LA REVOLTE NORD COREENNE
SEOUL (AFP) — La Corée du Nord a annoncé mardi son retrait des négociations sur sa dénucléarisation et la reprise de son programme d'armement atomique en réaction à la condamnation par l'ONU de son récent tir de fusée.
La Corée du Nord "rejette fermement" la décision du Conseil de sécurité, qualifiée d'"insulte insupportable" envers son peuple, selon un communiqué du ministère nord-coréen des Affaires étrangères diffusé par l'agence officielle KCNA.
"Les discussions à six (sur la dénucléarisation) n'ont plus lieu d'être. Nous ne participerons plus jamais à de telles discussions et ne nous estimerons n'être liés par aucune décision prise dans le cadre de ces discussions", a ajouté le ministère.
Le régime communiste "va renforcer sa force de dissuasion nucléaire pour assurer sa défense par tous les moyens", a ajouté le texte.
"Nous allons prendre des mesures pour rouvrir nos installations nucléaires désactivées (...) et retraiter des tubes de combustible nucléaire usagés provenant des réacteurs expérimentaux", a encore promis le régime.
Cette réaction de Pyongyang intervient après la condamnation lundi par le Conseil de sécurité de l'ONU du tir de fusée controversé auquel la Corée du Nord a récemment procédé.
Le Conseil de sécurité dans une déclaration, toutefois non contraignante, a renforcé le régime de sanctions mis en place à l'encontre de Pyongyang, en 2006.
Ce texte, fruit d'un compromis entre ses cinq membres permanents (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie) et le Japon, "condamne le tir effectué le 5 avril" par la Corée du Nord, qui "contrevient à sa résolution 1718" d'octobre 2006, interdisant à Pyongyang tout essai nucléaire ou tir de missile.
La Corée du Nord est sommée de s'abstenir "de tout nouveau tir".
Le régime communiste a tiré le 5 avril une fusée dont plusieurs étages ont survolé l'archipel japonais avant de s'abîmer dans l'océan Pacifique.
Pyongyang affirme que ce lancement "pacifique" a permis de placer en orbite un satellite de télécommunications. Mais Washington, Tokyo et Séoul y ont vu un "lancement de missile" à longue portée, en violation des résolutions de l'ONU.
"Selon la logique américaine, le Japon peut lancer un satellite car il est l'allié (des USA), mais nous n'avons pas le droit d'en faire autant car nous avons un système différent et que nous sommes pas inféodés aux Américains", juge encore le ministère nord-coréen, pour lequel le "Conseil de sécurité de l'ONU a simplement succombé à la logique de gangsters américaine".
Les négociations sur le nucléaire nord-coréen entamées depuis août 2003, visent à faire renoncer le régime communiste à ses ambitions atomiques en échange d'une importante aide énergétique.
La Corée communiste avait accepté en 2007 de démanteler ses programmes nucléaires en contrepartie d'une aide énergétique et de concessions diplomatiques.
Mais ces négociations, qui n'avaient pas empêché le Nord de bafouer ses engagements en menant son premier essai atomique en octobre 2006, butent depuis plusieurs mois sur des questions de vérification.
En septembre 2008, Pyongyang avait déjà menacé de redémarrer son principal réacteur de Yongbyon puis avait expulsé du site des inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).
Le Nord avait ensuite en octobre annoncé la reprise du processus de dénucléarisation après la décision des Etats-Unis de le retirer de sa liste des Etats soutenant le terrorisme.
WASHINGTON (AFP) — Le département d'Etat a annoncé mercredi que les inspecteurs américains chargés de surveiller le programme nucléaire de la Corée du Nord avaient reçu l'ordre de quitter le pays.
Les inspecteurs "ont été priés de quitter" la Corée du Nord, a précisé le porte-parole du département d'Etat Robert Wood devant la presse.
"C'est un retour en arrière. Nous sommes évidemment inquiets" de cette situation, a-t-il ajouté.
Cette annonce intervient au lendemain de la décision de Pyongyang d'expulser du pays les inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) aussi vite que possible.
M. Wood a ajouté qu'à sa connaissance, les inspecteurs américains n'avaient pas encore quitté la Corée du Nord.
Les inspecteurs de l'AIEA ont quitté le site nucléaire nord-coréen de Yongbyon, a indiqué mercredi un diplomate proche de l'agence de sûreté nucléaire de l'ONU.
Pyongyang s'était engagé en février 2007 à fermer à Yongbyon ses installations permettant la production de plutonium de qualité militaire, dans le cadre d'un accord conclu au cours des négociations à Six.
La Corée du Nord a annoncé mardi son retrait des négociations sur sa dénucléarisation et la reprise de son programme d'armement atomique, au lendemain de la condamnation par l'ONU de son récent tir de fusée.
Quelques heures plus tard, les autorités nord-coréennes indiquaient aussi qu'elles cessaient "immédiatement" toute coopération avec l'AIEA.
La Maison Blanche a appelé de son côté mercredi à une reprise des négociations à six (les deux Corées, le Japon, la Russie, la Chine et les Etats-Unis) sur la dénucléarisation de la Corée du Nord.
"L'administration (Obama) et, je pense, toutes les parties concernées, ont hâte de voir les Nord-Coréens revenir à la table des négociations, celle où en septembre 2005 ils ont accepté de démanteler leur programme nucléaire", a déclaré le porte-parole de la présidence américaine, Robert Gibbs.
Copyright © 2009 AFP. Tous droits réservés. Plus »
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http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5h5WlObyufRCX-FPzWMIjRnPfPDxg
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hV3KRvxq9X2OkjIbyOV1PWRnA6jg
La bêtise des puissances occidentalisées a rejeté la Corée du nord sur la liste des Etat voyous pour les simples raisons qu’ils n’ont pas pris la peine de vérifier si c’était effectivement un satellite ou un lanceur de missiles. Or il parait que les satellites espions peuvent photographier une boite d’allumettes à des milliers de kilomètreshttp://www.journaldunet.com/solutions/0412/041201_surveillance.shtml et que ces Etats voyous ont besoin de se renforcer de nouveaux venus
Il faut reconnaître que l’argumentaire nord coréen est parfaitement recevable puisque ni les bombes indienne et pakistanaise n’ont soulevé autant de protestations. Pourtant un lourd contentieux frontalier oppose ses pays. Il va aussi de soi que si la Corée du nord était bien gouvernée, ses priorités seraient autres
Cet évènement montre à l’évidence le caractère insupportable des ingérences des organisations internationales au nom d’un prétendu droit supranational objectif. Car enfin rien n’indique que malgré le caractère oppressif du gouvernement nord coréen, ou d’autres, me peuple ne le soutient pas par fierté nationale
Aussi devrions-nous abandonner la fiction juridique et revenir au pur rapport de force et négocier sur cette seule base