LA PAIX ET SES MOYENS
Qu’est-ce que la paix ?
il me parait plus percutant de décrire la guerre, ou plus exactement l’état d’esprit d’un peuple ou d’un homme guerrier. Car ne nous y trompons pas, la guerre comme la paix prennent racines dans le cœur humain et s’y déploient librement jusqu’à ce que leurs effets agissent dans le monde.
Il me semble que la guerre dépende, pour reprendre un terme spinoziste, de la tristesse.
L’histoire nous l’enseigne suffisamment : 1871 tristesse des français d’avoir perdu l’Alsace-Lorraine ; 1918 tristesse des allemands d’avoir été vaincus.
Je vous invite à creuser un peu plus cette notion féconde. Il y a en effet des tristesses qui ne sont pas répertoriés comme telles.
Ainsi le préjugé est-il une tristesse de la méconnaissance de l’altérité et de ce qu’elle peut avoir de fécond pour les deux parties en présence. Cette tristesse inconsciente de l’ignorance conduit à bafouer le « visage » lévinassien et mène au racisme, à la xénophobie et parfois à leur expression ultime : la guerre. Nous voyons donc que la tristesse de l’ignorance est une des deux causes des guerres.
La seconde tristesse de l’ignorance est le bien commun qui unit les nations libres et interdépendantes.
L’égoïsme national, justifié à petite dose, est souvent alimenté par des rancœurs historiques ou religieuses qui gonfle démesurément les problèmes ainsi que nous le voyons au moyen-orient.
Ainsi la guerre vient de l’inculture et de l’égoïsme.
Par opposition la paix engendre la connaissance et l’altruisme
Après ce diagnostique, ne vous imaginez pas que l’organisation du monde tel qu’il se dessine me satisfasse. Bien au contraire, je suis très pessimiste !
En effet, nous observons la constitution de grands blocs politiques sur des bases géographiques et économiques (UE, ALENA, UA).
Ces blocs, dans l’esprit des hommes politiques, sont destinés à éradiquer un patriotisme supposé meurtrier. N’entend-t-on pas cette réflexion : « l’Europe (l’UE) garanti la paix ».
Je n’adhère pas à cette assertion ; je pense que se sont les souvenirs des horreurs de la 2°guerre mondiale qui nous préserve de la guerre et que lorsque ces atrocités deviendront floues et disparaîtront la guerre reviendra inévitablement au sein de l’UE.
La première des guerres sera un guerre de sécession. Comment en effet ne pas tirer les conclusions des expériences passées ? La fédération des U.S.A n’a-t-elle pas connu presque un siècle après son indépendance une horrible guerre civile,
Si malgré tout les ensembles continentaux sont viables, n’aurons-nous pas déplacé le nationalisme au niveau continental ? Un continent, par sa grandeur, n’est-il pas plus autosuffisant qu’une nation ? Cette mauvaise unification ne réduira-t-elle pas le commerce intercontinental aux produits exotiques ou aux matières premières bien localisées ?
Cette organisation n’engendrera-t-elle pas des tensions économiques ? Un repliement culturel ? Une raréfaction du tourisme ?
Comment éviter cela ?
Je pense que nous devons organiser des confédérations très souples d’Etats libres sur des bases linguistiques. D’où le titre de mon blog.
Cette base à l’avantage de solidariser Etats riches et pauvres, traditions chrétienne, musulmane, bouddhiste, voir animiste. Cette base crée des ponts entre cultures différentes si on crée des outils dans ce but.
A la fin du XIX° siècle existait à Chicago un « parlement des religions » au rôle indéfini.
Je propose la création à côté de l’ONU d’un Conseil Spirituel Planétaire composé des plus grands sages des religions.
Le rôle du CSP serait de faire connaître les traditions et les cultures ; il aurait une télévision mondiale, il pourrait seconder les négociateurs onusien ou autres pour mettre en relief les points spirituels communs aux antagonistes