DISCUSIONS INTERPALESTINIENNES : ATTENDRE ET VOIR
Serge Dumont, Tel-Aviv
Mardi 25 mars 2008
«Le Fatah doit faire un choix: soit il se réconcilie avec le Hamas et nous interrompons les négociations de paix en cours, soit il poursuit le dialogue avec nous.» Telle est en substance la réaction du cabinet d'Ehoud Olmert à la conclusion, dimanche, à Sanaa, au Yémen, d'un accord par lequel le Hamas et le Fatah s'engagent à régler leur différend.
Négocié durant plusieurs mois sous l'égide du président yéménite Ali Abdallah Saleh, le «document de Sanaa» prévoit que les deux formations palestiniennes rivales entameront à partir du 5 avril prochain des discussions portant principalement sur le partage du pouvoir dans les Territoires. «Les mouvements du Hamas et du Fatah sont convenus de considérer l'initiative yéménite comme un cadre visant à la reprise du dialogue afin de revenir à la situation politique antérieure aux événements de Gaza (ndlr: la prise du pouvoir par le Hamas en juin 2007)», stipule le texte. «Il vise à confirmer l'unité de la patrie palestinienne en tant que terre, que peuple et qu'autorité.»
A Gaza-City, le porte-parole du Hamas, Sami Abou Zoukhi, a minimisé l'importance du «document de Sanaa» en le présentant comme un simple «cadre de discussion». A Ramallah, l'entourage de Mahmoud Abbas et d'autres responsables de l'Autorité palestinienne (AP) ont d'abord nié que les négociations du Yémen aient porté leurs fruits. L'ex-premier ministre palestinien Ahmed Qoreï a même affirmé que l'envoyé de l'AP à Sanaa a «outrepassé sa mission». Mais le document a bel et bien été signé et les délégations avaient, avant cela, tenu leurs mandants informés.
Interviewés par les radiotélévisions cisjordaniennes, plusieurs dirigeants du Fatah ont estimé dimanche que les discussions seraient «difficiles». «Le processus de Sanaa ne mènera nulle part s'il ne permet pas aux services officiels de l'AP de reprendre le contrôle de la bande de Gaza et de la gérer», ont-ils proclamé en substance. Quant à ceux du Hamas, ils ont déclaré que le contentieux avec le Fatah ne serait pas résolu tant que leur formation «ne sera pas associée au contrôle des services de sécurité de l'AP».
A la fin de 2007, invité à s'exprimer à huis clos devant le gouvernement israélien, le général commandant l'Aman (les Renseignements militaires) avait déclaré que le Hamas et le Fatah finiraient sans doute par enterrer la hache de guerre mais que cette réconciliation n'aurait «pas lieu dans l'immédiat». Cinq mois plus tard, les responsables israéliens considèrent toujours que cette analyse est valable puisque le processus de Sanaa n'en est qu'aux prémices et que les discussions entre les parties s'annoncent orageuses.
La reprise des contacts entre les factions palestiniennes inquiète cependant les dirigeants de l'Etat hébreu, qui ne cachent d'ailleurs pas leur intention de tout mettre en œuvre pour la torpiller. «Nos responsables ne peuvent envisager le Hamas autrement que comme une structure terroriste», explique le commentateur politique israélien Raviv Drucker. «Même si elle n'aura pas lieu demain matin, une réconciliation interpalestinienne donnerait de la légitimité au Hamas. Elle entraînerait sans doute progressivement la fin de la mise en quarantaine décrétée par la communauté internationale. Cela, notre gouvernement ne peut en entendre parler puisque sa politique visant à discuter avec une «bonne» Autorité palestinienne tout en combattant l'«entité terroriste» perdrait toute raison d'être.»
Recevant le vice-président américain Dick Cheney, le ministre israélien de la Défense Ehoud Barak fait ainsi miroiter à l'AP la possibilité de lever une série de barrages en Cisjordanie. Selon son cabinet, il s'agirait de «mesures de bonne volonté» destinées à convaincre Mahmoud Abbas et le Fatah de ne pas poursuivre plus avant le processus de réconciliation avec le Hamas.
Pour sa part, le vice-président des Etats-Unis, qui avait estimé dimanche qu'«un Etat palestinien aurait dû voir le jour il y a longtemps», a affirmé que l'organisation islamiste «cherche à semer le trouble dans la région avec l'aide de la Syrie et de l'Iran».
http://www.letemps.ch/template/international.asp?page=4&article=228365
Le problème n’est pas qu’il y ait un dialogue OLP/Hamas, ni que le Hamas gouverne conjointement avec l’OLP, ce sont des points annexes.
Ce qu’il faut voir est la direction que prendront les discussions politique. Si l’OLP parvient à convaincre le Hamas à reconnaître Israël, ou dû moins à décréter une trêves de 50 ou 100 ans, et à la faire respecter par ses alliés, alors ces discussions doivent être permises. Naturellement Israël devra renoncer à châtier les responsables
Mais si l’OLP s’aligne sur les positions du Hama il faudra rompre toutes négociations et à la première occasion détruire l’A1P et réannexer la Judée-Samarie qui bibliquement est israélienne. On ne le redira jamais assez : la « cis-jordanie est bibliquement juive ! Ouvrez vos bibles et lisez l’ancien testament !