Samedi 5 juillet 2008

Un officiel chinois rencontre des représentants privés du dalaï lama

          2008-07-04 10:35:21         

 

     BEIJING, 3 juillet (Xinhua) -- Du Qinglin, chef du département du travail du front uni du Comité central du Parti communiste  chinois (PCC), a récemment rencontré des représentants privés du  14e dalaï lama à Beijing, a annoncé le département jeudi.

     Du, également vice-président du Comité national de la  Conférence consultative politique du Peuple chinois (CCPPC), a  annoncé aux deux représentants, Lodi Gyari et Kelsang Gyaltsen,  que la politique du gouvernement central envers le dalaï lama  était cohérente et explicite, ajoutant que la Chine était toujours ouverte au dialogue, selon un communiqué publié par le  département.

 

     Le dalaï lama doit s'engager ouvertement et clairement à ne pas soutenir les activités visant à perturber les Jeux olympiques de  Beijing, ni les complots attisant les activités criminelles  violentes, ni les activités terroristes menées par le "Congrès de  la jeunesse tibétaine", ni les arguments et activités visant à  gagner "l'indépendance du Tibet" et à séparer la région du pays,  selon Du, qui a aussi demandé au dalaï lama de prouver ses  engagements par de véritables actions.

 

     Alors que le pays célèbre le 30e anniversaire de la mise en  application de la politique de réforme et d'ouverture, le Tibet a, avec le reste du pays, connu de grands progrès dans le  développement économique et l'amélioration des conditions de vie  des habitants, ainsi que dans la protection de l'environnement et  l'utilisation efficace des ressources, a-t-il ajouté.

 

     Au Tibet, l'adhésion à la direction du Parti communiste chinois, au système socialiste et à l'autonomie régionale des groupes  ethniques minoritaires ne changera pas, a-t-il souligné.

 

     Le gouvernement central poursuivra ses politiques au Tibet et  continuera de soutenir le développement économique et social dans  cette région, tout en travaillant pour améliorer les conditions de vie des tibétains.

 

     Zhu Weiqun et Sitar, deux chefs adjoints du département, ont  également rencontré les représentants du dalaï lama et ont échangé avec eux leurs opinions sur certaines questions.

 

     Si le dalaï lama adopte une attitude positive, d'autres  entretiens auront lieu à la fin de l'année, selon des officiels du département.

 

     Les représentants du dalaï lama ont aussi exprimé leurs idées  sur certaines questions, déclarant qu'ils rapporteraient les  résultats des discussions auprès du dalaï lama.

 

     Lors de leur séjour à Beijing, ils ont visité des sites  olympiques et parlés avec des tibétologues.

 

         

http://www.french.xinhuanet.com/french/2008-07/04/content_663313.htm

 

Il semble que le dialogue sino/tibétain soit un dialogue de sourd

En effet  les questions que posent les chinois ont depuis longtemps reçu des réponses qui devraient satisfaire la Chine.

C’est à se demander si les chinois veulent un accord  ou s’ils attendent la fin des JO pour procéder à une répression à l’abri des regards.

Pourtant la Chine n’auraiit qu’a attribuer au Tibet le statut de Hon Kong et faire des Dalai Lama des préfets à vie

par michel baran publié dans : POLITIQUE ETRENGERE communauté : Communauté de l'opposition
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Samedi 5 juillet 2008

PARIS, 4 juillet (Xinhua) -- Le président français Nicolas  Sarkozy et le Premier ministre bulgare Serguei Stanichev ont  procédé vendredi à la signature à l'Elysée d'un accord de  partenariat stratégique destiné au développement de la coopération militaire dans le secteur naval entre les deux pays, a annoncé la  présidence française.

 

     Après la signature, M. Stanichev a déclaré à la presse que  l'accord "comporte une feuille de route dans tous les domaines, la défense, la politique, les relations au sein de l'UE, mais aussi  les relations au sein de la mer Noire avec les pays du Caucase et  de la Méditerranée".

 

     Selon l'Elysée, lors de son entretien avec le président français, le chef du gouvernement bulgare a confirmé la décision de la  Bulgarie d'acheter deux corvettes de type Gowind à la société  Armaris, une filiale du groupe de construction navale militaire  français DCNS.

 

     La présidence française ajoute que ce contrat prévoit la  livraison par la France de deux corvettes, et deux autres en  options, ainsi qu'un partenariat entre Armaris et les chantiers  navals de Varna (Bulgarie), pour un montant qui n'a pas été  précisé.

 

     Par ailleurs, M. Stanichev a aussi proposé à M. Sarkozy  d'organiser "une conférence, une sorte de sommet énergétique à  Sofia et d'y inviter les 27 pays de l'UE et ceux de la Mer noire  et la Russie, les fournisseurs principaux de gaz et de pétrole".

 

     L'Elysée précise que ce sommet pourrait avoir lieu à l'automne,  pendant la présidence française de l'Union européenne.

 

     Les deux hommes ont fait également le tour d'horizon sur les  questions européennes et la crise provoquée par le "non" irlandais au traité de Lisbonne.

 

         

http://www.french.xinhuanet.com/french/2008-07/05/content_664036.htm

 

J’avoue que je suis dubitatif devant la politique européenne sarkozienne !

Est-il logique dans une optique fédéraliste de signer des traités entre Etats membres de l’UE ?

Je ne suis pas expert du droit mais les USA sont une fédération et je ne crois pas que la Californie signe des traités avec le Nevada

 

par michel baran publié dans : POLITIQUE ETRENGERE communauté : Communauté de l'opposition
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Vendredi 4 juillet 2008

Droit de toutes les régions de l'UE à leur propre fiscalité?

Autonomie fiscale: Espagne et Basques contre Commission européenne

 

MADRID, lundi 28 avril 2008 (LatinReporters.com) - Une région de l'Union européenne (UE) peut-elle disposer d'un système fiscal différent de celui de l'Etat auquel elle appartient? Pour le Pays Basque et le gouvernement espagnol, la réponse est oui. Pour la Rioja, soutenue par la Commission européenne, c'est non. La Cour de Justice des Communautés Européennes de Luxembourg (CJCE) devrait se prononcer le 8 mai. L'enjeu réel est le droit de toutes les régions de l'UE à l'autonomie fiscale.

 

Une fois n'est pas coutume, le Pays Basque et Madrid s'allient, explique un communiqué de l'Institut France-Euskadi, pour défendre une cause commune: le système fiscal basque en vigueur depuis 1981. En vertu de ce système, le Pays Basque dispose d'une autonomie financière unique au monde qui lui permet de fixer les taux et de gérer librement la totalité des impôts perçus sur son territoire: impôt sur le revenu, impôt sur les sociétés, TVA…

 

De l'autre côté, la Rioja, l'une des dix-sept régions de l'Espagne, reproche à sa voisine basque de pratiquer une concurrence déloyale à travers un taux d'impôt sur les sociétés inférieur au taux général de l'Etat espagnol. La Commission européenne appuie La Rioja.

 

L'enjeu dépasse de loin les frontières espagnoles: derrière cette bataille juridique, c'est la question de la capacité des régions européennes à disposer de leur propre fiscalité qui est posée. C'est pourquoi le Pays Basque et le gouvernement espagnol sont soutenus par le gouvernement britannique, concerné notamment pour l'Ecosse, et le gouvernement italien, intéressé pour la Sicile et la Sardaigne. La Rioja est quant à elle rejointe par deux autres régions limitrophes du Pays Basque: la Castille-Leon et la Cantabrie.

 

Une étape décisive sera franchie le 8 mai, lorsque l'avocat général de la CJCE livrera ses conclusions. La décision de la Cour sera rendue avant l'été.

 

L'exception fiscale basque

 

La Communauté Autonome du Pays Basque espagnol dispose de prérogatives fiscales extrêmement étendues: elle détermine librement l'ensemble des impôts auxquels sont assujettis ses habitants et les sociétés implantées sur son territoire. Elle fixe les taux, perçoit les recettes et gère le produit de ces différents impôts. Seule obligation: le Pays Basque est tenu de financer une partie des charges générales de l'Etat (pour l'essentiel, la défense et la représentation diplomatique) et du fonds de solidarité interrégional.

 

Le budget basque est ainsi financé à hauteur de 90% par les impôts prélevés par la Communauté autonome, de 6% par des emprunts publics, de 3% par des recettes propres et de 1% par des transferts de l'Etat espagnol et de fonds européens.

 

Cette autonomie financière est issue de l'Accord économique (Concierto economico) signé avec Madrid et approuvé par le Parlement espagnol en 1981.

 

[Source: Institut France-Euskadi - Xavière Bourbonnaud - Tél 01 45 80 28 10 / 06 67 05 75 79 - bxaviere@wanadoo.fr]

L'AVOCATE GÉNÉRALE DE LA CJCE SOUTIENT L'AUTONOMIE FISCALE

 

MADRID, vendredi 9 mai 2008 (LatinReporters) - L'avocate générale de la Cour de Justice des Communautés Européennes de Luxembourg (CJCE) estime qu'une région peut effectivement disposer d'un système fiscal différent de celui de l'Etat auquel elle appartient.

 

Selon l'Institut France-Euskadi, ce pas déterminant vers une décision finale de la Cour valide la position défendue ensemble par le Pays Basque (Euskadi) et le gouvernement espagnol, soutenus par le Royaume-Uni et l'Italie.

 

L'avocate générale de la CJCE, Mme Juliane Kokott, a rendu le 8 mai des conclusions favorables au Pays Basque et à l'Espagne. Selon elle, l'autonomie fiscale dont dispose le Pays Basque aux termes d'un accord signé avec Madrid en 1981 est conforme à la législation communautaire.

 

L'avocate générale justifie sa décision notamment par trois raisons.

 

Elle estime que, dans la mesure où le Pays Basque dispose d'une autonomie institutionnelle forte reconnue par l'Etat espagnol, il est cohérent qu'il ait les moyens de sa politique à travers une autonomie fiscale; ensuite, elle considère que cette autonomie fiscale est bien réelle, dans le sens où Euskadi fixe l'assiette et les taux et gère librement la totalité des impôts perçus sur son territoire; enfin, elle juge que cette autonomie fiscale est responsabilisante puisqu'en cas de baisse de ses recettes fiscales, le gouvernement régional basque ne perçoit pas de compensation financière de l'Etat espagnol et continue d'assumer seul ses dépenses.

 

Ces conclusions mettent à mal la position défendue par la région espagnole de la Rioja et la Commission européenne qui contestent l'autonomie fiscale du Pays Basque.

 

L'enjeu dépasse de loin les frontières espagnoles: derrière cette bataille juridique, c'est la question de la capacité de toutes les régions européennes à disposer un jour d'un système fiscal propre qui est posée.

 

La décision finale de la CJCE doit être rendue d'ici l'été.

 

http://www.latinreporters.com/espagneeco28042008.html

 

On le voit tout est prévu, avec la complicité involontaire de l’Espagne, pour détruire les nations par le biais de la fiscalité.

Une fois que la CJCE aura reconnu le droit des régions à avoir une fiscalité autre que celle de l’Etat national, on ne voit pas au nom de quoi Kokott refuserait aux régions européennes ce que l’une d’elle a depuis 27 ans, ce qui retiendrait ces régions à proclamer leur indépendance

L’Europe que veut Bruxelles est celle du Saint Empire Romain Germanique fait de micro Etats.

Il est bien évident que Bruxelles aurait plus de facilité d’imposer ses volontés à de petits Etats qu’à de grandes nations !

par michel baran publié dans : POLITIQUE ETRENGERE communauté : Communauté de l'opposition
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Jeudi 3 juillet 2008

A l’heure oû Israël s’apprête à rompre avec sa tradition qui consiste à ne pas céder au chantage terroriste, la Colombie vient de lui donner une leçon de courage et d’endurance !

Car enfin l’échange envisagé avec le Hezbollah est des plus déraisonnable qui soit : Des prisonniers contre des cadavres ! Ce n’est ni plus ni moins qu’une prime au terrorisme.

Alors on dit que l’armée a un devoir moral, oui mais envers qui ?

Selon moi elle n’a de devoirs qu’envers les prisonniers vivants, non envers les  morts ou envers les familles

Qu’importe ou, et, comment est le cadavre puisque l’âme est avec Dieu et ses souvenirs en nous ?

par michel baran publié dans : POLITIQUE ETRENGERE communauté : Communauté de l'opposition
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Jeudi 3 juillet 2008

Le non irlandais au traité de Lisbonne donne l’occasion d’entendre le discours de crise convenu qui accompagne désormais chaque remise en cause du projet européen. L’unanimisme foncier dont font preuve la plupart des commentateurs transparaît à travers leurs analyses tronquées, les débats « contradictoires » entre deux partisans du oui et les formules incantatoires pour « sortir l’Europe de l’impasse ». Au lieu de proposer un espace aux réflexions que l’évènement devrait susciter, les médias se sont comportés en véritable dispositif de crise permettant de dédramatiser les conséquences du non tout en culpabilisant les électeurs réticents. C’est ainsi qu’ils favorisent la poursuite envers et contre tout du processus d’intégration.

 

Plutôt que de s’interroger sur le texte rejeté, les défenseurs du traité préfèrent accabler les Irlandais qui auraient « tout obtenu de l’Europe ». Quelques jours avant le scrutin, anticipant le résultat, Daniel Cohn-Bendit parla même de « sociétés à logique égoïste » ; une formule qui vise autant à accabler l’Irlande pour son « ingratitude » à l’égard d’une Europe nourricière qu’à suggérer un repli identitaire. L’UE ne fait pourtant que redistribuer les subsides des états membres ; lorsque l’un d’eux conteste son allégeance à la nouvelle donne supranationale, pourquoi s’empresser d’assimiler son refus à un réflexe de peur ? Le soupçon de nationalisme stigmatisant les peuples doutant des bienfaits de l’UE et lui refusant le chèque en blanc qu’elle exige permet en fait de discréditer le cadre politique de l’Etat-nation au profit des institutions communautaires.

 

Autre argument minimisant la souveraineté populaire, celui du nombre, qu’il était difficile d’avancer lors des refus français et néerlandais ; comme le dit Jean Daniel, « Un pays de 4 à 5 millions d’habitants comme l’Irlande ne peut pas tenir en otage des nations réunissant 490 millions de citoyens. » Le rappel incessant du faible poids de l’Irlande dans la population de l’UE indique que les européistes refusent de considérer ce troisième non pour ce qu’il est, l’expression de la volonté d’une nation ; ils le réduisent à une opposition minoritaire au sein d’un « peuple européen » qui, n’existant pas au sens politique du terme, ne peut donc constituer une source de légitimité. L’Europe supranationale est pour eux d’ores et déjà souveraine.

 

Là où en 2005 les dirigeants européens furent contraints de patienter le temps de déguiser la constitution Giscard en traité de Lisbonne, il n’est plus question aujourd’hui de « continuer des débats institutionnels qui ennuient tout le monde dans toute l’Europe », selon le chancelier autrichien, Alfred Gusenbauer. Cette impatience traduit l’aspect impératif du projet malgré le scepticisme persistant des peuples, il sera donc mené en leur nom, malgré eux s’il le faut. Pour José Luis Zapatero : « Il n’est pas possible que l’Irlande, avec tout le respect pour son choix démocratique, puisse stopper un projet aussi nécessaire. » Une fois encore la rhétorique de l’obligation fait office d’argumentaire.

 

Alors que la notion de souveraineté devrait être au cœur des débats, elle continue d’en être la grande absente, le mot n’étant même jamais prononcé. On préfère insister sur « l’addition des mécontents, aux motivations disparates et contradictoires », comme on pu le lire dans Le Figaro, manière de rendre inaudibles les arguments du non. Ainsi les Irlandais auraient voté entre autres : par incompréhension du texte, contre l’avortement, la remise en cause de leur fiscalité ou de leur neutralité, pour sanctionner leur gouvernement, par peur de l’immigration, etc. Ces motifs hétéroclites répondent malgré tout à un traité cryptique impliquant un transfert massif de compétences depuis les états membres vers l’administration bruxelloise. Et peut-on prétendre sans condescendance, comme on l’a entendu, que les Irlandais auraient voté non en réaction à la déclaration maladroite de Bernard Kouchner : « Ce serait quand même très, très, très gênant pour la pensée honnête qu’on ne puisse compter sur les Irlandais qui, eux, ont beaucoup compté sur l’argent de l’Europe » ? Une nouvelle démonstration de « pédagogie » qui en dit davantage sur l’état d’esprit des dirigeants européens que sur le contenu du traité qu’ils défendent.

 

Cette méfiance à l’égard des peuples les conduit naturellement à déconsidérer la démocratie directe ; pour le président du Parlement européen, Hans-Gert Pöttering, « ce qui est en cause, c’est surtout la procédure du référendum ». Avant le résultat du vote irlandais, les députés européens rejetèrent par 499 voix contre 129 un amendement déposé par la Gauche unitaire européenne demandant que le Parlement « s’engage à respecter le résultat du référendum irlandais ». Courageuse assemblée qui refuse à une large majorité de prendre en compte le verdict possible d’un peuple souverain alors que la campagne n’a pas encore commencé… Sans doute s’agit-il pour ces députés d’accomplir un acte de résistance à la manifestation anticipée d’un « despotisme irlandais », selon l’expression emphatique d’Alain Duhamel.

 

Une fois le résultat connu, les européistes s’empressèrent d’en nier la portée. Une réaction parmi d’autres, celle du Premier ministre polonais, Donald Tusk : « Le référendum en Irlande ne disqualifie pas le traité de Lisbonne. L’Europe trouvera un moyen de le faire entrer en vigueur. » Si l’on parle à l’envi de « crise », c’est pour immédiatement mettre en oeuvre les moyens d’en sortir sans rien abandonner du projet originel. Mais le terme de crise est-il justifié au sujet d’un vote qui apporte une nouvelle réponse claire au projet de réforme des institutions ? N’est-ce pas plutôt un début de solution ? Pourtant toutes celles qui ont été proposées jusqu’à maintenant supposent l’application du traité. Qu’il s’agisse de laisser l’Irlande à l’écart de l’Europe normalisée ou de lui consentir des aménagements juridiques en vue d’un second vote en 2009, l’essentiel est de permettre l’avènement d’une « gouvernance » supranationale, unique horizon politique proposé aux peuples européens.

 

La présidence française de l’UE ne pourra s’exercer que dans les étroites limites de ce mandat implicite. Les grands chantiers que souhaite lancer Nicolas Sarkozy nécessitent la ratification du traité de Lisbonne. Il est significatif que sa seule initiative véritablement indépendante, l’Union pour la Méditerranée, soit fortement contestée parce qu’elle contredit la logique centralisatrice de Bruxelles. Quoi qu’il en soit, si le nouveau cycle médiatique qui s’ouvre avec la présidence française étouffait le non irlandais, on voit mal comment un tel affront permettrait de « changer notre façon de faire l’Europe », selon le vœu pieux exprimé par Nicolas Sarkozy.

 

      - Le « Non » au Traité constitutionnelle est encore dans toutes les mémoires. Mais est-ce pour autant l’ « Europe » qui a été ainsi rejetée ? Non, tout le monde en convient ! L’a été une certaine vision, compréhension, conception de l’Europe. Le fameux « sens des mots », trop souvent source d’incompréhension, de confusion … Et au sein des causes de ce rejet figurent en bonne place la Turquie !

 

      - Alors, ce pays, européen ou pas ?

 

      - Remarquons que répondre par la positive, reviendrait à admettre que l’Iran et l’Irak ont une frontière commune avec le vieux continent... Tout de même estomaquant…

 

      - Décortiquons, autant que faire ce peux en quelques lignes obligatoirement réductrices. Certains mettront en avant le fait que la Turquie est laïque, et que son alphabet est le latin ! Pourquoi donc ne pas l’accepter ?

 

      - Notons d’abord que cette position indique que les frontières (ou leurs absences) ne sont pas que géographiques, elles peuvent également être culturelles.

 

      - Commençons par les géographiques. La formule de Gaule est connue : l’Europe s’étend de l’Oural à l’atlantique et s’arrête au Bosphore. Cohérent. Mais, en rapport avec notre question, il y a un « hic »… La Turquie se jette sur des deux rives du Bosphore, et les puissances victorieuses du premier conflit mondial qui ont redessinée, avec un trait de plume parfois malheureux, les frontières ont validé cet existant. Aussi, de quel côté faire pencher la balance ? Et si l’ont prenait tout simplement comme unité de mesure le km2 ? Où en trouvent-on le plus ? En Europe ou en Asie ? Evident, non…

 

      - Frontières culturelles. Comme « nous », n’est-elle pas laïque, et si l’écriture est un des éléments constituant la culture d’un peuple, comment ne pas mettre en avant son alphabet, latin comme celui que « nous » utilisons ? Effectivement… Mais tout cela n’est que greffon au devenir incertain… Un risque réel de rejet par la souche existe…

      - Osons aborder à présent un sujet tabou, un sujet qui fâche, l’origine chrétienne de l’Europe, de ses valeurs, de sa culture ! Pourtant, est-ce plus choquant que de souligner le poids de l’Islam dans la culture des pays arabes ?

      - A la façon d’une plaque photographique classique qui renvoi une image inversée, la laïcité turque est l’inverse de la notre (occultons le fait que la laïcité française n’est pas la laïcité anglaise etc.…) : L’histoire européenne du XX siècle ne manque pas d’exemples -pensons à l’Espagne de Franco- ou un pouvoir « fort » utilise la puissance de l’armée pour imposer une idéologie religieuse au mépris de la laïcité, alors qu’en Turquie, à partir des années 20, le pouvoir a utilisé la force de l’armée pour imposer la laïcité, au mépris de l’idéologie religieuse dominante… D’ailleurs le mot « laïque » est inconnu du vocabulaire arabe et le terme turc utilisé est emprunté au vocabulaire occidental… Car au delà du mot, le concept même véhiculé par « laïcité » est extérieur à l’Islam radical où le rejet de la foi (islamique) ne peut conduire l’ « apostat » qu’à la mort physique ordonnée par un corps social qui en agissant ainsi se purifie… En français cela s’appelle un meurtre, un assassinat, tout comme le sont tout également les « crimes d’honneur », coutumiers en Turquie…

      - Revenons en France. La sérénité et le recul que donne l’écoulement du temps, permet de dire que, paradoxalement, et au-delà des déchirements consécutifs à la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat, et à l’opposition des « culs bénis » et des « bouffeurs de curés », la laïcité est aussi fille de la célèbre parole christique « Rendez les choses de César à César et les choses de Dieu à Dieu »… Dans la même veine, pourquoi les « Droits de l’homme » peinent-ils tant à s’imposer et à prospérer en pays musulmans ? Car ils ont été conceptualisés sur le terreau fertile des valeurs chrétiennes, de l’humanisme chrétien, pour devenir l’expression d’un christianisme déchristianisé, d’une foi chrétienne désacralisée, laïcisée…

      - Ouvrons une parenthèse. Ne confondons pas tolérance et laïcité. Nous parlions à l’instant de « bouffeurs de curé », terme né à une époque ou le paysage religieux français métropolitain était majoritairement occupé par le catholicisme. Aujourd’hui existe toujours des « Talibans de la laïcité » qui prônent l’athéisme comme Vérité révélée et rêvent de marginaliser les citoyens qui ont pour défaut d’être croyants et de le dire ! Espagne mauresque : L’arrivée des arabes en Espagne au VIII° siècle mit fin à la persécution dont les juifs étaient victimes de la part des Wisigoths qui avaient abandonnés l’arianisme pour le catholicisme. Et pendant de nombreux siècles sous domination musulmane, l’Espagne a été une terre de paix et de tolérance pour les trois religions monothéistes ! Comme quoi, Islam n’est pas toujours synonyme de fanatisme et d’intolérance…

      - Fermons la parenthèse.

      - Quand-à l’alphabet latin, il est entré en Turquie à la même époque que la laïcité et lui aussi au forceps, l’Empire ottoman utilisant l’alphabet arabe, c’est-à-dire il y a moins d’un siècle. Alors que « chez nous », déjà avant les premiers écrits en « français » du XV° siècle, les lettrés qu’étaient les clercs, écrivaient évidement et depuis « toujours » en latin !

 

      - Aussi, tant pour des raisons géographiques que culturelles, il me semble difficile de prétende que la Turquie puisse avoir vocation à intégrer l’Europe ou la communauté européenne, notions qui sont différentes (La Suisse appartient à la première mais pas à la seconde). Et, pour prétendre le contraire, que l’on ne mette pas en avant un quelconque partenariat économique ! L’Europe peut commercer si elle le souhaite avec l’Afrique du sud sans pour autant que ce pays entre dans l’Europe ! Identique pour la Turquie !

 

      - Prétendrais-je que ce rejet affirmé, que cette position est vérité, réalité objective ? Non...

 

      - Pour prendre conscience de la relativité des certitudes, également des certitudes géographiques, transportons-nous au temps de Rome.

 

      - Si l’Empire romain prétendait à l’universalité, dans les faits, des frontières se sont imposées : Au nord, l’Ecosse (le mur d’Hadrien). A l’ouest, évidement l’atlantique. Au nord/est le Rhin et le Danube. Au sud l’Afrique noire (les pays de Maghreb étaient partie intégrante de l’Empire -neutralisons Carthage-) Au sud/est le Tigre et l’Euphrate. Cela pour souligner que si la géographie peut dire ce qu’est l’Europe, cette définition ne vaut que pour « aujourd’hui » (au sens de l’Histoire). Si nous demandions à nos contemporains européens où se trouve le centre géographique de l’Europe, qui citerait la capitale de l’Italie ? Personne ! Mais l’Empire s’est construit autour de la Méditerranée avec en son centre cette ville, Rome, elle même située sur cette péninsule, cet appendice pénétrant ce « centre du monde » qu’était la « Grande mer », comme on l’appelait alors. Toujours à cette époque, le civilisé, était logiquement de type méditerranéen, c’est-à-dire pas très grand, brun et basané. Et le barbare, lui était grand, blond et à la peau très blanche… Relativité des concepts, disions-nous… Et parmi ces barbares, il est des tribus germaniques qui allaient nous devenirs « chers » à nous français, celles des Francs…

 

      - Le rapport avec notre sujet ? Dans le monde romain, la région nommée de nos jours Turquie ne posait pas de problème : elle appartenait à l’Empire, tant pour des raisons géographiques que culturelles ! Et elle n’était même pas en zone frontière ! Et le latin, comme ailleurs, y était aussi la langue officielle, administrative ! Mais cela était il y a « deux milles ans »…

 

      - Certitudes, avez-vous un socle digne de ce nom ?

 

      - Pour conclure, maniant le paradoxe, clin d’œil à Edmond Wells et à son Encyclopédie du savoir absolu relatif, je dirais que la Turquie ne fait pas partie de l’Europe et qu’il s’agit là d’une position objective élaborée au sein d’un concept qui lui, ne l’est pas… Cette affirmation découle d’une prise de conscience selon laquelle il n’y a pas une vision du monde mais plusieurs, indissociables de grilles de lecture, parfois inconscientes, qui sont autant de filtres. Et la pseudo objectivité de la de la stricte géographie s’efface devant le poids de la géopolitique qui elle-même s’efface devant celui de la géoculture, autant de réalités subjectives dans leurs valeurs.

 

      COLPIN Didier

 

http://www.revue-republicaine.fr/spip.php?article1642

 

L’analyse de la question turc est pleinement satisfaisante aussi n’y reviendrai-je pas.

Parlons du referendum : tant qu’il a donné des résultats conformes à la volonté des gouvernants (élargissement au Royaume-Uni, traité de Maastricht) il n’a pas été remis en cause, maintenant que les nations se réveillent on lui trouve tous les défauts possibles et imaginables !

Le « non » irlandais serait petit : Additionnez-le avec les « non » français et hollandais de 2005 et il prend tout de suite du poids ! Sont-ils caducs ? Faites revoter les peuples, ajoutez-y les britanniques et les allemands et il y a de grandes chances pour que le « non » soit majoritaire tant au niveau national qu’européen.

Dans moins d’un an les peuples voteront pour les européennes et on ne pourra pas ne pas les entendre s’ils votent pour des listes antifédéralistes!

par michel baran publié dans : POLITIQUE ETRENGERE communauté : Communauté de l'opposition
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Mardi 1 juillet 2008
Respectant le vote démocratique irlandais, la Pologne s’abstient de signer le traité de Lisbonne, elle n’avait signé que contrainte et forcé par Merkel et Sarkozy. Cette décision peut être mortelle pour le traité parce qu’elle encourage la Tchéquie à ne pas procéder à la ratification du traité et peut-être qu’en cas de retour des conservateurs britanniques il y aura un referendum Les peuples ont peut-être enfin une chance de briser la machine infernale !
par michel baran publié dans : POLITIQUE ETRENGERE communauté : Communauté de l'opposition
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Samedi 28 juin 2008
Répéter l'élection présidentielle de 2006... ou anticiper celle de 2010 Colombie: appel aux urnes du président Uribe, visé par la justice BOGOTA, vendredi 27 juin 2008 (LatinReporters.com) - "Je vais convoquer le Congrès de la République [Parlement] pour qu'il élabore dans la plus grande urgence un projet de loi de référendum qui appelle le peuple à ordonner la répétition immédiate de l'élection présidentielle de 2006" a annoncé au soir du 26 juin, dans un message radio-télévisé à la nation, le président conservateur colombien Alvaro Uribe. Sa légitimité avait été mise en doute quelques heures plus tôt par la Cour suprême de justice. Pour répondre aux juges, le président Uribe en appelle donc aux urnes, mais sans pouvoir convoquer immédiatement, deux ans avant l'échéance normale de 2010, une élection présidentielle anticipée ou "répétée" qui revaliderait celle de 2006. Le chef de l'Etat doit d'abord faire approuver par référendum populaire national l'anticipation ou répétition de la présidentielle. Et auparavant, ce référendum préalable devrait lui-même avoir été autorisé par une majorité parlementaire. Aussi l'issue d'une crise institutionnelle peu commune n'est-elle pas pour demain. La dénouer par les urnes favoriserait Alvaro Uribe, qui a conquis deux fois la présidence à la majorité absolue dès le premier tour grâce à sa fermeté contre les guérillas d'extrême gauche. La quasi totalité des sondages effectués en Amérique latine le créditent d'une popularité intérieure de plus de 80%, sans égale sur le continent américain. En quoi la Cour suprême de justice a-t-elle meurtri la légitimité du chef de l'Etat, réélu en 2006 après une réforme constitutionnelle l'autorisant à briguer un second mandat consécutif? En affirmant que "l'approbation de la réforme constitutionnelle fut l'expression d'une claire déviation de pouvoir, dans la mesure où l'appui d'une parlementaire à l'initiative d'amendement constitutionnel a été obtenu par des actions délictueuses". La même instance judiciaire ajoute que les actions délictueuses en question "ne peuvent générer aucune sorte de légitimation constitutionnelle ou légale, raison pour laquelle la Cour ordonne de remettre copie de cette sentence au Tribunal constitutionnel et au parquet général". En clair, les juges de la Cour suprême invitent le Tribunal constitutionnel à déclarer nul l'amendement de la Charte suprême qui a permis au président Uribe de briguer un second mandat consécutif de quatre ans et de succéder à lui-même en 2006. Cela reviendrait à décréter qu'Alvaro Uribe n'est plus le président de la Colombie. Ce boulet rouge est lancé contre le chef de l'Etat en marge de la condamnation de l'ex-parlementaire Yidis Medina à 47 mois de prison pour corruption. Elle a déclaré avoir accepté des prébendes que lui aurait offertes le gouvernement pour transformer en oui son non initial à l'amendement constitutionnel qui a permis la réélection du président. L'amendement divisait le Congrès de la République en deux camps égaux et, selon la Cour suprême, sans le revirement délictueusement rémunéré de Yidis Medina, l'amendement ne serait demeuré "qu'un simple projet". Dans son message radio-télévisé à la nation, le président Uribe a reproché aux juges d'avoir ignoré des preuves présumées qui, selon le chef de l'Etat, démontreraient que le gouvernement n'a pas corrompu Yidis Medina. Dans le même message, Alvaro Uribe a porté jusqu'au paroxysme le conflit entre l'exécutif et un pouvoir judiciaire devenu protagoniste politique, accusant la Cour suprême de "s'être prêtée au piège tendu par le terrorisme agonisant". Il s'agit d'une référence à la guérilla marxiste des FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie). En déroute apparente sur le plan militaire, les guérilleros survivent politiquement grâce à leurs otages, dont Ingrid Betancourt, mais aussi grâce aux accusations, fondées ou non, de corruption et de collusion avec les ex-paramilitaires qui ont mis dans le collimateur de la justice 64 sénateurs et députés, soit le quart des parlementaires nationaux. Parmi eux, 54 appartiennent aux partis de la coalition soutenant le président Uribe et 33 sont en prison. Utilisant ce panorama au profit de son projet révolutionnaire, la guérilla des FARC ou pour le moins son agence officieuse, ANNCOL, proposait le 24 avril dernier sous la plume du sociologue colombien Johnson Bastidas (promoteur en Europe et particulièrement en Suisse de la cause des FARC) que "le président de la Cour suprême puisse être le président intérimaire de la Colombie, avec l'engagement de convoquer une Assemblée constituante" si le mandat présidentiel d'Alvaro Uribe était révoqué. A propos de l'appel aux urnes lancé par le chef de l'Etat pour contrer la Cour suprême, Carlos Gaviria, président du Polo Democratico qui rassemble la gauche parlementaire, a estimé qu'Alvaro Uribe "est en train d'inaugurer une dictature populiste". Les partisans du président recueillent depuis plusieurs semaines des dizaines de milliers de signatures pour forcer un nouvel amendement constitutionnel qui autoriserait le chef de l'Etat à briguer un troisième mandat consécutif. Sur ce point, Alvaro Uribe n'a pas révélé ses intentions, mais la revalidation qu'il souhaite de son élection de 2006 pourrait, si elle aboutissait, déboucher de facto sur ce troisième mandat. http://www.latinreporters.com/colombiepol27062008.html La crise politique colombienne est indissociable de celle de la démocratie. La justice conteste l’élection d’Uribe parce qu’elle est le fruit d’une réforme votée à une voix de majorité achetée. C’est pas très élégant mais çà ne me choque pas parce qu’en politique tous les moyens sont bons pour le bien de la patrie Ce qui me gène, et est inadmissible c’est que la justice invalide le vote du peuple, mais au nom de quoi ? Y a-t-il une « judicrature » ? Y a-t-il une nouvelle définition de la démocratie ?
par michel baran publié dans : POLITIQUE ETRENGERE communauté : Communauté de l'opposition
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Jeudi 26 juin 2008
Qui est Asma Jahangir ? * Née en 1952 à Lahore, l'avocate pakistanaise Asma Jahangir s'est faite connaître pour sa défense infatigable des droits de l'homme et de la liberté religieuse dans son pays. Depuis 2004, elle poursuit son combat à l'échelle planétaire : elle est Rapporteur des Nations Unies pour la liberté de religion et de conviction. Relations extérieures - 23-06-2008 - 16:56 update Mme Asma Jahangir dans la salle protocolaire du Parlement européen Sa tâche est vaste : l’avocate pakistanaise Asma Jahangir est aussi Rapporteur spécial de l’ONU sur la liberté de religion et de conviction. La semaine dernière, elle s’est adressée aux députés européens dans le cadre de l’Année européenne du Dialogue Interculturel. Nous l’avons rencontrée à cette occasion, elle qui se dit résolument optimiste. Le terme « dialogue interculturel » sonne très académique. Que signifie-t-il concrètement et pourquoi est-il si important ? « Il ne faut pas avoir une approche académique du terme, mais activiste. Promouvoir le dialogue interculturel, c’est ouvrir l’espace à des voix différentes et des modes de vie alternatifs. Ce n’est pas seulement en parler, mais interagir, créer un environnement où vous interagissez naturellement avec les autres, plutôt que de ghettoïser les gens en fonction de leur race et de leur religion. » En quoi les institutions européennes et l’ONU peuvent-ils promouvoir ce dialogue et améliorer la tolérance religieuse dans le monde ? « Lorsque les gens pressentent qu’ils ne seront pas entendus ou compris, ils s’expriment par la violence. Voilà pourquoi l’interaction est essentielle pour empêcher la violence. L’Europe, comme la communauté internationale, doit clairement envoyer le message que la violence ne sera pas impunie -en particulier aux gouvernements qui offrent cette impunité aux auteurs de violences commises « au nom de la religion ». L’Europe est une région démocratique et elle peut montrer comment il est possible d’approfondir cette démocratie en étant simplement pluraliste. » Quel est le facteur le plus important pour promouvoir cette ouverture : l’éducation et la famille, les organisations internationales, les médias ? « Tous sont importants. Les médias ont rarement joué un rôle négatif. La culture elle aussi permet de valoriser le dialogue : en Inde, les films au cinéma ont fait beaucoup pour l’harmonie interculturelle. A travers l’éducation, les gens se forgent une personnalité : elle aussi est importante, tout comme la famille. Il faut empêcher les familles et les communautés d’imposer des restrictions au-delà desquelles les échanges avec autrui deviennent impossibles. Les mariages arrangés, par exemple, existent encore et sont souvent un tabou, même dans des sociétés soi-disant civilisées. Il faut aussi que les politiciens soient ouverts et discutent ouvertement de tout. La dignité des êtres humains doit résider au cœur de toutes les libertés -que ce soit la liberté religieuse, la liberté d’expression ou la liberté de ne pas être exploité. Vous avez cité Boutros Boutros-Ghali : « Nous sommes, tous et en même temps, les mêmes et différents »… « J’ai travaillé par le passé avec les couches les plus défavorisées de la société : pour elles, leur dignité est aussi importante que celle des plus privilégiés. Lorsqu’on humilie quelqu’un, quelque soit sa couleur de peau ou sa religion, les sentiments en retour sont universels. En ce sens, nous sommes tous les mêmes. Mais nous pouvons être différents dans nos croyances, nos approches de la vie, notre vie spirituelle. Voilà le sens de cette phrase : nous sommes les mêmes sous de nombreux aspects, mais aussi différents. L’Europe est une région du monde très privilégiée et ses citoyens ont beaucoup de compétences : c’est à eux d’être les maîtres des dirigeants politiques, pas le contraire. Les citoyens ordinaires doivent montrer la direction, mettre en avant le bon modèle, même s’il implique des positions impopulaires. Les citoyens européens ont davantage le pouvoir d’agir qu’ailleurs. » Les médias montrent souvent davantage les conflits que l’harmonie : comment les convaincre du contraire ? « Les médias montrent aux gens ce que les gens veulent voir ! S’il y a un conflit dans un dialogue, c’est ce que les médias vont montrer. Si ce dialogue est ennuyant, ils ne le montreront pas. Mais si le travail des gens est créatif, alors les médias, en général, s’en font l’écho. » Etes-vous optimiste quant à l’avenir du dialogue entre les cultures ? « Oui je suis optimiste, parce que partout où je suis allée, j’ai vu que l’immense majorité des gens souhaite vivre dans la diversité. Trop souvent, c’est une petite minorité qui prend les autres en otage. Voilà pourquoi, lorsque les gouvernements et les faiseurs d’opinion publique établissent leurs stratégies, ils doivent donner la parole à l’immense majorité qui s’oppose à la violence, aux discriminations et aux persécutions religieuses. » REF.: 20080623STO32401 http://www.europarl.europa.eu/news/public/story_page/030-32404-189-07-28-903-20080623STO32401-2008-07-07-2008/default_fr.htm Quant à moi je ne le suis pas ! En effet la tendance lourde de la politique internationale est au nivellement et au racisme. L’UE impose sa conception fédératrice contre les nations, pour les profits maximums des capitalistes, elle veut une politique d’immigration commune sans tenir compte des liens historiques tissés par ses membres avec des pays africains ou asiatiques. L’UE n’a aucun programme culturel de fraternisation entre les peuples européens ou extra-européens. L’Afrique veut s’unifier dons se replier sur elle-même
par michel baran publié dans : POLITIQUE ETRENGERE communauté : Communauté de l'opposition
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Mardi 24 juin 2008

La conférence mondiale contre le racisme en 2009 cherchera à saper les sociétés libres en invoquant le spectre de l’islamophobie. L’ordre du jour est contrôlé par l’Organisation de la conférence islamique pour qui la liberté d’expression est la cause de l’islamophobie. À moins que l’UE refuse d’y participer, le résultat sera l’introduction en droit international d’une définition d’islamophobie qui englobe toute critique de l’islam radical et des actes posés par des musulmans. Tous les pays devront ensuite harmoniser leur législation interne et créer un délit de blasphème. - Mark Dubowitz, Wall Street Journal

 

La première conférence mondiale contre le racisme tenue à Durban en 2001 a été la manifestation la plus extrême d’antisémitisme depuis l’holocauste et le Haut commissaire pour les droits de l’homme des Nations Unies à l’époque, Mme Mary Robinson, avait rejeté la Déclaration finale et le plan d’action du Forum des ONG.

 

La conférence Durban II qui se tiendra à Genève en 2009 s’annonce une catastrophe pour la liberté d’expression dans le monde. La Libye préside la Conférence préparatoire, assistée de l’Iran et du Pakistan. Le Canada a refusé d’y participer. Le NPD, qui soutient le Congrès islamique canadien dans son djihad juridique contre Maclean’s et Mark Steyn a blâmé le gouvernement Harper pour cette décision, ce qui est une honte pour ce parti prêt à brader nos libertés pour quelques votes.

 

Il y a quelques jours, le président du Conseil des droits de l’Homme a déclaré que tout jugement de valeur sur la charia, le déni de la liberté de conscience, et les pratiques religieuses comme la lapidation des femmes adultères et le mariage des filles dès l’âge de 9 ans était de l’islamophobie.

 

Bienvenue dans un monde où la critique de l’islam militant peut vous faire aboutir devant un tribunal, ou pire. À Vancouver, au Canada, le vénérable magazine Maclean’s attend un verdict de propagande haineuse du Tribunal des droits de la personne pour avoir publié un chapitre du bestseller America Alone du chroniqueur Mark Steyn. Les plaignants accusent l’auteur et l’éditeur d’« islamophobie ».

 

La semaine dernière, Ekmeleddin Ihsanoglu, Secrétaire général de l’Organisation de la conférence islamique (OCI) comprenant 57 membres, a mis en garde les participants à une conférence à Kuala Lumpur que « la simple condamnation ou distanciation des actes d’islamophobie ne saurait suffire ». Il a recommandé que les pays occidentaux restreignent la liberté d’expression et exigé que les médias arrêtent la publication de « matériel haineux » comme les caricatures danoises. « Il est maintenant grand temps de prendre des actions concrètes pour endiguer la gangrène avant qu’elle ne s’aggrave », a-t-il dit.

 

Les pays islamiques ont déjà obtenu une victoire sur ce front en mars. Ils ont fait passer une résolution au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU demandant une interdiction mondiale de la diffamation publique de la religion - lire l’islam.

 

La conférence de Durban

 

Ce sont des exemples d’une campagne de plus en plus intense en vue d’utiliser le pouvoir judiciaire pour faire taire les critiques de l’islam militant. Il semble que l’OCI et ses cohortes ont identifié la plate-forme idéale pour leur ordre du jour dans la Conférence préparatoire d’examen de Durban de l’ONU qui se tiendra à Genève du 20 au 24 avril 2009.

 

Rappelons la première réunion de Durban, la Conférence mondiale des Nations-Unies contre le racisme, qui a eu lieu en 2001 quelques jours seulement avant le 11/9. Ce rassemblement a dégénéré en festival de haine contre les Juifs, l’Amérique et Israël. Dégoûtés par la vile rhétorique et l’affichage de caricatures de Juifs dans le style Stürmer, les délégations des États-Unis et d’Israël ont quitté.

 

Les espoirs que la conférence de Durban II l’année prochaine sera un événement plus éclairé ont déjà été déçus par le fait que certains des pires abuseurs de droits de l’Homme en élaborent l’ordre du jour. À la demande de l’OCI, la Libye a obtenu la présidence du Comité préparatoire. L’Iran et le Pakistan ont chacun remporté un siège au Comité. Et l’Égypte, un autre membre de l’OCI, a représenté le Groupe régional des 53 pays africains durant les débats.

 

Ainsi, au lieu que Durban II corrige les erreurs du passé, ce dernier forum de l’ONU cherchera à saper les sociétés libres en invoquant le spectre de l’islamophobie. L’OCI est le plus puissant bloc de votes à l’ONU. Comme les pays démocratiques à l’ONU l’ont appris à maintes reprises, l’OCI, avec 57 membres, contrôle le bloc des 130 pays en développement, et peut généralement faire passer son ordre du jour sans trop de difficultés.

 

Une définition large d’« islamophobie »

 

Le résultat probable de Durban II sera d’exhorter tous les États membres à adopter des lois limitant les libertés fondamentales d’expression et d’action - le tout dans l’intérêt de prévenir l’« islamophobie ». La discrimination ou la diffamation des musulmans, ou de tout autre groupe, est évidemment répréhensible. Mais l’« islamophobie » telle que définie par la Libye, l’Iran et les autres organisateurs de Durban II couvre toute critique de l’islam, des musulmans ou de leurs actions.

 

Si les dirigeants de ces pays réussissent, la rédaction d’opinions critiquant le radicalisme islamique, ou parler contre les terroristes musulmans ou, bien entendu, la publication de caricatures de Mahomet, vont bientôt être considérés comme des exemples de racisme criminel.

 

Liberté d’expression et islamophobie

 

Au cours des plus récentes réunions préparatoires de Durban II en avril et mai, les membres de l’OCI, de l’Iran à l’Indonésie, ont tous insisté que la liberté d’expression est la cause de l’islamophobie. « Le plus inquiétant est le phénomène intellectuel et idéologique de validation de l’islamophobie », a souligné le représentant pakistanais à l’ONU, Marghoob Saleem Butt, au nom de l’OCI. « Bien qu’il soit exprimé sous la forme de diffamation de la religion, il se cache derrière la liberté d’expression et d’opinion ». Exprimant les exigences du bloc musulman et de ses nombreux dirigeants autoritaires, M. Butt a demandé que le processus de Durban « élabore des normes qui offrent des garanties suffisantes contre l’intolérance à l’égard des musulmans promue par ces libertés ».

 

Les défenseurs des droits humains inquiets de cette menace pour les libertés civiles ont exprimé leurs préoccupations avec peu de succès. Juliette De Rivero, par exemple, directrice du advocacy pour l’organisation Human Rights Watch à Genève, a sonné l’alarme à la fin avril : « Les préoccupations justifiées sur la relation complexe de l’intolérance raciale et religieuse et de la haine ne devraient pas être le prétexte pour saper les libertés clés, y compris la liberté d’expression », a-t-elle dit aux organisateurs de la conférence à Genève.

 

Les dangers du processus de Durban

 

Le danger du processus de Durban, c’est qu’il cherche à façonner le cadre normatif international et les législations nationales. Si l’OCI réussit, une définition large de l’« islamophobie » sera intégrée au document final de Durban II. Par la suite, attendez-vous que des organes de l’ONU, tels que le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale, rappellent les pays à l’ordre s’ils ne parviennent pas à appliquer ces recommandations. D’autres organes du système international adopteront aussi la définition large d’islamophobie, jusqu’à ce que cette définition et ses effets pervers aient migré dans tout le système international.

 

Les recommandations de Durban II, toutefois, ne s’arrêteront pas à la déformation des normes internationales sur ce qui constitue l’islamophobie - l’OCI vise à exporter son langage dans la législation nationale de chaque pays. Le premier point dans un projet de document final de la conférence oblige les pays à s’efforcer de « promulguer une législation appropriée en conformité avec ces normes internationales ». Il en va de même du projet de document identifiant la liberté d’expression comme un « défi majeur et un obstacle » à la lutte contre les formes contemporaines de racisme.

 

Faire échec au processus insidieux de Durban

 

Seule l’Union européenne peut maintenant mettre fin à ce processus insidieux. Le Canada a déjà annoncé qu’il allait boycotter la conférence, et les États-Unis ont également indiqué qu’ils ne participeraient pas à Durban II à moins d’être convaincus que ce ne sera pas un autre fiasco. Mais seule la menace d’un retrait européen porterait un véritable coup à la crédibilité du processus et priverait les partisans de l’« islamophobie » de l’imprimatur de l’ONU qu’ils recherchent.

 

Le mois prochain, la France assumera la présidence de l’UE. Il reviendra à Paris de prendre le leadership de la lutte pour les libertés occidentales et, pour une fois, de mettre l’Iran, la Libye, et d’autres États autoritaires sur la défensive. Espérons que le Président français Nicolas Sarkozy comprend ce qui est en cause.

 

http://pointdebasculecanada.ca/spip.php?article474

 

Il est temps de mettre un terme à la liberté d’expression illimité qui règne en occident oû plus rien n’est sacré !

Le délit de blasphème doit voir le jour et doit englober toutes les religions comme le racisme englobe toutes les races

Il va de soi que la définition de la notion de blasphème devra permettre’ les débats théologiques entre religions comme à l’intérieur de chaque religion et qu’il ne concerne pas la critique des actes que la morale commune réprouve (attentats, lapidations amputations)

par michel baran publié dans : POLITIQUE ETRENGERE communauté : Communauté de l'opposition
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Jeudi 19 juin 2008

mardi 17 juin 2008

Au Tchad, la force d’interposition européenne prise à partie

 

« Nous sommes en droit de nous interroger sur l’efficacité de cette force et l’utilité de sa présence au Tchad », a souligné, lundi 16 juin, le président tchadien Idriss Deby. Il critiquait l’attitude passive de la force européenne Eufor-Tchad-Centrafrique, qui s’est contentée de procéder à quelques tirs de sommation, alors que les rebelles ont entamé une nouvelle offensive mercredi 11 juin contre les forces de N’Djaména.

 

Mise en place avec difficulté en début d’année, compte tenu des réticences de Londres et Berlin, l’Eufor ne poursuit officiellement que des buts humanitaires : sécuriser les populations d’une région déstabilisée par le conflit au Darfour voisin. L’amertume de M. Déby exprime donc surtout ses inquiétudes personnelles : au pouvoir depuis 1990, il est régulièrement menacé par une rébellion abritée par le Soudan. En février dernier, il aurait probablement été renversé, si la France – et ses moyens militaires sur place – ne l’avait soutenu alors que les remous provoqués par les activités de l’Arche de Zoé faisaient toujours sentir leurs effets. Cette association est accusée d’avoir tenté d’enlever de faux orphelins. Les organisations de défense des droits de l’homme dénoncent les pratiques du régime d’Idris Déby qu’elles accusent d’être responsable de la disparition d’opposants, l’un d’entre eux (Ibni Oumar Mahamat saleh) n’ayant toujours pas été retrouvé. La Commission d’enquête mise en place par le pouvoir doit rendre ses conclusions début juillet.

 

L’Union africaine, le Conseil de sécurité des Nations unies (ONU) et le secrétaire général Ban Ki-moon ont condamné l’offensive rebelle. L’ONU se disant même « prêt[e] à envisager des mesures appropriées contre les groupes ou les individus qui constituent une menace pour la stabilité de la région ». Le ministre des affaires étrangères français Bernard Kouchner a déclaré, lors d’une visite à Abidjan, que la France « n’interviendrait plus » dans les affaires intérieures du Tchad.

 

http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2008-06-17-Tchad-Eufor

 

Ainsi ce que ce’ blog disait depuis des semaine se trouve confirmé : l’Eufort ne sert à rien, si l’Eufort ne sert à rien l’Eurocops ne sert à rien lui no, plus, donc une diplomatie européenne signifie l’impuissance diplomatique de la France

CQFD

 

par michel baran publié dans : POLITIQUE ETRENGERE communauté : Communauté de l'opposition
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