BILAN DU SOMMET DES AMERIQUES
La déclaration du sommet des Amériques adoptée sans approbation unanime
2009-04-20 13:54:34
PORT-d'ESPAGNE (Trinité et Tobago), 20 avril (Xinhua) -- En dépit du résultat positif global du cinquième sommet des Amériques, les dirigeants participant à la réunion n'ont pas tous signé dimanche la déclaration finale en raison de réserves sur quelques éléments du document.
"La déclaration n'a pas obtenu l'approbation des 34 pays. Certains d'entre eux ont des réserves sur quelques points, et cela est compréhensible", a déclaré le Premier ministre trinitéen Patrick Manning.
"Par conséquent, ce que nous avons convenu de faire aujourd'hui est d'adopter le document, et en l'adoptant, nous avons reconnu qu'il n'y a pas d'unanimité, bien qu'il y ait un profond consensus".
L'objection de la Bolivie à une clause de la déclaration encourageant l'utilisation de biocarburants a été incorporée dans le document final.
Dans une note de bas de page, la Bolivie a déclaré que l'expansion du développement des biocarburants pourrait "nuire et affecter la disponibilité en aliments et faire augmenter les prix des denrées alimentaires, accroître la déforestation et déplacer les populations pour réquisitionner leurs terres".
Lors d'une conférence de presse tenue à l'issue de la cérémonie de clôture du sommet dimanche, le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a affirmé que d'autres pays ont des réserves sur le fait que Cuba n'ait pas été mentionné dans le document.
Avant l'ouverture du sommet de trois jours, qui a commencé vendredi dernier, les pays membres de l'Alternative bolivienne pour les Amériques (ALBA) -- Le Venezuela, la Bolivie, le Nicaragua, Saint-Domingue, le Honduras et Cuba -- ont exprimé leur objection au projet de document car ce texte n'a pas porté sur la crise financière mondiale ni sur l'exclusion de Cuba des organisations multilatérales de l'hémisphère occidental.
M. Manning a attribué l'absence de clauses spécifiques ayant trait à la crise économique au fait que le texte a été négocié pour la plupart des parties avant l'aggravation de la crise.
La déclaration met l'accent sur la promotion de la prospérité humanitaire, la sécurité énergétique, la durabilité de l'environnement, la sécurité publique et la gouvernance démocratique.
Le président vénézuélien Hugo Chavez et le président brésilien Lula ont minimisé le manque d'unanimité sur le document final.
"Le sommet, bien qu'il ne soit pas parfait, est proche de la perfection", a noté M. Chavez. "La cordialité a prévalu, et le sommet a réussi à installer à une nouvelle atmosphère".
M. Lula s'est dit "extrêmement surpris" des résultats du sommet. "Je quitte cet endroit avec un sentiment d'accomplissement".
LA HAVANE (AFP) — Le leader cubain Fidel Castro a de nouveau réclamé dimanche la levée de l'embargo américain à l'issue du Sommet des Amériques qui a buté sur cette question sensible entre les Etats-Unis et les pays d'Amérique latine.
Le président américain Barack Obama "a été dur et évasif sur l'embargo" lors de sa conférence de presse dimanche clôturant le Sommet des Amériques de Trinité-et-Tobago, a écrit l'ancien président cubain, 82 ans, dans un commentaire publié sur le site internet officiel cubadebate.cu.
"Je désire lui rappeler un principe éthique de base en ce qui concerne Cuba: toute injustice, tout crime, peu importe l'époque, n'a aucune excuse; le blocus cruel contre Cuba a pour prix des vies et des souffrances", ajoute le père de la Révolution cubaine de 1959 qui a laissé la présidence à son frère Raul en février 2008 pour des raisons de santé.
Le président Obama a admis à l'issue du sommet que la politique menée pendant 50 ans par les Etats-Unis à l'égard de l'île communiste "n'avait pas marché" mais écarté l'idée d'un changement "du jour au lendemain" en raison selon lui des manquements cubains en matière des droits de l'Homme.
Un peu plus tôt dans la journée, le principal conseiller économique de M. Obama, Lawrence Summers, avait affirmé que la levée de l'embargo américain visant Cuba n'était "pas pour demain", dans une interview diffusée sur la chaîne de télévision américaine NBC.
"Ce n'est pas pour demain, et cela va dépendre de ce que Cuba fait, de ce que Cuba fait pour aller de l'avant", a-t-il déclaré.
Le sommet des Amériques s'est achevé dimanche à Port of Spain sans consensus des 34 pays sur une déclaration finale, notamment en raison de l'embargo imposé par les Etats-Unis depuis 1962 à l'encontre de Cuba.
Plusieurs pays de la gauche radicale, emmenés par le président vénézuélien Hugo Chavez, avaient jugé "inacceptable" la déclaration finale faisant l'impasse sur l'embargo américain contre Cuba et sa mise à l'écart du sommet continental.
Exclue de l'Organisation des Etats américains (OEA) depuis 1962, Cuba n'était pas invité au sommet.
M. Obama s'était pourtant déclaré "prêt au dialogue" avec Cuba au début du sommet, afin d'orienter dans une "nouvelle direction" les relations entre Washington et La Havane, conflictuelles depuis 50 ans.
Il avait annoncé lundi dernier la levée de toutes les restrictions sur les voyages et les transferts d'argent des Cubano-Américains vers leur île d'origine.
Le président cubain Raul Castro avait répondu être ouvert à "un dialogue sur tout" avec Washington, "y compris les droits de l'Homme, la liberté de la presse, les prisonniers politiques", mais sur un "pied d'égalité" et dans le "respect de la souveraineté cubaine".
Copyright © 2009 AFP. Tous droits réservés. Plus »
Copyright © 2009 AFP. Tous droits réservés. Plus »
http://www.french.xinhuanet.com/french/2009-04/20/content_862167.htm
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hYz1s2NeWbfhA5x9Rb-yTXDabAPA
Le sommet de Trinité et Tobago est largement positive, d’autant plus que les USA se sont ralliés à une vision écologique de l’économie.
Il faut cependant prendre très au sérieux les réserves exprimées par la Bolivie au sujet des biocarburants car la terre doit prioritairement nourrir les humains et non les machines
Peu à peu se mettent en place des biocarburants n’utilisant paé de végétation nutritive http://www.leblogauto.com/2008/10/la-solution-n%e2%80%99existe-pas-et-n%e2%80%99existera-pas-en-matiere-de-transport.html ce sera un grande pas qu’il faut faire le plus vite possible en accordant des subventions à la recherche
Quand à la levée de l’embargo sur Cuba, je suppose que c’est pour ne pas devoir affronter deux puissants lobbys en même temps, pétrolier et anticastriste, qu’il a été retardé