CONNCLUSION DU SOMMET DES NON ALIGNES

Publié le par michel baran

Le XVè sommet du Mouvement des pays non alignés s’est achevé jeudi après-midi à Sharm El Sheikh, la station balnéaire égyptienne. Avant la clôture du sommet, les travaux de la réunion plénière des chefs d’Etat se sont poursuivis dans la matinée. A cette occasion, le président de la République Amadou Toumani Touré a appelé les pays membres à «une action plus prononcée et une solidarité effective dans la défense des intérêts communs». Afin de faire face, a-t-il ajouté, aux «défis et enjeux multiples auxquels notre monde est confronté». Il a cité à ce propos les déséquilibres de l’économie mondiale, la dérégulation du système financier international, la répartition inégale de la richesse, la pauvreté, la hausse spéculative des prix des denrées alimentaires et des hydrocarbures.

 

Amadou Toumani Touré a ensuite attiré l’attention sur «la situation spécifique des pays en développement sans littoral, qui en plus des efforts louables qu’ils déploient pour surmonter leur handicap géographique, doivent faire face aux difficultés d’approvisionnement et d’écoulement de leurs produits sur le marché international». Il a lancé à cet effet un appel à la communauté internationale pour l’adoption de mesures efficaces visant à accélérer la mise en œuvre du Programme d’action d’Almaty et l’exécution intégrale du Plan d’action issu du sommet de la Havane.

 

Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière, le chef de l’Etat a plaidé pour «une approche collective par une responsabilité partagée et une solidarité plus grande». «A cet égard, a-t-il rappelé, la bande sahélo-saharienne confrontée à la récurrence des problèmes liés à l’insécurité transfrontalière est devenue un sujet de préoccupation majeure. Pour sortir des tensions qu’une telle situation pourrait favoriser, le gouvernement du Mali s’est engagé dans l’organisation d’un sommet sur la sécurité dans la bande sahélo-saharienne, dont la rencontre ministérielle s’est tenue à Bamako en novembre 2008.» Le président Touré a invité les Etats membres du Mouvement à soutenir cette initiative de notre pays.

 

Evoquant la crise du Moyen Orient, il a réaffirmé le soutien du Mali « à la juste lutte du peuple palestinien ainsi qu’à un règlement global, juste, durable fondé sur les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité à savoir la création d’un Etat palestinien dans des frontières sûres et internationalement reconnue et vivant en paix avec ses voisins».

 

Le président de la République a souligné l’importance du Mouvement des non alignés en le présentant comme un «mécanisme de concertation politique des pays en développement». Le Mouvement, a-t-il souhaité, se doit de renforcer son unité, sa cohésion et sa solidarité en vue de s’affirmer comme un interlocuteur respecté et un partenaire crédible. «Il doit s’adapter et innover en matière de coopération sud-sud en vue d’endiguer certains grands défis de l’heure», a exhorté le président Touré.

 

Il a été entendu sur ce point précis ainsi que sur bien d’autres par le sommet. Car dans le document final, les chefs d’Etat ou de gouvernement ont demandé que des efforts énergiques soient déployés pour approfondir la coopération sud-sud. A cet effet, ils sont engagés à mettre pleinement en œuvre le Programme d’action de la Havane. Ils sont convenus aussi de renforcer les capacités nationales en vue d’élever la résistance individuelle et collective des pays membres. Cela passera concrètement par le lancement de projets et programmes, la conjugaison des ressources et l’exploitation des contributions de personnalités et d’institutions éminentes du sud.

 

ELIMINATION DU VETO. Concernant les pays les moins avancés, les pays sans littoral et les petits pays insulaires, le sommet a souligné la nécessité de continuer à fournir un soutien et une aide à leurs activités, en particulier aux efforts qu’ils déploient pour atteindre les objectifs de développement arrêtés à l’échelle internationale.

 

Le sommet s’est inquiété des menaces qui pèsent sur les ressources en eau. A ce propos, les dirigeants du Mouvement ont exprimé leur profonde préoccupation devant l’assèchement du lac Tchad et le rétrécissement du fleuve Niger. A l’origine des menaces contre ces cours d’eau, il y a le changement climatique et la croissance rapide de la population. Le sommet a appelé la communauté internationale à intensifier son soutien aux cadres d’action commune élaborés par les pays riverains pour sauver le lac Tchad et le fleuve Niger.

 

Au chapitre du respect des droits humains, les leaders du Mouvement des non alignés ont réaffirmé qu’il incombait aux gouvernements de sauvegarder les droits des migrants et de les protéger contre la violence et autres actes illégaux. Ils ont cité en particulier les actes de discrimination ethnique, raciale et religieuse. Lorsque les Etats exercent leur droit souverain d’adopter des mesures de sécurité, ils sont tenus de respecter les obligations du droit international humanitaire, rappelle le sommet de Sharm El Sheikh en soulignant qu’une approche d’ensemble est nécessaire pour prévenir et lutter contre la contrebande des migrants par terre, mer et air.

 

Sur la question de la réforme des Nations unies, le Mouvement des non alignés en appelle au renforcement du rôle central de l’Assemblée générale dans le processus de sélection et de nomination du secrétaire général. Le sommet s’est inquiété de l’absence de progrès dans les discussions sur la question de la représentation équitable au Conseil de sécurité. «La réforme du Conseil de sécurité devrait être abordée d’une manière globale, transparente et équilibrée. Il faudrait faire en sorte que l’ordre du jour du Conseil reflète les besoins et les intérêts des pays tant en développement que développés. Elle devrait viser à limiter et à restreindre le droit de veto en vue de son élimination», peut-on lire dans le document final.

 

Le XVè sommet des pays non alignés a adopté différentes déclarations pour soutenir le peuple palestinien dans son combat pour l’autodétermination, pour la levée de l’embargo économique des Américains contre Cuba et pour la consécration du 18 juillet, Journée internationale Nelson Mandela. Cette date est le jour anniversaire de l’ancien président sud-africain. La Journée internationale Nelson Mandela sera instituée en signe de reconnaissance envers les 67 années de contribution de Madiba au service de l’humanité.

 

Le XVIè sommet du Mouvement des pays non alignés se tiendra en Iran en 2012.

 

B. TOURE

 

http://www.afriquejet.com/actualites/politique/sommet-du-mouvement-des-non-alignes:-plus-de-solidarite-et-de-justice-2009071731857.html

 

La suite du XVI° sommet des non alignés a abordé des questions importantes sans pour autant y apporter des réponses pratiques

 

Le droit à une façade maritime pour les pays qui en sont dépourvus. Ne peut-on pas imaginer des autoroutes transnationales sans péages ni douanes placées sous le contrôle d’une police internationale composée des pays qu’elles traversent? Ce serait encore mieux que le Programme d’action d’Almaty http://www.un.org/french/pubs/chronique/2003/numero4/0403p13.asp qui ne prévoit qu’une simplification des mesures administratives. Le financement des travaux pourraient être divisés entre les pays et les organismes financiers internationaux

La lutte pour l’eau passe par la fertilisation des zones qui l’étaient autrefois (voyez la réussite d’Israël dans ce domaine !) il faut fertiliser les déserts, chercher les nappes phréatiques qui s’y cachent, cultiver autour d’elles, Construire une ceinture d’usines de dessalement et d’épuration d’eau de mer sur les continents ayant des déserts avec ub réseau de canalisation pour  distribuer aux divers pays

Le dialogue sud-sud est certainement nécessaire, il n’y a pas que des pays très pauvres au sud (Inde, Brésil) mais il serait dommage de restreindre e dialogue à une ère géographique ou culturel

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Publié dans POLITIQUE ETRENGERE

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