FAUX SEMBLANT
mercredi 26 mars 2008, mis à jour à 10:01
Xavier Bertrand veut des "mesures généreuses" pour les retraites
Reuters
À la veille de ses rencontres avec les partenaires sociaux, le ministre du Travail Xavier Bertrand a souhaité que soient prises des mesures généreuses en matière de retraites.
S'exprimant sur France Inter, il a toutefois refusé de parler de négociations avec les syndicats, qui ont constitué mardi un front commun contre l'allongement progressif à 41 ans de la durée de cotisation pour une retraite à taux plein, de 2009 à 2012.
"À partir de demain, je reçois tous les partenaires sociaux parce que je ne sais pas faire sans concertation, cela a toujours été ma méthode et cela le restera. Je vais maintenant entendre les propositions", a dit Xavier Bertrand.
Xavier Bertrand a rejeté le terme "négociations": "Les partenaires sociaux visiblement souhaitent une concertation sur le sujet", a-t-il jugé.
"Il va falloir des mesures généreuses qui sont attendues. Nous ne pouvons pas laisser les pensions de reversion au niveau où elles sont aujourd'hui, 54% de la pension du conjoint défunt", a-t-il dit.
"Nous ne pouvons pas et nous ne laisserons pas le minimum vieillesse à son niveau actuel - 628 euros - il sera augmenté de 25%", a-t-il ajouté.
Le ministre du Travail a souligné qu'il serait "très exigeant" sur l'emploi des seniors. "On ne part pas à 60 ans (en retraite) en France, on part avant 60 ans. Parce que de très nombreux seniors sont éloignés, écartés du marché du travail", a-t-il estimé.
"Et aussi parce que de nombreux salariés se disent: si je suis en retraite, je suis à l'abri des crises économiques et sociales que nous avons connues.
"Nous avons besoin de redonner confiance. Ce sera aussi l'un des enjeux de ce rendez-vous retraites", a conclu Xavier Bertrand.
Pascal Liétout
http://www.lexpress.fr/info/infojour/reuters.asp?id=67768&1004
Ainsi Xavier Bertrand ne sait pas travailler sans concertation ; faut-il croire qu’il ne sait pas que l’un des synonymes de concertation est négociation ?
Si l’on veut atteindre un but la moindre des choses est de se mettre d’accord sur les moyens.
Or il me parait inadmissible de rallonger le temps de travail autoritairement. 41 ans c’est presque un demi siècle à faire un travail répétitif ou usant pour certains, passionnant pour d’autres.
Dans quel état médical aborderont la retraite les premiers ?
Sommes-nous sur terre pour souffrir ? Non !
Ce n’est certes pas aux travailleurs d’être mis à contribution pour payer les pots cassés d’une imprévoyance ou d’une mauvaise gestion, mais aux boursicoteurs et aux grands patrons qui gagnent 50 fois le SMIC
Ce problème, comme bien d’autres, pourrait être aisément résolu si on taxait chaque transaction boursière à raison d’un centime ; ce serait indolore mais efficace.
Encore faut-il avoir la volonté politique de mettre un tel système en place !