OU VA L’IRAN ? 13 VISEOS CENSUREES
Iran : Moussavi apporte son soutien au Guide Suprême
19.06.2009
Depuis 4 jours, le régime a ouvert le feu sur les Iraniens, mais l’on n’en entend pas parler ici : les images existent, mais on ne les montre pas conformément aux souhaits du régime des mollahs ! Les médias français donnent la parole uniquement à des petits groupes de partisans du régime peints en vert islamique et à ses lobbyistes français qui parlent de mouvement pro-Moussavi. Le doute n’existe plus car hier soir Moussavi a annoncé qu’il ne soutenait pas la fronde contre le régime.
Iran-Contestation : Un mouvement autonome attaché aux symboles
20.06.2009
Amnesty international a publié le chiffre des morts des manifestations de ces 5 derniers jours en Iran. 15 morts. On est loin du chiffre émis par les sources iraniennes. Tout se passe sans nous. Les Occidentaux parlent de ce qui les intéresse : le discours du Guide Suprême, Moussavi, et mots d’ordre de quelques vieux ayatollahs : pourtant le mouvement n’est pas mort. Il serait une erreur de l’enterrer. Hier, Téhéran et d’autres grandes villes ont connu une nouvelle journée de manifestations géantes autonomes et il en sera de même aujourd’hui.
La foule massive présente dans les rues de l’Iran fait peur à l’Occident. Ses médias n’en parlent pas ou s’ils en parlent, c’est pour la relier à Moussavi. Pourtant, ce qui est arrivé au cours de ces 5 derniers jours parle d’une réelle rupture.
Moussavi appelle à la démobilisation !
Mercredi 17 juin | L’appel n’a pas eu de prise sur le mouvement autonome. La foule revient plus nombreuse dans une nouvelle marche silencieuse où désormais on ne voit plus beaucoup de rubans verts des partisans de Moussavi. Puis on reçoit les chiffres des morts de la part d’un groupe d’anciens militaires qui ont gardé le contact avec des collègues après la révolution. C’est accablant : 249 morts. Pour le compte du régime, Moussavi tente de calmer le jeu : il appelle les Iraniens à se vêtir de noir et s’équiper de bougies pour se réunir dans des mosquées en signe de deuil en mémoire des 7 morts admis par le régime. Il espérait casser la descente quotidienne du mouvement autonome de la protestation. La foule désobéit.
Jeudi 18 juin | Au lieu d’aller dans les mosquées, la foule investit la Place des armes ou Place de l’Arsenal (Toupkhaneh) où 100 ans plutôt les habitants de Téhéran avaient pendu un mollah intégriste qui fut l’inspirateur de Khomeiny. La Foule a aussi oublié de se vêtir en noir et d’allumer des bougies pour pleurnicher. Les manifestants portent des écriteaux sur lesquels on peut lire : « on est prêt à mourir » et 100,000 personnes entonnent ensemble l’hymne national interdit par Khomeiny sur une place qui porte désormais son nom.
Pour ne pas perdre la face, Moussavi rejoint la foule et fait un discours sur le toit de sa voiture, mais il s’en va sans lancer de nouvel appel à la démobilisation ou une autre manifestation, étant donné qu’il suit désormais les marcheurs autonomes. A l’heure où il quitte la place, comme beaucoup d’autres il ne sait pas les plans des meneurs invisibles de ces manifestations. Leur appel pour la marche du lendemain est diffusé sur le web vers 6 heures du matin le lendemain : Rendez-vous le vendredi 19 juin au même endroit qu’hier et samedi 16 h sur la Place de la Révolution.
Vendredi 19 juin | Moussavi est battu : la foule réinvestit cette place près du bazar sans que le chef fantoche du mouvement ne puisse réagir à temps pour s’approprier le rassemblement. Vu le nombre désormais très réduit de rubans verts, le régime met Moussavi à la retraite et c’est l’autre soi-disant modéré, Karroubi qui prend la suite pour appeler les Téhéranais à manifester en sa faveur le samedi 16 h sur la Place de la Révolution.
Parallèlement, le régime évoque le ralliement de plusieurs vieux ayatollahs à la contestation et les journalistes Occidentaux ont repris en cœur cette soi-disant info ! Après avoir attribué la paternité de cette contestation autonome à Moussavi, nous devons à présent lutter contre cette nouvelle rumeur qui entend relier cette foule au régime.
Quelle est la logique de cette désinformation ? Cette foule qui ne suit pas les directives des figures soi-disant modérées ou qui a crié « mort à la république Islamique » est la preuve de l’illégitimité du régime.
Cette présence massive abolit tous les contrats en vigueur entre les Occidentaux et les mollahs. En affirmant contre vents et marées que cette contestation n’est pas hostile au régime, l’Europe cherche à isoler le mouvement en espérant qu’il s’essouffle. Total a même demandé au régime de lui fournir des troupes pour garder ses bureaux. C’est bête, les Iraniens en colère pourraient les confondre avec une des bases de la milice.
Le régime est beaucoup moins optimiste, c’est pourquoi il a appelé en renfort tous les vieux mollahs qualifiés de dissidents pour faire écran. Il a aussi modifié la composition des invités de la prière de vendredi habituellement composés d’écoliers, de militaires et de bazaris.
Hier pour faire son discours, Khamenei avait fait appel à 3,000 mollahs qui sont arrivés depuis Qom à pied ! Le régime n’a plus confiance dans les transports en commun qui viennent de se rallier au mouvement autonome, ni dans les jeunes recrues de l’armée et encore moins dans les bazaris.
Amnesty a beau tempérer le nombre des morts, et la presse d’éviter de montrer les images des affrontements qui continuent, le mouvement autonome des Iraniens n’est pas prêt de s’essouffler et vu l’incroyable imagination des meneurs, on attend avec impatience les slogans qu’ils réserveront au vieux mollah ripoux Karroubi.
De Pierre CELERIER
TEHERAN (AFP) — Les Gardiens de la révolution, corps d'élite de la République islamique, ont averti lundi qu'ils écraseraient toute nouvelle manifestation contre la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad au moment où des centaines de protestataires se rassemblaient à nouveau à Téhéran.
Parallèlement, l'Iran, qui connaît sa crise la plus grave depuis la fondation de la République islamique en 1979, est revenu à la charge contre ce qu'il considère comme les "ingérences" de l'Occident dans ses affaires internes.
Dans l'après-midi, un millier de manifestants se sont rassemblés place Haft-é Tir, dans le centre de Téhéran, mais la police se préparait à les charger, ont dit à l'AFP des témoins.
Ils faisaient fi d'une mise en garde des Gardiens de la révolution, l'armée idéologique du régime créée peu après la révolution de 1979 par l'ayatollah Khomeiny.
"Les Gardiens de la révolution, les bassidjis (milice islamique dépendant des Gardiens, ndlr) et les autres forces de l'ordre et de sécurité sont prêts à mener une action décisive et révolutionnaire pour (...) mettre un terme au complot et aux émeutes", selon un communiqué cité par l'agence Mehr.
C'est la première fois que les Pasdarans lancent un tel avertissement depuis le début des troubles qui ont suivi la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad le 12 juin.
La veille, le principal rival du président ultraconservateur, Mir Hossein Moussavi, avait enjoint ses partisans à poursuivre le mouvement, estimant que "protester contre le mensonge et la fraude" était leur "droit".
L'ancien Premier ministre, qui réclame l'annulation du scrutin, a engagé les manifestants à éviter toute provocation et la police et l'armée à ne pas agir "de manière irréparable".
Téhéran avait connu samedi un déchaînement de violence dans lequel au moins dix personnes ont été tuées et plus de 100 blessées, selon la télévision d'Etat, portant à au moins 17 le nombre de morts à Téhéran en une semaine.
Des participants aux manifestations ont évoqué une réaction disproportionnée des forces de sécurité avec l'usage de tirs à balles réelles tandis que la radio d'Etat a annoncé 457 arrestations.
La violence des affrontements a été illustrée par une vidéo vue par des centaines de milliers d'internautes, montrant le visage ensanglanté d'une jeune femme, Neda, présentée comme une manifestante tuée par balle.
Depuis le 12 juin, de nombreuses voix se sont élevées à l'étranger pour dénoncer la validité du scrutin et les violences, poussant Téhéran à lancer une nouvelle charge contre cette "ingérence" de l'Occident.
"Les pays occidentaux se sont ingérés dans le processus électoral en exagérant les manifestations organisées contre les résultats du scrutin", a accusé le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Hassan Ghashghavi.
"La France est allée jusqu'à demander l'annulation des résultats de l'élection, s'est-il indigné. Quel droit ont-ils de faire de telles remarques inappropriées et irresponsables?".
Il a également lancé une nouvelle attaque contre la BBC, dont le correspondant a été sommé de quitter le pays, et La Voix de l'Amérique, accusant leurs directeurs d'être "officiellement les fils spirituels du (Premier ministre israélien Benjamin) Netanyahu et du (ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor) Lieberman".
Quatre associations d'étudiants ont également appelé à une manifestation mardi devant l'ambassade de Téhéran pour dénoncer "l'ingérence" du gouvernement "pervers de Grande-Bretagne".
Abbas Ali Kadkhodaie, porte-parole du Conseil des Gardiens de la constitution, qui doit se prononcer d'ici mercredi sur les plaintes pour irrégularités déposées par les adversaires de M. Ahmadinejad, a reconnu qu'il y avait eu plus de votes que d'électeurs potentiels dans cinquante districts, sur les 366 du pays.
Il a cependant indiqué que compte-tenu du nombre de votes concernés, 3 millions sur plus de 38, "cela n'aura pas une influence importante sur les résultats de l'élection".
Enfin, les tensions politiques au sein du régime ont reçu une nouvelle illustration avec la confirmation de l'arrestation de cinq proches d'Akbar Hachémi Rafsandjani, dont sa fille. L'ex-président iranien a été accusé par M. Ahmadinejad de soutenir M. Moussavi.
Arrêtés samedi, ils ont été libérés quelques heures plus tard, selon l'agence Fars.
Et le président du Parlement, Ali Larijani, a déclaré qu'une "grande partie des gens" avaient "perçu le résultat de l'élection comme étant différent du résultat annoncé officiellement. Cette perception doit être respectée".
http://www.iran-resist.org/article5439.html
http://www.iran-resist.org/article5440.html
http://www.iran-resist.org/article5445.html
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5g7u85tXsifLK7onXjjfiOgm90YgQ
J’ai été le premier à supposer que la révolution iranienne pouvait réussir, et les faits me donnent raison. Je crois de plus en plus qu’elle triomphera malgré les tentatives de détournements, à moins de faire donner les blindés comme à Tien Amen
Moussawi, c’est évident n’est pas démocrate, et encor moins humaniste. Est-il religieux ? Peut-être, mais ce n’est pas la religiosité à laquelle j’adhère, et cette théocratie ne l’est que de nom. Il n’y eu de vraie théocratie que lorsque les prophètes censuraient les Rois d’Israël, et naturellement sous Moïse, directement subordonné à Dieu
Moussawi est un homme politique ambitieux qui affronte de fait non pas Ampadinedjab, mais Khameini lui-même. Il ne souhaitait pas cette situation, mais le fait que le guide ait choisi un candidat l’a privé de sa relative impartialité. Ce faisant il obstrue toutes les sorties pacifiques du conflit.
Devant cette volonté d’en découdre avec son peuple l’étranger ne doit pas faire de grandes déclarations qui ne mène à rien mais doit mettre un terme à toutes les relations commerciales et diplomatiques, mettre l’Iran sous blocus aérien, terrestre et maritime. Il doit aussi livrer des armes aux moudjahidim du peuple comme à tous autres groupes armés extérieurs ou intérieurs
Si nous ne prenons pas ces mesures extrêmes, nous risquons de revivre Budapest, Prague et Tien Amen
Le malheur veut que les USA soient sous administration démocrates et que ceux-ci on une longue tradition de reculades depuis Carter
Buch reviens, on a besoin de toi !