celle-ci ne s’attaque qu’aux faibles comme Anjouan, non aux « forts » comme la Mauritanie